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Construction - Des immigrants sous-représentés, comme les femmes

Le Québec accuse un sérieux retard au Canada

Marie Laberge   16 novembre 2011  Québec
Selon Mme Lemieux, persuader les immigrants d'aller en formation est déjà tout un contrat. Après, ce sera à la CCQ de devenir une sorte de «protecteur de l'immigrant» en empêchant une embauche discriminatoire.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Selon Mme Lemieux, persuader les immigrants d'aller en formation est déjà tout un contrat. Après, ce sera à la CCQ de devenir une sorte de «protecteur de l'immigrant» en empêchant une embauche discriminatoire.

À retenir

    Née à Québec en 1950
    Écrivaine et femme de théâtre, Marie Laberge compte à son actif plus de vingt pièces jouées au Québec et en Europe. Depuis ses débuts littéraires avec Juillet, il y a une vingtaine d’années, ses dix romans, dont sa trilogie Le goût du bonheur, ont connu un franc succès au Québec. Son roman épistolaire Des nouvelles de Martha prendra fin en décembre.
    Dernier livre paru: Revenir de loin (Boréal, 2010)

Profitons de ce que Statistique Canada — cette noble maison en perte de moyens depuis les changements apportés au recensement — ait encore des chiffres certains à nous offrir et attaquons de front: au Québec, en 2006, le taux d'immigrants qui ont intégré le milieu de la construction est d'à peine 6 %. Ailleurs au Canada? C'est nettement mieux. L'Alberta touche le 12 % et l'Ontario peut fanfaronner avec un 26 % impressionnant. Le Nouveau-Brunswick est le seul à réussir un score plus maigre que le nôtre avec 3 %.

Au Québec en 2006, 50 % de la croissance de la population vient de l'immigration.

Faites le calcul...

Ces chiffres, fournis par la Commission de la construction du Québec (CCQ) dont la présidente Diane Lemieux nous a parlé, ne sont pas qualifiés de glorieux ou d'encourageants. On a de la planche à varloper pour intégrer nos immigrants sur les chantiers! Au moins autant que pour les femmes, le sort des uns étant étrangement semblable à celui des autres. À tel point que la comparaison est tentante et que la question s'impose: le milieu de la construction est-il un reflet fidèle de la société québécoise ou est-il une version plus crue et non vernie de nos préjugés?

En conférence devant les milieux syndical et patronal, Diane Lemieux nous a raconté avoir sorti cette boutade: «Le milieu de la construction est encore un milieu d'hommes hétérosexuels, blancs et catholiques.» L'humour contenant toujours une part de vérité, est-ce une blague ou une manière habile de définir un club privé de mâles dominants où la différence n'est pas un ajout, mais un manque?

Monsieur Aldo Paolinelli, président de la CSN-Construction, a utilisé cette formule: «On n'est pas tous des brutes! Et il va y en avoir moins lorsqu'il y aura plus de femmes.»

Les femmes, on le sait, ont fait les frais d'une intégration ardue qui reste incomplète à ce jour. Force est de constater que les immigrants n'auront pas plus de passe-droit. Les trois étapes d'accession à l'emploi sont autant d'écueils: tout d'abord, la formation, ensuite l'embauche, pour accéder à la dernière étape — et non la moindre — rester.

Selon Mme Lemieux, persuader les immigrants d'aller en formation est déjà tout un contrat. Après, ce sera à la CCQ de devenir une sorte de «protecteur de l'immigrant» en empêchant une embauche discriminatoire. À ce sujet, Yves Ouellet, directeur général de la FTQ-Construction, nous dit voir dans le projet de loi 33 éliminant le placement syndical un problème supplémentaire, pour ne pas dire un frein majeur à l'emploi des immigrants. «Entre Tremblay et Gonzales, qui vous pensez qu'ils vont choisir?» La réponse de la CSN à cet argument est assez juteuse: «S'ils peuvent faire la différence, comment ça se fait qu'il n'y a pas plus d'immigrants sur les chantiers?»

