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Michel David   5 novembre 2011  Québec
S'il y a une chose qu'il faut reconnaître à Stephen Harper, c'est d'avoir de la suite dans les idées. Bien avant de devenir premier ministre, il avait décrété que le bilinguisme officiel souhaité par Pierre Elliott Trudeau avait échoué.

«Ne vous y trompez pas. Le Canada n'est pas un pays bilingue. En fait, il est moins bilingue que jamais. [...] La religion du bilinguisme est celle d'un dieu qui a échoué. Elle n'a conduit ni à l'équité ni à l'unité et elle a coûté aux contribuables canadiens des millions et des millions», écrivait-il en février 2002 dans une brochure publiée à l'occasion de la course au leadership de la défunte Alliance canadienne.

Sur le plan individuel, c'était évidemment une autre affaire. À l'époque où il dirigeait la National Citizen's Coalition, M. Harper soutenait la cause des parents des francophones qui voulaient faire éduquer leurs enfants en anglais au Québec, comme il s'opposait à la règle de la «nette prédominance» du français dans l'affichage.

Dès la formation de son premier cabinet, en février 2006, il a montré le peu de cas qu'il faisait de cette supposée «valeur» canadienne imposée par les libéraux en nommant ministre du Patrimoine Bev Oda, une députée ontarienne unilingue anglaise. Et comme pour porter l'insulte à son comble, il a flanqué la ministre de la Francophonie, Josée Verner, d'un secrétaire parlementaire unilingue, l'Albertain Ted Mozies.

Puis, il a nommé coup sur coup des unilingues à la Cour suprême (Marshall Rothstein), au poste d'ombudsman des victimes d'actes criminels (Steve Sullivan) et à la présidence de la Commission de la capitale nationale (Russell Mills).

***

La nomination d'un autre juge unilingue à la Cour suprême (Michael Moldaver) il y a deux semaines n'avait donc rien d'étonnant, mais M. Harper est passé à une autre étape dans la révision du bilinguisme officiel cette semaine en imposant celle de Michael Ferguson au poste de vérificateur général, qui relève non pas du gouvernement, mais du Parlement, alors que le bilinguisme était formellement exigé pour occuper cette fonction.

La réaction unanime des partis d'opposition et la démission d'un membre éminent du Bureau du vérificateur général, Michel Dorais, un vétéran de la haute fonction publique fédérale, placent M. Ferguson dans une situation extrêmement difficile. À moins qu'il ne se désiste, le gouvernement semble néanmoins déterminé à créer un dangereux précédent.

Hier, à la Chambre des communes, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, pourtant bilingue, a envoyé un message clair en répondant en anglais aux questions sur le sujet posées en français par Denis Coderre.

Si M. Harper n'a jamais cru aux vertus du bilinguisme comme facteur d'unité, plusieurs au Canada anglais ont longtemps cru qu'il valait mieux ne pas donner de munitions aux «séparatistes» en donnant l'impression que les francophones étaient des citoyens de seconde zone. Seul le Canadien de Montréal, drapé dans sa sainte flanelle, s'est entêté à nommer des capitaines unilingues.

Dans les années 1990, alors que la perspective d'une sécession hantait les esprits, il aurait été inimaginable qu'une institution comme le Collège militaire royal du Canada décerne un doctorat honorifique à un francophobe aussi notoire et impénitent que Don Cherry. À défaut de s'en indigner réellement, quelqu'un aurait au moins signalé l'inopportunité politique de cette initiative. Une professeure de langues a bien dénoncé cette initiative loufoque, mais elle s'inquiétait surtout pour la réputation du Collège.

***

Tout le monde voit bien que, même au Québec, la cause du français ne provoque pas une grande mobilisation, malgré les données inquiétantes publiées récemment par l'Office québécois de la langue française (OQLF) et la réanglicisation du visage de Montréal.

À lui seul, un résidant de la circonscription de l'Acadie, représentée à l'Assemblée nationale par la ministre responsable de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, a relevé 76 entreprises qui contreviennent aux dispositions de la Charte en matière d'affichage. Le même constat pourrait être fait dans bien d'autres circonscriptions.

En septembre dernier, le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, s'inquiétait de la baisse des plaintes déposées à l'OQLF et de celles qui étaient transmises au procureur général, alors que le recul du français est manifeste.

Il est vrai qu'une certaine résignation a gagné la population, malgré les cris d'alarme des organismes voués à la protection du français, et que la loi n'est pas appliquée avec toute la rigueur qui s'imposerait.

