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Les cannibales

Michel David   10 novembre 2011  Québec
Pauline Marois s'est juré de ne pas subir le sort de ses prédécesseurs qui ont été mis à la porte par les militants. «Je vais vous dire une chose, ça va s'arrêter à moi.»

C'est un euphémisme de dire que diriger le Parti québécois n'est pas un emploi de tout repos. Tout ce qui est en deçà de la souveraineté est nécessairement insuffisant pour les militants péquistes, même le pouvoir. Cela garantit un climat d'agitation perpétuelle que la garde prétorienne de Mme Marois aura bien du mal à contrôler.

Il est de bon ton de les présenter comme une bande de cannibales qui dévorent leurs chefs les uns après les autres, par opposition aux militants libéraux qui poussent le respect de l'autorité et l'esprit de parti jusqu'à se comporter comme des lavettes. Il y a là une bonne part de mythe. S'il est vrai que les militants libéraux sont plus disciplinés, ils sont bien moins indulgents envers les perdants que leurs homologues péquistes.

Depuis 50 ans, Jean Charest est le seul chef du Parti libéral du Québec qui a survécu à une défaite. Même le père de la Révolution tranquille, Jean Lesage, n'a pas eu droit à un match revanche après son revers crève-coeur de 1966. Si la défaite libérale de novembre 1998 avait été aussi cuisante que celle du PQ en décembre 2008, M. Charest n'aurait peut-être pas réussi à traverser les années de misère qui ont suivi.

René Lévesque, lui, a encaissé deux cuisantes défaites en 1970 et 1973 sans être sérieusement inquiété, si ce n'est un embryon de fronde à l'été 1976. Au total, il a été chef du PQ pendant 17 ans, soit plus longtemps que Robert Bourassa durant ses deux règnes.

Certes, après le «beau risque», le père fondateur a été poussé vers la sortie et Pierre Marc Johnson a bel et bien été victime d'un putsch. Que feraient les militants libéraux si leur chef décidait tout d'un coup de renier le fédéralisme?

***

La sévère défaite subie par le PQ en 1989 n'a pas davantage ébranlé le leadership de Jacques Parizeau. Malgré sa malheureuse phrase sur l'argent et le vote ethnique, les militants péquistes n'ont pas exigé sa démission au lendemain du référendum. Il est parti simplement parce qu'il n'était pas intéressé par la gouvernance d'une province.

Le cas de Lucien Bouchard est assez particulier. Habitué à être obéi au doigt et à l'oeil au Bloc québécois, il n'a jamais cherché à composer avec la culture péquiste. Il prétendait s'adresser directement à la population et c'est l'apathie des Québécois par rapport aux exactions fédérales qu'il a invoquée pour justifier une démission que seule une petite minorité de militants souhaitait.

Mme Marois a la vie dure ces temps-ci, mais Claude Ryan a vécu un calvaire semblable quand il a essayé de s'accrocher après avoir été battu aux élections d'avril 1981. Si Robert Bourassa en 1976 et Daniel Johnson en 1998 ont évité ce supplice, c'est qu'ils ont eu la sagesse de comprendre que leurs services n'étaient plus requis. Tout comme André Boisclair.

Il est peut-être vrai qu'on est plus exigeant pour les femmes, en politique comme ailleurs, mais Paul Martin, Stéphane Dion et Michael Ignatieff pourraient témoigner que, peu importe le sexe ou le parti, la solidité du leadership est généralement proportionnelle aux perspectives de victoire.

Il y a sans doute quelque chose d'admirable dans le farouche combat que mène Mme Marois pour sauver son poste, mais elle connaît parfaitement les règles du jeu. Elle avait été la première à réclamer le départ de Bernard Landry.

***

La chef du PQ s'est montrée agacée qu'on cherche à lire entre les lignes de la lettre que lui a adressée Gilles Duceppe en insistant sur ce qu'il n'y dit pas.

Quand elle a offert à l'ancien chef du Bloc québécois de se joindre à son équipe, Mme Marois savait très bien qu'il refuserait, mais en rendant cette invitation publique, elle le forçait au moins à sortir d'un mutisme qui pouvait être interprété comme un encouragement à poursuivre la contestation de son leadership. Elle ne pouvait cependant pas le forcer à aller au-delà de ce qu'il voulait bien dire, même si elle lui a fourni le rédacteur.

