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Armes d'épaule - Charest pressé de sauver le registre à tout prix

Robert Dutrisac , Hélène Buzzetti   7 décembre 2011  Québec
Vingt-deux ans se sont écoulés depuis l’irruption de Marc Lépine dans l’École polytechnique. Le 6 décembre 1989, le «le tireur fou» a ouvert le feu sur 28 personnes, en tuant 14. Toutes des femmes. Plusieurs se sont réunis hier<br />
notamment devant le palais de justice de Montréal pour souligner cet événement tragique. La Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, créée après la tuerie, a pris cette année la forme d’une charge contre le gouvernement Harper, qui a promis de détruire le registre des armes à feu.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Vingt-deux ans se sont écoulés depuis l’irruption de Marc Lépine dans l’École polytechnique. Le 6 décembre 1989, le «le tireur fou» a ouvert le feu sur 28 personnes, en tuant 14. Toutes des femmes. Plusieurs se sont réunis hier
notamment devant le palais de justice de Montréal pour souligner cet événement tragique. La Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, créée après la tuerie, a pris cette année la forme d’une charge contre le gouvernement Harper, qui a promis de détruire le registre des armes à feu.
Québec et Ottawa — En ce 22e anniversaire de la tuerie à l'École polytechnique, des voix se sont élevées pour presser le gouvernement Charest de prendre tous les moyens afin de maintenir un registre des armes d'épaule au Québec.

Au cours d'une conférence de presse à Québec, le Groupe des étudiants et diplômés de Polytechnique pour le contrôle des armes, représenté par six survivants et témoins de la tuerie, a exigé du gouvernement Charest qu'il s'adresse dès maintenant au tribunal pour obtenir une injonction afin d'empêcher la destruction du registre. Devant le «mépris et l'entêtement» du gouvernement Harper, le ministre québécois de la Sécurité publique, Robert Dutil, devrait être maintenant «convaincu qu'il est utopique de croire à une solution politique avec les conservateurs. Une action juridique est la seule solution pour le Québec», estime Heidi Rathjen, une diplômée de Polytechnique présente à l'école le jour de la tuerie.

À Ottawa, l'aspirante-chef bloquiste Maria Mourani a braqué les projecteurs sur le gouvernement Charest, lui demandant de mettre en place son propre registre des armes à feu, avec ou sans les données fédérales. «J'interpelle le gouvernement du Québec qui a pris des engagements envers les familles des victimes de Polytechnique et Dawson, a pris des engagements envers la population québécoise d'instaurer un registre des armes d'épaule à Québec et le fait que Stephen Harper veut détruire les données ne doit pas être une excuse pour le Québec pour ne pas le faire.»

Interrogé à ce sujet, Robert Dutil, qui a déjà évoqué la possibilité d'entamer des procédures juridiques, a dit qu'il comptait toujours sur une «ouverture» de la part du gouvernement Harper. «Nous n'avons pas renoncé à convaincre le gouvernement fédéral de collaborer avec nous, a-t-il déclaré. On voit très difficilement comment on peut travailler sans la collaboration du fédéral pour le transfert des données.» Sans cette collaboration, établir un registre au Québec entraînerait des «coûts prohibitifs», juge le ministre.

Dans un ultime effort pour convaincre son homologue fédéral, Robert Dutil a fait parvenir, vendredi dernier, une lettre qui plaide pour qu'Ottawa retire du projet de loi C-19 les dispositions obligeant la destruction du registre. Mais il soulève aussi le fait qu'une entreprise d'armes à feu n'aura plus à tenir un inventaire consignant les transactions et que le vendeur n'aura pas à vérifier si l'acheteur d'une arme détient un permis de possession valide.

«On s'en va vers une société où on peut acheter une arme comme un frigo», a dénoncé Nathalie Prévost, blessée lors de la tuerie en 1989. Des armes d'assaut comme celle dont s'est servi Marc Lépine à Polytechnique, la même qui a été utilisée pour tuer 69 jeunes Norvégiens, pourront être achetées sans que la transaction ne laisse de traces, a déploré le groupe, qui a rappelé que le gouvernement Harper n'a jamais mis à jour la classification des armes à usage restreint.

À l'Assemblée nationale, les députés ont adopté deux motions, la première soulignant la Journée nationale de commémoration de la tragédie de Polytechnique, puis une deuxième présentée par trois députés indépendants, dont Lisette Lapointe. Cette dernière motion demande au gouvernement «d'intenter un recours juridique» visant à maintenir le registre et à empêcher sa destruction. Robert Dutil a donné lui-même son consentement pour qu'elle soit adoptée sans débat.