En fait, aucune étude des causes, aucune statistique des détails de cet état des choses ne sont disponibles. Ce qui en dit long sur notre empressement à comprendre... «À la CCQ, il n'existe rien pour l'intégration des immigrants, et ce, malgré les déclarations», nous a dit M. Paolinelli.

La dernière étape du parcours — rester — est aussi critique que les autres. Comment passer du statut d'immigrant à celui de résistant? Parce que la dureté de l'intimidation est réelle. Et elle est d'autant plus perfide qu'elle est souvent inconsciente. Elle peut même être totalement non intentionnelle. «Les préjugés que l'on retrouve un peu partout dans la société sont un peu plus concentrés dans l'industrie de la construction», soutient Aldo Paolinelli qui connaît la chanson, étant lui-même un immigrant.

Le parallèle avec les femmes dans l'industrie de la construction pourrait bien hanter la suite des choses. Il n'y a pas de miracle: tant que la société est inconsciente, tant qu'elle répercute ses préjugés et se permet d'intimider en chargeant sur la différence comme des taureaux sur du rouge, les immigrants, les femmes, les «pas pareils» seront rangés en rangs serrés en bordure du banquet et ils mangeront des miettes.

Nos immigrants, nos pareils, nos frères méritent mieux. Et nous méritons mieux comme société, j'en suis certaine.
 
 
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  • Assez merci - Inscrit
    16 novembre 2011 03 h 27
    Pas charier.
    Rien contre les immigrants mais il existe des faits, des compréhensions.

    Les immigrants qui nous arrivent de Haiti, d`Asie, pays arabes et là ou il fait chaud, ne veulent pas travailler au froid sur la construction et c`est un fait.
    Leur métabolise est ainsi fait....

    2e ment: Sans leur faire un reproches, faire construire une maison par des gens venus d`ailleurs prendra beaucoup plus de temps car ils ne sont pas vite comme l`exige le monde de la construction.
    Ca roule pour construire, il fait froid au Québec et un autre fait, la majorité ne sont pas intégrés et ne le veulent pas non plus, ils sont bien ensembles...
    Quoi qu`en disent nos élus et raconteurs de belles histoires, c`est le monde ordinaire.
    On est pas pareil, on mange pas pareil, on danse pas le rigodon ensemble et on fête pas pareil....

    Faut être réaliste aussi....pas juste rêver que nous sommes tous pareils et égaux
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  • Marc Lemieux - Inscrit
    16 novembre 2011 04 h 16
    Note statistique
    ''Profitons de ce que Statistique Canada — cette noble maison en perte de moyens depuis les changements apportés au recensement — '' pour ceux qui connaissent les statistiques et les mathématiques, il suffit de 400 personnes pour mesurer à peu près tout ce qu'on veut, 2500 permettant d''avoir une image très fidèle et au delà uniquement pour connaitre les disparités régionales (12,000 personnes), s'il y en a, il est totalement inutile d'interroger des millions de gens, un échantillon statistique de population est REPRÉSENTATIF de la population totale, par une courbe de loi normale.

    D'ailleurs vous verrez qu'après 2500 personnes interrogées les résultats changent très peu, la règle est la même pour le recensement.

    Marc Lemieux
    B.A.A, Psychanalyste
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  • Marc Lemieux - Inscrit
    16 novembre 2011 04 h 37
    régression ou progrès
    En Europe les gens de la construction sont presque tous des immigrants, on dit que ce n'est pas normal là bas et que c'est discriminatoire. Mais ce n'est pas tellement important, d'ici quelques semaines le visage du Québec et du Canada va changer via les lois Harper, les articles comme celui ci vont ils disparaitre? Autre temps autre moeurs, est ce notre époque ou la suivante qui aura eu raison? problème de philosophie ou raisonnance politique? Ou que les temps changent pour redevenir ce qu'ils étaient, régression ou progrès? L'ordre qui nait du chaos ou l'inverse? Repensez à cela dans un an.