Elle a réussi à lui arracher un appel à l'unité des souverainistes et le souhait de la voir mener le PQ aux prochaines élections, mais il a fait savoir du même souffle que lui-même ne sera pas de la partie, ce qui l'aurait sans doute assurée de pouvoir tenir jusque-là.

M. Duceppe dit ne pas se sentir prêt à replonger dans la vie politique active «actuellement», mais il ne dit pas qu'il a définitivement tourné la page, ni qu'il ne serait pas intéressé par le poste de chef du PQ s'il devenait disponible. Pour ceux qui souhaitent le voir monter sur le trône, cela devrait suffire. Il n'encourage pas les cannibales, mais il ne les décourage pas vraiment non plus.
 
 
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  • Georges Paquet - Abonné
    10 novembre 2011 05 h 09
    Ne comptez ps sur moi...
    Ne comptez pas sur moi pour donner un coup de main à Pauline. Je lui souhaite bonne chance, mais on verra bien si elle survit jusqu'à l'élection générale. C'est bien ce que semble dire Gilles Duceppe, dans la belle lettre du rédacteur de discours de Mme Marois signée par l'ancie chef du Bloc.
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  • Pierre Schneider - Abonné
    10 novembre 2011 06 h 33
    Vers la déconfiture totale
    Quand Pauline Marois dit: " Je vais vous dire une chose, ça va s'arrêter à moi" en parlant des contestations des militants de la base indépendantiste, elle a entièrement raison.
    Sauf que ce ne sont pas les militants qui vont réussir, semble-t-il, à mettre fin à son acharnement pathétique, mais bien la population du Québec qui n'en peut plus des ambiguïtés de ce vieux parti qui a bien mal vieilli.
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  • France Marcotte - Abonnée
    10 novembre 2011 06 h 58
    Cruella
    Pauline Marois "connaît parfaitement les règles du jeu", mais on semble toujours un peu étonné qu'elle joue.
    Imaginez, "elle a réussi à arracher" quelque chose à Gilles Duceppe. On voit immédiatement le pauvre, au mieux sur une chaise de dentiste, au pire attaché à un poteau, et P.Marois au-dessus de lui, un sourire sardonique aux lèvres, faire ce qu'il faut pour.
    Pauline est cruelle, un autre serait fin stratège, que voulez-vous, c'est deux poids, deux mesures, comme d'habitude.
    Au moins lui concède-t-on que sa ténacité a quelque chose d'admirable, oui mais...

    Mais à sa place, en situation de survie, qui sait ce que chacun (ou chacune) serait prêt à faire pour tenir.

    Et, parlait de stratégie (ou de sadisme?), on comprend que M.Duceppe attend une défaite péquiste dans Bonaventure pour se relever d'entre les morts comme un sauveur.
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  • Robert Morin - Inscrit
    10 novembre 2011 07 h 26
    Le PQ est mal foutu !
    Legault et Charest doivent espérer que Marois reste chef du PQ car ce parti va subir une raclée terrible aux prochaines élections. Je pense que le Québec est à la croisée des chemins et ce n'est pas vers le PQ qu'il se dirigera. Le jardinage de tes fleurs t'attend Pauline.
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  • Normand Carrier - Abonné
    10 novembre 2011 07 h 37
    Déboulonner le mythe ......
    C'est un fait que le PQ est dur pour ses chefs mais votre chronique démontre qu'il faut relativiser et que finalement cela se passe comme cela dans tous les partis ..... Les militants exigent des gagnants et dans le cas d'un parti idéologique comme le PQ cela est encore plus vrai ..... L'engagement envers la souveraineté est aussi sensible au PQ que le fort désir du pouvoir aux partis libéraux des deux paliers ... C'est la différence entre un parti d'intérêts particuliers propre au pouvoir versus un parti idéologique .....