L'incitation au respect du français n'en semble pas moins inversement proportionnelle à la force du mouvement souverainiste. Après la frousse causée par l'arrivée au pouvoir du PQ en 1976, le retour au pouvoir des libéraux avait été immédiatement suivi d'un relâchement, bien avant que les dispositions de la loi soient assouplies.

On répète depuis plus de trente ans que la souveraineté serait le meilleur amendement à la Charte de la langue française, mais la crainte de la souveraineté a toujours été plus dissuasive que n'importe quelle amende. Maintenant que la tenue d'un référendum semble plus éloignée que jamais, c'est le free-for-all.   
 
 
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  • Georges Paquet - Abonné
    5 novembre 2011 06 h 09
    La proie pour l'ombre.
    Pour la survie du français en Amérique, les indépendantistes, souverainistes et associationistes ont-ils une bonne stratégie? En d'autres mots, est-ce qu'un projet d'indépendance, dont on sait qu'il ne peut pas se réaliser dans un avenir rapproché, puisque personne en mesure de se faire élire n'en fait la promotion, peut maintenir l'espoir qu'un jour on mettra fin à ce déclin du français à Montréal, au Québec et en Amérique? Y a-t-il une alternative?
    Je devrais me protéger des projectiles qui pleuveront peut-être dans la direction, mais j'ose soutenir que si tout le monde, avec toutes les tendances idéologiques imaginables, mettait, avec conviction, l'énergie nécessaire à la promotion du français dans le système canadien afin que le Canada en fasse aussi la promotion au pays et à l'étranger, dans toutes les Organisations internationales. Je sais qu'avec Stphen Harper cela ressemble à une utopie ou à une bêtise, mais celà pourrait changer. Constatons au moins qu'en poursuivant trois lièvres à la fois, on risque d'en attrapper aucun. Le bilinguisme au Canada risque de disparaître, le projet d'indépendance du Québec n'est plus porté par ses chefs et la pratique du français en Amérique est en déclin. Y a-t-il une alternative?
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  • Lapirog - Abonné
    5 novembre 2011 06 h 47
    Radio-Canada qui nous leurre.
    Radio-Canada continue de plus belle à nous laisser croire que nous vivons dans un pays bilingue surtout depuis la venue de Harper au pouvoir à Ottawa.Il est de notoriété publique que les Canadians n'écoutent pas et ne regardent pas la CBC alors qu'ils préfèrent les chaines from USA et les Canadiens ont le même comportement vis-à-vis la SRC.La SRC a beau multiplier les très longs et fastidieux reportages venant des territoires hors Québec au détriment des intérêts des régions québécoises ignorées, elle ne leurre personne avec ce stratagème.Harper va de toute façon passer la SRC/CBC au collimateur comme il l'a toujours laissé entendre.Il est temps de se réveiller et d'admettre que nous ne vivons pas sans un pays bilingue et de rapatrier au bénéfice des régions québécoises ces gros budgets de la SRC.
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  • Socrate - Inscrit
    5 novembre 2011 06 h 56
    last call
    Bientôt la fin de la broue à n'en point douter.
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  • Normand Carrier - Abonné
    5 novembre 2011 07 h 03
    Les utopies de ce pays , le Canada .....
    PET nous a fait croire que ce pays serait réformé au référendum de 1980 a la satisfaction des Québécois pour rapatriér unilatéralement la constitution envers et contre tous les partis politiques au Québec .... Trente ans plus tard , le Québec n'a pas signé la constitution et ne fait pas parti de ce pays .......

    PET nous a vendu le bilinguisme comme la panacé du siècle et nous a imposé le multiculturalisme comme prime et trente ans plus tard Stephen Harper maintenant majoritaire nous impose a tous les postes importants de la fonction pubique des unilingues anglophones et se fiche éperdument de la loi sur les langues officielle ..... Les Québécois furent bernés et se comportent comme des cocus contents ......

    D'utopie en utopie certains croient qu'il serait légitime de réformer le fédéralisme et d'obtenir une VRAI CONFÉDÉRATION mais ceci est une autre UTOPIE car aucun fédéraliste du Québec , digne de ce nom , ne daigne en parler ..... Imaginons un instant les anglophones du ROC qui eux n'ont aucun intérêt a en parler et sont déja passé a l'unilinguisme anglophone ......

