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Sondage Senergis-Le Devoir - L'économie inquiète 81 % des Québécois

La majorité estime que le gouvernement Charest n'en fait pas assez pour stimuler la croissance

Alexandre Shields   26 novembre 2011  Québec
Les Québécois sont majoritairement très critiques de l'action du gouvernement de Jean Charest dans le domaine économique.
Photo : Agence Reuters Mathieu Bélanger
Les Québécois sont majoritairement très critiques de l'action du gouvernement de Jean Charest dans le domaine économique.
Le Québec a beau se porter relativement bien, malgré la tourmente qui frappe plusieurs pays, les citoyens de la province n'en sont pas moins affectés par le pessimisme planétaire. Une très forte majorité d'entre eux sont en effet préoccupés par l'état de l'économie québécoise, indiquent les résultats d'un sondage réalisé par Senergis pour Le Devoir. Ils sont aussi très nombreux à juger que le gouvernement Charest n'en fait pas assez pour stimuler la croissance.

Pas moins de 81 % des Québécois se disent «très préoccupés» ou «assez préoccupés» par l'état de l'économie de la province. Ils sont aussi préoccupés par l'état de l'économie canadienne dans une proportion de 76 %. Des taux très élevés, constate Daniel Lemieux, associé chez Senergis, la firme qui a mené ce coup de sonde sur la perception de l'état de l'économie québécoise. «Il y a une inquiétude qui est réelle. Ce sont des chiffres énormes. Et quatre personnes sur dix se disent "très préoccupées". C'est très important. On approche de la moitié de la population.»

Coincés entre la sévère crise qui frappe la zone euro, le marasme économique qui perdure aux États-Unis et le secteur manufacturier de la puissante économie chinoise qui montre des signes de ralentissement, les citoyens du Québec sont en effet affectés par le pessimisme ambiant. Résultat: 61 % d'entre eux croient que la situation ne s'améliorera pas au cours des prochains mois.

Une autre proportion de 25 % des Québécois juge que les choses vont se détériorer à court terme.

Même sur un horizon de 10 ans, la moitié de la population n'a pas confiance. «C'est beaucoup, quand on constate qu'une personne sur deux n'a pas confiance en l'économie du Québec», analyse M. Lemieux. Selon lui, les citoyens auraient besoin de bonnes nouvelles sur le plan de l'économie pour retrouver leur confiance. «C'est ce qui manque en ce moment.»

Les Québécois sont d'ailleurs majoritairement très critiques de l'action du gouvernement de Jean Charest dans le domaine économique. Même si les libéraux ont été élus en promettant d'avoir «les deux mains sur le volant», 58 % des citoyens de la province sont convaincus que le gouvernement ne déploie pas suffisamment d'efforts et d'énergie pour «stimuler l'économie et la création d'emplois».

«Ils ont l'impression que le gouvernement n'a pas relevé ses manches et ne s'est pas mis à la tâche», explique Daniel Lemieux, à la lumière des résultats du sondage. C'est vrai qu'il y a une certaine morosité au Québec depuis un certain temps. On est allé de scandales en scandales, on constate une perte de confiance envers le gouvernement, les institutions, etc. On n'a pas vu beaucoup de gros investissements ou de projets. On parle beaucoup du Plan Nord, mais il est très critiqué. On sent que les Québécois ne perçoivent pas de développement économique solide.»

Cette baisse de confiance marquée se répercute sur les dépenses des ménages. Un total de 36 % d'entre eux ont dit avoir déjà réduit leurs dépenses. Un pourcentage identique de répondants ont affirmé avoir l'intention de revoir leurs dépenses à la baisse au cours des six prochains mois. «Les gens sont inquiets et ils se disent qu'ils doivent faire attention, parce qu'on ne sait jamais ce qui va arriver», souligne M. Lemieux. Bref, il s'agit de mauvaises nouvelles pour les commerçants, qui comptent traditionnellement sur la période des Fêtes pour réaliser parfois jusqu'au quart de leurs bénéfices de l'année.