    L'arrivé de Gilles Ducepte dépendra des sondages futurs et du comment madame Marois aura suffisemment de matières a rassurer ses députés et ses militants .... Duceppe est d'une grande fidélité et ne veut surtout pas passer pour le Brutus de service et il ne fera rien pour nuire a madame Marois ..... On ne peut en dire autant des cinq députés démissionnaires ......
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  • Nunu - Inscrite
    10 novembre 2011 08 h 05
    Mr Schneider
    Vous dites ce VIEUX parti,je vous ferez remarquez que 50 ans ce c'est pas vieux,à moins que vous n'ayez que 20 ans.Je vous ferez aussi remarquez que le parti libéral existe depuis 18 cent quelques chose.Ca c'est vieux et avec tous ce qu'ils ont détruits au Québec eux ils méritent de disparaitre sans aucun remord de notre part et c'est ce que je souhaite. Et en passant Mr David,vous n'êtes pas pressé de parler de Charest ce matin.Pourtant y a du nouveau aujourd'hui,vous pouvez laissez respirer le P.Q un bout de temps,mais je comprend que des fois on aime pas critiquer notre parti.
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  • Claude Laferriere - Inscrit
    10 novembre 2011 08 h 06
    L'Option n'est pas le ou la chef!
    On s'acharne è discuter du leadership du PQ. Or, c'est l'option qui est en panne. Le nationalisme est mort avec la fin de la Deuxième Guerre mondiale.
    La gestion du budget des états et les exigences de la géopolitique confortent une option fédérale au sens large, ce qui comprend le fédéralisme américain.
    L'option de demain est la suivante: fédéralisme déficient à la Canadienne ou fédéralisme américain...l'annexion?
    À tous mes amis souverainistes, mettez-vous à jour.
    Star51.org/
    Imaginez l'impact médiatique mondial d'une cinquante et unième étoile? La planète au complet parlant du Québec...Imaginez!
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  • Charles F. Labrecque - Abonné
    10 novembre 2011 08 h 12
    Le cannibaliste
    Pouvons-nous un instant croire que nous pourrions être gouvernés par un parti composé de cannibales près à tout bouffer. Encore pire, est-il possible que les québécois, acceptent de voter comme ils l'ont faits aux dernière élections lorsqu'ils ont votés pour des candidats du parti NPD sans même savoir pour qui ils votaient. Je veux bien croire, que nous sommes reconnus comme très volatile mais il y a une limite qu'il ne faut pas dépasser.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    10 novembre 2011 08 h 34
    Il ne faut pas sous-estimer l'importance de l'enjeu.

    Je trouve qu'il faut prendre en considération l'importance de l'enjeu, lequel suscite toutes les passions, quand on se permet de comparer le Parti québécois au Parti libéral du Québec.

    Cet enjeu, l'indépendance politique, crée nécessairement des conditions particulières au sein de ce parti et au sein du mouvement souverainiste.

    Ce qui fait qu'il faut évaluer ce qu'il se passe avec des critères différents.

    Ce n'est pas qu'un petite affaire que l'indépendance d'un pays. Ça bouscule beaucoup d'intérêts et ça rejoint les gens au plus profonf d'eux-mêmes à cause des changements majeurs que cela impliquerait.

    Pas étonnant alors que ce soit difficile. Les problèmes du PLQ à côté de ça c'est rien.

    J'ai personnellement cru après l'élection du Parti Québécois le 15 novembre 1976 que l'indépendance était acquise. Comme bien d'autres, j'ai dû me rendre à l'évidence que ce ne serait pas aussi facile que je l'avais espéré.

    Mais je ne désespère pas pour autant, même si on y arrivera peut-être jamais.

    Mais si n'on essaye pas, c'est sûr qu'on y arrivera jamais.

