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L'UPAC perd Louis Dionne

Le directeur des poursuites criminelles et pénales devient juge à la Cour du Québec

Robert Dutrisac   18 novembre 2011  Québec
Louis Dionne<br />
Louis Dionne
Québec — Celui qui est responsable de donner suite aux enquêtes de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), Me Louis Dionne, a quitté ses fonctions. Le directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a été nommé juge de la Cour du Québec à la Chambre criminelle et pénale à Québec.

Nommé DPCP en 2007, Louis Dionne part avant la fin de son mandat qui prenait fin en 2014. Me Dionne est le premier titulaire de ce poste créé pour assurer au fonctionnaire chargé de déposer et d'administrer les poursuites criminelles et pénales une plus grande indépendance du pouvoir politique. Auparavant, le procureur général, un élu, était le responsable.

Il est impossible ne pas faire de lien entre ce départ et les tensions vécues par Louis Dionne avec les procureurs dont il avait la charge. Lors des négociations pour le renouvellement de la convention collective des procureurs, l'Association des procureurs aux poursuites criminelles et pénales (APPCP) avait réclamé en février la démission de Louis Dionne, affirmant que le lien de confiance avec celui-ci avait été rompu.

Les procureurs reprochaient au DPCP ne pas avoir exigé du gouvernement qu'il améliore leur pénible situation. Après quelques jours de grève, le conflit s'est conclu par l'adoption d'une loi spéciale imposant le retour au travail et la convention collective.

C'est en prenant connaissance de la liste fournie par le comité de sélection des juges que Jean-Marc Fournier a appris que son bras droit en matière de poursuites avait posé sa candidature à ce poste, a soutenu le ministre. M. Fournier a reçu cette liste à la fin août; ça fait donc plus de deux mois et demi qu'il savait que Louis Dionne avait postulé.

Jean-Marc Fournier n'a pas hésité à recommander sa nomination comme juge au Conseil des ministres, hier. «Quand j'ai vu cette recommandation, je ne me suis pas posé beaucoup, beaucoup, beaucoup de questions sur ses compétences parce que je le connais», a-t-il dit. Avant d'être nommé DPCP, Louis Dionne avait été sous-ministre à la Justice et sous-ministre à la Sécurité publique.

C'est au début de mai que le poste à pourvoir a fait l'objet d'une publication dans le Journal du Barreau. Louis Dionne avait jusqu'au 27 mai pour se porter candidat.

La porte-parole de l'opposition officielle en matière de justice, Véronique Hivon, estime que Louis Dionne était «dans une position très inconfortable» à la suite du conflit avec les procureurs. La députée de Joliette s'est dite inquiète des conséquences de cette nomination sur la bonne marche des procédures, notamment les poursuites qui pourraient découler des enquêtes de l'UPAC. «Il y a un grand risque» que les procédures soient retardées, estime-t-elle. Selon la députée, la personne qui remplace le DPCP par intérim n'aura pas la même autorité qu'une personne nommée pour sept ans.

Louis Dionne est remplacé de façon intérimaire par son directeur adjoint, Me Alain Perreault. En vertu de la Loi sur le DPCP, un comité de sélection, formé par le ministre, où figure notamment son sous-ministre et des membres du Barreau, fournira «sans tarder» une liste de candidats que le comité a rencontrés et qu'il juge aptes à exercer la charge de directeur.

Rappelons que lors des auditions de la commission Bastarache, Louis Dionne, témoignant à titre d'ancien sous-ministre à la Justice, avait contredit la version de l'ancien ministre de la Justice, Marc Bellemare. Celui-ci affirmait qu'il avait mis au courant le sous-ministre des intenses pressions dont il était l'objet pour la nomination de juges. En concluant son témoignage, Louis Dionne avait affirmé que dans l'ensemble, même s'il n'est pas parfait, le processus de nomination des juges fonctionne bien. «Il n'y a pas de système parfait. Là où il y a de l'homme, il y a de l'hommerie et il y en aura toujours», avait-il souligné.   
 