Plusieurs joueurs du secteur des affaires constatent d'ailleurs que le climat de morosité s'est bien installé, alimenté par les mauvaises nouvelles économiques qui se multiplient dans différentes régions du monde. Prenant acte de cet état de fait, la présidente et chef de la direction de Gaz Métro, Sophie Brochu, a vanté la semaine dernière le dynamisme de l'économie québécoise, malgré la crise qui frappe l'Europe et qui perdure aux États-Unis. «Quand il y a des projets qui sont porteurs et qui sont menés par des instigateurs solides, on peut attirer au Canada, et particulièrement au Québec, des investisseurs étrangers, a-t-elle expliqué au Devoir. C'est un message positif à envoyer dans une mer qui est toujours dépeinte de façon négative.»

«Le Québec est dynamique dans le secteur énergétique», a insisté Mme Brochu. Pourtant, ce n'est pas, selon elle, l'image qui est véhiculée dans les médias, qui font beaucoup plus état des mauvaises nouvelles économiques. «C'est épeurant et, à un moment donné, ça tue l'entrepreneuriat. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de risque, mais il y a tout de même de très belles choses qui se réalisent.»

Reste que le portrait global est loin d'être réjouissant. «Les perspectives de l'économie mondiale se sont assombries considérablement et la volatilité des marchés financiers s'est intensifiée, en raison surtout de la crise de la dette souveraine en Europe», a relevé le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, lors de son passage à Montréal cette semaine. Mince consolation: M. Carney a fait remarquer que les liens économiques entre le Canada et l'Europe demeuraient ténus. «C'est plutôt une question de l'effet sur les conditions financières ici au Canada, et la confiance des ménages et des entreprises», a-t-il toutefois précisé.

Le sondage réalisé pour Le Devoir a été mené du 11 au 13 novembre auprès de 1000 personnes. La marge d'erreur est de 3,1 %, 19 fois sur 20.
 
 
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  • Seven Nomena - Inscrit
    26 novembre 2011 04 h 15
    Le Canada et le Quebec sont bien gerees

    Bonjour,

    L'inquietude des gens ne sont pas justifiee. Mais ils ont raisons d'etre vigilants.
    Regardons donc les fruits des actions du gouvernement avant de les critiquer.
    Tout les indices economique sont bonne: taux d'investissement, equilibre budgetaire, maitrise de la dette, inflation, force du dollard, chomage et croissance...
    Soyons reconnaissant envers nos dirigeants.
    Il n'y a pas de crise ici, meme pas a l'horizon.
    A voir ceux qui se passe ailleurs dans le monde, nous pouvons etre fier de la gestion de l'economie canadienne et quebecoise.
    L"Europe a toujours des problemes, et le Etats_Unis n'a pas encore retrouver sa force. Mais le Canada et le Quebec resistent aux secousse et restent toujours forts.
    Il n'y a pas vraiement raison de s'inquietter ici. Le pays est bien armee et a les atout et les avantages comparatifs par rapport a d'autres pays.
    Il faut reconnaitre les travaux des Chretien, Martin, Harper, Bouchard, Landry, Charest. Ils ont bien gere l'economie du Canada et du Quebec.
    Comment s'inquietter quand nous pouvons voir de nos propres yeux tous ces sentiers partout et les fruits des investissements qui se materialisent.

    Et le PLAN NORD. Notre gouvernement est en avance. Il est encourageant de voir des gens realiser le potentiel de ce grand projet maintenant. Il se sont reveillee finalement. Un peu tard, mais quand meme...

    Bravo au gouvernement federal et au gouvernement du Quebec.
    GO CHAREST GO
    GO HARPER GO
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  • France Marcotte - Abonnée
    26 novembre 2011 05 h 44
    Ménage?
    "Le Québec a beau se porter relativement bien[...] les citoyens de la province n'en sont pas moins affectés par le pessimisme planétaire."

    "On sent que les Québécois ne perçoivent pas de développement économique solide."

