Bonaventure: Le PQ déçu du résultat; Deltell est ébranlé
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Avec moins de 2,3 % du vote, l’Action démocratique a terminé au quatrième rang du suffrage, loin derrière Québec solidaire.
Québec — Le député péquiste Yves-François Blanchet est atterré de voir que les électeurs de la circonscription de Bonaventure ont réélu un candidat libéral, hier soir, malgré le manque d’éthique du gouvernement de Jean Charest.
M. Blanchet a commenté aujourd'hui le résultat du scrutin en se disant inquiet de voir que les électeurs ont choisi Damien Arsenault, qui a récolté près de 50 % des votes dans cette circonscription traditionnellement acquise aux libéraux.
Tout en reconnaissant que les citoyens ont la totale liberté de leur choix, M. Blanchet, député de Drummond, considère que le résultat du scrutin d'hier, où le PQ a terminé deuxième, est inexplicable.
«Je trouve ça inquiétant que des gens, avec le bilan de ce gouvernement et de ce parti, votent quand même par simple habitude pour eux, a-t-il dit.
«Ça m’atterre de voir ce genre de comportement. Je ne pense pas avoir le droit d’être fâché parce que la démocratie, c’est la patronne de toutes ces questions. Mais je ne réussis pas à m’expliquer qu’on puisse cautionner un gouvernement qui se moque à ce point des principes d’éthique les plus élémentaires.»
Le député Maka Kotto, qui représente Bourget, a évoqué la possibilité que les électeurs de Bonaventure ne disposaient pas de toutes les informations pour faire un choix éclairé, dans le contexte où le gouvernement Charest atteint des sommets d’impopularité dans les sondages.
«La réponse est dans leur tête, mais est-ce qu’ils sont aussi au fait de l’information qui est générée ici sur la colline ou ailleurs dans les grands centres comme Montréal et Québec? La question se pose aussi.»
Le leadership de Marois n'est pas affecté
Le Parti québécois a obtenu 37 % des suffrages lors de cette élection partielle que la chef Pauline Marois a refusé de voir comme un test pour son leadership, durement éprouvé au cours des derniers mois.
Plusieurs péquistes ont souligné que leur candidat Sylvain Roy avait amélioré le score du PQ, hier, comparativement aux dernières élections générales.
Le doyen du caucus péquiste, François Gendron, a affirmé que le leadership de Mme Marois n’était nullement affecté par le résultat de l’élection partielle. «Les leaderships sont rarement paisibles, de toute façon, a-t-il dit. Mais ça n’a rien à voir. La partielle et le leadership, ça n’a rien à voir.»
Deltell sans explications
Sonné, le chef adéquiste Gérard Deltell peinait aujourd'hui à expliquer la déconfiture de son parti, qui a terminé au quatrième rang avec 2,3 % du vote, loin derrière Québec solidaire, qui a récolté 9 pour cent des suffrages.
Même si Bonaventure n’a jamais été un terreau fertile pour l’ADQ, les résultats obtenus sont très décevants, a convenu M. Deltell en point de presse à l’entrée d’une réunion du caucus de ses députés à l’Assemblée nationale.
Selon lui, les idées de l’ADQ ont rencontré une forte résistance de la part des groupes de gauche locaux et du Nouveau Parti démocratique, qui ont mené la charge pour Québec solidaire. «C’est un résultat qui est décevant pour nous, on ne jouera pas à l’autruche là-dedans», a-t-il dit.
Néanmoins, M. Deltell ne croit pas que les résultats médiocres de l’ADQ auront un impact négatif sur les négociations en cours en vue d’une fusion avec la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault.
L'incertitude n'a pas aidé l'ADQ, dit Legault
À Montréal, M. Legault a affirmé que le résultat d'hier dans Bonaventure démontre qu’il est insuffisant de miser sur la seule insatisfaction pour déloger les libéraux. Selon lui, l’incertitude provoquée par ces pourparlers avec l’ADQ a probablement nui à la performance du candidat adéquiste.
