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Lettres - De l'origine de la corruption au Québec

François Dorion - Le 2 décembre 2011  5 décembre 2011  Québec
Il y a un point commun entre le régime Duplessis, le régime Charest, et peut-être plusieurs autres gouvernements québécois des pratiques desquels on n'est pas au courant, qui explique sans doute la résurgence des allégations de corruption qui émaillent la politique québécoise périodiquement, et qui font douter de la viabilité de nos institutions.

Ce point commun est que le personnel politique des partis est chargé du financement. Il est connu que Jean Charest a imposé à ses ministres un plancher de financement du parti dont ils sont personnellement responsables; sous Duplessis, c'était Martineau, un membre du Conseil Législatif qui était chargé de l'organisation du financement qu'il monnayait en échange des contrats que Bégin, qui était membre du Conseil des ministres, octroyait.

Ces faits sont de connaissance publique. Il y en a d'autres dont seule une rumeur fait état. Dans tous les cas, le point commun est que le personnel politique est lié au financement du parti.

Seule une loi qui interdirait cette pratique, ou un financement public total des partis politiques, serait susceptible de mettre fin à cet état de fait qui nous fait tous douter de la santé de la démocratie au Québec, et maintenant au Canada depuis que Harper a mis fin au financement public des partis politiques.

***

François Dorion - Le 2 décembre 2011
 
 
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  • Nelson - Inscrit
    5 décembre 2011 02 h 46
    Démocratie et capitalisme semblent incompatibles, donc, la corruption EST le système.
    Parce-que en démocratie il y a des élections fort onéreuses très souvent, les machines électoraux ont besoin d'être huilés en permanence, ce que fait s'approcher aux politiciens et le privé, et chercher les financements de la politique dans les argents publiques.
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  • Fabien Nadeau - Inscrit
    5 décembre 2011 06 h 05
    Défi
    Je suis un peu fataliste face à la corruption du système politique.

    Nous avons une société dont la valeur principale est l'argent. La cupidité mène le monde. L'argent est le nerf de la guerre. Etc.

    Nous avons des hommes et femmes qui aiment le pouvoir. C'est comme une drogue, une dépendance. On est prêt à toutes les bassesses pour le pouvoir.

    Mettez ça ensemble, vous avez une recette pour un plat qui pue!

    Des solutions? Il n'y en a pas. Sauf de dire haut et fort qu'on n'aime pas ça quand ça pue.
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  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit
    5 décembre 2011 07 h 12
    Une fois parti ...
    Une fois partis dans la pureté, il faudrait aussi interdire les être humains.

    Pierre Desrosiers
    Val David
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  • celljack - Inscrit
    5 décembre 2011 08 h 36
    Un plasteur sur le cancer
    Même en changeant les mécanismes de financement des partis, la corruption restera.

    La corruption restera tant que les élus, les sociétés d'état et tout l'appareil Exécutif ne seront pas contraints à rendre plus de comptes et à agir avec d'avantage de transparence.

    La corruption est simplement inverse à la transparence.