    Et qui profite dans les sondages de cette illusion? La CAQ de François Legault.

    Si les Québécois n'étaient pas pessimistes sur l'économie, où se placeraient les partis dans l'opinion? Voudrait-on à tout prix élire un grand concierge en chef?
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  • François Ricard - Abonné
    26 novembre 2011 07 h 51
    La haute finance responsable de la crise.
    le gros de notre dette est dû à l'obligation que nous nous sommes donnée de rescaper les financiers qui ont causé la crise.
    Il faut aider ces pauvres riches…qui, dans leur course effrenée de pouvoir et d’argent, nous ont mis en crise.
    Depuis deux ans, le monde entier s’endette auprès d’eux pour leur venir en aide.
    Nous leur empruntons des sommes colossales pour les leur donner afin de les aider.
    Mais il ne faut pas chercher l’erreur. Il faut continuer à les aider à devenir plus riches et nous plus pauvres.
    Mais, un jour, si l’on décidait de ne plus les aider, de déclarer faillite tout simplement. Nos dettes disparaîtraient, dettes dont ils sont les premiers responsables, et que pourraient-ils faire? C’est un pensez-y bien…
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  • Carole Dionne - Inscrite
    26 novembre 2011 07 h 54
    Et là je vois arriver James Charest sur son grand cheval blanc...
    Il sait quoi dire au monde. C'est un orateur né. Entre ce qu'il dit et ce qu'il fait ou va faire, il y un un monde de différence, pas grave, il va gagner encore ses élections: le plan Nord. Il va leur parler de réduction d'impôts, de création d,emploi, etc et le monde, intelligent comme ils sont, vont embarquer. Désolé M Legault ou Mme Marois, Il sait quoi dire au monde. Il serait excellent dans les Denis Drolet et le monde aime Les Denis Drolet.

    De belles élections en perspective ce printemps. Charest prépare son discours.
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  • Jean-Michel Picard - Inscrit
    26 novembre 2011 07 h 57
    La peur...
    Les puissants ont réussit leur mission : inquiéter les gens pour mieux les contrôler.
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  • Assez merci - Inscrit
    26 novembre 2011 08 h 14
    relativement bien !
    On cache les indignés, on nous cache le vrai déficit, on nous cache les conséquences du programme d`austérité de harper et celui qui viendra de Québec suite aux prochaines élections.

    On ne nous dit rien, tout est beau avec la complicité des médias.
    Le plan nord qui va endetter les jeunes québécois ne semble pas déranger personne.
    Les augmentations de Janvier ne semble pas déranger personne.
    Payer pour se faire soigner même si nos taxes devraient couvrir le tout ne dérange pas personne.
    C`est correcte MÊME SI aucun fédéralistes ne prend la défense des petits investisseurs québécois avec l`achat de la bourse....

    Le rêve d`un Le Go au pouvoir semble chose faite sans y voir la droite et ses coupures les privatisations.

    Les Québécois dorment au gaz, résignés à la dépendance pour tout et sans saveur d`un meilleur avenir.
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  • Franfeluche - Abonné
    26 novembre 2011 08 h 35
    Les inquiétudes
    Mon inquiétude, c'est notre système économique axé sur la consommation à outrance. Les ménages déjà sur-endettés sont-ils condamnés à s'endetter davantage pour soutenir l'économie? Il ne fait aucun doute que nous allons assister à une baisse de notre niveau de vie en Amérique du nord. La croissance à l'infini, ce n'est pas possible et souhaitable.
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  • GLabelle - Abonné
    26 novembre 2011 08 h 39
    assez... pitié!
    Je commence à faire une overdose de sondages. Je n'en peux plus. Chaque jour, son lot quotidien de sondages. La réalité n'est pas dans les chiffres.

    Etait-ce Antoine Robitaille qui parlait de "sondocratie," hier à Dutrizac? il a parfaitement raison.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    26 novembre 2011 08 h 48
    A quoi voulez-vous en venir ?