    Marc Lemieux,
    B.A.A, Psychanalyste
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  • Jean V. - Inscrit
    16 novembre 2011 07 h 40
    @ M. Lemieux
    Votre commentaire est-il si faible que vous vous sentez obliger de dire que vous êtes Psychanalyste? Ce que vous dites, moi, simple citoyen, je le dis depuis longtemps, pas obliger par manque de confiance de m'inventer un job. Tout nait, tout meurt, tous se brisent, tous se réparent, mais là où vous perdez votre crédibilité, Harper via les lois, vous faites passer vos peurs sous la couverte de votre pseudo métier.
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  • Marc Lemieux - Inscrit
    16 novembre 2011 08 h 20
    @ Jean V
    Je suis psychanalyste mais je n'exerce pas, je ne me l'invente en rien, posez moi des questions techniques et vous verrez, c'est juste pour donner de la crédibilité aussi car la psychanalyse ballait plus large que la psychologie.

    Ce que vous ne supportez pas par contre, c'est que Harper soit cité, car il est contre l'idée d'un certain Québec, ou vous ne partagez simplement pas ses idées. Je ne l'aime pas tellement vous savez, mais li a la poigne qu'il faut dans certains domaines c'est tout.

    Enfin il n'y a pas de peur, mais de l'anticipation, et de la réaction, aussi, et j'ai l'honnête, peut-être personnelle, de (me?) le dire. Car malgré l'humanisme je dois bel et bien dire que la société actuelle m'a rendu réactionnaire, mais c'est avec justement honnêteté personnelle que je me l'avoue et que je me sens plus libre, via l'insight que vous connaissez peut être, et je ne me sens pas seul, même si je ne prêche personne par contre. Tout psy vous dira que c'est quand les gens choisissent que les éléments fonctionnent.

    Car les illusions, comme les utopies, n'ont aucun avenir, première caractéristique de finalité, et la croyance, caractéristique d'effectivité. Mais pour faire plus pratique regardez bien le Québec dans moins d'un an, vous verrez une évolution.
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  • AGL - Inscrit
    16 novembre 2011 08 h 21
    Femme entrepreneure
    Monsieur B.A.A. psychanalyste et non statisticien, j'aimerais ajouté qu'en Europe, effectivement, les conditions de température sont infiniment plus douces. Monsieur Assez merci a raison et c'est un fait qui va plus loin : étant donné la pénurie de main-d'oeuvre, j'ai mis une annonce pour que les intéressés, MÊME SI NON FORMÉS (car normalement, je ne prends que les gens qui sortent de l'École de métier ou bien qui ont une expérience probante) SVP FAITES-MOI CONNAÎTRE VOTRE DÉSIR DE TRAVAILLER EN CONSTRUCTION ET JE PAIE VOTRE FORMATION - sans même les obliger à travailler pour moi. Un seul immigrant sur un faible taux de réponse de toute manière s'est manifesté - mais MA statistique, c'était 1 sur 20.

    Donc, oui, peut-être que les efforts à faire ne sont pas du côté des travailleurs de la construction - je suis une femme entrepreneur et à mon premier chantier en direction, j'avais peur de me faire traiter durement. J'ai eu affaire avec des gentlemen, des gars qui m'ont très bien traitée et lors de ma demande d'entrée à l'ACQ, on m'a dit être très heureux de m'accueillir, soulignant le manque de femmes. Moi, je n'avais rien dit.

    Lors de mes examens à la R.B.Q., à une de mes craintes, on m'a répondu: on serait bien contents que vous terminiez sans lâcher, car il manque de femmes.

    Non, les préjugés parfois, c'est vraiment d'une autre époque et c'est nous qui les intégrons trop fortement - pas besoin d'une psychanalyse trop poussée.

    CEPENDANT, j'ai eu deux nonos qui m'ont effectivement traitée de nunuche. Oui, mais avant, j'ai déjà été adjointe dans un grand cabinet d'avocats à Montréal et laissez-moi vous dire que là, c'était TOUS les jours que la misogynie se manifestait et de manière dégueulasse en plus.

    Merci à la R.B.Q.
    Merci à l'ACQ
    ET SURTOUT, MERCI aux gars de chantier, qui me traitent en princesse, qui m'aident sans chialer toute la journée, et qui, je le sais, aiment ce qu'ils font et ils ont bi
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  • Matemiste - Abonné
    16 novembre 2011 08 h 52
    Petite réflexion ?
    N'est-ce pas une situation systémique partout ? ...et dans les pays d'apartheid ? C'est quoi une juste représentativité ? Comment pourrait-on nous comparer à l’Alberta actuellement ?

