Exercice du droit de vote - Des jeunes qui votent au cégep et à l'université
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Pauline Marois propose de permettre à tous les étudiants en âge de le faire de voter directement dans les cégeps et les universités afin de combattre le cynisme et favoriser le vote des jeunes.
Depuis trois mois, j'ai rencontré plusieurs centaines de jeunes Québécois et, contrairement à ce qu'on affirme, ces jeunes souhaitent fortement parler de politique, de vision d'avenir, de projets pour le Québec. Encore faut-il prendre le temps de les écouter et d'échanger avec eux. C'est primordial, car ce sont les nouvelles générations qui définissent l'avenir et qui dirigeront le Québec de demain. Les décisions prises aujourd'hui en matière de dette, d'environnement, d'économie ou de politique familiale auront un impact direct sur le Québec de 2020.
Il y a cependant une réalité incontournable. Les jeunes Québécois participent très peu, trop peu à l'exercice du droit de vote. En effet, moins d'un jeune de 18 à 34 sur deux s'est prévalu de son droit de vote en 2008. On constate, selon diverses études, que les électeurs nés après 1970 sont ceux qui sont les moins enclins à voter. Malheureusement, on peut d'ores et déjà constater que cette génération vote moins que celles qui l'ont précédée. Une réelle catastrophe démocratique.
Une enquête menée par le Directeur général des élections (DGE) en 2009 a établi que l'âge et le cynisme sont directement liés à la motivation de voter et que la scolarité aurait aussi un effet direct sur la participation. Étant donné l'ampleur de l'abstention chez les jeunes électeurs, il est plus que nécessaire que toute mesure cible ce groupe tout particulièrement.
Voter dans les établissements scolaires
Le Parti québécois demande donc qu'à court terme (pour la prochaine élection générale), le Directeur général des élections aménage des bureaux de révision et de vote à même les établissements scolaires de niveau supérieur que sont les cégeps et les universités.
En effet, nous pensons que les jeunes doivent bénéficier d'un accès plus facile afin d'exercer leur droit de vote, au même titre que les électeurs âgés qui ont accès à des boîtes de scrutin directement dans plus de 700 résidences ou CHSLD, voire à leur domicile. Ceci se ferait au même titre que les détenus qui votent en prison ou les électeurs en déplacement à l'extérieur du pays qui s'expriment par la poste. Aucun obstacle technique ou logistique ne s'y oppose.
L'importance du premier vote
Dans cette même enquête, on apprend que la participation électorale augmente avec le niveau de scolarité. Deux facteurs pourraient expliquer ce phénomène: une prise de conscience de l'importance de la politique ou une plus grande connaissance des rouages de la démocratie. De la même façon, une autre étude nous rappelait que le manque d'information constituait une raison majeure de ne pas aller voter le jour de l'élection.
Enfin, la littérature le confirme: le fait de voter, ou non, constitue une habitude. De là l'importance de nous soucier du tout premier vote.
C'est pourquoi le Parti québécois propose également de renforcer considérablement l'enseignement de notre histoire nationale à l'école primaire et secondaire ainsi qu'au cégep, en privilégiant la connaissance des événements politiques de l'histoire nationale du Québec. Nous devons aussi axer l'éducation à la citoyenneté sur la connaissance des institutions et la préparation à l'exercice des droits et devoirs du citoyen, en particulier sur l'importance de la participation à la vie publique. De plus, l'organisation d'élections dans les écoles secondaires pourrait inciter les jeunes à s'intéresser au processus électoral lorsqu'est déclenchée une campagne électorale et ainsi comprendre que leur vote peut faire la différence.
Encourager les jeunes à voter
L'initiation à la vie démocratique commence bien avant l'âge de voter. Comme société, nous devons dès le secondaire aider nos jeunes à apprivoiser le fonctionnement de notre système politique.
Nous devons aussi permettre aux étudiants situés à l'extérieur de leur circonscription de voter par anticipation dans leur lieu d'étude et, s'ils en font la demande, que leur vote puisse être comptabilisé dans leur circonscription d'origine.
