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Politique québécoise - L'échec de l'ADQ

Bernard Descôteaux   12 novembre 2011  Québec
La Coalition pour l'avenir du Québec de François Legault et l'Action démocratique du Québec de Gérard Deltell discutent de fusion. Ils trouveront, cela est certain, un terrain d'entente, car ils y ont chacun un intérêt évident. Surtout l'ADQ, dont les chances de survie au prochain scrutin sont de plus en plus minces.

Celui qui souhaite le plus ardemment cette fusion de l'ADQ au futur parti de François Legault n'est pas Gérard Deltell, qui, pour des raisons à la fois de statut personnel et de stratégie de négociation, a certaines réserves. Non, celui qui en est le plus ardent partisan est le fondateur de ce parti, Jean Allaire, dont il a été brièvement le chef avant de céder sa place pour des raisons de santé à Mario Dumont.

L'ADQ, dont les prémices remontent à 1992, a eu toutes les chances de devenir un grand parti. Créé en 1994, il tient son origine de la scission de l'aile nationaliste du Parti libéral du Québec après le rejet du rapport de la commission présidée par Jean Allaire qui s'était penchée à la demande du premier ministre Bourassa sur l'après-Meech. Son credo nationaliste fut mis entre parenthèses après l'échec du camp du Oui auquel il s'était joint au référendum de 1995. Dès lors, il se consacra plutôt à la défense de politiques inspirées d'un conservatisme social et fiscal.

Son heure de gloire aura été l'élection de 2007, qui le mit à portée de main du pouvoir. Devenue opposition officielle grâce aux 31 % des suffrages obtenus, elle n'arriva toutefois pas à s'imposer. Il apparut vite que ce parti était, malgré ses 41 députés, une coquille vide. À l'élection de 2008, les Québécois s'en détournèrent et Mario Dumont, qui l'avait porté à bout de bras, conclut que l'aventure était terminée. Il laissa à d'autres le soin de le ranimer.

Le succès de l'ADQ de 2007 a tenu pour l'essentiel à la capacité de Mario Dumont de porter le désir de changement exprimé par les Québécois et à l'exploitation politicienne de leur inquiétude à propos des résistances de certaines communautés culturelles à s'intégrer à la société québécoise. C'est sur ce désir persistant que François Legault s'appuie aujourd'hui pour lancer son nouveau parti.

***

La Coalition pour l'avenir du Québec n'est pas encore un parti. Seulement une promesse. Mais elle a réussi à créer et cultiver depuis un an un sentiment de confiance auprès de plus d'un électeur sur trois. On connaîtra lundi les intentions réelles de son leader et les appuis véritables qu'il a recueillis, mais les réactions de ses adversaires suffisent à convaincre que la CAQ est le point focal de la prochaine lutte électorale.

Ce qu'a compris un Jean Allaire est simple. L'ADQ, si elle ne rejoint pas la Coalition, est vouée à disparaître. Le jour où François Legault créera son parti, les adéquistes perdront la moitié de leurs appuis. Avec seulement 9 ou 10 % d'intentions de vote, ils seraient tout simplement laminés.

Bref, l'ADQ n'a pas le choix. La situation dans laquelle ses militants se retrouvent est difficile. Il leur faut renoncer à vingt années d'efforts. Ce qu'ils peuvent espérer avec une fusion, c'est pouvoir inscrire au programme du futur nouveau parti certains éléments du programme adéquiste et obtenir la garantie de quelques sièges à un éventuel conseil des ministres dirigé par François Legault.

On peut conclure à l'échec de l'Action démocratique comme parti, ce qui est moins vrai, en revanche, du projet politique que porte ce parti. En intégrant la Coalition, il pourra de fait exercer une véritable influence et réussir à mettre en oeuvre certaines de ses politiques. Tout dépendra de la place que lui fera François Legault. L'ADQ viendra certes consolider sa position sur le plan électoral, mais à la limite, elle ne lui est pas indispensable. En lui donnant beaucoup de place, il poussera son futur parti à droite sur l'échiquier politique. L'étiquette adéquiste lui collera inévitablement à la peau. Peut-être ne devrait-il pas entreprendre cette négociation en prévision d'une fusion, mais chercher plutôt à intégrer les éléments positifs de l'ADQ. Ce serait plus prudent.
 
 
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  • Darwin666 - Inscrit
    12 novembre 2011 04 h 24
    Un système malade
    «Avec seulement 9 ou 10 % d'intentions de vote, ils seraient tout simplement laminés.»

