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Lettres - L'attitude paradoxale de Guy A. Lepage

Claude Bachand - Laval, le 28 novembre 2011  30 novembre 2011  Québec
Le Devoir nous apprenait lundi matin que Guy A. Lepage trouve épouvantable l'unilinguisme anglais de certains cadres de la Banque Nationale et de la Caisse de dépôt. Il songerait même à retirer son argent de la Banque Nationale, dont il est client depuis longtemps. Je le félicite de cette attitude et j'invite tous les Québécois à l'imiter en ne faisant plus affaire avec des commerces et des compagnies qui ne respectent pas la loi 101 dans leur accueil au client et dans leur affichage.

Dans le même article, Guy A. Lepage affirme aussi en parlant de Pascale Picard, une jeune Beauceronne qui compose et ne chante qu'en anglais: «Un francophone qui vise le marché international et qui chante en anglais, je peux comprendre, mais un franco qui chante en anglais pour un marché local, je trouve ça encore étrange.» Et là, je ne comprends plus: pourquoi s'entête-t-il alors à faire jouer des chansons en anglais pendant son émission Tout le monde en parle? À ce que je sache, Radio-Canada s'adresse à un public dont la langue est le français et je ne pense pas que l'auditoire de Tout le monde en parle soit international... Pourquoi alors nous imposer ces chansons en anglais? Pourquoi ne pas encourager nos artistes qui chantent en français et qui ont besoin pour être connus, ou pour vivre tout simplement, d'un véhicule comme cette populaire émission de télé?

«S'inquiéter pour la langue française à Montréal est insuffisant. Il faut agir, croit Guy A. Lepage.» Je suis absolument d'accord avec lui et c'est la raison pour laquelle je lui demande officiellement de ne plus faire jouer de chansons en anglais pendant son émission Tout le monde en parle. Guy A. Lepage doit donner l'exemple pour que cesse cette utilisation abusive et de plus en plus fréquente de chansons anglaises dans les séries télévisées et les films québécois.

***

Claude Bachand - Laval, le 28 novembre 2011
 
 
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  • France Marcotte - Abonnée
    30 novembre 2011 06 h 05
    Numéro d'équilibriste au-dessus du vide
    Pour ma part, j'aime bien l'émission Bar ouvert animée par Christian Bégin, un piano-bar déjanté où celui-ci joue le rôle d'une sorte de crooner (il joue j'espère car il n'a rien d'un chanteur de charme). Mais le bar s'ouvre presque systématiquement par une chanson tirée du répertoire américain des années folles.
    Ce n'est pas désagréable puisque c'est dans l'esprit de ce cabaret "ce all you can drink du spectacle", dit Bégin, mais on peut se demander quel message il nous envoie ou qu'est-ce qui est en train d'insidieusement se produire avec tout ça.
    Il y a semble-t-il une volonté ferme d'affirmer son appartenance nord-américaine tout en soutenant notre spécificité francophone.
    On fait le pari de pouvoir maintenir cette dualité. Mais c'est un jeu dangereux et ce danger même semble séduire.
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  • Huguette Gagnon - Inscrite
    30 novembre 2011 07 h 13
    la qualité du français est aussi importante
    C'est bien beau tout ça , mais M Lepage est loin d'être un bon exemple , il parle un français approximatif , il y aurait aussi un travail à faire de ce côté la ...
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  • Michele - Inscrite
    30 novembre 2011 08 h 08
    $$$
    Alors qu'en 1970, il y avait de nombreux consommateurs de musique contemporaine au Québec, du moins assez pour faire survivre de nouveaux auteurs -compositeurs-interprètes francophones, en 2011 le marché n'est plus là. C'est simple, pour faire de l'argent maintenant, il faut que les artistes visent l'âge d'or ou l'étranger. C'est une question de survie, une manière de contourner les apories d' un marché limité.
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  • Johanne Lavallée Bernard Dupuis - Abonné
    30 novembre 2011 09 h 13
    @ Michele
    Si les artistes visent le marché anglais, pourquoi une chanteuse comme Pascale Picard fait-elle un lancement de disque monolingue anglais, à Montréal, à des francophones? Cela ne serait-il pas plus rentable pour elle qu'elle le fasse à Ottawa, ou à Toronto où même à New York? D'ailleurs, c'est ce que Céline Dion a la décence de faire. Au moins, elle a fait ses lancements de disques anglais à Las Vegas.