    D'après moi, quand on décide de faire un sondage c'est parce qu'on veut vérifier quelque chose et on dit ce qu'on voulait savoir.

    Et les résultats obtenus doivent être interprétés à la la lumière de cette hypothèse placée en contexte.

    Or ce n'est pas ce que fait faire LE DEVOIR.

    LE DEVOIR fait faire des sondages (un peu trop de sondages à mon goût) et révèle les résultats bruts sans les situer dans le contexte dans lequel ils devraient l'être pour que le lecteur puisse en comprendre la portée. On ne sait pas pourquoi ils les font faire parce qu'ils ne le disent pas.

    Ce n'est qu'une fois des données obtenues qu'ils vont demander l'opinion de certaines personnes considérées comme des experts et donc comme devant dire la vérité , aux yeux de certains,

    Et ils en font une nouvelle.

    A mon avis, en procédant de cette façon, LE DEVOIR n'informe pas convenablement parce qu'il ne tente pas d'éclairer une situation donnée. Il ne fait que multiplier les informations comme si elles se suffisaient par elle-mêmes.

    J'ai plutôtl'impression qu'en procédant de cette façon-là le journal entretient la confusion dans les esprits au lieu d'aider à y voir clair.

    Bref, je suis d'avis que LE DEVOIR, qui reste malgré tout pour moi le journal le plus sérieux du Québec, fait un mauvais usage des sondages.

    J'aimerais bien savoir s'il y a des gens qui partagent mon point de vue.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    26 novembre 2011 10 h 08
    Des commentaires que j'ai lu ici, on dirait que certains ne regardent pas à la bonne place, ou?
    J'ai lu le commentaire de quelqu'un ici dont je vais taire le nom et qui aurait besoin de l'adresse d'un bon optométriste pour se faire ajuster la vue. On peut aussi avoir une bonne vue et regardez à la mauvaise place, tout en faisant croire qu'il regarde à la même place que nous.

    Pour la question de la croissance économique, j'aimerais être éclairé à ce sujet. Certains parlent de création de richesse. Mais est-ce qu'on crée de la richesse en fabriquant de l'argent avec une presse? Sinon, est-ce qu'on crée de la richesse en prenant dans les poches des uns (99%) pour la mettre dans les poches des autres (1%)?
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  • FERNAND - Inscrit
    26 novembre 2011 10 h 09
    L'économie du PLQ.
    C'est intéressant de constater que 81% de la population du Québec est inquiète de l'état de l'économie.
    La population n'est pas inquiète sans raison.
    Bien sûr, sur la plan mondial, on nous inonde d'informations qui nous laissent perplexes. Des pays comme la France, l'Allemagne et surtout l'Italie qui ont des problèmes sérieux d'économie.
    Au Québec, la situation inquiète également.
    Le Plan Nord de Charest est en voie d'être le "Klondike" pour les puissants riches mais le peuple ne semble pas être bienvenu dans la distribution de la richesse parvenant de "notre" sol et sous-sol.
    Le gouvernement libéral de Charest n'a pas non plus fait les représentations nécessaires auprès du gouvernement Harper pour obtenir une part du projet milliardaire des navires qui a été attribué à la Nouvelle-Écosse et à la Colombie-Britannique mais rien à la Davies de Lévis.
    Donc adieu, développement de la main d'œuvre, développement de la haute technologie maritime, développement de l'économie locale et régionale.
    Il a tout lieu de croire que Charest s'accommode de la péréquation qui vient du fédéral mais le développement de l'économie et de la technologie qui pourrait remplacer la péréquation (le B.S d'Ottawa) ne semble pas le préoccuper.
    La corruption dans le domaine de la construction et l'évolution du crime organisé qui soutirent des milliards de dollars au peuple québécois à chaque année inquiètent également la population du Québec.
    Selon Charest, l'économie est bonne au Québec mais c'est pour un petit nombre de personnes, ciblé par ce gouvernement corrompu.
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  • Real Rodrigue - Inscrit
    26 novembre 2011 10 h 29
    Il y a de quoi s'inquiéter
    Il suffit de rester brancher aux nouvelles pour que la quiétude cède la place à l'inquiétude. Si je m'en tiens aux dernières nouvelles concernant le Plan Nord, il y a en effet de quoi s'inquiéter. Ce sont les experts des HEC qui le disent, et pas seulement le vigilant économiste Jacques Parizeau. En bref, l'impression générale c'est que les décideurs d'ici, nommément Charest, risque de brader les ressources au profit des investisseurs étrangers. Oui, c'est sans doute pour ce monsieur une tentative pour passer à l'Histoire, mais à quel prix pour les générations à venir ?
    Personnellement, ce qui m'inquiète le plus, c'est le peu d'intérêt des élites à promouvoir le bien commun. Les lobbystes réussissent à imposer les intérêts des compagnies pour lesquelles ils sont ingagés, alors que nos élus devraient décider en fonction d'un bien dont, je crois, ils n'ont même plus l'idée. Demandez leur ce qu'est le bien commun, ils seront bouche bée ou ils diront n'importe quoi.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    26 novembre 2011 10 h 40
    Sondages oui, mais regardons aussi ce qui nous entoure.
    Dans bon nombre de familles, ce que je constate c'est que les salaires stagnent pour ainsi dire et que le coût de la vie augmentent. Il y a la nourriture qui augmente. Il y a le coût des services qui ne cessent pas eux aussi d'augmenter. Tout bien considéré, nul besoin d'être la tête à Papineau finalement pour comprendre que la population ne cesse de s'appauvrir.