    À 20% ou 25 %, soit le niveau des projections pour le PQ et le PLQ, on est un grand parti. À 16 %, on est un parti reconnu. À 10 % on est laminé.

    Est-ce assez clair que notre système électoral est malade? Vivement la proportionnelle, pour que les idées puissent avoir le dessus sur les stratégies!
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  • François Ricard - Abonné
    12 novembre 2011 07 h 40
    La CAQ
    Le Québec mérite mieux que la CAQ
    Dans la foulée de son rapport établissant les avantages de l’indépendance, M. Legault déclarait ceci en 2007: «À partir du moment où on a fait la démonstration que le Québec, comme province, est ingouvernable, il faut être cohérent. Il ne faut pas s’engager à gouverner l’ingouvernable.»
    Charles Sirois, fervent fédéraliste, préside une banque qui a été le maître d’œuvre de la vente de l’Alcan à des intérêts étrangers.
    Les Legault, Sirois, Garcia, auxquels d'autres auront tôt fait de se joindre, sont tous des multi-millionnaires. Ils ont amassé leur fortune avec la connivence bien souvent de nos gouvernements. Maintenant, dans un mouvement d'ambition effrénée, ils veulent prendre en main tout l'État. Et dire qu'il se trouve des salariés, des petits commerçants, des syndiqués qui veulent mettre ces gens au pouvoir pour leur permettre à ces riches possédants de se mieux enrichir.
    Et n'oublions pas que tous ces millionnaires fraient depuis des lunes avec les Desmarais. Avec eux au pouvoir, le Québec ne sera vraiment plus une démocratie mais une véritable oligarchie.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    12 novembre 2011 09 h 29
    François Legault premier ministre ?

    Mais comment pouvez-vous envisager sérieusement la possibilité que François Legault puisse devenir premier ministre du Québec et Gérard Deltell l'un de ses ministres?

    Ne savez-vous donc pas ce que ces deux messieurs feraient si jamais ils étaient élus?

    Ne connaissez-vous donc pas leurs idées et leurs programmes ?

    Ne savez-vous donc pas que ce serait catastrophique pour le Québec si jamais si ces deux messieurs en arrivaient à être au gouvernement ?

    N'avez-vous donc pas réalisé qu'il faut au contraire dénoncer leurs idées parce qu'elles sont rétrogrades?

    N'avez-vous donc pas réalisé qu'il y aurait mieux à faire que d'envisager un gouvernement dirigé par François Legault, lequel propose, entre autres, le plus sérieusement du monde de mettre sous le boisseau la question nationale pendant une dizaine d'années?

    La question nationale ne vous préoccupe-t-elle pas?
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  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit
    12 novembre 2011 10 h 51
    enquête du DGEQ sur le financement politique de la CAQ

    Le Directeur Générale des Élections a reçu, hier, une demande d'enquête sur la CAQ en vertu de l'art 491 de la loi électorale de ma part.

    Notre loi électorale clame que le financement politique ne peut se faire que par des entités autorisées par le DGEQ ; la CAQ est enregistrés au registre des entreprises.

    On ne doit pas accepter qu'une entreprise finance une tournée politique pan-québécoise visant à encourager une candidature ; voter et se présenter aux élections sont des privilèges qu'on peut et doit retirer en cas d'infraction à la loi électorale.

    Guillaume Blouin-Beaudoin
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  • Bernard Gervais - Abonné
    12 novembre 2011 11 h 28
    Le vrai visage de la CAQ
    Entièrement d'accord avec M. Ricard.

    Le discours que tient François Legault est peut-être séduisant, mais il est aussi à bien des égards nébuleux, populiste et bourré de solutions faciles qui tiennent de la pensée magique.

    Autre raison pour se méfier de M Legault : il est entouré avant tout de gens d'affaires intéressés à prendre le contrôle de l'État dans le seul but de servir leurs propres intérêts.

    Les électeurs devraient donc y penser deux fois avant de s'emballer pour la fameuse CAQ !
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  • cjt - Inscrit
    12 novembre 2011 12 h 20
    La CAQ, un outil fédéraliste?