Manifestations

À Ottawa comme au Québec, le triste anniversaire a été célébré par des manifestations. Sur la colline parlementaire à Ottawa, entre 300 et 400 personnes ont pris part à une manifestation au terme de laquelle 14 roses rouges symboliques ont été déposées. Les chefs intérimaires du NPD et du Parti libéral, Nycole Turmel et Bob Rae, ainsi que Maria Mourani, ont assisté à l'événement. Aucun élu conservateur ne s'est présenté.

Suzanne Laplante-Edwards, mère d'une des jeunes femmes assassinées en 1989, était présente. «Merci d'être là pour dénoncer le gouvernement conservateur qui s'apprête à anéantir à tout jamais notre loi canadienne sur le contrôle des armes, la seule chose positive, l'unique chose qui a pu ressortir de cette atroce tragédie», a-t-elle lancé alors que les cloches du parlement résonnaient.

La présidente de la Coalition pour le contrôle des armes à feu, Wendy Cukier, a souligné le fait que le nombre de morts annuels par armes à feu a diminué d'à peu près 400 depuis l'entrée en vigueur du registre des armes. Sans prétendre que le registre était à lui seul responsable de cette importante diminution, elle l'a présenté comme un des facteurs y ayant contribué. «On peut avoir un débat sur le nombre de vies que le registre a sauvées, mais on peut dire une chose avec certitude: le registre n'a jamais tué personne. Mais franchement, s'en débarrasser pourrait le faire.»

À la Chambre des communes, les députés ont observé une minute de silence. Mais aucun chef n'a daigné ouvrir la salve d'attaques contre le gouvernement, ce qui fait que le premier ministre Stephen Harper n'a pas eu à répondre aux questions sur le registre des armes à feu et les récriminations des familles de victimes. Seule la secrétaire parlementaire du ministre de la Sécurité publique, Candice Hoeppner, s'est levée pour répondre. «Notre gouvernement croit que la meilleure façon de combattre la violence par arme à feu est de s'assurer que ceux qui commettent ces crimes soient en prison.»

Mme Hoeppner a répété qu'il demeurerait un crime d'acheter une arme sans permis ou d'en vendre une à quelqu'un n'en possédant pas. Elle s'est bien gardée de préciser que la loi n'oblige plus les vendeurs à vérifier ledit permis.

Michael Patton, le porte-parole du ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, a bien résumé au Devoir la conception du gouvernement dans un échange de courriels. Selon lui, une obligation n'est pas nécessaire parce qu'il n'y a que les honnêtes gens qui s'y plieront de toute manière. «L'idée, c'est que si je vends mon arme à mon voisin et que je sais qu'il détient un permis, il n'y a pas de vérification supplémentaire à faire. Autant maintenant que lorsque la loi sera adoptée, rien ne m'empêche de vendre une arme d'épaule à un criminel ou à quelqu'un qui a des problèmes de santé mentale si je suis prêt à enfreindre la loi. Tout le système du registre repose sur le respect volontaire du processus par les individus.»

***

Un geste de «cowboy»

Le député conservateur Jim Hillyer s'est attiré les foudres de l'opposition pour un geste qu'il a fait en votant l'abolition du registre des armes à feu le 1er novembre dernier. M. Hillyer a fait avec ses mains le geste de tirer à répétition sur l'opposition. L'atmosphère était survoltée ce soir-là à la Chambre des communes, les conservateurs réalisant leur vieux rêve d'abolir le registre. Le geste, passé inaperçu à ce moment, a refait surface sur YouTube hier. Le député libéral Denis Coderre ne contenait pas son indignation. «Je ne sais pas ce qu'il visait, mais ça voulait dire "On a gagné" et quand on gagne, c'est comme les cow-boys, on tire dans les airs. Je ne pense pas que ce soit adéquat de faire ce genre de gestes.»

***

Hélène Buzzetti, Le Devoir
 
 
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  • Marc-Antoine Daneau - Abonné
    7 décembre 2011 06 h 39
    Les joies de la dépendance
    Demande la permission pour respirer, personne n'est tanné?
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  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit
    7 décembre 2011 07 h 31
    Où es-tu, Wikileaks?
    On sait très bien ce que donnent, à Ottawa, les résolutions unanimes de l'Assemblée nationale: rien du tout. Et ne comptons pas sur le parti libéral du Québec pour agresser efficacement le fédéral ...