    Depuis 2003 , nous avons élu successivement un gouvernement qui défend le fait francais du bout des lèvres et fait le minimum acceptable pour protéger le francais et n'en fait aucune promotion ...... Au rythme ou cela évolu , si nous n'élisons pas un gouvernement voué a la protection de la langue et de la culture francophone et qui est prêt a renforcer la charte de la langue francaise , d'ici dix ans , le déclin du francais s'accélérera et on entrera béatement dans une louiasination tranquile et irrémédiable ........
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  • Marie Mance Vallée - Inscrite
    5 novembre 2011 07 h 23
    Mise en scène
    Faut-il croire que le PM canadien Harper fait de la mise en scène lorsqu'il parle français et qu'il souligne que le français est la langue fondatrice du Canada ?

    Les rares députés québécois doivent étouffer dans le corset canadien, à moins qu'ils ne soient des inconscients ou des opportunistes.
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  • François Dugal - Abonné
    5 novembre 2011 08 h 09
    La fin/The end
    Le Canada, «plusse meilleur» du monde, s'en est allé sans crier gare; le pays bilingue et multiculturel de la commission Laurendeau-Dunton est passé à la trappe.
    Le New-Canada est unilingue et multiculturel. L'anglais est la langue commune et le français est la langue d'une minorité, au même titre que le mandarin, l'italien ou le farsi.
    Fédéralistes francophones, qu'en pensez-vous?
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  • Roger Sylvain - Inscrit
    5 novembre 2011 08 h 42
    Hypocrisie québécoise
    Depuis les Lois 22 et 101,la langue officielle au Québec est le français.
    Le Québec ne souscrit donc pas au bilinguisme canadien.
    Alors pourquoi devrions-nous nous offusquer si Ottawa y va de sa propre version du bilinguisme canadien?
    Ce qui est bon pour minou devrait être bon pour pitou,non?
    Le Québec exige le bilinguisme des autres mais ne daigne pas le pratiquer lui-même sur son territoire.
    C'est ce que j'appelle un "double standard".
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  • Eric Thiffault - Abonné
    5 novembre 2011 09 h 11
    " quelque chose comme un grand peuple "
    Après tout, on n'est peut-être pas un si grand peuple et comme plusieurs autres dans l'histoire, on va disparaitre par peur de se prendre en main. Suite dans 50 ans... ( au moins Charest sera plus là )
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    5 novembre 2011 09 h 27
    Une véritable confédération, LA solution ou...
    Une véritable confédération d'États souverains : Un Québec souverain dans un Canada uni, la formule possible de M Yvon Deschamps, à la place d'une fédération de provinces pourraient être LA solution constitutionnelle du Québec mais, à défaut, tenter de protéger le français AU QUÉBEC au travail, par des lois et des incitatifs, en plus d’exiger les services en français, partout au Québec.

    Nous ne pouvons plus tenter de protéger nos vieilles traditions, nous les avons presque toutes perdues, ni la religion catholique que nous ne pratiquons plus.

    Nous, Québécois francophones, sommes devenus, dans nos habitudes et priorités, une sorte de Québécois anglophones sauf pour la langue française. En plus, nos jeunes chanteurs francophones ont tendance à composer et à chanter en anglais. Ça semble être comme ça, même en France. Petite misère qui peut nous amener à devenir anglophones d’ici quelques générations. Est-ce que le bonheur risquerait alors de nous tomber à terre ? Le Canada anglais en serait bien soulagé. Un autre de leurs problèmes de réglé.
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  • Charles F. Labrecque - Abonné
    5 novembre 2011 09 h 58
    Intérêrs
    Comme vous le mentionnez, la population québécoise ne semble pas s'émouvoir devant le recule du français au Québec. Nous devons comprendre que seul l'intérêt peut éveiller l’enthousiasme chez le peuple. Ainsi comme nous le savons tous principalement chez les jeunes que seul la langue anglaise est la clef de l'avenir pour assurer un travail promoteur dans l'avenir. La jeunesse surtout savent bien que sans compréhension de l'anglais ils ne peuvent rien devant les nouvelles techniques. Ce mouvement de refus ce comprend par le désintérêt et la perte de prestige qu'avait autrefois la France.
    Suite à une discutions avec des jeunes étudiantes du niveau Cégep, elles étaient tout à faites convaincues que l'affaire du français au Québec était une affaire de vieux rotteux unilingue français qui aimeraient imposer leurs conditions minoritaires afin e vivre en vase-clos sans comprendre nos voisins.
    Plusieurs trouveront cette note insultante mais il faudra bien qu'un jour qu'ils comprennent la réalité. Car ces jeunes sont notre relève.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    5 novembre 2011 10 h 30
    Une hypothèse parmi d'autres.

    Il m' arrive parfois de me demander si Pierre Trudeau n'a pas conçu son projet de Canada bilingue et multiculturel comme un pis-aller temporaire.

