UPAC: Robert Lafrenière minimise les tensions internes
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Robert Lafrenière aux côtés des responsables de l’Escouade Marteau de la Sûreté du Québec, de la Régie du bâtiment, du ministère des Affaires municipales, de l’Agence de revenu du Québec et de l’Unité anticollusion.
Le commissaire à la lutte à la corruption Robert Lafrenière assure que «tout va très bien» à l’UPAC, malgré les reportages faisant état de tensions au sein de l’unité ou d’enquêtes qui seraient ralenties pour diverses raisons.
Au cours d’une rencontre avec la presse, aujourd'hui à Montréal, aux côtés de cinq responsables de l’Escouade Marteau de la Sûreté du Québec, de la Régie du bâtiment, du ministère des Affaires municipales, de l’Agence de revenu du Québec et de l’Unité anticollusion, M. Lafrenière a aussi assuré qu’il ne cherchait à protéger personne qui pourrait être visé par une enquête ou un signalement.
«Il fallait que je rectifie certaines choses, entre autres le dossier qu’on protège des pouvoirs publics en discartant des dossiers, en cachant des dossiers. Ça, c’est très grave. Ça met mon intégrité en jeu; ça met l’Unité permanente anticorruption en jeu et il n’en est pas question. C’est faux», a-t-il tonné.
«Il n’y a aucun dossier qui est exclu, tassé ou discarté. Personne n’est à l’abri», a-t-il encore assuré.
Témoignages anonymes déplorés
Il a déploré les témoignages dans les médias émanant de personnes anonymes qui ont dénoncé le fonctionnement interne de son Unité permanente anticorruption, notamment sur les frictions entre policiers de la SQ et du Service de police de la ville de Montréal. «À quoi ça sert de débattre dans l’espace public de la régie interne de mon organisation?» s’est-il demandé à voix haute.
«À chaque fois que l’UPAC est interpellée et qu’on nous attaque, on nous distrait de notre mission première, qui est de lutter contre la corruption. Et qui en profite? Les corrupteurs et les fraudeurs qui fraudent l’État», a-t-il ajouté.
Il affirme que cela n’est pas le but visé par les médias qui font état de ces tensions internes à l’UPAC ou de ces témoignages d’insatisfaits, mais que la résultante est que l’unité anticorruption est ainsi dérangée, distraite de son travail.
Ajustements internes
Comme il l’avait fait la semaine dernière, par voie de communiqué, le commissaire Lafrenière banalise ces tensions internes, en disant que toute nouvelle organisation qui doit réunir des gens provenant de différentes organisations vit une période d’ajustement, puisque ces personnes arrivent avec leur culture organisationnelle propre, leurs façons de faire.
Il fait même état d’«échanges de renseignements qui vont au-delà de nos espérances», contrairement à ce que certains médias ont rapporté. Ceux-ci rapportaient plutôt un certain climat de méfiance et de manque de communication entre les différentes organisations réunies sous l’égide de l’UPAC.
Le commissaire Lafrenière a même attribué à de la vengeance le fait que certains parlent anonymement aux médias. «J’ai pris des décisions de gestion qui n’étaient pas populaires» et c’est probablement pour cette raison qu’il «y a des gens qui se vengent de ça», a-t-il avancé, sans donner de nom.
Visiblement irrité de ces fuites policières dans les médias, il a souligné que pour entrer dans un service de police, l’agent doit prêter serment et un serment de discrétion. Il a aussi laissé entendre que ces policiers frustrés parce que les enquêtes ne débouchent pas assez vite — ou pour d’autres raisons — n’ont peut-être pas un portrait d’ensemble. «Des fois, le gars de terrain peut ne pas tout voir», a lancé M. Lafrenière.
170 employés
Le commissaire Lafrenière en a aussi profité pour faire le point sur les effectifs de son Unité permanente anticorruption, indiquant qu’elle compte actuellement 170 personnes et qu’elle doit en employer ultimement 200.