    De là à faire l'extrapolation avec l'état de l'économie mondiale, il n'y a qu'un pas très facile à faire. De plus en plus, les gens sont en train de gérer, pour ainsi dire, la décroissance dans chacune de leur cuisine. Il y a un certain aveuglement des entreprises au Québec qui continuent d'augmenter les frais de services, indépendamment de la situation qui prévaut. Présumons à la limite que des familles peuvent couper sur la nourriture pour conserver leurs services, attendant de frapper le mur.
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  • Joho - Inscrite
    26 novembre 2011 11 h 18
    Normal
    Il me semble que lorsqu'une population apprend que la corruption s'est installée à la tête du gouvernement et d'une multitude d'entreprises, que des sommes colossale d'argent public volé se retrouve dans leurs comptes en banque, que des syndicats se comportent en gang de motards sur les chantiers de construction, le plan nord et ses milliards, il est tout à fait normal que les gens se préoccupent d'économie, c'est dans l'ordre des choses.

    Il y a de quoi rester traumatisé lorsqu'on entend Jean Charest nous dire avec toute sa conviction feinte que le thème de la prochaine campagne électorale sera l'économie. On peut penser qu'il s'agit de trouver de nouvelles astuces sans plus.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    26 novembre 2011 12 h 08
    Ce qui aide Jean Charest: L'analphabétisation.
    «Toujours est-il que les chiffres sont là, inconfortables. Près de la moitié de la population active du Québec ne peut comprendre un simple article de journal. En plein 21e siècle. Et non: la situation n’est pas la même partout en Occident. Il faut prendre acte.» Nicolas Dickner