    Il ne faut pas s'y tromper. Le personnage-moteur de la CAQ est Charles Sirois. François Legault n'est que l'instrument que Sirois et les fédéralistes à tout crin utilisent pour remplacer leur homme à Québec, Jean Charest, aujourd'hui déconsidéré.
    Les nationalistes québécois devraient donc y penser à deux fois avant de mettre cet individu au pouvoir. En effet, ce monsieur est président du conseil d'administration de la CIBC (Canadian Imperial Bank of Commerce), laquelle banque a servi de conduit pour la vente de l'Alcan à des intérêts britannico-australiens en 2007 et, comme il se doit, il est aussi membre de l'Ordre du Canada.
    L’objectif premier de la Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ) est de persuader les Québécois de mettre en veilleuse toute veilléité d'autonomie politique ou d'indépendance nationale afin de plaire aux milieux bancaires de Toronto que M. Sirois fréquente. D'ailleurs, M. Legault lui-même l'a bien dit. Même si le Québec n'a pas entériné la Constitution de Trudeau de 1982, une constitution légale mais illégitime imposée au Québec, il feint de ne rien voir et proclame un moratoire de dix ans dans les revendications traditionnelles du Québec envers Ottawa.
    Conclusion: la CAQ à Legault-Sirois est une façon habile pour les milieux fédéralistes de remplacer le conservateur-libéral Jean Charest à Québec et de maintenir le statu quo. —Caveat Emptor!
    Carole JEAN, Montréal
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  • Louka Paradis - Inscrit
    12 novembre 2011 12 h 39
    Au suivant !
    comme dans la si lucide chanson de Jacques Brel... L'écurie Desmarais voit que son poulain no 1, alias JJCharest est brûlé ; il mise donc sur un nouveau cheval de course à double tête : Legault-Sirois. Bienvenue au club des milliardaires ! Élirons-nous un jocker ? Et dire qu'une frange populiste a fait mine de s'indigner parce que le mari de Mme Marois était un hommes d'affaires qui avait réussi et que le couple avait une maison cossue. Je trouve que lorsqu'on gobe cette propagande médiatique haineuse, qu'on y reste cantonné et qu'on ne voit même pas ce qui se trame dans les coulisses du pouvoir de l'argent, on mérite vraiment le bonnet d'âne. Ça s'appelle se faire passer un sapin, pour ne pas dire se faire enc..., et dire merci avec un sourire niais.
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  • Georges Paquet - Abonné
    13 novembre 2011 06 h 55
    Pourquoi dix ans...?
    Parce que dans dix ans, plus aucun des pugilistes actuels ne sera sur les écrans. Et surtout parce que si le PQ ne prend pas le pouvoir d'ici là, on ne remettra plus en question la Constitution de 1982.
    Les sondages donneraient gagnant la CAQ avec ses deux têtes, François Legault et Charles Sirois. Et peut-être une troisième, Gérard Deltell. Et ces trois personnages sont déterminés à ne plus parler d'autonomie, de souveraineté, de souveraineté-association et surtout pas d'indépendance, pendant les dix prochaines années. Donc, il n'en est pas question maintenant, et, forcément, il n'en sera pas question durant la prochaine campagne électorale.
    Il faut se demander sérieusement ce que feront les Québécois dont la fibre nationaliste s'est pourtant manifestée souvent et de manière forte. Se laisseront-ils laminer par la Coalition et le Parti libéral, deux grandes formations politiques riches et puissantes qui pourraient bien occuper tout l'espace médiatique.
    Imaginons un débat des Chefs opposant Pauline Marois, Jean Charest et François Legault. Combien de minutes du débat seront consacrées à la "question nationale" ?. Très peu, d'autant plus que Pauline Marois elle-même ne voudra pas parler de référendum. Et vous croyez que ce serait mieux pour les souverainistes si Mme Marois était remplacée par Gilles Duceppe? `Je comprends très bien que M. Duceppe ne soit pas intéressé à ce jeux de démolition. Peut-être reapparaîtra-t-il après l'élection générale, si le PQ n'est pas trop amoché...
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  • France Marcotte - Abonnée
    13 novembre 2011 08 h 06
    Se jeter à l'eau (avec son chapeau)

    L'ADQ a été donc été fondé par la "scission de l'aile nationaliste du Parti libéral du Québec". Après le référendum de 1995 pour lequel il s'était joint au camp du oui, "son credo nationaliste fut mis entre parenthèses" et "il se consacra plutôt à la défense de politiques inspirées d'un conservatisme social et fiscal".