    Le problème ce n'est pas d'empĉêcher les artistes de gagner leur vie. Toutefois, il faut éviter absolument d'envoyer le message que le marché francophone est négligeable et que l'anglicisation complète de Montréal n'est qu'une question de temps.

    Les tenants de l'anglicisation de Montréal savent très bien quoi faire: inonder d'anglais la société montréalaise par l'affichage, par des patrons monolingues anglais, par les arts, la musique, le théâtre, etc.

    C'est bien dommage que certains artistes francophones doivent passer à l'anglais pour gagner leur vie, mais qu'ils le fassent à l'étranger et qu'ils ne manquent pas de respecter ceux qui comme nous veulent la survie notre langue française à Montréal.

    Bernard Dupuis, Berthierville

    Ps: je me demande pourquoi vous écrivez votre prénom sans accent.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    30 novembre 2011 09 h 39
    Comment expliquer une telle susceptibilité?

    Nous sommes heureusement très nombreux au Québec à être extrêmement susceptibles quand il s'agit de notre langue que nous voulons conserver, et aussi améliorer. Nous ne laissons rien passer.

    Et c'est tant mieux parce que cela veut dire qu'il y en a au moins un certain nombre parmi nous qui ne veulent pas mourir.

    Mais ce n'est pas le cas de tous les Québécois ( même chez les parlants français) et c'est bien ce qui nous inquiète je pense.

    Il y a une explication à tout cela. Et cette explication il faut la rechercher dans le passé évidemment .

    Il reste que je trouve que c'est un peu maladif de notre part parfois.

    Moi-même je ne peux déambuler dans les rues de Montréal sans être continuellement attentif à ce que je vois. Et je rage à l'intérieur de moi la plupart du temps à cause d'une trop grande présence de l'anglais aux dépens du français et aussi à cause du nombre de fautes et d'erreurs que je décèle dans les annonces publicitaires en français.

    Je me dis souvent que ce n'est pas normal d'être à ce point préoccupé par le français et qu'il devrait bien y avoir moyen d'améliorer la situation pour éviter que nous soyons aussi obsédés par la question de la langue.

    Et j'en viens à penser que le seul moyen de remédier à cela serait de faire du Québec un pays indépendant.

    Pourquoi? Parce qu'enfin je me dis que nous serions un peu plus rassurés de pouvoir survivre même, si côté français, il y aurait encore des précautions à prendre.

    Mais au moins il me semble qu' on pourrait enfin respirer un peu mieux parce qu'on saurait que les Québécois qui tiennent à leur langue seraient au pouvoir.

    Nous ressentirions beaucoup moins d'insécurité.
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  • michel lebel - Inscrit
    30 novembre 2011 09 h 49
    Loufoque!
    Un peu plus, ce M.Lepage va être canonisé! Dans quelle foutue société vivons-nous? M. Lepage est devenue une norme de référence sociale, médaillé même par l'Assemblée nationale! Et ça monte manifestement à la tête du principal intéressé! Oui! Dans quelle foutue société vivons-nous?
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  • Pierre Schneider - Abonné
    30 novembre 2011 10 h 46
    Un répertoire francophone varié et volumineux
    Si on regarde un tant soit peu le répertoire de chansons et de musiques francophones que boudent nos radios commerciales, il est évident que M. Bachand a raison et que la sympathique équipe de TLMP doit faire un effort pour encourager les musiques et chansons thèmes d'ici plutôt que des "tounes" anglophones. Il me semble que cela va de soi. En passant, même problème au cinéma où trop souvent les réalisateurs font appel à des chansons anglophones dans leurs trames sonores...
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  • Claude Bachand - Abonné
    30 novembre 2011 11 h 07
    La peur de disparaître
    Monsieur Lapointe,

