Lettres - De l'origine de la corruption au Québec
Il y a un point commun entre le régime Duplessis, le régime Charest, et peut-être plusieurs autres gouvernements québécois des pratiques desquels on n'est pas au courant, qui explique sans doute la résurgence des allégations de corruption qui émaillent la politique québécoise périodiquement, et qui font douter de la viabilité de nos institutions.
Ce point commun est que le personnel politique des partis est chargé du financement. Il est connu que Jean Charest a imposé à ses ministres un plancher de financement du parti dont ils sont personnellement responsables; sous Duplessis, c'était Martineau, un membre du Conseil Législatif qui était chargé de l'organisation du financement qu'il monnayait en échange des contrats que Bégin, qui était membre du Conseil des ministres, octroyait.
Ces faits sont de connaissance publique. Il y en a d'autres dont seule une rumeur fait état. Dans tous les cas, le point commun est que le personnel politique est lié au financement du parti.
Seule une loi qui interdirait cette pratique, ou un financement public total des partis politiques, serait susceptible de mettre fin à cet état de fait qui nous fait tous douter de la santé de la démocratie au Québec, et maintenant au Canada depuis que Harper a mis fin au financement public des partis politiques.
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François Dorion - Le 2 décembre 2011
Ce point commun est que le personnel politique des partis est chargé du financement. Il est connu que Jean Charest a imposé à ses ministres un plancher de financement du parti dont ils sont personnellement responsables; sous Duplessis, c'était Martineau, un membre du Conseil Législatif qui était chargé de l'organisation du financement qu'il monnayait en échange des contrats que Bégin, qui était membre du Conseil des ministres, octroyait.
Ces faits sont de connaissance publique. Il y en a d'autres dont seule une rumeur fait état. Dans tous les cas, le point commun est que le personnel politique est lié au financement du parti.
Seule une loi qui interdirait cette pratique, ou un financement public total des partis politiques, serait susceptible de mettre fin à cet état de fait qui nous fait tous douter de la santé de la démocratie au Québec, et maintenant au Canada depuis que Harper a mis fin au financement public des partis politiques.
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François Dorion - Le 2 décembre 2011
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