    Ce que je veux dire par là c' est qu'il a peut-être cherché une solution de rechange à la souveraineté parce qu' il craignait que la souveraineté du Québec soit tellement mal reçue par le ROC que la violence risquait de s'installer.

    Je me demande s'il ne se serait pas dit qu' il était préférable d'appliquer une solution qui risquait d'être mal reçue par les Québécois mais qui aurait au moins l'avantage de calmer les esprits pendant un certain temps quitte à ce que, plus tard, une autre solution soit recherchée et appliquée.

    Il se serait peut-être dit que mieux valait une solution bâtarde plutôt qu'une sorte de guerre civile au Canada.

    Je ne connais pas assez le personnage pour être en mesure de dire si cette hypothèse est vraisemblable ou pas.

    Mais les gens qui le connaissent bien ont sûrement une opinion là-dessus.
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  • Rodrigue Guimont - Abonné
    5 novembre 2011 10 h 40
    Action, réaction
    Qui a dit déjà que "plus cela fera mal au Québec plus l'appui à la souveraineté baissera"? L'inimitable Stéphane Dion en mars 1995.

    Serions nous devenu une société qui aime se faire battre sans réagir?
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  • Jean Lebel - Abonné
    5 novembre 2011 11 h 12
    Une bataille perdue?
    Je suis à l'aéroport de Vancouver en attente de mon vol. J'ai résidé quelques jours à l'hôtel dans cette ville: sur le câble, une seule chaîne francophone, Radio-Canada de l'ouest qui est un mélange de nouvelles locales et de RDI et qui offrent les émissions habituelles de RC en soirée. Rien d'autres, et même pas de la publicité spécifique!

    Côté presse écrite, c'est pire, j'ai bien cherché, mais je n'ai trouvé aucun quotidien francophone, mais plusieurs en langue chinoise et plusieurs des grands quotidiens américains, NY Times etc. Il y a quelques années, à la Librairie francophone sur la rue Robson, on pouvait trouver les quotidiens du Québec et de France. Mais où est passé cette librairie?

    Qui plus est, à la lecture du Globe and Mail et du National (encore plus à droite), le Québec existe peu, sauf s'il s'implique dans les affaires canadiennes comme le registre des armes à feu.

    Les provinces anglophones, de plus en plus des copies des états américains où nous nous sentons de moins en moins chez-nous.

    Jean Lebel
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  • Daniel Vézina - Abonné
    5 novembre 2011 11 h 21
    C'est un problème à Montréal, pas à Québec...
    Pourquoi pensez-vous que la région de Québec a voté Non aux référendums ?

    Pourquoi pensez-vous que la commission sur les accommodement raisonnable a fait apparaître des gros points d'interrogation sur les visages des gens de la région de Québec ?

    Oubliez le débat, tant et aussi longtemps que ça va être majoritairement francophone dans cette région, ça bougera pas fort.

    Dans la grande région de Montréal, il est déja trop tard...
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  • Normand Carrier - Abonné
    5 novembre 2011 11 h 47
    Vive le francais au Canada , monsieur Paquet ....
    La suggestion de monsieur Paquet est de faire la promotion du francais au Canada donc du bilinguisme et ainsi ce pays officiellement bilingue fera la promotion du francais dane les organisations internationales !!!! . Cela aidera le Québec en quoi ?
    En attendant que Harper nous jette dehors et que la souveraineté soit mure , on pourrait faire élire un gouvernement qui s'engage a renforcer la charte de la langue francaise , faire appliquer ses lois sur l'affichage et la langue de travail et se faire le promoteur de la langue et de la culture francaise .... Cela nous changerait de ce gouvernement d'euneuque que nous avons élu ......
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    5 novembre 2011 11 h 55
    Exemple de force de traditions populaires nationales
    Nous, Québécois francophones, laissons aller, oublions, nos vieilles traditions, incluant la religion. Il nous reste la langue française mais le reste ? Nous pouvons commencer à faire revivre quelques-unes de nos us et coutumes, les plus intéressantes, ce qui nous a déjà caractérisés comme Canadiens-français.

    Voici une démonstration de traditions grecque, dans une rue d’Ottawa, à l’occasion d’une fête grecque…canadienne où nous voyons la force d’une tradition musicale et de danse populaire où se joignent de nombreux canadiens. Mouvant et émouvant à souhait, à l’adresse Internet suivante :

    http://www.youtube.com/embed/UhDgpXWkFHE
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    5 novembre 2011 12 h 03
    @ Messieurs Lebel et Vézina
    Il n'y a presque pas de francophones en Colombie. Ceux qui y sont peuvent s’abonner à une coupole pour la télé.