    http://voir.ca/chroniques/hors-champ/2011/11/16/de
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  • Observer - Inscrit
    26 novembre 2011 12 h 48
    C'est pas moi, c'est lui...snif!
    Au Québec de plus en plus de personnes sont malgré tout toujours plus instruites et éduquées. Hors à la lumière de la qualité des échanges sur la place publique on pourrait parfois en douter. Lorsque Mne Brochu parle de 'projets...porteur', 'instigateurs solides', j'espère qu'elle peut à d'autres moments être un peu plus pertinente car ça c'est le discours d'un vendeur de balayeuse (c'est beau du violon). Sur quoi s'appuie-t-elle pour parler ainsi? On me dira qu'il s'agit de sujets complexes et que madame a autre chose à faire. Bien. Mais si personne commence à s'expliquer convenablement, diable comment pouvoir comprendre?
    On pourrait remarquer que dans l'adversité, gestionnaires et décideurs deviennent rapidement adeptes du contournement, du vasage et du report sur le dos de quelqu'un d'autre. Pourquoi pas sur celui des médias tant qu'à y être? De par la multitude et la complexité des sujets à couvrir les médias tournent parfois les coins ronds mais par la vigilence les effets en sont cependant maîtrisables. Si malgré tout les médias sont si 'détestables', alors parbleu, prenez fermement la parole Mne Brochu. Gaz Métro est un organisme d'état. L'état possède Télé-Québec. On est tout à vous entendre. Allez-y et exposez correctement vos propos à la 'Point de mire' ou à la 'Henri Guillemin' nous entretenant de Napoléon. Prenez votre temps et soyez convainquante et précise. Abandonnez vos méthodes de 'semi-tarés' de la finance moderne et retrouvez donc des notions élémentaires de rhétorique. La population s'interroge et c'est très bien comme cela. Des réponses sont espérées et il appartient aux médias de les relayer. Responsables et gestionnaires faites votre boulot. Cela passe en premier par la capacité de tenir des propos cohérents et pertinents. Puis, si besoin, d'être disponible pour les expliquer convenablement. Rien à cirer des recettes de pâté chinois.
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  • Christian Ouellet - Inscrit
    26 novembre 2011 13 h 34
    chercher l'erreur
    Les Québécois sont d'ailleurs majoritairement très critiques de l'action du gouvernement de Jean Charest dans le domaine économique. Même si les libéraux ont été élus en promettant d'avoir «les deux mains sur le volant», 58 % des citoyens de la province sont convaincus que le gouvernement ne déploie pas suffisamment d'efforts et d'énergie pour «stimuler l'économie et la création d'emplois».
    pfff.

    un autre sondage.

    c'est un copier/coller d'un autre sondage.

    Pire, globalement, on s’aperçoit que 88% des personnes sondées étant susceptibles d’appuyer Françoit Legault ne sont pas intéressées par son programme. Parmi les raisons de voter pour ce parti, elles évoquent plutôt le désir de changement (32%), le désabusement à l’égard des autres partis (19%) et la nouveauté (sic) (17%).

    et dire que les québecois sont très préocupé par l'économie.

    vraiment on mérite le parti qui est au pouvoir
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  •  
  • Serge V. - Inscrit
    26 novembre 2011 13 h 46
    Voir les autres questions du sondage!
    Les Québecois se disent inquiet à 81% de l'économie du Québec pourtant 70% d'entre eux disent que l'économie ne se détériorera pas d'ici les prochains 12 mois et va demeurer stable??? une majorité, 64%, dit aussi qu'ils vont garder le même rhytme de dépenses de consommation ????Ils confondent, dans la première quetion, la situation en Europe et aux USA où les maisons ont perdues la moitié de leur valeur mais non leur hypothèque. Ici l'économie va bien même très bien depuis que le peuple a décidé de mettre de côté l'option séparatiste et cessé la menace de référemdums à répétition. Oui nous pouvons avoir confiance et continuer a dépenser au même rhytme.
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  • Assurancetourix - Inscrite
    26 novembre 2011 14 h 15
    Instabilité politique....
    Le Québec a joué, les 40 dernières années, la carte politique du chantage vis à vis du ROC: Vous nous donnez ceci ou vous faîtes cela ou nous quittons la Confédération...
    Beaucoup de gouvernements libéraux et conservateurs (Mulroney) ont répondu positivement à ce chantage...Et Québec a obtenu beaucoup d'avantages financiers et un poids politique supérieur au poids de sa population...

    MAIS C'EST UNE ARME À DOUBLE TRANCHANT...

    Ce qui peut marcher avec les politiciens qui ont constamment un oeil sur l'électorat, est très décourageant pour les investisseurs...Ces derniers regardent le tableau présent mais aussi futur...10 à 20 ans en avance....