    Il serait plus simple, pour récupérer les données du registre, de recourir à quelques «hackers» d'expérience. Il doit bien s'en trouver, depuis Wikileaks, qui savent y faire.

    À moins que les données ne soient enfermées, en format papier, chez le sénateur Boismenumenu.

    Pierre Desrosiers
    Val David
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  • Pierre Coutu - Inscrit
    7 décembre 2011 08 h 11
    Vidéo du cowboy
    Si quelqu'un trouve ce lien vers Jim Hillyer effectuant son geste de cowboy, j’apprécierais y jeter un œil... Histoire d’exécrer d'avantage ce parti de clowns dangereux et obtus.
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  • François Dugal - Abonné
    7 décembre 2011 08 h 22
    Le mur outaouais
    Notre premier ministre, plein de bonnes intentions, va frapper le mur du fédéralisme renouvelé.
    Après, il dira: «j'ai fait mon gros possible».
    On passe à autre chose.
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  • Roland Berger - Abonné
    7 décembre 2011 08 h 27
    Une bonne chose ?
    Le maintien du registre des armes à feu est-il vraiment une bonne chose ? Comment les Québécois résisteront-ils à l'armée canadienne quand les Anglos du ROC et du Québec décideront d'en finir avec ces « chiâleur » ? C'est un pensez-y bien.
    Roland Berger
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  • Louis16 - Inscrit
    7 décembre 2011 08 h 32
    Le registre est-il la solution?
    Je ne pense pas. Je ne pense pas non plus que la société soit rendu à un tel point pour exiger un tel contrôle. Je crois que de considérer les propiétaires d'armes comme des supects est inapproprié. Une approche éducative de sensibilisation à la violence serait un meilleur investissement.
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  • Claude Kamps - Inscrit
    7 décembre 2011 08 h 58
    Cet évènement montre la dépendance des provinces envers le gouvernement central
    C'est un des arguments massue pour faire comprendre à ceux qui pense que nous avons quelques choses à dire au fédéral de se fermer le caquet!!!

    En fait, toute décision et vote du gouvernement provincial, même si la constitution nous en donne le «droit», est assujettie à un accord automatique du fédéral qui si il le désire peut y faire opposition.

    En fait le gouvernement provincial est surtout un pourvoyeur de taxes que le fédéral a pas à nous imposer...
    Un exemple frappant connu, les entreprises qui sont enregistrée à Ottawa, ne doivent pas suivre les lois provinciales si elles font affaires au Québec... Le français au travail ou les prix des voyages d'Air Canada qui affiche ses prix au Québec sans y inclure les taxes et frais, etc...
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  • coltir - Inscrit
    7 décembre 2011 09 h 32
    Opportunisme
    Avec la position qu'il a adoptée dans le dossier de l'abolition du registre des armes d'épaule, Jean Charest nous donne un bel exemple du côté opportuniste de tout politicien.

    En effet, il n'y a qu'à relire les nombreuses déclarations que le premier ministre du Québec a faites en 1995 lorsqu'il était député conservateur à Ottawa. Sa position à l'époque était sans équivoque : il était carrément contre le projet du gouvernement libéral de Jean Chrétien, qui, dans un réflexe rotulien, avait décidé de rendre obligatoire l'enregistrement des armes d'épaule sans se questionner sur l'efficacité d'une telle mesure pour ce qui était de prévenir les tragédies comme celle de l'École polytechnique.