 
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  • Chantal_Mino
    Abonné
    vendredi 18 novembre 2011 05h38
    Suite 2 : Vous voulez un exemple frappant et récent des valeurs promus par nos élus clé en mains...et bien en voilà un beau
    C’est comme Arthur T. Porter, directeur du CUSM. Voyons ... c’est normal et réaliste d’avoir 2 postes de 35 heures et plus par semaines en même temps, et d'avoir les 2 salaires qui vont avec, un aux Bahamas et un autre à Montréal. Il semblerait que la machine à télétransporter existe au PLQ. Comme notre cher ministre de la santé M. Bolduc qui délègue tout au PPP dans notre dos dit : «Un directeur général ne fait pas un voeu de pauvreté». Vraiment! Je crois qu’il est sérieusement temps que la population québécoise montre à ce 1% la différence entre générosité et stupidité, car ils ne connaissent que le deuxième.

  • François Dugal
    Abonné
    vendredi 18 novembre 2011 07h38
    Perte
    C'est une grosse perte, mais pour qui?

  • Annabella Durocher
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 09h02
    UPAC une vraie farce
    Franchement, UPAC c'est une vraie farce.

    Bien des gens dans le gouvernement Charest entrent par la porte de devant, ressortent par la porte de derrière pour repasser par la porte de devant.
    Comment voulez-vous avoir confiance, tout ce petit monde chevauchent un peut partout dans tous les Ministères même celui de la justice. Très polivalents les Ministres du Gouvernement Charest

  • Jean Le May
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 09h25
    Anodin ?
    Celui par qui les accusations devaient venir dans les cas de corruption, de collusion dans les contrats gouvernementaux et autres financements politiques s'en va...Au dire du ministre "¨ca n'a pas été bien bien long" à retenir sa candidature au poste de juge.Ca n'a pas dû être ben ben long non plus à retenir sa joie.
    On me dira par après que le politique et le judiciaire, ca ne cohabite pas. Tout cela n'augure rien de bon pour la suite des choses.
    Les cercles du pouvoir semblent bien huilés...

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    vendredi 18 novembre 2011 09h47
    Confiance en la Justice
    Mais qui fera confiance au juge Dionne ?

    N'est-il pas une créature de Jean Charest ?...

    La Justice québécoise est sous le contrôle du politique, malgré les conclusions de la Commission Bastarache.

    Tout ce que fait le PM n'est que du bidon et ne sert qu'à jeter de la poudre aux yeux.

    Il en fait trop et ses conseillers politiques devraient être remercier, à moins que ce soit Desmarais le grand organisateur de toutes ces arnaques.

  • Carole Dionne
    Inscrite
    vendredi 18 novembre 2011 11h11
    Pour service rendu?
    Il n'a pas calé Me Bellemare pour des peanuts. Un témoignage comme le sien, c'est presque impossible. Donc, le retour de l'ascenseur de Jean Charest. Et comme juge, comment va-t-il être? Un autre retour d'ascenseur? Bien de la misère avec la magistrature pour les avoir connus de près ( palais justice de Montréal)

  • kfs78
    Inscrite
    vendredi 18 novembre 2011 11h11
    Délais...
    Nous apprenons que Louis Dionne est nommé juge. "Mais qui l'eut cru" dit-elle avec sarcasme….

    Mais ils nous prennent pour des cruches.

    On se demandait pourquoi rien ne se passait au DPCP, pourquoi aucune accusation n'était déposée, et cela, même si des dossiers étoffés étaient sur le bureau de Me Dionne depuis des lunes. Et bien, on a la réponse aujourd'hui.

    Dionne avait accepté un mandat de 7 ans au DPCP. 7 ans. Et, deux ans après, il décide comme ça qu'il veut être juge??? Laissez-moi rire. Son bon ami JJ a certainement dû le lui proposer via un beau Post-It jaune... Et, comme le hasard fait bien les choses, cette nomination fait en sorte qu'encore une fois il y a des délais dans le dépôt d'accusations dans le dossier de la corruption et de la collusion. EUH…….