    "Le succès de l'ADQ de 2007 a tenu pour l'essentiel à la capacité de Mario Dumont de porter le désir de changement exprimé par les Québécois et à l'exploitation politicienne de leur inquiétude à propos des résistances de certaines communautés culturelles à s'intégrer à la société québécoise. C'est sur ce désir persistant que François Legault s'appuie aujourd'hui pour lancer son nouveau parti."

    Désir de changement basé sur un conservatisme social et fiscal et la mise entre parenthèse du crédo nationaliste?
    Je ne crois pas, cela semble plutôt être le changement pour le changement, comme ce fut le cas pour le NPD au fédéral.

    Mais cette façon passive de choisir n'est pas nécessairement répréhensible...à condition d'voir au moins conscience de ce que l'on fait.
    C'est un peu la technique de se jeter à l'eau pour apprendre à nager. On se sait pas dans quoi on s'embarque mais on sait qu'il faut faire quelque chose.
    Ouin, ça se défend...
    Un copain à qui j'en parlais m'a fait connaître cet pièce d'anthologie de la sagesse populaire: quand on ne sait pas quoi décider, on jette son chapeau par-dessus la clôture.
    C'est donc ainsi que les Québécois veulent décider de leur avenir en ces temps incertains?
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  • France Marcotte - Abonnée
    13 novembre 2011 09 h 36
    Et advienne que pourra
    Ah oui, j'oubliais de mentionner que, une fois dans l'eau, on se dit qu'on se débrouillera comme on peut. Il arrive qu'il se produise des choses étonnantes...ou bedon on se noie (faut-y être écoeurés pour s'en remettre ainsi au sort!).
    Par exemple au fédéral, on est dans la miouse avec le NPD mais franchement, qui regrette la déconfiture du Bloc? L'ironie, c'est que selon cette sagesse populaire, ce ne serait pas nécessairement les éléments les plus progressifs d'une société qui la feraient avancer, ce serait parfois les gestes posés par instinct.
    Je divague?
    Ah oui, un autre drôle de pistolet m'a dit que la décision prise par le groupe est toujours plus sage que celle que prendrait pour le groupe n'importe quel des individus qui le composent.
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  • France Marcotte - Abonnée
    13 novembre 2011 10 h 06
    L'instinct des électeurs ou "la petite voix"
    L'instinct de l'électeur est-il affecté par les faiseurs d'opinion?
    Tout seul dans l'isoloir, est-ce que l'électeur prend sa décision en fonction de tout ce qui a été dit, pas dit, redit, ou bien si son "feeling", s'il s'en remet à lui, est malgré tout intact; ce qui aurait de quoi faire enrager tous les tripoteurs d'opinion.

    Y a-t-il un instinct de l'électeur, inaltérable, qui lui fait toujours prendre la meilleur décision pour le groupe s'il s'en remet à lui?
    Et comment expliquer que, sans se concerter, les électeurs tournent parfois tous ensemble leur capot de bord, à la surprise même des sondeurs, laissant même ça et là des éléments d'opposition très significativement répartis dans le paysage?
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  •  
  • François Ricard - Abonné
    13 novembre 2011 11 h 55
    Lettre de M. Claude Bachand
    Imaginez un pays dans lequel le français serait la langue du travail, de l'éducation et la langue d'intégration des immigrants;

    Imaginez un pays dans lequel la minorité serait traitée mieux que partout au monde;

    Imaginez un pays moderne et prospère dont l'économie serait basée sur l'exploitation de nos ressources, mais dans le respect de la nature et du développement durable;

    Imaginez un pays dans lequel la richesse serait distribuée équitablement et dans lequel les plus riches paieraient leur juste part d'impôts;

    Imaginez un pays pacifiste qui investirait dans l'éducation, la santé, la culture, le transport en commun et même dans nos routes plutôt que dans l'achat d'avions de chasse, de chars d'assaut et de bateaux de guerre;

    Imaginez un siège à l'ONU d'où nous pourrions influencer le monde par des positions qui correspondraient à notre image et aux valeurs qui nous sont propres;

    Imaginez le Québec indépendant...

    L'Option national et M. Aussant sont capables de nous donner ce pays.
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  • Patrick M. Gouin - Inscrit
    14 novembre 2011 06 h 29
    Sylvie Roy ,,,admirable!
    Je suis loin d’être adéquiste ou même caquiste, mais je souhaite à Sylvie Roy de pouvoir continuer à bien représenter la population. Sa persévérance dans le dossier de la corruption mérite toute notre admiration.
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