    Québec a voté OUI au référendum de 1995. Trop légèrement majoritairement mais, ils ont voté OUI. Vos statistiques sont fausses.

    À défaut de simple séparation, il doit bien y avoir une autre plus rassembleuse solution à notre actuelle fédération. S'agit seulement de la trouver.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    5 novembre 2011 12 h 05
    @ M. Rodrigue Guimont
    Pourquoi vous fier à M. Stéphane Dion et le citer. Oubliez-le s.v.p.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    5 novembre 2011 12 h 08
    Utopie!
    Ce n'est pas sérieux, M. Lebel, de vouloir le bilinguisme à Vancouver (ou dans bien d'autres villes du ROC) car le Canada n'est pas un pays bilingue en soi mais un pays où la loi des langues officielles exige que le gouvernement fédéral offre des services dans les 2 langues officielles partout au pays. Ça ne comprend pas des librairies francophones dans toutes les grandes villes... d'ailleurs la librairie dont vous parlez, la librairie Sophia avait déménagé il y a plusieurs années sur la rue Hastings puis en 2010 elle a fermé. Elle a évidemment fait face à la concurrence de la vente de livres par internet - on peut acheter à peu près n'importe quel titre en français sur internet dans de très bonnes librairies en ligne. Pour les francophones « locaux » en CB il n'y a pas seulement la SRC mais aussi TVA, TV5 et la plupart des canaux comme Découverte etc. mais évidemment pas dans les hôtels - la clientèle francophone est trop peu nombreuse.

    Ceci dit, là n'est pas la question. Le VG travaille pour tous les Canadiens, y compris les Québécois et il n'est pas en mesure de remplir ses obligations n'ayant pas de compétence en français. Harper se fout des langues officielles et de pas mal tout le reste d'ailleurs et règne comme un despote. Ça c'est la question et à moins d'un renversement notable dans la population québécoise, il semble que la souveraineté ne soit pas une option viable pour le moment. Alors, que fait-on quand on a une espèce de petit dictateur qui se fout de la démocratie et qui n'hésite pas à faire à sa tête au mépris d'un des peuples « fondateurs » de ce pays?
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  • emeri - Abonné
    5 novembre 2011 14 h 22
    Vous êtes pas tannés de...
    Après les opinions de tous ces "merveilleux" intellectuels qui écrivent
    dans cette page, voici mon humble idée la dessus.

    Lors de la campagne électorale fédérale de printemps dernier, les
    québécois avaient tellement peur de l'oligarchique parti de Harper,
    qu'ils ont plongés têtes baissées dans les bras oranges de Jack
    Layton. Grossière erreur puisque ce parti est tout aussi francophobe
    que l'est le parti Conservateur.

    Non mais faut y être illettré politiquement ?

    Et puis pourquoi pas... Vous êtes pas tannés de mourir bande de cave, comme la si bien écrit Claude Péloquin, pensant réveiller
    les québécois francophones. Il a réussi, puisque le Parti Québécois
    se faisait élire en 1976.

    A quand la prochaine madame Marois?

    Réjean Grenier
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  • sco100 - Abonné
    5 novembre 2011 14 h 33
    Monument à Octave Crémazie
    Je marchais dans le Carré Saint-Louis ce matin et je me suis arrêté devant le monument à Octave Crémazie. Je le fais souvent. Pour la première fois peut-être, je suis allé derrière le monument. J'y ai vu une plaque que je ne me rappelle pas avoir remarquée auparavant. Elle disait à peu près ceci : Érigé par ses compatriotes du Canada et des États-Unis en 1906. Du Canada et des États-Unis! En 1906, ça se disait et ça signifiait quelque chose d'oublié aujourd'hui.

    Avant le repli territorial amorcé dans les années 60, être Canadien Français, c'était un concept essentiellement ethnique et religieux qui, bien qu'essentiellement nord-américain, ne connaissait pas de frontières internationales ou inter-provinciales. Avons-nous vraiment gagné au change dans la mutation territoriale de notre identité devenue strictement québécoise au sens géographique? Je l'ai déjà cru dur commer fer, mais je n'en suis plus si certain.
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  • Franfeluche - Abonné
    5 novembre 2011 16 h 50
    Double standard ??
    M. Roger Sylvain vous semblez oublier que ce n'est pas l'anglais qui est menacé d'extinction, c'est le français. Deuxièmement, s'il y a une province qui est bilingue comparativement aux autres provinces, c'est le Québec. En voulant traiter les deux langues sur le même pied, nous fragilisons le français.
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  • France Marcotte - Abonnée
    5 novembre 2011 19 h 15
    Essayez pour voir de me la prendre!
    Quand la souveraineté est partie, les souris dansent...