    Dans les médias du ROC, en grande majorité, ce qui fait les manchettes venant du Québec, est en grande majorité relié au dossier constitutionnel et la séparation potentielle du Québec....Pas les petits faits quotidiens ou les chicaneries de la politique provinciale...

    Si vous devez investir 10 millions ou 10 milliards, vous voulez être sûr de l'endroit oû vont atterrir vos dollars...Tant que les grands titres entretiennent la possibilité d'une séparation, les investisseurs regardent ailleurs...

    Et statistiquement, le Qc reçoit 30% de moins d'investissements que le reste du Canda...

    FOD FOR THOUGHT!!!!
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  • Lise Moga - Inscrite
    26 novembre 2011 15 h 38
    L'inconcient collectif...
    Qui entretient toujours l'idée qu'ici au Québec, nous sommes exploités, que nous sommes malhonnêtes, que nous nous faisons avoir? A-t'on besoin tant que cela que ça aille mal?
    Pendant ce temps, au Canada, nous nous classons 6ième sur 28 au niveau de la corruption. Nous sommes parmi les pros.
    Si au Québec, ça va si mal, déménageons au Canada et nous redorerons nos blasons.
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  • toujoursopti - Inscrit
    26 novembre 2011 17 h 08
    La confiance ne connais pas?
    Avec tout le patinage artistique de Jean charest et son gouvernement depuis plus de deux ans, la population du Québec a perdu confiance dans ce gouvernement. Il ne faut pas chercher de midi à 14 heures pour le constater. Plus de 250 milles personnes on demandé sa démission, c'est par plaisir? Le côté amateur des décisions de compte-goutte prisent tout dernièrement au sujet de l'enquête sur la construction. Pourtant ce sont de gros sous que les citoyens du Québec on payé en trop. Et, quelques minutes avant son discour à l'assemblée des jeunes libéraux , ses minisrtes s'égosillaient a dire le contraire de ses intentions. C'est pas fort. Est'il possible d'avoir confiance à ce genre de polititiens? M. Charest à fait son temps et ses suiveux aussi. Le parti Québécois je n'en parle pas car, ils se sont toujours détruit par eux même. Tout dernièrement le plan nord fait à des mécontents partout, par manque d'information le gouvernement de Charest c'est mis encore une foi les pieds dans les plats. On peux-tu avoir confiance à ce gouvernement pour les prochaines années? Donner nos richesses non renouvelable, c'est une catastrophe, c'est pas dure à comprendre M. Charest. Au moins qu'ils paient pour. Dire qu'il y en a encore qui tape des mains quand le PM dis en chambre qu'il fait une bonne affaire. C'est désolant.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    26 novembre 2011 18 h 37
    L'économie et le séparatisme
    L'économie inquiète 81 % des Québécois du genre fédéraliste. Nous pouvons conclure que la balance, l9 % est du genre souverainiste, s'inquiètent de la constitution.
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  • jocelync - Inscrit
    27 novembre 2011 09 h 04
    Qui des spécialistes ou de la sagesse populaire a raison ?
    Sur quoi et sur qui peut-on se fier pour saisir la véritable situation financière dans laquelle nous nous trouvons collectivement ?
    Sur J. Charest et son gouvernement pour qui le gaspillage et la corruption constituent des maux nécessaires avec lesquels ils cohabitent assez bien.
    Avec les financiers du gouvernement qui investissent $80 milliards dans un projet improvisé au moment où la majorité des pays de la planète n'arrivent plus à trouver l'argent nécessaire pour refinancer leurs dettes non pas pour des projets mais uniquement pour pouvoir éviter la faillite.
    Se fier sur les agences de notation qui n'ont pas brillées par leur vigilance et qui aujourd'hui ne savent plus à qui s'en prendre: un jour c'est la Grèce, le lendemain l'Italie puis les USA, la France l'Allemagne...Ils ne s'en sont pas encore pris au Canada mais est-ce par professionnalisme à la base d'analyses sérieuses ?
    Comment se fait-il qu'on se sente aussi démunis face à cette catastrophe économique qui est en train de nous envahir à une époque où l'obsession pour la sécurité et la stabilité en est maladif ? Nos grands-prêtres de la finance seraient-ils contaminés par la cupidité engendrée par une trop grande proximité avec l'argent des autres ?
    La volonté des gouvernements de réduire leurs déficits pour pouvoir rembourser leurs dettes ne date pas d'hier mais toutes les tentatives se sont révélées infructueuses. Devant autant d'échecs sommes-nous mûrs pour la catastrophe ?
    Ce n'est certes pas ce que l'on enseigne dans nos joviales facultés d'économie mais 81% de la population peut-elle se tromper ?
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    27 novembre 2011 09 h 59
    @ Jocelync, bonnes questions.
    Il faut se demander si les spécialistes ne sont pas là pour dire que nos gourous vont bien et que les nouvelles qu'ils annoncent sont la manière de voir les choses? Il faut se demander si les spécialistes et nos gourous seront eux aussi pénalisés autant que nous si nous les suivons comme ils voudraient pour, au final, tombés dans un gouffre financier?