J'invite tous les partis politiques, toutes les associations étudiantes et tous ceux qui veulent combattre le cynisme et favoriser le vote des jeunes à se joindre à nous pour agir concrètement. Aux prochaines élections, faisons en sorte que tous les étudiants en âge de voter puissent le faire directement dans les cégeps et universités.
***
Pauline Marois, députée de Charlevoix et chef de l'opposition officielle
Il y a cependant une réalité incontournable. Les jeunes Québécois participent très peu, trop peu à l'exercice du droit de vote. En effet, moins d'un jeune de 18 à 34 sur deux s'est prévalu de son droit de vote en 2008. On constate, selon diverses études, que les électeurs nés après 1970 sont ceux qui sont les moins enclins à voter. Malheureusement, on peut d'ores et déjà constater que cette génération vote moins que celles qui l'ont précédée. Une réelle catastrophe démocratique.
Une enquête menée par le Directeur général des élections (DGE) en 2009 a établi que l'âge et le cynisme sont directement liés à la motivation de voter et que la scolarité aurait aussi un effet direct sur la participation. Étant donné l'ampleur de l'abstention chez les jeunes électeurs, il est plus que nécessaire que toute mesure cible ce groupe tout particulièrement.
Voter dans les établissements scolaires
Le Parti québécois demande donc qu'à court terme (pour la prochaine élection générale), le Directeur général des élections aménage des bureaux de révision et de vote à même les établissements scolaires de niveau supérieur que sont les cégeps et les universités.
En effet, nous pensons que les jeunes doivent bénéficier d'un accès plus facile afin d'exercer leur droit de vote, au même titre que les électeurs âgés qui ont accès à des boîtes de scrutin directement dans plus de 700 résidences ou CHSLD, voire à leur domicile. Ceci se ferait au même titre que les détenus qui votent en prison ou les électeurs en déplacement à l'extérieur du pays qui s'expriment par la poste. Aucun obstacle technique ou logistique ne s'y oppose.
L'importance du premier vote
Dans cette même enquête, on apprend que la participation électorale augmente avec le niveau de scolarité. Deux facteurs pourraient expliquer ce phénomène: une prise de conscience de l'importance de la politique ou une plus grande connaissance des rouages de la démocratie. De la même façon, une autre étude nous rappelait que le manque d'information constituait une raison majeure de ne pas aller voter le jour de l'élection.
Enfin, la littérature le confirme: le fait de voter, ou non, constitue une habitude. De là l'importance de nous soucier du tout premier vote.
C'est pourquoi le Parti québécois propose également de renforcer considérablement l'enseignement de notre histoire nationale à l'école primaire et secondaire ainsi qu'au cégep, en privilégiant la connaissance des événements politiques de l'histoire nationale du Québec. Nous devons aussi axer l'éducation à la citoyenneté sur la connaissance des institutions et la préparation à l'exercice des droits et devoirs du citoyen, en particulier sur l'importance de la participation à la vie publique. De plus, l'organisation d'élections dans les écoles secondaires pourrait inciter les jeunes à s'intéresser au processus électoral lorsqu'est déclenchée une campagne électorale et ainsi comprendre que leur vote peut faire la différence.
Encourager les jeunes à voter
L'initiation à la vie démocratique commence bien avant l'âge de voter. Comme société, nous devons dès le secondaire aider nos jeunes à apprivoiser le fonctionnement de notre système politique.
Nous devons aussi permettre aux étudiants situés à l'extérieur de leur circonscription de voter par anticipation dans leur lieu d'étude et, s'ils en font la demande, que leur vote puisse être comptabilisé dans leur circonscription d'origine.
J'invite tous les partis politiques, toutes les associations étudiantes et tous ceux qui veulent combattre le cynisme et favoriser le vote des jeunes à se joindre à nous pour agir concrètement. Aux prochaines élections, faisons en sorte que tous les étudiants en âge de voter puissent le faire directement dans les cégeps et universités.
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Pauline Marois, députée de Charlevoix et chef de l'opposition officielle
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