    Comme il est bien connu qu'on fait dire aux chiffres ce qu'on veut, personne ne pourra jamais prouver hors de tout doute que l'enregistrement des armes d'épaule a eu une incidence significative sur la criminalité au Canada.
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  •  
  • Monique Thibault - Inscrite
    7 décembre 2011 10 h 23
    Un «hackers»
    Bonne idée, monsieur Desrosiers! Prendre ce que nous avons déja payé, pourquoi pas?
    Chose certaine, il ne faut pas lâcher le morceau, ne serait-ce qu'en mémoire de ces jeunes femmes fauchées par la folie furieuse, il y a 22 ans!
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  •  
  • Amsterdam - Inscrit
    7 décembre 2011 10 h 39
    pas nécessaire
    Perte de temps et d argent. On a pas l argent pour se doter d un registre d armes a feu au niveau du QC. Ceux qui sont dangenreux, la mafia, les gangs de rue, les Hells n'enregistreront jamais leurs armes... si vous voulez depenser vos dollars il serait plus sage de s occuper des vrais criminels!
    que l'arme soit enregistré ou pas, si quelqu un veut tuer sa femme il le fera peu importe.
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  •  
  • Jean Francois - Inscrit
    7 décembre 2011 11 h 04
    J'ai de la misère a voir les bons coté du registre des fusils de chasses (arme d'épaule).
    Je suis d'accord avec Roland Berger,
    Allende avait fait lui aussi un registre des armes a feu au Chilie et quand Pinochet a fais son coup d'état deviné quoi, il la utiliser et dans une seule nuit toute la population était completement désarmer, plus aucune resistance contre ce dictateur était possible.

    Je me dis que si jamais la population ariverais a se reveiller et élir un gouvernement comme Québec Solidaire il est presque certain que la C.I.A. préparera un coup d'État comme il l'on déja fait ailleur des centaines de fois. Alors si le Québec se retrouve avec un registre ...

    Pour ceux qui croient qu'il est impossible pour un criminel de se trouver une arme sur le marché noir quand nous partageons la plus grande frontiere au monde avec un pay qui lui n'a aucune reglementation sur les armes a feu et qui de plus en est le plus grands producteurs au monde, faite vos devoir et aller voir les statistiques policières et vous verrez que la majorité des armes a feu utiliser pour des crimes vienne du marché noir.

    Pour les cas comme dans la polytechnique on a affaire a des malades mentales qui utiliserons leurs armes même si enregistré car ils ne veulent pas juste faire un coup d'argent, ils sont en détresse et pense probablement a se suicider apres coup.
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  • Hullois - Abonné
    7 décembre 2011 12 h 36
    Régistre inutile
    Le crime organisé n'enregistre pas ses armes, et les détraqués comme à Dawson n'ont pas de problème à utiliser les armes qu'ils ont fait enregistré. À quoi bon, alors?

    Il faut arrêter de stigmatiser les armes d'épaule. Les chasseurs ne sont pas une menace à la société!
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  • Philippe M - Inscrit
    7 décembre 2011 13 h 01
    Les fausses illussions du registre
    Personnellement je suis d'accord avec le fait que l'on doit arrêter le registre des arme d’épaule (et non pas ''automatique'', ceci est un tout autre débat). Le détruire? et bien je crois que le gouvernement le fait pour être sur qu'aucune autre province puisse l'utilisé et ainsi re-taxé encore c’est citoyen

    Comme certain on dit plus tôt, le registre n'aurait aucunement pus aider a stopper une tuerie peut importe la situation. Arrêter de penser que le registre aurais sauvé les femmes de polytechnique ou Dawson, dans les 2 cas il s'agit de geste posé en désespoir, si les armes aurait été enregistré, qu'est ce que cela aurait changé, la police aurait dit:
    L’arme était enregistrer au nom de X, par contre, ceci a pas empêché l'individu de commettre sont crime et de s'enlever la vie après. (Puisque c’est toujours le cas dans les tueries et/ou violence conjugale ….puisque les arme de chasse qui peuvent servir a c’est meurtre conjugal répugnant et bien souvent elles sont enregistré puisque l’homme s’en sers pour la chasse…

    Il faut s’ouvrir les yeux et comprendre que le registre ne met pas de cadenas sur la gâchette d’une arme!!!!!

    Le registre des arme a feu ne servait qu'a endormir la population ‘’matante’’ pour montré qu’il contrôlait une situation qui ne peut être contrôlé. Selon moi cet argent aurait mieux été dépensé pour aider malade psychologique et la détresse, plutôt qu'a crée une grosse bible futile.

    et faite ce test :… après l’abolition du registre essayer d'aller dans une boutique de chasse et pêche et d'acheter un arme, si vous avez pas permis de maniement d'arme et bien vous aller vous faire revirer vite fait.