    On n'est pas sortis du bois comme dirait l'autre, hein?? J'ai bien hâte de voir qui Fournier et JJ trouverons pour remplacer Me Dionne… un escargot??? Sans parler que ce n'est pas demain que ce remplacement sera fait.

    Autres délais en vue.

    Ajoutez à cela les nombreux malaises à l'UPAC et ce qui semblent être des jeux de coulisses entre la commission d'enquête, (voir La Presse de ce matin), ce n'est pas demain la veille qu'il va se passer quoi que ce soit dans ces dossiers. JMF et JJ vont s'assurer de cela.

  • Jean Peupu
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 11h27
    de toute facon
    ca donné quoi a date? même pas des menés! a part la gagne de que la seule chose qui ont trouvé a date c est une job en autant qu il se prosterne le PM qui fait tout en son pour que cette farce monumentale tourne en rond et ce temps la corruption

  • Sator
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 11h31
    le diner de cons provincial
    jean charest a invité la populasse a son diner de cons provincial croyant a tort que nous allons tous croire ce qui sort de sa bouche

  • TRIPOD
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 11h38
    Étrange coïncidence ...
    Étrange coïncidence, après le renvoi de Duchesneau par Lafrenière, promotion de Louis Dionne recommandé par Jean-Marc Fournier !

    On voit bien que Charest a toujours les "deux mains sur le volant" et qu'il va TOUT faire pour étirer la sauce et protéger ses P'tits ZAMIS ! Assez que, malgré le fait qu'il se défende avec véhémence d'avoir quoique ce soit à voir avec ces "magouilles" de ses collaborateurs, la suite d'évènements "fortuits" des derniers temps nous fait, de plus en plus, nous poser des questions à son sujet ! Il se passe vraiment des choses pour le moins étranges, comme si quelqu'un tentait de saboter sciemment tout le processus mis en place !

  • Louka Paradis
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 11h43
    Quid?
    Récompense pour esrvices rendus... Il a sauvé la peau de Charest lors de la commission Bastarache, alors c'est un retour d'ascenseur. Ça n'augure rien de bon pour la réputation de la magistrature et pour la suite de la commission Charbonneau. On dirait bien que ce triste sire a lui aussi, comme son mentor, la conscience élastique...

    Tout ce qu'on a appris depuis la commission B (comme bouffonnerie) nous a illustré noir sur blanc que Marc Bellemare avait raisonl

  • Jeannot Duchesne
    Abonné
    vendredi 18 novembre 2011 13h02
    Pour de loyaux services.
    Et oui, la nomination des juges n'est plus politique. Est-ce qu'il y a eu des résultats probants avec cette Unité permanente anticorruption (UPAC)?


  • Abonné
    vendredi 18 novembre 2011 17h16
    Les hommes de main
    Au hockey, on les appelle les goons, ils font écrans devant les bons joueurs. Ils les rentrent dans bande. En politique et en justice, ils sont sous-ministre, directeurs. Ils s'appellent Louis Dionne ou Robert Lafrenière. Ils tassent les bons procureurs et les bons policiers dans le coin de la patinoire pour les empêcher de compter. Comme récompense, ils seront nommés juges et finiront honorables.

    Ils font ça pour obéir à quel code d'honneur? Surement pas à celui de leur serment d'office. De bien petits hommes! pour protéger d'autres petits hommes...

    Gérard Côté

  • l poisson
    Inscrit
    vendredi 18 novembre 2011 22h49
    Un juge est-il tenu de témoigner devant une commission ?
    Me Dionne, directeur des poursuites, a témoigné devant la Commission Bastarache sur des faits pertinents à cette enquête parvenus à sa connaissance pendant son travail de fonctionnaire.

    M. le juge Dionne pourrait-il témoigner devant la Commission Charbonneau
    sur des faits pertinents à cette enquête parvenus à sa connaissance pendant son travail antérieur ?