    A comparer les deux partis comme le fait Michel David, comme s'ils étaient comparables, fait de lui, à mes yeux, un adversaire de la souveraineté parce qu'il ne tient pas compte de tous les facteurs en jeu.
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  • bourgeoisgentilhomme - Inscrit
    10 novembre 2011 08 h 35
    Est-ce suffisant pour Marois?
    Elle n'a eu qu'à dire que l'idée de mettre à la porte le chef du PQ s'arrêtera à elle. On raconte dans les associations de comté que la détermination à faire campagne pour Marois comme chef ne levera pas fort aux prochaines élections. Et depuis qu'elle a prononcé cette fameuse parole, croyez-vous qu'il y aura un changement énorme dans l'intérêt des troupes péquistes? Voyez toute la stratégie utilisée pour l'envoi d'une lettre qui se voulait être les sentiments portés par Duceppe envers le leadership de Pauline. Et combien d'autres stratégies ( lire magouilles ) ce parti qui se dit agir dans l'intérêt du peuple nous servira t-il une fois élu? Si toutefois, il le devient!
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  • Gravelon - Inscrit
    10 novembre 2011 08 h 43
    Duceppe
    C'est la dernière planche de salut pour le PQ, autrement, c'est une défaite cuisante qui l'attend dans les prochains mois. Pire encore, les québécois risquent de voter pour un parti qui n'a aucune vision, aucune engvergure par dépit, celui de Legault. Il y a toujours quelques chose de pathétique de voir quelqu'un s'accrocher au pouvoir même si la logique lui indique la porte. Il perd alors toute dignité, toute noblesse et commence à susciter davantage de la pitié que de l'admiration.
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  • Lise Moga - Inscrite
    10 novembre 2011 08 h 43
    Elle avait été la première à réclamer le départ de Bernard Landry.
    La loi de cause à effet veut que l'on récolte ce que l'on sème. Qu'en sera-t-il lorsque: " nous sommes assez pour faire de la merde", trouvera son chemin vers son auteur.
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  • mau rich - Inscrit
    10 novembre 2011 09 h 23
    Ca continu
    Et cet acharnement continu, toujours les mêmes signataires de lettres contestataires du leadership de Pauline Marois, les mêmes frustrations de ces vieux fédéralistes a la sauce Legeault-Sirois le nouveau manteau libéral sauveur de la belle province.
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  • Hellébore - Abonné
    10 novembre 2011 09 h 39
    Mais qu'est-ce que vous avez contre Pauline?
    Croyez-vous vraiment que quelqu'un d'autre pourra faire taire ces éternels insatisfaits du PQ? Ça n'est qu'une question de temps avant qu'un autre chef du parti soit contesté autant que Mme Marois. Elle a de l'expérience, elle a été ministre, elle connaît tous les rouages. René Lévesque est mort et il ne reviendra pas. L'autre messie Bouchard nous a lâchemen laissé tomber. Je ne vois personne d'autre et surtout pas Duceppe que je respecte mais qui n'a pas sa place au PQ. Il aura clqué la porte en moins de deux à la première contestation. Vous n'aimez pas Legault et moi non plus. Qui reste-t-il pour nous sortir des tentacules mafieuses de Jean Charest? À moins d'une entente avec QS, il n'y a personne d'autre mais vraiment personne.
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  • France Marcotte - Abonnée
    10 novembre 2011 09 h 47
    Mme Moga
    C'est bien ce que je disais: on veut bien qu'elle fasse de la politique et pour ce faire il faut qu'elle se plie aux règles traditionnelles mais elle est la seule qui ne doit pas se salir les mains.

    Pure comme une madone, y'a pas grand chance de gravir les échelons, on s'enfarge dans sa robe de sainte.
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  • GuyBer - Inscrit
    10 novembre 2011 09 h 50
    Patience en attendant le bon moment.
    M. Jean Lapointe écrit à 08h3

    « Mais je ne désespère pas pour autant, même si on y arrivera peut-être jamais.

    Mais si n'on essaye pas, c'est sûr qu'on y arrivera jamais. »

    Je suis entièrement d’accord avec l’opinion de M. Lapointe. J’aimerais ajouter à ces deux phrases mon commentaire.

    La démocratie est un endroit pour débattre les opinions. Avec cet enjeu pour la prise en main de notre nation, qui est d’une importance cruciale pour notre avenir, chaque prise de position a son importance n’en déplaise à ceux qui y voient du cannibalisme. Moi j’y vois une démocratie qui est saine et en mouvement .

    À tous ceux qui croient que ces chicanes divisent le vote. Qu’avec plusieurs partis qui porte sur la souveraineté ou l’indépendance cela ne fait qu’affaiblir le mouvement souverainiste, moi je leur réponds ceci : quand l’idée aura fait son chemin dans la population et un certain consensus sera fait sur ce sujet, il y aura comme une initiative qui surviendra et ce moment signifiera un pays pour nous.
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  • Jacques Patenaude - Abonné
    10 novembre 2011 09 h 57
    Votre titre est bien choisit
    Ça fait quinze ans que la grande question qui préoccupe les souverainistes c'est de de faire un coucours à savoir qui est plus souverainiste que le "paperizeau", de débattre du nombre de référendum, de la date de celui-ci, la question à poser etc.. Ne cherchez pas ailleurs la raison de la débande actuelle du PQ.

    Pauline Marois a fait toute sa carrière comme souverainiste, elle a ramenée le PQ au rôle d'opposition officielle et le PLQ a obtenu sa majorité de justesse, les sondages étaient bons pour le PQ jusqu'à ce que le "débat" reparte au PQ à la veille de son congrès ...

