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Pas de bâillon pour le projet de loi sur les mines

Alexandre Shields   9 décembre 2011  Québec
Serge Simard<br />
Serge Simard
Le ministre délégué aux Ressources naturelles, Serge Simard, a finalement décidé de ne pas recourir au bâillon pour faire adopter, avant l'ajournement des Fêtes, le projet de loi censé réformer la Loi sur les mines.

«J'ai tout le temps dit que je faisais mon travail tout le temps avant les Fêtes, a-t-il dit lors d'un point de presse. Mais je dois vous dire que je ne demanderai pas de bâillon.»

M. Simard a aussi affirmé que l'effervescence qui entoure actuellement le secteur minier nécessite l'adoption rapide du projet de loi, et ce, malgré les nombreuses critiques formulées depuis des mois.

Et il est maintenant acquis que la question des redevances ne fera pas partie du projet de loi 14. Le gouvernement Charest ne cesse de répéter que le Québec a grandement bonifié son régime. Ainsi, l'État devrait toucher 360 millions en redevances cette année, alors que la valeur brute des ressources exploitées devrait atteindre 8 milliards.

Le vice-président de la Commission qui étudie le projet de loi, Claude Pinard, a d'ailleurs déclaré irrecevables les amendements présentés par le Parti québécois et portant sur les redevances minières, mais aussi sur les gaz de schiste.

Il faut savoir que l'exploration pétrolière et gazière est actuellement régie par la Loi sur les mines. Il continuera d'en être ainsi tant qu'une loi sur les hydrocarbures ne sera pas adoptée, ce qui devrait prendre au moins deux ans. En attendant, les entreprises peuvent poursuivre, avec une autorisation spéciale, toutes les activités d'exploration qu'elles souhaitent mener.

Transformation


Au moment de mettre sous presse, M. Pinard se penchait sur la recevabilité d'un amendement du Parti québécois ayant pour objectif de maximiser la transformation des ressources minières au Québec. La députée péquiste Martine Ouellet estime qu'il faut inclure ce principe dans le projet de loi, de façon à bonifier substantiellement les retombées économiques de l'industrie. Selon le ministre Simard, cela est hors propos. La plupart des grands projets qui se déploieront dans le cadre du Plan Nord serviront à exporter du minerai brut.

***

Avec La Presse canadienne
 
 
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  • Marie B. - Inscrit
    9 décembre 2011 12 h 46
    Un gros sapin
    "La députée péquiste Martine Ouellet estime qu'il faut inclure ce principe dans le projet de loi, de façon à bonifier substantiellement les retombées économiques de l'industrie. Selon le ministre Simard, cela est hors propos. La plupart des grands projets qui se déploieront dans le cadre du Plan Nord serviront à exporter du minerai brut."
    La Loi sur les mines actuelle et les grands projets miniers déployés servent des intérêts étrangers. Qu'en retire le peuple québécois, quelques redevances? Des "pinottes" à côté de la valeur brute de nos ressources qu'on dilapide, des "pinottes" aussi à côté des investissements gouvernementaux, des "pinottes" encore face aux coûts environnementaux à payer à plus long terme. La création d'emplois, alors? Mais pour combien de temps? On ne veut rien entendre sur la transformation locale de ces ressources qui assurerait une certaine pérennité des retombées.
    On laisse carte blanche au gouvernement au nom de l'économie, parce qu'il faut que ça roule, il faut qu'on attire des investisseurs. Oui, "Investissements" est un mot qui fait plaisir, ça sonne tellement bien dans un discours... tellement qu'on en oublie de poursuivre l'équation jusqu'au terme "retombées".
    On est en train de se faire passer tout un sapin.
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  •  
  • Poirier Sylvie - Inscrite
    9 décembre 2011 20 h 18
    8 milliars pour 360 millions
    1 milliard peut-être pas 360 millions. Arrêtez de nous appauvrir.
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  •  
  • Dorisl - Inscrit
    9 décembre 2011 20 h 43
    Dérision orchestrée
    Dire que les lots ont été cédés par Sa Majesté en franc et commun soccage (sans redevance) « plein propriété » au(x)personne(s), ses hoirs et ayants causes et ce, au fur et à mesure que des demandes étaient présentées pour colonisation. Les demandeurs de terre étaient laissé libres de pratiquer la religion de leur choix. Il semblerait que les autochtones n’étaient pas laissés en reste, depuis le régime britannique en force. Par contre, il y a des territoires spécifiques faisant parti du domaine de l’État. Autrefois nommé : les terres de la Couronne.

    Pour faire court, Sa Majesté a accepté que les habitants du Canada (Québec) forment un gouvernement démocratique en gardant le Code civil français, par contre, le Code criminel est britannique. Le lieutenant gouverneur a été nommé pour représenter Sa Majesté et continuer la distribution des lots de terre aux habitants, aux mêmes conditions et voire à ce que la législation adopté soit conforme.

    Si j’ai bien compris les termes utilisés à l’époque aux documents archivés, les « p » sont les particuliers, le peuple, comme vous et moi et, les « P » sont les entreprises privées. Ce qui explique pourquoi la langue des Honorables fourchent parfois en disant « les petites personnes », soit les « p ».

    Les historiens sont « out ». Ils pourraient nuire aux projets des « P » d’ici et d’ailleurs. Et, nos grands parents ou arrière-grands-parents, témoins du passé, nous ont quittés.

    Mine de rien, au fil du temps, la législation s’harmonise, lentement mais sûrement, pour accéder aux phases suivantes de leurs stratagèmes, soit l’amenuisement des droits réels des « p » pour le bien du peuple.

    Pas besoin de bâillon, ils ont la majorité et tout est orchestré depuis fort fort longtemps.

    Historienne autodidacte
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