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Le programme de retrait préventif ne sera pas modifié

Robert Dutrisac   9 novembre 2011  Québec
Québec — Le gouvernement Charest renonce à modifier le programme de retrait préventif des femmes enceintes administré par la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST).

«Nous voulons davantage d'enfants au Québec et nous n'allons pas, non, toucher à ce programme», a affirmé, hier, Jean Charest, lors de la période de questions à l'Assemblée nationale.

La moitié des travailleuses enceintes, soit 34 000 d'entre elles en 2010, ont eu recours à ce programme, appelé Pour une maternité sans danger (PMSD), qui leur permet d'obtenir un congé, payé par la CSST, si leur travail représente un risque durant leur grossesse.

Dans le cadre du projet de réforme de la CSST, le conseil d'administration de l'organisme, formé de représentants patronaux et syndicaux, avait recommandé au gouvernement de modifier le programme afin de garder plus de femmes enceintes au travail en encourageant les employeurs à les affecter à d'autres tâches, ce qu'ils font rarement à l'heure actuelle. De tels changements auraient pu contribuer à réduire les coûts du PMSD qui ont atteint 212 millions en 2010, un objectif de la réforme auquel tenait le patronat.

La ministre du Travail, Lise Thériault, présentera un projet de loi d'ici le début de l'année prochaine afin de moderniser le régime de santé et sécurité du travail, a assuré encore hier son attaché de presse, Charles Robert. Or, la ministre n'a pas lu ce projet de loi, a-t-elle affirmé, hier, à l'Assemblée nationale, bien qu'elle soit bien au fait des recommandations du C.A. de la CSST et du rapport qui lui fut remis en décembre 2010 par Viateur Camiré, le président du groupe de travail qui s'est penché sur la réforme du régime administré par la CSST.

Chose certaine, le projet de loi se contentera de mettre en oeuvre les autres éléments de la réforme sans toucher au PMSD. «Pour commencer, il faut quand même comprendre qu'ici au Québec, c'est le paradis des familles», a fait valoir Lise Thériault. Ce programme de retrait préventif est «un droit qui est acquis, ici, au Québec» pour les travailleuses enceintes, a-t-elle déclaré en Chambre.

Levée de boucliers

Comme le révélait Le Devoir lundi, le ministère du Travail planche sur un projet de réforme du régime de santé et sécurité du travail, ce qui comprend le PMSD. Mais une levée de boucliers a accueilli les intentions ministérielles, une opposition provenant des syndicats qui ne sont pas représentés au conseil de la CSST, comme la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), réunis sous le vocable de Secrétariat intersyndical des services publics (SISP).

Hier, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) se montrait fort déçu que le gouvernement renonce à resserrer les règles du retrait préventif des travailleuses enceintes, un programme financé exclusivement par les employeurs. «Il existe un consensus patronal-syndical pour revoir le programme», a rappelé Carmel Laflamme, vice-présidente, santé et sécurité, du CPQ. «Si le gouvernement veut en faire un programme social, ce qu'il est devenu, c'est son droit, mais il devrait le financer autrement», a-t-elle affirmé. Selon Viateur Camiré, la jurisprudence a détourné le programme de son objectif premier, induisant «un glissement de la notion de danger, comme prévu par la loi, vers la notion de risque, et finalement vers le principe de précaution».
 
 
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  • l poisson - Inscrit
    9 novembre 2011 01 h 50
    Pas de retrait préventif pour les Québécoises enceintes...
    ...travaillant dans des entreprises de juridiction fédérale. Et les députés du NPD ne feront rien pour combattre cette injustice à l'égard de ces milliers de femmes d'ici. Ça pourrait nuire à l'unité canadienne. Idem pour Amir Khadir. et Françoise David.

    Ça fait partie des coûts humains invisibles du fédéralisme canadien.

    Un peu comme les futures victimes de l'abolition du registre des armes à feu, personne n'en parlera. Sauf M. Harper qui assimile le retrait préventif de la femme enceinte à la méthode Ogino.

    Mais qui donc avait instauré ce programme de retrait préventif au Québec ?
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  • Anne-Marie Allaire - Abonnée
    9 novembre 2011 05 h 10
    180 degrés encore
    Avez-vous vu une réforme disparaitre si vite???
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  • Darwin666 - Inscrit
    9 novembre 2011 07 h 15
    Trop habile...
    Et le remboursement des soins de physiothérapie, d’ergothérapie, d’acupuncture et de chiropractie, seront-ils limités, comme le projet le prévoyait au départ ?

    Et le représentant local en prévention, prévoit-on toujours son abolition ?

    Ça, c'est le truc favori des libéraux : on annonce une série de modifications à la loi, on recule sur son élément le plus controversé, la grogne se calme et on passe en douce les autres attaques contre notre système de protection. Résultat, le Conseil du patronat est content, tout en faisant semblant d'être triste du recul du gouvernement...