    La crainte de la souveraineté, est-ce vraiment le seul incitatif à faire durer la francophonie? C'est un peu triste.
    Le compte à rebours vers l'irréversible est-il vraiment commencé?
    Comme l'ombre d'une grande chape de plomb au-dessus de nos têtes?

    Pourtant, il brille si fort dans le coeur de plusieurs encore, le français.
    Je n'ai pas fini de l'apprendre et vous voudriez que je le quitte?
    C'est une histoire d'amour sans fin, le français.

    Faudrait savoir combien y tiennent, quoi qu'il arrive, contre vents et marées et anglais placardé mur à mur.
    Combien? 10 000, 50 000?
    Au moins.
    Et cela ne serait rien?
    Le français, je le parlerai même si on m'arrache la langue.
    Et je ne suis pas la seule.
    C'est là-dessus qu'on peut espérer. Pour plusieurs qui y renoncent sans broncher, d'autres, y tiennent comme à la vie. C'est sur eux que je veux miser.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    6 novembre 2011 01 h 33
    À Normand Carrier:
    Vous avez écrit "si nous n'élisons pas un gouvernement voué a la protection de la langue et de la culture francophone et qui est prêt a renforcer la charte de la langue francaise , d'ici dix ans , le déclin du francais s'accélérera et on entrera béatement dans une louiasination tranquile et irrémédiable"; et plus loin vous récidivez...

    Ce n'est pas renforcer la charte de la langue française qu'il faut, un renforcement ne fera que se heurter à la cour suprême, comme c'est le cas depuis des lunes. Ce qu'il faut c'est se donner un pays, d'y mettre toutes nos énergie. C'est LA solution.

    Plusieurs se demandent pourquoi les Québecois sont de plus en plus indifférents à la question de la langue. C'est assez simple: la loi 101, malgré tout, à eu deux grands avantages: celui de favoriser la françisation d'une majorité d'immigrants et surtout d'enfants d'immigrants, et aussi de faire du français la langue de communication entre les diverses communautés; mais d'un autre côté elle a créé chez les jeunes surtout l'impression que tout est acquis et l'invasion grandissante de la culture anglophone, principalement américaine, grâce à l'internet, fait le reste.

    C'est beau de parler de la promotion et de la protection de la culture francophone mais aucun parti n'a encore élaboré quoi que ce soit sur cette question assez complexe merci. Le p. q. a inclut ça dans son programme mais je suis certaine qu'il n'a même aucune idée de ce qu'il faudrait faire exactement: aucune recherche n'est faite en ce sens par qui que ce soit à ma connaissance.

    Pour terminer... M. Carrier, à cause d'un problème d'élocution sans doute on entend Harper, tel qu'enregistré par l'Infoman, nous parler des prochaines "érections" ou dire "nous sommes en érection", mais dans votre texte de samedi 7h03 vous avez fait une coquine de coquille en nous entretenant "de la fonction pubique des unilingues anglophones". Excusez la.
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  •  
  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    6 novembre 2011 01 h 39
    Fin de phrase manquante vers la fin de mon commentaire je crois (prob. technique) :
    en nous entretenant... de la fonction pubique des unilingues anglophones...
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  • Paul Verreault - Inscrit
    6 novembre 2011 09 h 06
    Suggestion
    À Franfeluche: Voici une expression qui frappe *Traiter les deux langues sur le même pied, c'est mettre les deux pieds sur la même langue". À bon entendeur, salut.
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  • Denis Paquette - Abonné
    6 novembre 2011 09 h 18
    Comme disait le poete, symboliquement, vous n'etes pas tannés de mourir
    Avec la mondialisation et tous les efforts que ca va exigés, il serait peut etre temps que le Canada devienne une confédération, Ce serait logique et profitable pour tous le monde. N'etes vous pas fatigués de ces éternelles chicanes d'identités.
    Ca nous affaibli mutuellement et nous empeche de donner notre pleine mesure. C'est quoi cette structure qui appartient plus au moyen-age qu'a la modernité et nous fait perdre un temps fou
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  • Roger Sylvain - Inscrit
    6 novembre 2011 12 h 52
    Comme disait Clifford Lincoln:"Rights are rights are rights!"
    Si vraiment nous vivons dans un État de droits, ne sommes-nous pas tous égaux devant ces lois?
    Alors,expliquez-moi pourquoi la Loi 101 confère des droits à un groupe mais les limite à un autre?Une loi appliquée de façon variable dépendant de la langue maternelle n'est pas une loi mais de la discrimination.
    Un droit ça ne se négocie pas,il s'applique à tous ou à personne.