    Vous avez raison et je crois comme vous que cette susceptibilité devant l'utilisation de l'anglais au Québec, et surtout dans la grande région de Montréal, est maladive. Je ressens ce malaise depuis longtemps et je comprends très bien quelle en est l'origine: la peur de voir ma culture, ma langue et mon peuple disparaître. Ce sentiment n'est pas agréable et cette peur, qui se transforme parfois en colère, n'est pas normale. J'ai hâte d'être guéri. C'est pour cela que je pense comme vous que le seul remède à ce malaise perpétuel serait de faire du Québec un pays indépendant. J'ai hâte moi aussi de vivre comme tous ces gens qui ne se demandent pas constamment: Serons-nous encore là demain?" J'ai hâte d'aller magasiner au Carrefour Laval sans m'offusquer constamment de l'anglais qu'on entend et qu'on voit partout dans l'affichage. Juste magasiner, sans me presser, en pensant aux cadeaux que j'offrirai aux gens de la famille pour Noël et à la petite-fille ou au petit-fils qui naîtra bientôt. Être maîtres chez nous, c'est vivre normalement. Et j'ai hâte de vivre normalemnt.

    Claude Bachand
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  • Michel Simard - Abonné
    30 novembre 2011 12 h 45
    Vive l'autruchisme
    Je constate que les partisans du Canada prône la bilinguisation du Québec, qu'ils ne se soucient nullement du développement de la nation québécoise et qu'ils préfèrent vaquer à des occupations triviales, la tête dans le sable.
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  • SNost - Abonné
    30 novembre 2011 12 h 58
    Importance de la langue
    Je trouve qu'on donne trop d'importance à la langue. Les anglos de Montréal ne sont généralement pas souverainistes, c'est un réflexe de défense pour eux-mêmes qui est normal. Mais ils n'ont pas voté conservateur à ce que je sache (je peux me tromper). Nous avons beaucoup de choses en commun avec eux et nous partageons notre identité. Donc lier directement langue et identité, je trouve ça très réducteur.
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  • Roland Berger - Abonné
    30 novembre 2011 13 h 44
    Et Dans l'univers de...
    Pourquoi donc l'émission à heure de grande écoute Dans l'univers de..., à Radio-Canada, animée par France Beaudoin, diffuse-t-elle généralement un plus grand nombre de chansons en anglais que de chansons en français ?
    Roland Berger
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  • France Marcotte - Abonnée
    30 novembre 2011 15 h 33
    D'où coule la langue?
    Peut-être que le combat de la langue est-il toujours à recommencer à cause de ceux qui ne l'ont pas très bien pendue?

    En amont de la langue il y a le coeur et c'est surtout là qu'il faut qu'elle soit bien accrochée.

    On m'arracherait la langue que je serais toujours francophone, c'est pour la vie.
    Elle est parfois laborieuse ou maladive mais toujours solidement arrimée, j'en suis certaine.

    Je n'en suis pas si sûre pour ceux qui l'ont remisée dans leur poche, en attendant, je suppose.
    S'ils l'égarent, repoussera-t-elle par la racine du coeur?
    Sans doute, si avant elle y était rivée.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    30 novembre 2011 18 h 37
    Patinage de fantaisie...
    Michel Simard a écrit "Je constate que les partisans du Canada prône la bilinguisation du Québec,". Mais que prône au juste Guy A. Lepage dans la question de la langue?