Quant à savoir quand les enquêtes vont aboutir et permettre de déposer des chefs d’accusation dans des dossiers de collusion ou de corruption, M. Lafrenière et Denis Morin, responsable de l’Escouade Marteau, ont encore une fois invité à la patience. Ce sont des dossiers complexes à analyser et sur lesquels enquêter, ont affirmé les policiers d’expérience.
Au cours d’une rencontre avec la presse, aujourd'hui à Montréal, aux côtés de cinq responsables de l’Escouade Marteau de la Sûreté du Québec, de la Régie du bâtiment, du ministère des Affaires municipales, de l’Agence de revenu du Québec et de l’Unité anticollusion, M. Lafrenière a aussi assuré qu’il ne cherchait à protéger personne qui pourrait être visé par une enquête ou un signalement.
«Il fallait que je rectifie certaines choses, entre autres le dossier qu’on protège des pouvoirs publics en discartant des dossiers, en cachant des dossiers. Ça, c’est très grave. Ça met mon intégrité en jeu; ça met l’Unité permanente anticorruption en jeu et il n’en est pas question. C’est faux», a-t-il tonné.
«Il n’y a aucun dossier qui est exclu, tassé ou discarté. Personne n’est à l’abri», a-t-il encore assuré.
Témoignages anonymes déplorés
Il a déploré les témoignages dans les médias émanant de personnes anonymes qui ont dénoncé le fonctionnement interne de son Unité permanente anticorruption, notamment sur les frictions entre policiers de la SQ et du Service de police de la ville de Montréal. «À quoi ça sert de débattre dans l’espace public de la régie interne de mon organisation?» s’est-il demandé à voix haute.
«À chaque fois que l’UPAC est interpellée et qu’on nous attaque, on nous distrait de notre mission première, qui est de lutter contre la corruption. Et qui en profite? Les corrupteurs et les fraudeurs qui fraudent l’État», a-t-il ajouté.
Il affirme que cela n’est pas le but visé par les médias qui font état de ces tensions internes à l’UPAC ou de ces témoignages d’insatisfaits, mais que la résultante est que l’unité anticorruption est ainsi dérangée, distraite de son travail.
Ajustements internes
Comme il l’avait fait la semaine dernière, par voie de communiqué, le commissaire Lafrenière banalise ces tensions internes, en disant que toute nouvelle organisation qui doit réunir des gens provenant de différentes organisations vit une période d’ajustement, puisque ces personnes arrivent avec leur culture organisationnelle propre, leurs façons de faire.
Il fait même état d’«échanges de renseignements qui vont au-delà de nos espérances», contrairement à ce que certains médias ont rapporté. Ceux-ci rapportaient plutôt un certain climat de méfiance et de manque de communication entre les différentes organisations réunies sous l’égide de l’UPAC.
Le commissaire Lafrenière a même attribué à de la vengeance le fait que certains parlent anonymement aux médias. «J’ai pris des décisions de gestion qui n’étaient pas populaires» et c’est probablement pour cette raison qu’il «y a des gens qui se vengent de ça», a-t-il avancé, sans donner de nom.
Visiblement irrité de ces fuites policières dans les médias, il a souligné que pour entrer dans un service de police, l’agent doit prêter serment et un serment de discrétion. Il a aussi laissé entendre que ces policiers frustrés parce que les enquêtes ne débouchent pas assez vite — ou pour d’autres raisons — n’ont peut-être pas un portrait d’ensemble. «Des fois, le gars de terrain peut ne pas tout voir», a lancé M. Lafrenière.
170 employés
Le commissaire Lafrenière en a aussi profité pour faire le point sur les effectifs de son Unité permanente anticorruption, indiquant qu’elle compte actuellement 170 personnes et qu’elle doit en employer ultimement 200.
Quant à savoir quand les enquêtes vont aboutir et permettre de déposer des chefs d’accusation dans des dossiers de collusion ou de corruption, M. Lafrenière et Denis Morin, responsable de l’Escouade Marteau, ont encore une fois invité à la patience. Ce sont des dossiers complexes à analyser et sur lesquels enquêter, ont affirmé les policiers d’expérience.
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