    Accepterions-nous qu'une femme n'ait pas les même droits qu'un homme?
    Partout au Canada,un francophone peut afficher dans la langue de son choix alors pourquoi au Québec un anglophone n'aurait-il pas ce même droit?

    Le groupe de manifestants veut éliminer tout droit conféré par la loi 101 à la communauté anglophone de Montréal peut importe les droits de la personne. Je n'y vois que de l'anglophobie et non une promotion juste du français.

    Dans une société démocratique la loi de la jungle ne devrait pas avoir préséance et j'encourage les médias de veiller au grain et à dénoncer les abus.
    Roger Sylvain
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  • Allophone - Inscrit
    6 novembre 2011 13 h 05
    Que le francais soit egal a l'anglais
    A Jean Lebel: "Les provinces anglophones, de plus en plus des copies des états américains où nous nous sentons de moins en moins chez-nous."
    Et les anglophones Quebecois se sentent de moins en moins chez eux aussi. Notons les ecoles anglophones qui doivent fermer face au declin d'eleves qui y frequentent. Notons aussi l'hostilite des souverainistes envers eux. Pourtant, le Quebec, C'EST le chez eux.

    A Franfeluche: "Double standard ?? M. Roger Sylvain vous semblez oublier que ce n'est pas l'anglais qui est menacé d'extinction, c'est le français. Deuxièmement, s'il y a une province qui est bilingue comparativement aux autres provinces, c'est le Québec. En voulant traiter les deux langues sur le même pied, nous fragilisons le français."
    On dirait que les souverainistes aimeraient bien que l'anglais soit "menacé d'extinction" dans leur province... ce qui pourrait encore arriver dans le futur vu le declin d'eleves qui frequentent les ecoles anglophones.
    Deuxièmement, si le Quebec est la province qui est la plus bilingue, je crois que c'est plus grace aux anglophones et aux allophones qu'au francophones.
    Et en voulant traiter les deux langues sur le même pied, ce n'est pas justement ca que vous reclamez? Que le francais soit egal a l'anglais et non pas la "langue d'une minorité, au même titre que le mandarin, l'italien ou le farsi"? Traiter l'anglais au Quebec comme vous voudriez que le francais soit traite au Canada.
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  • Normand Carrier - Abonné
    6 novembre 2011 13 h 56
    Pour plus de précisions , madame Massicotte ...
    Merci de vos commentaires que j'accepte .... Concernant votre argument de se donner un pays , je le partage entièrement mais en attendant , il ne faut pas se laisser mourir et avont le devoir de faire tout ce que l'on peut avant de se donner le pays ... Concernant la coquille de 7.03 heures ou je parlais de fonction pubible au lieu de publique d'unilingues anglophones , tous ont compris l'erreur mais j'aimerais parler éventuellement de fonction pudique excluant les unilingues ....... A la prochaine coquille , madame Massicotte ....
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  • amaranta - Inscrit
    6 novembre 2011 15 h 57
    @ Roger Sylvain
    Au Québec, les droits linguistiques de la minorité anglophone sont reconnus et respectés. De même, un anglophone peut très bien y vivre sans parler un mot de français. Inversement, il est très difficile de fonctionner ailleurs dans le Canada sans maîtriser la langue anglaise.
    Ceci dit, ce dont il est question dans cette chronique c'est de l'unilinguisme croissant des institutions fédérales canadiennes depuis que les conservateurs de Stephen Harper sont au pouvoir. Le Québec fait toujours partie du Canada. Et de ce fait, les Québécois paient des impôts au gouvernement fédéral. Nous sommes donc en droit de nous attendre à recevoir la même qualité de services de la part des fonctionnaires fédéraux que celle dont jouissent les Canadiens anglais.
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  • Roland Berger - Abonné
    6 novembre 2011 17 h 16
    À Amaranta
    « Au Québec, les droits linguistiques de la minorité anglophone sont reconnus et respectés. » Il est là le problème. Les Québécois, ou devrais-je dire, les Franco-Québécois, répondent au mépris par le respect. René Lévesque pensait comme ça. L'ennemi l'a poignardé et il ne s'en est jamais remis.
    Roland Berger
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  • Allophone - Inscrit
    6 novembre 2011 23 h 40
    A amaranta
    "Au Québec, les droits linguistiques de la minorité anglophone sont reconnus et respectés. De même, un anglophone peut très bien y vivre sans parler un mot de français."
    Montreal et ses environs ne representent pas toute la province du Quebec.