    Ce que vous dites, en clair, c'est que les familles ne réussissent pas à obtenir du travail de qualité ! Sauf qu'on ne re-questionne jamais le fait que trop d’entreprises font de meilleures administration de la richesse des "actionnaires" quand ils libèrent leur masse salariale! "Ils gèrent bien"!!! N'est-ce pas cette "philosophie" du court terme qui devrait cesser???

    Il y a encore ces métiers où la différence entre les sexes à des conséquences directes avec le travail, il faut en parler aussi. Je voudrais bien vous voir transporter des feuilles de gypses, installer un comptoir, des fenêtres, démolir du béton au pic mécanique, ... Ce n'est pas impossible, sauf qu'il ne faut pas pousser l'intérêt, enfin. Dites-moi que vous en rêvez ?

    Le vrai problème c'est qu'il n'y a pas de création d'emploi motivant ou enrichissant, seulement des tâches répétitives. La vision du monde crocporatif se limitant à des allocations de tâches hiérarchisées voir déshumanisées pour centraliser le pouvoir dans un groupe supposément "sélect". Une "Élite" qui s'enrichit d'avantage avec la gestion de simples placements, ils ont l'impression que c'est du travail, une contribution sociale, je connait trop bien.

    Et les métiers plus intéressants pour les avantages féminin (supérieure à l'homme comme explique bien Socrate) son effectivement déficient: La direction des grandes banques et fonds collectifs, toutes les hautes directions, les mairies, en politique (le vrai pouvoir pas son spectacle) dans l'industrie du trading, même en corruption... mais surtout, parmi le 1%.
    Justement tous ces lieux névralgiques où beaucoup d'hommes on perdu le VRAI sens des valeurs... là où ça nous fait le plus mal collectivement.

    Stéphann Coulombe
    Constructeur, Promoteur, Entrepre
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  • Denis-Émile Giasson - Abonné
    16 novembre 2011 08 h 54
    À propos dee la construction.
    Une fausse impression: la CSN construction gardienne du bien et de la morale.
    La CSN construction n'est en rien différente des autres centrales et n'a jamais répugnée à utiliser les mêmes armes pour les mêmes fins: prendre le monopole du placement et de la représentation sur les chantiers, dans certains métiers ou occupations.
    Une autre fausse impression: les immigrants ne sont pas sur les chantiers là où il y a des immigrants disponibles. Certains métiers sont majoritairement tenus par les italiens dans les métiers de la truelle, les manœuvres et les journaliers. D'ailleurs l'essentiel des grandes entreprises de construction sont à capitaux italiens, bâties sur le dos de travailleurs italiens «importés» des régions défavorisées d'Italie. Les irlandais, entrepreneurs comme travailleurs, contrôlent la mécanique d'ascenseur...
    Les femmes et la construction: les femmes ne se bousculent pas au portillon des centres de formation professionnelle en construction. Plus nombreuse seront-elles, plus nombreuses accéderont-elles aux chantiers dans la mesure où les travaux seront physiquement moins pénibles.
    La construction doit être disciplinée mais elle ne sera pas en racontant des histoires et en jouant le jeu des fausses vierges offensées de la CSN que les journalistes de la grosse Presse et de la SRC se refusent de serrer d'aussi près que la FTQ et du Conseil des unions internationales.
    Madame Laberge: vous êtes dans le poêlon en train de frire sous le regard amusé de Paolinelli.
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  • NL - Inscrit
    16 novembre 2011 10 h 31
    Protection du public...
    ... telle est la mission de tout organisme public. Or, la protection du public passe par la formation et la compétence des travailleurs, comme dans n'importe quel domaine.

    Les chiffres ne veulent absolument rien dire si ceux-ci ne sont pas relativisés et remis dans leur contexte. Car, par exemple, un immigrant peut bien avoir les compétences requises pour construire des cabanes dans un pays où il fait chaud à l'année, mais si ses compétences ne sont guère adaptées au climat et à la réalité québécoise, il y a des gens qui risquent de geler en janvier.