    Pas plus tard qu'il y a deux ans, la veille des célébrations de la Fête nationale du Québec, version Montréal, cet homme affirmait, lors d'un débat à savoir si un groupe anglophone pouvait pousser un toune en anglais que cela était normal puisque "MOTRÉAL EST UNE VILLE BILINGUE. Je ne sais pas où il est allé chercher une telle ineptie, mais cela traduit très bien la méconnaissance qu'il a des structures de la ville et surtout son indifférence face à la question de la langue. Personnellement je n'avais rien contre le fait qu'on pousse une chanson en anglais puisqu'après tout ces Montréalais sont Québécois, et qu'il viennent fêter avec nous... pourquoi pas.

    Mais opportunisme oblige il nous annonçait fièrement l'an passé que la fête allait être entièrement francophone, entendre "de souche", contrairement à Québec ou on a pu entendre Simian chanter en algonquin et en français ainsi qu'un chanteuse d'origine arabe faire une traduction de Tamdilidam de Vigneault. Et là il joue les nationalistes fana, bien que comme l'a souligné l'auteur de la lettre en jusxtaposant les propos de Lepage au sien: Lepage «Un francophone qui vise le marché international et qui chante en anglais, je peux comprendre, mais un franco qui chante en anglais pour un marché local, je trouve ça encore étrange.» RÉPONSE: "je ne comprends plus: pourquoi s'entête-t-il alors à faire jouer des chansons en anglais pendant son émission Tout le monde en parle? À ce que je sache, Radio-Canada s'adresse à un public dont la langue est le français [...]".

    À le voir patiner comme ça dans tous les sens je me dis que ça ne devrait plus être très long qu'il se lancera en politique...
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  • meme40 - Inscrit
    1 décembre 2011 17 h 40
    @michel lebel...
    Dans quelle société nous vivons..?? Loufoque!.. S'il s'agissait que des petites déclarations de ce paon qui déclame à tout vent à tout kodak, à tout micro...et des boites à écho pour étendre la sauce , et tenter d'y mettre du contenu.....il finira au CAQ
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    2 décembre 2011 08 h 54
    Bon point
    Après tout, tout le monde en parle est une vitrine. Je ne dis pas que le contenu doit être francophone à 100% (si un artiste anglophone est invité par exemple) mais il devrait l'être dans la grande majorité des cas.
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  • Jean Michaud - Inscrit
    2 décembre 2011 15 h 38
    de quoi se mêle t-il...
    Guy A Lepage peut-il se mêler de ses affaires, si Pascal Picard chante en angais c'est son droit, est ce le Québec dépendant que ce dépendantiste souhaite? Allez vous demander au gouvernement de passer un loi pour obliger tout Québecois a ne chanter qu'en français?? Pourquoi ne pas dire que Star académie tue nore chanson?? J'adore Pascal Picard, une des seules chanteuses au Québec à avoir de L'ORIGINALITÉ, une des seules à ne pas chanter que des balades insignifiantes, et une des seules à ne pas copier les autres, elle est authentique. Souvent Lepage dit si avec un rait comme terminaaison.. Guy A ne peut se regarder dans le miroir, il passe son temps à le faire.
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  • Fernande Trottier - Abonnée
    5 décembre 2011 21 h 21
    français...
    Après s'être libéré des français de France, je n'avais rien contre eux, nous avons eu la période de nos grands, soit Félix, Vigneault, Ferland et tous les autres. On ne pouvait pas avoir de meilleurs ambassadeurs, et nous les québécois étions si heureux de les entendre dans notre si belle langue... Sans trop s'en rendre compte, les jeunes se sont mis à l'anglais, et depuis ils ne jurent que par cela...
    Dans une école privée où j'ai suivi des cours déjà, la plupart des étudiants du
    Cégep qui venaient prendre des cours de chant, c'était en anglais qu'ils chan-
    taient, au spectacle de fin d'année également...et à Radio-Canada ce que l'on entend trop souvent, c'est anglais... qu'avons-nous fait pour mériter un tel
    malheur, nous les québécois de souche ?
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