    "Inversement, il est très difficile de fonctionner ailleurs dans le Canada sans maîtriser la langue anglaise."
    Le Nouveau Brunswick est bilingue. Cette province au Canada est comme l'equivalent de la ville de Montreal au Quebec. Ottawa est aussi bilingue. Un anglophone unilingue ne peut pas fonctionner PARTOUT au Quebec non plus.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    7 novembre 2011 10 h 26
    Free for all ...
    Le fait français au Canada n’a jamais vraiment existé. Officiellement oui, mais, concrètement non. De plus en plus, le Canada va s’affirmer officiellement comme un pays unilingue; pays unilingue qu’il a toujours été.

    Au Québec, on a connu la période de 1976 à 1995 où le français a vraiment été la langue dominante sur le territoire. La langue officielle, la langue du travail, la langue de tous et de tous les jours.

    Avant 1976, c’était, dans les faits l’anglais qui dominait.

    Après 1995, au Québec, il y a eu de plus en plus de bilinguisme dans les faits.

    L’avenir nous réserve de toute évidence de plus en plus de bilinguisme officiel au Québec et d’unilinguisme anglais dans les faits.

    L’heure est grave pour l’avenir de notre langue, Monsieur David. L’heure est grave.

    Et, la nation québécoise francophone s’occupe d’écologie, de justice sociale. La nation québécoise francophone s’occupe de sauver la planète, s’occupe de gérer les soumissions des constructeurs de routes, au lui de s’occuper de sa propre survie; de la survie de sa langue.

    Charité bien ordonnée commence par soi-même. C’est très dommage que la nation québécoise francophone ne le comprenne pas …

    JL

    lafond.overtime@gmail.com
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  • Daniel Berube - Abonné
    8 novembre 2011 12 h 23
    @ Gilles Bousquet 11h55
    Il est vrais que les gens de la culture grèque semble bien s'intégrer tout en conservant leur langue et leur culture.

    Ici, au Québec, les activités semblables ont de beaucoup diminuées, c.à.d. les fêtes rassembleuses culturellement. Nous nous devons de reconnaître une chose: beaucoup de ces fêtes, à l'époque, était rattaché au contexte religieux, ex.: (je ne me souviens plus du nom de chacune... ) celle débutant le carême; celle à la fin du carême (Pâques); la St-Jean-Baptiste (encore fêté mais sous une forme plus... politique...); la Ste-Catherine (aujourd'hui changé pour la commerciale Hallowin); Noël (aussi changé pour le commercial)... en d'autres termes, la source même de nos fêtes collectives fut jeté, comme le bébé avec l'eau du bain...

    L'église de l'époque avait un lien direct avec la sauvegarde du français au Québec : l'église catholique était vivante au Québec principalement, le canada anglais étant plus du côté de l'église protestante; ce qui fait que l'église défendait le français pour, de façon indirecte, sauver le catholicisme en amérique; aussi, l'éducation scolaire étant entre ses mains, la qualité du français... ne se comparaît d'aucune façon à celle que l'on retrouve aujourd'hui au Québec... je sais que je vais recevoir quantité de protestations sur la chose, mais pensez-y simplement 2 fois... vous y découvrirez une logique difficilement contestable...
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  • Pascal Laflamme - Inscrit
    8 novembre 2011 13 h 02
    Pour survivre il faut être cohérent...
    Cohérent avec les choix politiques qu'une population fait aux élections
    Cohérent avec la nécessité d'une implication réelle dans le débat publique et arrêtez de faire du chialage dans les salons
    Cohérent à se battre contre le laissez-aller au quotidien de l'importance de notre langue face au tsunami culturel anglophone qui nous entoure, en musique, en film, etc.
    Cohérent à faire l'application ferme des lois ...mais y a t-il cohérence vraiment ?

    Non, il y a recul du français parce qu'une majorité sont fiers d'être québécois francophones le 24 juin, c'est à dire lors de la fête folklorique du Québec. Entre-temps, c'est la prédominance au travail et dans les loisirs de l'anglais. Le Canada bilingue de Trudeau était une utopie et nous voyons à chaque année, ce qu'il en coûte de faire confiance à ceux qui présente des utopies pour la réalité. Malheureusement, le français n'est plus considéré par tous comme une nécessité mais bien de plus en plus comme un trait folklorique à savoir rapidement mis de côté pour parler la langue de tous, l'argent, qui a ses assises dans la langue anglaise partout dans le monde maintenant. Seul le courage politique véritable pourrait améliorer la situation et s'il y a une lacune en ce moment, c'est bien de courage. Où es-tu Hyacinthe Bellerose ?
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