    Comment voulez-vous que le monde croit que ce parti est apte à gouverner un pays (avec Marois, Duceppe ou peut-importe qui). Ce n'est pas s'excommuniant mutuellement et en parlant continuellement de la plomberie qu'ils vont vendre leur projet mais en nous disant ce qu'ils voudraient faire de ce pays. C'est ça l'échec du PQ depuis 15 ans. Depuis quelques temps les journalistes se demandent pourquoi les gens semble indifférents au débat sur le statut du Québec? la réponse vous l'avez dans tout le grenouillage ridicule que vous nous décrivez si bien depuis des mois: L'option souverainiste sombre dans le ridicule.
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  • Marcel Lavoie - Inscrit
    10 novembre 2011 10 h 26
    La place est aux jeubes
    Duceppe aux douches, c'est un personnage du passé!!!

    Quand les gens parlent de son charisme je n'y vois rien et n'y comprend rien.

    Duceppe pour Mme Marois!!! du pareil au même ou vice vers ça.
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  • Roland Berger - Abonné
    10 novembre 2011 10 h 45
    Dur pour ses chefs ?
    Les journalistes et commentateurs politiques radotent depuis des années que le PQ est dur pour ses chefs. Oui, on radote. Sans fondement. René Lévesque a fondé un parti qu'il voulait profondément démocratique, ce qui lui a valu quelques coups de pied au cul qu'il n'a pas appréciés. Et c'est aussi parce que René Lévesque a largement réussi que ses successeurs ont eu du fil à retordre avec les membres du parti. Si on compare le PQ à d'autres partis (d'aujourd'hui), il peut paraître habité de têtes folles ou de têtes fortes. Il n'en est rien. Il est tout simplement démocratique. D'ailleurs, l'échec actuel du PQ tient lui aussi à René Lévesque, qui voulait en faire un outil de négociation avec Ottawa pour obtenir plus d'autonomie, d'où le « beau risque » dans lequel il s'est piégé. Le PQ n'a pas été et n'est toujours pas un parti vraiment souverainiste. Le RIN l'était.
    Roland Berger
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  • Marie Mance Vallée - Inscrite
    10 novembre 2011 11 h 19
    Instrumentalisation
    Il semble que personne ne se rend compte que les ennemis du Québec et les médias instrumentalisent l'affaire Marois pour mettre le Québec à genoux devant les fédéraux et réduire à néant toute velléité d'indépendance.
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  • Jean-Sébastien Thériault - Abonné
    10 novembre 2011 11 h 33
    l'argent et DES votes ethniques
    (…) La sévère défaite subie par le PQ en 1989 n'a pas davantage ébranlé le leadership de Jacques Parizeau. Malgré sa malheureuse phrase sur l'argent et le vote ethnique... dites-vous. Misère! Michel David, vous ne citerez donc jamais la phrase exacte de cet ancien Premier ministre : " l'argent et DES votes ethniques. Cela fait toute la différence!

    Rappelez-vous, lors du référendum de 1995, une coalition s'était mobilisée en faveur du NON; en faisaient partie, trois communautés « ethniques » les plus nombreuses du Québec, soit les communautés grecque, italienne et juive. Les dirigeants de ces trois communautés – Me Athanasios Hadjis, vice-président du Congrès hellénique du Québec, Me Tony Manglaviti, du Congrès national italo-canadien pour la région du Québec et Me Reisa Teitelbaum, présidente de la section québécoise du Congrès juif canadien - ont notamment tenu une conférence de presse le mardi 24 octobre (six jours avant le référendum) pour inciter les Grecs, les Italiens et les Juifs du Québec à voter NON.

    Jacques Parizeau n'avait pas oublié, lui, alors que plusieurs journalistes faisaient des gorges chaudes et tombaient à bras raccourcis sur un des seuls hommes lucides, Premier ministre de surcroit, et qui avait toutes les caractéristiques d'un grand chef d'État.

    Vous me direz que c'est de l'histoire ancienne. Pas du tout! Je vous prierais, à l’avenir de rapporter ses paroles exactes. La rigueur chez un journaliste doit être vertu quotidienne.

    Claudette Thériault, Gaspésienne et vivant au NB
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  • Geoffroi - Abonné
    10 novembre 2011 14 h 10
    Cannibales ?
    « On voudrait parfois être cannibale, moins pour le plaisir de dévorer tel ou tel que pour celui de le vomir.»