    Autrement dit, il y a peut-être des classes de la population qui ont des filets de sécurité que la sagesse populaire n'a pas en cas de désastre financier. Si on se fie à ce qui se passe ailleurs dans le monde, c'est très possible que ce soit la sagesse populaire qui aura à payer pour les pots qui ont été cassés.

    Les spécialistes, en suivant le mandat des politiciens, auront convaincus la sagesse populaire. Ensuite, il restera aux médias à déterminer que le problème est dans le fait que les pots cassés sont dus au fait que la sagesse populaire ont trop de privilèges et qu'il faut couper dedans. En bout de ligne, le filet de sécurité de vous savez qui n'aura pas du tout été touché par la déroute et son redressement.
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  • Roland Berger - Abonné
    27 novembre 2011 17 h 41
    De bonne augure
    Que les Québécois s'inquiètent de l'économie au-delà des mensonges des dirigeants politiques me semble de bonne augure. Peut-être cela signifie-t-il qu'ils développent l'habilité à distinguer lavage de cerveau et sincérité.
    Roland Berger
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  • Amsterdam - Inscrit
    28 novembre 2011 14 h 04
    inquiet
    quand on voit nos dirigeants dépensés dans toutes sortes de programmes comme si l argent poussait dans les arbres, que la seule solution qu ils ont afin de controler temporairement l'énorme déficit du QC est l'augmentation des taxes, de la TPS et des impots qui réduit le pouvoir d achat des Québécois. On subventionne tout des artistes aux corporations.. Le spectre de la séparation depuis 50 ans dont le débat et l energie est entre federalistes et separatistes au lieu d etre un debat sur les enjeux économiques du QC. en tout cas, le QC se dirige tout droit dans un mur de béton....
    Il faut se débarasser des libéraux qui sont incapable de prendre les décisions nécessaires afin de mettre les finances en ordre. On dirige pour s'accrocher au pouvoir, on ne dirige pas pour securiser l'economie du QC a long terme.
    et ce n est certainement pas le parti quebecois qui aura le culot de mettre les finances en ordre, ils sont aussi dépenseux que les libéraux...
    Il y a lieu de s inquiéter...
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    29 novembre 2011 09 h 00
    IL est normal de s'inquiéter...
    il n'y a que les naïfs, les optimistes béats qui ne voient jamais rien et qui pensent que tout va bien sur la planète. Pour eux nous sommes invincibles et rien de ce qui arrive ailleurs peut nous arriver...
    Au Québec nous avons une dette faramineuse qui devra se payer un jour...Plus nous retardons plus les intérêts montent en vitesse.

    En Europe, la France et l'Allemagne doivent commencer à REGRETTER
    d'avoir instauré une monnaie commune l'EURO...
    L'Angleterre (eh! oui les anglais) doivent se féliciter
    de ne pas avoir accepté l'EURO...
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