    Donc, avant d'accuser l'industrie de la construction de tous les torts, la CCQ devrait peut-être arrêter de se regarder le nombril et commencer à offrir de la formation appropriée aux immigrants, si elle veut absolument augmenter le taux de chômage chez les citoyens québécois (non-immigrants).
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  • abelle - Inscrit
    16 novembre 2011 10 h 48
    Sous-représentation des immigrants dans tous les domaines: un fait avéré
    Ce n'est pas nouveau, que ce soit dans le domaine de la construction ou ailleurs, le Québec intègre moins ses immigrants que les autres provinces. De nombreuses études, statistiques.... etc.. l'ont déjà démontré!
    Ce qui est plus gênant, c'est la que la province est persuadée d'être la championne de l'ouverture d'esprit! un discours qui n'est pas démontré par les faits, malheureusement.

    M. "assez merci", je ne vois pas ce que l'hiver vient faire ici. Que je sache, la construction est plutôt au ralenti à cette période de l'année! Vous êtes vraiment à court d'arguments!
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  • Marc Lemieux - Inscrit
    16 novembre 2011 10 h 53
    @ AGL
    PS : je ne suis pas statisticien j'ai eu des cours de statistique
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  • Fabien Cishahayo - Inscrit
    16 novembre 2011 11 h 07
    Ca me rappelle une blague de Coluche
    Cet article de Mme Laberge présente des faits, décrit cliniquement une situation. Et le premier commentateur nous apprend que les immigrants asiatiques, Haïtiens ou des Arabes ne sont pas capables de travailler sous le froid canadien. Autrefois, il y avait une loi au Canada qui interdisait l'immigration des noirs pour motifs d'incompatibilité climatique. Faut croire que les noirs ont évolué parce que j'en suis un et... que j'ai survécu à 18 hivers. Sur les chantiers, les immigrants sont donc capables d’endurer le froid, surtout s’ils sont bien payés…

    Le commentateur nous apprend aussi ceci, à faire dresser les cheveux sur la tête de mon oncle chauve : ``… faire construire une maison par des gens venus d`ailleurs prendra beaucoup plus de temps car ils ne sont pas vite comme l`exige le monde de la construction``.

    Comment font-ils en Europe où ils utilisent des métèques sur les chantiers ? Hier, c’était des Italiens, des Portugais. Puis ce fut des Arabes, des Noirs, tout ça ! Sûrement que, depuis des décennies, les travaux durent une éternité. Et ceux qui, dans les usines de Montréal, font travailler les immigrants, même en hiver, gageons qu’ils y vont souvent avec le fouet, pour que ça ailler plus vite. Fouette, cocher… !

    Je me souviens de cette blague de l'humoriste français Coluche :`` C'était un type ordinaire, tu vois ce que je veux dire. Un type bien quoi ! Un type normal. Enfin, tu comprends, non! Un type normal : ni noir, ni arabe, ni juif. Un type normal``

    Le commentateur nous dit qu’il faut laisser les gens normaux entre eux, parce que les immigrants ne veulent pas s’intégrer et que de toute façon ils sont si bien entre eux. ``Quoi qu`en disent nos élus et raconteurs de belles histoires, c`est le monde ordinaire.
    On est pas pareil, on mange pas pareil, on danse pas le rigodon ensemble et on fête pas pareil.... ``