    Emil Michel Cioran

    Est-ce que des journalistes peuvent aussi être cannibales?
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  • Louka Paradis - Inscrit
    10 novembre 2011 14 h 31
    Un titre révélateur
    S'agirait-il de projection de la part de l'auteur ? Autrement dit, comme quand j'étais enfant : «Celui qui le dit, c'est celui qui l'est.»
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    10 novembre 2011 14 h 50
    Les chefs perdants des Libéraux et du Parti Québécois....
    Merci à Michel David de remettre les pendules à l'heure.

    Il faut dire que les émissions des radios et des lignes ouvertes, animées souvent par des gens des médias, se complaisent à décrier la culture politique " publique " au sein du PQ. Pourtant, M. David nous démontre aisément, ici, que contrairement au mythe, le PQ est beaucoup plus empreint de candeur sur la capacité de ses chefs que le très roué PLQ !

    Je n'en suis nullement surpris de ce renversement de perspective, d'autant que l'on connaît les tendances idéologiques prépondérantes du monde de l' " information " et de la " communication " au Québec.

    Je vais arrêter ici mon commentaire, qui aurait matière à virulence justifiée.
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    10 novembre 2011 15 h 41
    @ Mme Thériault : vrai, mais cela ne fait pas toute la différence....
    Votre mise au point est vraie sur les attributs de la phrase de Parizeau, mais erronnée sur sa portée.

    L'on pourrait dire (et l'on a dit) que si les Québécois-es francophones d'octobre 1995 avaient référendé le nationalisme sociologico-politique ou " C "ulturel (différent de l'ethnique) visé par la souveraineté avec l'offre de partenariat dans une proportion plus prépondérante encore, sans moins de démocratie que le vote prépondérant des allophones et anglophones, bref avec une meilleure cohérence devant les faits de leur engagement dans l'histoire récente (Meech et Charlottetown), s'ils avaient donc plébéscité le OUI pour 75% plutôt que le 60%, le Québec serait un État souverain associé, ou pas, et l'on ne parlerait plus de cette méprise.

    Certes, l'appel peu respectueux de la conscience démocratique individuelle claironné par ces trois chefs des communautés que vous citez et fait au nom des origines (grecque, italienne et juive) en faveur de la communauté politique et constitutionnelle canadienne était le fond de l'insinuation de M. Parizeau par le constat " des votes ethniques ". Et certes, M. Parizeau, dénonçant l'autorité morale de ces chefs de file, ou qu'importe sa visée pour l'avenir démocratique en s'exprimant ainsi, nonobstant l'influence réelle des dirigeants en question, visait publiquement un certain tabou dont l'on aime peut-être candidement croire encore qu'il ait pu servir à la discussion, éveiller des mises en cause. D'aucuns ne manqueront pas d'accuser mes propos comme impertinents, etc.. Ils confondent ethnique et sociologico-politique (ou "C"ulturel, ou "national") ; l'exercice démocratique avec un débat, un combat unilatéral (autoritaire) !
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    10 novembre 2011 17 h 12
    SVP une analyse
    Encore la mention de « la malheureuse (?) phrase (de M. Pariseau) sur l'argent et le vote ethnique » de la part de M. David . Oui, ce qui est malheureux , c’est que c’était 100 % vrai! SVP allez au fond des choses et au-delà de l’angélisme et des hauts cris des peureux et des bonnasses. Il est bien clair que le référendum de 1995 a été volé.
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  • Léandre Nadeau - Abonné
    10 novembre 2011 20 h 04
    Pauline a raison
    Pauline a raison quand elle prédit que ça va s'arrêter à elle les limogeages des chefs du PQ. Tout simplement parce qu'elle sera la dernière chef du PQ. Elle le conduit tout droit à la morgue. Son passé lui nuit terriblement. Comment voulez-vous appuyer quelqu'un qui a tout fait avec sa garde rapprochée pour chasser Landry et ensuite Boisclair lorsqu'ils étaient chef du PQ. C'est triste pour ce grand parti et pour tous ceux qui y ont travaillé, mais il est minuit moins une et la madame s'accroche... Elle est en train de couler, mais elle ne coulera pas seule, elle n'a pas cette grandeur d'âme... RIP
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    10 novembre 2011 22 h 10
    Une nouvelle maladie, la paulinite aiguë.
    Quoi qu'elle ait pu faire ou dire, même à l'encontre de ce qu'elle réclamait de Charest, soit de l'intégrité et non des entourpettes, comme cet appui électoraliste à l'entente Labeaume/péladeau, et le fait qu'elle ait alors exigé une ligne de partie tout à fait inutile, Mme Marcotte, en étant atteinte, l'appui inlassablement. Cette grave maladie conduit le sujet atteint à faire abstraction de tout ce qui peut démontrer que depuis des mois la cheffe nuit à son parti qui, hélas, était jusqu'à tout récemment le mien et celui de milliers de Québécois.