    Triste...
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  • Francois - Inscrit
    9 novembre 2011 08 h 03
    Un petit changement peut-être ?
    Attribuer des tâches qui ne compromettent pas la survie des femmes enceintes est à mon point vue raisonnable. Pour déterminer les tâches et responsabilités que les femmes peuvent exercer lorsqu'elles sont enceintes devrait être évalué et suivie par un médecin. Les femmes enceintes doivent aussi continuer à prendre leur responsabilité.
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  • Jean_Yves - Abonné
    9 novembre 2011 08 h 25
    Encore une fois...
    En fait il ne sert plus à rien de compter les fois ou les gouvernements font la carpette devant le lobby, menaçant, syndical.

    A retenir: au Québec il vous est complètement inutile de voter a une élection, c'est toujours les lobby, syndical en tête, qui drivent le politique.

    C'est pas voter qu'il faut, c'est payer. Payer un lobby pour qu'il pousse vos intérêts a vous et votre gagne.

    On a beau avoir des constats qui démontrent du pur laxisme de gestion. Qui démontre un véritable bar ouvert ou l'on se sert a qui mieux mieux sous prétexte d'objectifs fallacieux. Rien à faire, si ces constats sont pas au gout de la grosse gagne syndical fuck les plus constats les plus élémentaires.

    On dit souvent que les Québécois on le tempérament latin, il faudrait admettre aussi notre coté grec ! Ce qui nous situe quelque part dans les eaux entre l'Italie et la Grèce....
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  • Jean_Yves - Abonné
    9 novembre 2011 08 h 35
    @ François
    Quel serait donc la motivation dans toutes les entreprises étatiques à trouver une autre tâche aux femmes enceintes? Qu’est-ce qu'elles peuvent y gagner? Et voyez le trouble de bouger les tâches dans un environnement ou les descriptions de tâche lié a l'emploi sont très précises. Au mieux on se retrouve avec du tablettage.

    Et même dans l'entreprise privée on n'est pas chaud à contraindre au travail une employée qui voyait poindre un congé devant elle.

    De toute façon, ne cherchez pas quelque chose de raisonnable dans le système, cherchez les intérêts des uns et des autres. C'est le plus que vous pouvez y trouver.
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  • benoit angrignon - Inscrit
    9 novembre 2011 08 h 39
    csst
    C est sur quil ne toucheront j,amait à cest programme car il devront aussi toucher a dautre programme de la csst ,pour le patrona et le syndicats ils mieux avoir un employé au travaille que cher lui à prend souin de elle ou de lui y à aussi pas mal de gouvernement la dedans aussi comme ça sa leur coupe rien , cest dégueullasse ce système, si tu as besoin d,être cher toi toi meme devrais être la personne ressources qui doi le savoir et non pas la csst ou la clp ou le gouvernement ect,,,, nous sommes pas des robots notre douleurs n,est pas la même d,une personne à une autre et le seuil de tolérances non plus , moi je croi que ce systeme de la csst de la clp et de l saaq devrait tout être réviser ,et avoir surtout plus de coeurs et de comprendre Qu,on nest des humain et non des chiens ou des robots Qu,on arrenge et Qu,on retourne sur le marché du travaille
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  • Johanne Chapados - Abonnée
    9 novembre 2011 08 h 40
    Commentaires sur le groupe de travail qui s'est penché sur la réforme du régime.
    J'ai vérifier la composition du groupe de travail au lien suivant, page 7.
    http://www.uttam.qc.ca/rapport_camire.pdf
    Pas une femme pour discuter de ce qu'elles ont besoin en matière de santé et sécurité au travail.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    9 novembre 2011 14 h 12
    Le droit des médecins de décider
    Imaginez si la CSST avait décidé de contester les diagnostics des médecins! Aurions-nous pu voir la RAMQ commencer à chipoter elle aussi, pour baisser les coûts? «Non, pas de chimio tout de suite, la chirurgie devrait suffire!» «Ça fait trois jours que vous êtes à l'hôpital, vous devez sortir parce que la Régie cesse de payer.»
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  • Notsag - Abonné
    9 novembre 2011 15 h 52
    Nous vivons dangereusement!
    "La moitié des travailleuses enceintes, soit 34 000 d'entre elles en 2010, ont eu recours à ce programme, appelé Pour une maternité sans danger (PMSD), qui leur permet d'obtenir un congé, payé par la CSST, si leur travail représente un risque durant leur grossesse."

    Je n'avais pas réalisé que la moitié de nos environnements de travail sont dangereux. Peut-être que de pousser un crayon, ou de piocher sur un clavier présente des risques insoupçonnés.
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