    Ca ne vous rappelle rien ? Si, si, ça vous rappelle quelque chose. Suivez mon regard vers l
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  • Malartic - Inscrit
    16 novembre 2011 14 h 31
    Et la carte de compétence?
    Je crois qu'on met de coté un point important. C'est cette carte de compétence qui permet l'embauchage sur les chantiers de construction. Un des paramètres pour l'obtention de cette carte de compétence est le temps en emploie sur un chantier de construction du Québec, reconnue par un syndicat, spécialement la FTQ. On m'engage pas n'importe qui sur les chantiers de construction du Québec, on commence par les artisans avec carte de compétence.
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  • Nasboum - Abonné
    16 novembre 2011 16 h 52
    @fabien
    Merci, M. Fabien, pour avoir pris le temps de mettre les points sur les i. Je voudrais ajouter: et la corruption dans l'industrie de la construction, est-ce un trait typiquement québécois? M. Assez merci, je ne suis pas sûr que vous lisez le bon journal.
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  • Bouchard François - Inscrit
    16 novembre 2011 17 h 41
    N'importe quoi
    1.La sous-représentation n'est pas le résultat (ou synonyme) de la discrimination. C'est un énoncé présenté comme une vérité, mais qui sert à justifier une réparation.
    2.En vertu de quel principe faudrait-il que chaque microcosme reproduise en proportion, l'image de l'ensemble de la société?
    3.Imputer la responsabilité de cet état de fait aux travailleurs de la construction est une grossière injure.
    4.Reproche-t-on aux infirmières la sur-représentations des femmes dans la profession?
    5.Oui les écrivains maîtrisent la plume, mais le journalisme professionnel est irremplaçable. Sur ces graves questions, il faut interroger la culture, l'histoire, l'anthropologie, etc. pour obtenir des réponses.
    6.Les programmes d'accès à l'égalité (ou au népotisme) favorisent des candidatures aux dépends de quel groupe de la société? Posez-donc la questio à Diane Lemieux...
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  • France Marcotte - Abonnée
    16 novembre 2011 19 h 31
    Quand c'est vous qui le dites

    D'autres ont dit ces choses ou les ont suggérées ou sous-entendues, mais d'une voix sans portée ou de façon décousue.

    Mais c'est quand elles sont dites, ainsi ramassées, par quelqu'un comme vous, de votre notoriété, que l'on peut supposer qu'elles pourront sérieusement à changer:
    "...tant que la société est inconsciente, tant qu'elle répercute ses préjugés et se permet d'intimider en chargeant sur la différence comme des taureaux sur du rouge, les immigrants, les femmes, les «pas pareils» seront rangés en rangs serrés en bordure du banquet et ils mangeront des miettes."
    Voilà.
    Car à quoi bon la notoriété si elle ne sert pas à faire avancer plus vite ce qui compte vraiment, l'équité, la justice.
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  • Jocelyne Gauthier - Inscrit
    17 novembre 2011 21 h 06
    Ça dépend des immigrants
    Les italiens ont travaillé comme manoeuvres ou maçons à leur arrivée après la guerre. C'était le premier groupe réel d'immigrants. Ils ont délaissé la reconstruction de l'Italie pour venir faire de l'argent ici, pas pour nos beaux yeux. Depuis, plusieurs d'entre eux ont fait de l'argent, pas toujours honnêtement (le groupe des 14 - tous italiens, ça vous dit quelque chose?). Ces gens sont souvent de la droite et souvent racistes, même s'ils nous traitent de racisme envers eux quand ils sont accusés de malhonnêteté.

    Les travailleurs étrangers ne les intéressent pas; c'est trop compliqué. Pourtant, dans d'autres milieux comme le médical, les Haîtiens entre autres sont très bien représentés: milieu infirmier, préposés aux bénéficiaires et techniciens,

    Je crois que les entrepreneurs en construction ont une grosse part de responsabilité dans l'engagement des immigrants: après tout, ce sont eux qui embauchent, pas les autres employés. C'est facile de dire que les ouvriers sont racistes, mais les employeurs eux, que font-ils?

    Les québécois sont toujours responsables de tous les maux selon certains, mais qui fraude, qui fait de la collusion, qui profite de l'argent des contribuables (ex: l'Ïle d'argent vendue à Montréal par un entrepreneur italien à fort prix: 4 millions 10 millions en crédits). Cette île est un dépotoir d'asphalte, de ciment et autre saloperie et il l'a vendue comme don écologique, et c'est tout le peuple qui l'a payée. Un don à 14 millions ? Un cadeau empoisonné, oui. Voilà un autre entrepreneur italien profiteur. A-t-il des employés venant de l'immigration, j'en doute.

    Je n'accuse pas tous les italiens d'être des voleurs, mais les entrepreneurs en construction italiens, oui, presque tous.
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