    C'est vrai qu'il y aura toujours de la corruption et qu'il serait utopiste de croire pouvoir l'enrayer complètement. Par contre, il n'est pas irréaliste de croire que la corruption puisse être réduite à un point tel qu'elle ne dérange presque plus, ou qu'on ne la sente pas!
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  • michel lebel - Inscrit
    5 décembre 2011 08 h 48
    C'est bien simple...
    Comme me disait une parenté de la Beauce: "où il y a de l'homme, il y a de "l'hommerie"! Pour la réduire cette "hommerie", il faut une plus grande éthique personnelle de part des gens en politique, un choix volontaire, et comme la volonté est faible chez certains... il faut des lois et un personnel qui les applique. Au fond, c'est asez simple au plan théorique, mais en pratique... "L'hommerie" n'est jamais bien loin...
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  • Real Rodrigue - Inscrit
    5 décembre 2011 10 h 09
    La leçon du passé
    Socrate vivait en un temps où la corruption et l'inégalité des revenus faisaient également ses ravages. Il comprit que les Athéniens devaient moins se préoccuper de la richesse et du pouvoir, que de se se mettre d'accord avec eux-mêmes, pratiquant la justice et ainsi embellissant leur âme. Péguy disait aussi: « La révolution sera morale ou elle ne sera pas ». Le sociologue Friedman me semble partager la même conviction lorsqu'il écrit : « Dépouiller la pitié et la haine. Aimer tous les hommes libres. S'éterniser en se dépassant. Cet effort sur soi est nécessaire, cette ambition, juste. Nombreux ceux qui s'absorbent entièrement dans la politique militante, la préparation de la révolution sociale. Rares, très rares, ceux qui pour préparer la révolution, veulent s'en rendre dignes ». Il n'y aura de changement significatif que par des hommes et des femmes libres...
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  • Gorlof - Inscrit
    5 décembre 2011 11 h 48
    La corruption...
    Commencer par se débarrasser de Charest ,le chef d'orchestre de la corruption libérale-gouvernementale depuis 8 ans.
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  • Observer - Inscrit
    5 décembre 2011 12 h 17
    Vous dites 'démocratie', oû ça?
    La démocratie est un régime qui implique que la population soit souveraine. Formellement, ce n'est pas le cas ici. Le fait de voter ne constitue pas une condition suffisante pour prétendre que ce pays soit une démocratie au sens strict du terme, pas plus que l'abscence de témoignages sur la présence d'enfer Stalinien. Vue de loin, les apparences sont parfaites au Canada. Cependant certains problèmes nécessiteraient des interventions en des points où les hautes sphères sont extrêment chatouilleuses: le lieu du véritable pouvoir, la souverainneté. Le pays est construit sur trois assises: 1- La couronne principale et ses 10 petites couronnes qui l'imitent, 2- Son élite l'assistant et 3- La plèbe, à peu près nous tous (que l'on arose à l'occasion de futiles 'générosités'). Essayez de relever un problème au niveau de la fiction des couronnes est presqu'un 'crime' et là rien à faire, tout est bloqué; tout comme les papes, les couronnes sont infaillibles et intouchables. Alors que faire avec un régime complètement bouché et schlérosé à l'origine? Vous aurez beau vous évertuer à fabriquer tous les mécanismes de rectifications que vous voudrez, aussi longtemps que vous ne pourrez, selon des lois écrites, convoquer un responsable à s'expliquer, le châtier si nécessaire, c'est peine perdue. Et c'est pas demain la veille. Personne n'est au dessus des lois! Encore faut-il que des lois appropriées existent; l'état du droit politique est lamentable au Canada et ne comptez pas sur aucun juristes pour y voir, car ils forment une bonne partie de l'élite consentante et aidante. C'est pas pour rien que le 'juridisme' est de loin l'industrie la plus lucrative. C'est bien d'être le 'best du best' encore faut-il voir et comprendre comment. Très particuliers et trop souvent inutilement complexe ce pays.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    5 décembre 2011 12 h 30
    Source de la pourriture
    Il faut mettre fin sans délai au financement privé des partis politiques. C'est la principale source de la corruption.

    La pourriture actuelle dans l’arrimage politique-société est le résultat d’un système électoral pourri. Il faut abolir le financement privé des partis politiques et à le confier à l’État selon le pourcentage de votes obtenus par les partis.
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  • Bernard Terreault - Abonné
    5 décembre 2011 14 h 38
    Autres facteurs
    Le Québec a les lois les parmi plus sévères du monde en ce qui concerne le financement des partis politiques. De là la "nécessité" pour les politiciens de bas de gamme de contourner la loi. Aux É.-U., dans bien des provinces canadiennes, et dans la majorité des pays une compagnie peut légalement et ouvertement financer un parti pour pour "influencer favorablement" un gouvernement. Si on tient compte de cela, le Québec est peut-être en fait un des endroits où il y a le moins d'influences de l'argent sur les politiciens! Un autre fait est qu'au Québec le crucial enjeu national pousse certains fédéralistes normalemet honnêtes (surtout anglophones) à considérer comme un moindre mal la corruption du PLQ.
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  • tohi1938 - Inscrit
    5 décembre 2011 14 h 45
    Tant et aussi longtemps que le pouvoir nommera les juges...
    Et que ces mêmes juges seront redevables de leur nomination au parti au pouvoir grâce à leur contribution financière à ce même parti, il est clair qu'il ne aurait y avoir de justice, et donc de démocratie, et encore moins d'honnêteté!
    Les principaux responsables de la "décimalisation" sont les responsables d'une justice corrompue.
    Le premier problème du Québec n'est ni la corruption dans la construction ou les garderies, ce premier problème est la justice et son administration, les honoraires qui n'ont rien d'honorables, et en fait parfaitement obscènes des avocat(e)s), et cette absurde prérogative qu'est le pouvoir discrétionnaire des juges.
    Après les lettres de cachet de l'ancien régime, ce pouvoir discrétionnaire est le pire cantique d'adoration de l'arbitraire absurde des prétendus puissants.
    Les juges souventes fois arrêtés pour facultés affaiblies sont la source même de l'aberration judiciaire.
    À quoi bon s'irriter que des juges de la Cour Suprême ne comprennent même pas la langue d'un quart de leurs justiciables et monter cela en épingle?
    C'est le système entier de la justice qui est pervers et corrompu!
    Au bucher, ces Perrin Dandin de pacotille!
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  • Michel Richard - Inscrit
    5 décembre 2011 16 h 20
    @ Observer


    Absolument n'importe quoi
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