    Malheureusement, il est en train de devenir la propriété exclusive de Mme Marois et des quelques adorateurs qui la suivent toujours dans sa triste saga. La paulinite aiguë se manifeste par un aveuglement et une surdité croissante, celle-ci surtout à l'encontre de la population qui, même majoritairement féminine peut-être, est accusée de misogynie. Parce qu'elle est une femme, le message est clair, il faut tout accepter d'elle, l'aimer quand on ne l'aime pas, et faire taire nos doutes les plus persistants, pour faire plaisir à Mme Marcotte, qui sinon ne cesse de nous dénigrer collectivement, bien sûr.

    Plus le temps passe plus je comprends que cette maladie n'est pas mortelle, sauf pour le P. Q. bien sûr. Mais sans doute que pour Mme Marcotte, pricipalement, ce parti mérite la mort: et vive mme Marois!
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  • amaranta - Inscrit
    11 novembre 2011 01 h 01
    Remettre les choses en perspectives
    Réflexion intéressante M.David. En effet, on critique l'indiscipline au PQ, pourtant, on peut facilement imaginer que les députés libéraux se montreraient beaucoup moins dociles si Jean Charest réorientait le programme politique de son parti vers une option plus souverainiste.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    11 novembre 2011 05 h 57
    Félicitations. Et...
    Oui, félécitation à Michel David, ici fidèle à sa neutralité absolue en général, dans un article non dénué d'une certaine ironie nécessaire dans les circonstances, article qui rend un honneur mérité à la tradition de démocratie du Parti Québécois, qui s'exerce finalement comme, il le démontre, avec une certaine sagesse et pas mal d'humanité. J'attendais depuis longtemps un tel article (mais je n'en attendais pas tant, quel tableau!) qui remettra je l'espère les pendules à l'heure, en général, pour les fidèles de la madame.

    En passant, CLAUDE LAFÉRRIÈRE profite de cette tribune pour nous servir un discours basé sur les prémices de l'époque du communisme, mais nappé cette fois-ci d'une épaisse sauce économique tout aussi globalisante. Il affirme "Le nationalisme est mort avec la fin de la Deuxième Guerre mondiale.". Ha ben! Qui l'eût cru! Pourtant, de la Société des nations à l'Organisation des Nations Unis, le nombre d'états rassemblés sous le vocable très nationaliste de PAYS a probablement doublé, si non est à peu de chiffre près sur le point de le faire. On a qu'à penser à l'Afrique du nord, mais aussi à l'Afrique en général, à l'Inde, à ces grands hommes qui ont conduit leur pays à l'émancipation, comme Nelson Mandela.

    Ce monsieur, lui, fait l'éloge du Canada, qui construit sa notorité sur la disparition inévitable de ses communautés francophones (ceux-ci n'ayant pas bonne presse, contrairement aux Amérindiens, et des Américains. Étonnament, mais on peut le comprendre, il tait l'Europe qui loin de se fédérer est toujours sur le bord de l'éclatement. Fondée justement sur une base financière c'est cette base qui la menace et la divise.

    Mais il a raison sur un point, les États abandonnent leur pouvoir au profit d'un système militaro-financier épatant, qui conduit à de charmants phénomènes comme la tragédie qui a cour dans la corne de l'Afrique, dans un silence assourdissant.
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  • France Marcotte - Abonnée
    11 novembre 2011 08 h 20
    Quoi qu'il arrive
    Merci à madame Massicotte de m'accorder tant d'attention mais je lui ai déjà dit pourtant: ce ne sont pas les acteurs de ce psycho-drame national qui me semblent intéressants, ce sont les mouvements entre eux qui font écho aux bouleversements, à l'état de notre société.
    Peu importe ce qui arrivera, ce sera passionnant.
    Et il arrivera ce que nous sommes, c'est tout.
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