«L’ADQ était dans une situation difficile parce que toute l’incertitude autour des négociations entre nous deux, ça faisait peut-être que le parti était menacé de ne pas être là éventuellement», a-t-il estimé.
M. Blanchet a commenté aujourd'hui le résultat du scrutin en se disant inquiet de voir que les électeurs ont choisi Damien Arsenault, qui a récolté près de 50 % des votes dans cette circonscription traditionnellement acquise aux libéraux.
Tout en reconnaissant que les citoyens ont la totale liberté de leur choix, M. Blanchet, député de Drummond, considère que le résultat du scrutin d'hier, où le PQ a terminé deuxième, est inexplicable.
«Je trouve ça inquiétant que des gens, avec le bilan de ce gouvernement et de ce parti, votent quand même par simple habitude pour eux, a-t-il dit.
«Ça m’atterre de voir ce genre de comportement. Je ne pense pas avoir le droit d’être fâché parce que la démocratie, c’est la patronne de toutes ces questions. Mais je ne réussis pas à m’expliquer qu’on puisse cautionner un gouvernement qui se moque à ce point des principes d’éthique les plus élémentaires.»
Le député Maka Kotto, qui représente Bourget, a évoqué la possibilité que les électeurs de Bonaventure ne disposaient pas de toutes les informations pour faire un choix éclairé, dans le contexte où le gouvernement Charest atteint des sommets d’impopularité dans les sondages.
«La réponse est dans leur tête, mais est-ce qu’ils sont aussi au fait de l’information qui est générée ici sur la colline ou ailleurs dans les grands centres comme Montréal et Québec? La question se pose aussi.»
Le leadership de Marois n'est pas affecté
Le Parti québécois a obtenu 37 % des suffrages lors de cette élection partielle que la chef Pauline Marois a refusé de voir comme un test pour son leadership, durement éprouvé au cours des derniers mois.
Plusieurs péquistes ont souligné que leur candidat Sylvain Roy avait amélioré le score du PQ, hier, comparativement aux dernières élections générales.
Le doyen du caucus péquiste, François Gendron, a affirmé que le leadership de Mme Marois n’était nullement affecté par le résultat de l’élection partielle. «Les leaderships sont rarement paisibles, de toute façon, a-t-il dit. Mais ça n’a rien à voir. La partielle et le leadership, ça n’a rien à voir.»
Deltell sans explications
Sonné, le chef adéquiste Gérard Deltell peinait aujourd'hui à expliquer la déconfiture de son parti, qui a terminé au quatrième rang avec 2,3 % du vote, loin derrière Québec solidaire, qui a récolté 9 pour cent des suffrages.
Même si Bonaventure n’a jamais été un terreau fertile pour l’ADQ, les résultats obtenus sont très décevants, a convenu M. Deltell en point de presse à l’entrée d’une réunion du caucus de ses députés à l’Assemblée nationale.
Selon lui, les idées de l’ADQ ont rencontré une forte résistance de la part des groupes de gauche locaux et du Nouveau Parti démocratique, qui ont mené la charge pour Québec solidaire. «C’est un résultat qui est décevant pour nous, on ne jouera pas à l’autruche là-dedans», a-t-il dit.
Néanmoins, M. Deltell ne croit pas que les résultats médiocres de l’ADQ auront un impact négatif sur les négociations en cours en vue d’une fusion avec la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault.
L'incertitude n'a pas aidé l'ADQ, dit Legault
À Montréal, M. Legault a affirmé que le résultat d'hier dans Bonaventure démontre qu’il est insuffisant de miser sur la seule insatisfaction pour déloger les libéraux. Selon lui, l’incertitude provoquée par ces pourparlers avec l’ADQ a probablement nui à la performance du candidat adéquiste.
«L’ADQ était dans une situation difficile parce que toute l’incertitude autour des négociations entre nous deux, ça faisait peut-être que le parti était menacé de ne pas être là éventuellement», a-t-il estimé.
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