    Et ne me penser pas pro arme, je n'ai aucune arme, et je suis encore moins conservateur (je souhaite plus que quiconque qu’ils quittent le pouvoir)
    PAR CONTRE je sais reconnaitre un programme complètement inutile.
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  •  
  • Malartic - Inscrit
    7 décembre 2011 14 h 33
    Un registre pour créer des emploies
    Le registre des armes à feu a surtout fait la démonstration qu'il était une coûteuse opration inefficace: Kimveer Gill en a fait une magistrale démonstration au collège Dawson. Heureusement il était mauvais tireur, et encore pire tacticien. Depuis longtemps les armes de poings requéraient la possession d'un parmis et pourtant les meurtres au révolvers étaient et sont demeurés. Je croirai en son efficacité le jour ou on pourra affirmer, avec certitude, que le traffic des drogues dure a été eliminé.
    Pour le moment, toute sortes de drogues illicites se distribue, jusque dans les cour de nos écoles. Et les armes non enregistrés sont aussi là en quantité.
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  •  
  • MarcoB - Inscrit
    7 décembre 2011 14 h 57
    Pouvons-nous nous occuper des vrais problèmes?
    Personnellement,je suis également en faveur de l'abolition du registre des armes d'épaule qui stigmatise d'honnêtes citoyens. Nous devrions enfin laisser reposer en paix les malheureuses victimes et se consacrer au vrai problème, soit la maladie mentale et les gens dépressifs.

    De plus, si le responsable ne s'était pas enlevé la vie, nous ne parlerions probablement pas du registre des armes d'épaules. LK,explication réside dans le fait que les familles n'ont pas pu avoir justice puisque le responsable n'était pas là pour assumer les conséquences de ses actes... alors elles se sont rabattues sur les armes... les armes personnalisent le criminel. Le criminel serait en prison et les familles auraient pu faire leur deuil. Les familles réfuteront ceci, ce qui est normal puisque ce n'est pas le scénario qu'elles ont vécu. Je suis de tout coeur avec elles mais sans vouloir faire un jeu de mot de mauvais goût, elles ne visent pas la bonne cible.

    Nous avons eu quelques suicides par arme à feu dans la famille... mais personne n'a mis la responsabilité sur l'arme. C'est la personne qui commet l'acte qui est responsable. Et un registre n'a jamais empêché l'achat d'une arme de contrebande si c'est réellement ce qu'on veut... et il y a tellement d'autres moyens d'arriver à ses fins que c'est un coup d'épé dans l'eau.

    Donc, de grâce, laissons-les reposer en paix et attaquons-nous aux vrais problèmes... maladie mentale et dépression. C'est la source du problème, pas l'outil.
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  •  
  • Richard Guillemette - Inscrit
    7 décembre 2011 15 h 32
    La compassion absente
    Le focus de cette journée qui devait être commémorative des victimes de Polytechnique a été complètement détourné pour s’en prendre aux chasseurs. Mesdames, à ce que j’ai pu constater, vous n’avez touché le cœur de personne par votre démonstration.

    Les arguments avancés par ces groupes de femmes sont farfelus; presque toutes celles qui osent s’exprimer sur le sujet des armes d’épaule démontrent leur ignorance du sujet en ouvrant la bouche.

    On s’en prend aux armes à épaule, alors que le problème fondamental est le cœur de l’homme mauvais, égoïste, la folie de l'homme.

    Si ces pauvres femmes veulent avoir un impact sur notre société québécoise corrompue, qu’elles s’en prennent aux vendeurs de drogues, aux gangs de rue, qui transforment en esclaves des centaines de milliers de nos jeunes gens.

    Il n’est pas surprenant de vivre dans une société où on se pète les bretelles avec des projets de lois comme le 51, où on veut mettre un seuil d’amende de 2,000$ pour celui qui pourrait botter le cul d’un animal, alors qu’un individu sur la rue qui attaquera son prochain se verra infliger une amende probablement dix fois moindre. Et le joueur de hockey qui massacrent l’adversaire qui fait en toute impunité! Et les combats extrêmes …

    Laissez donc la paix aux chasseurs sportifs!
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  • BROMONTOIS - Inscrit
    7 décembre 2011 16 h 31
    Coûteux et complètement inutile .
    En aucun temps ce registre qui aura coûté des milliards de dollars , aurait empêché Marc Lépine ou Kimveer Gill de posséder leur arme et de perpétrer leur crime et même si ces gens ne se seraient pas suicidé , ils auraient été tous les deux déclarés non criminellement responsables de ces meurtres pour aliénation mentale . Ainsi va notre belle société moderne où les victimes et leurs parents paient pendant que ce système dépense des sommes immorales pour réinsérer les coupables dans la population et calmer celle-ci en maintenant ce registre .
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