    Le devoir de réserve de la magistrature pourrait-il clore le bec à cet acteur important ? Je l'ignore. Bref est-ce une nomination en forme de déchiqueteuse?
    Répondez-moi sur un post-it

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 19 novembre 2011 10h26
    Dionne nommé juge
    Après de si précieux services rendu au bureau du Premier-ministre il reçoit sa récompense. Aucun dossier de Marteau ou autre enquête n'a atteint une cour provinciale. Son bureau doit être plein de dossiers à suivre, n'est ce pas monsieur Fournier, ministre de la Justice sans préjudice.

  • Monsieur Brodeur
    Inscrit
    samedi 19 novembre 2011 19h26
    détruire l'état et la justice.
    Et je rajouterais ruiner le québec. C'était le mandat qu'avait JJ le fédéraliste, dans le but de nuire à la souveraineté inéluctable du peuple québécois. Il y parvient très bien, malheureusement.

    Mais le peuple n'a pas dit son dernier mot dans cette histoire. Nous serons nombreux à rejeter ce qu'il advient de notre province, conquise sous une fausse représentation et des menteries à profusions. Lorsque tout se saura...

    Ceux qui possèdent encore un peu d'honneur devraient se regrouper pour mieux affronter le mal qui nous ronge, le pouvoir et l'argent sale du politique, celui de certain médias(et journalistes dépourvus d'éthique) et des lobbyistes, ceux qui nous corrompt et nous aliène. C'est en haut de la pyramide que le changement devrait se faire. Sinon.. la pyramide fini toujours par se renverser, c'est bien connu, et c'est pas beau à voir..

    En tout cas, moi je décroche. Ce nouveau post-it me donne la nausé. (J'espère, en disant cela, ne jamais devoir être jugé par lui...)

  • toujoursopti
    Inscrit
    dimanche 20 novembre 2011 12h13
    Surpris?
    Gratte moi le dos et plutard ce sera ton tour. Pôvre de nous qui croyons encore à ce bon gouvernement libéral limpide. La politique à son meilleur.

  • Poirier Sylvie
    Inscrite
    dimanche 20 novembre 2011 23h55
    Détruire l'état et la justice.
    Je suis heureuse de vous lire Monsieur Brodeur. Vous avez entièrement raison. En 1995, selon wikipédia, Jean Charest, C.P., LL.B., M.A.N. (né le 24 juin 1958 sous le nom de John James Charest) est un avocat et homme politique québécois. Il a été vice-premier ministre du Canada du 25 juin 1993 au 3 novembre 1993 puis chef du Parti progressiste-conservateur fédéral de 1993 à 1998. Il s'est notamment fait connaître au Québec comme vice-président du comité du « non » lors du référendum québécois de 1995. Il dirige le Parti libéral du Québec depuis 1998 et occupe la fonction de premier ministre du Québec depuis l'arrivée au pouvoir de son parti à l'élection de 2003.

    À l'audience du 14 septembre 2010
    Après cette rebuffade, M. Bellemare en a subi une autre, a-t-il raconté: on lui a imposé un nouveau chef de cabinet, Louis Dionne, proche de Jacques Dupuis et aujourd'hui directeur des poursuites criminelles et pénales.
    14h29: Marc Bellemare explique pourquoi il a été irrité de la nomination de Louis Dionne comme sous-ministre de la Justice.
    En fait, aujourd'hui, je coprends davantage ses propos.

  • M. Miclot
    Inscrit
    lundi 21 novembre 2011 22h48
    Une perte de poids, c,est flagrant
    «Il n'y a pas de système parfait. Là où il y a de l'homme, il y a de l'hommerie et il y en aura toujours», avait-il souligné.

    Remarque brillante et originale surtout , il aurait pu rajouter là où il y a des cons, il y a de la connerie.

    De toute façon , on aimerait bien savoir ce que fait l'UPAC à part pomper l'argent public.

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