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Assemblée nationale du Québec - La présidence est aussi responsable d'un budget annuel de 115 millions de dollars

Elles sont 700 personnes au service de la députation

5 novembre 2011 | Thierry Haroun | Québec
Le Salon bleu de l'Assemblée nationale du Québec<br />
Photo : Agence Reuters Mathieu Bélanger Le Salon bleu de l'Assemblée nationale du Québec
Présider l'Assemblée nationale du Québec «est un arbitrage qui est un peu compliqué à appliquer parce que, évidemment, les débats [entre les députés] peuvent s'échauffer parfois. C'est un peu difficile de conserver un tempérament flegmatique, mais généralement ça se passe assez bien», rappelle Jacques Chagnon, président de l'Assemblée nationale depuis avril dernier et député libéral de Westmount-Saint-Louis. Il a été élu par ses collègues députés au scrutin secret. C'est ainsi depuis 1999, alors que, auparavant, la candidature du président était proposée par le premier ministre et généralement adoptée à l'unanimité.

Rappelons que le président ne participe pas aux débats de la Chambre et ne vote pas, sauf en cas d'égalité des voix. Il cesse de participer aux activités de son parti dès son élection et ne fait partie d'aucun groupe parlementaire. Ses responsabilités sont nombreuses, parmi lesquelles il doit s'assurer que soient protégés les droits et privilèges de l'Assemblée et de tous les députés qui la composent. «Le président de l'Assemblée nationale est aussi responsable, note M. Chagnon, d'un budget annuel de 115 millions de dollars et de 700 personnes.»

L'image

De plus, il représente l'Assemblée nationale dans ses relations avec les autres parlements. D'ailleurs, tout juste après son entretien avec Le Devoir, il est ainsi allé accueillir un haut-commissaire du Kenya. «Vous savez, l'Assemblée nationale est très engagée sur le plan des relations parlementaires à l'échelle internationale. Elle s'est aussi beaucoup investie dans des groupes d'amitiés particulières avec la France, la Belgique, le pays catalan, la Bavière et maintenant le Maroc.»

L'Assemblée nationale du Québec constitue le pivot du pouvoir législatif. Son rôle est double: exercer un contrôle sur l'action gouvernementale et voter les lois. Radiographie d'une institution sise au carrefour de l'histoire et de la gouvernance d'un État appelé Québec, et ce, depuis 1792.

Quelle image le système parlementaire québécois et sa députation projettent-ils à l'étranger? «Sur une base personnelle, les parlementaires du Québec sont bien vus. Sur une base institutionnelle, [les parlementaires dans le monde] trouvent un peu compliquée la façon dont on fonctionne. Ça les surprend toujours un peu quand on leur dit que, pour être ministre, il faut d'abord être député», observe M. Chagnon.

L'Assemblée nationale, composée de 125 députés, loge dans l'hôtel du Parlement, qui célèbre cette année ses 125 années d'existence: un double 125, quoi!

Commissaires, directeur et vérificateur

Mais l'Assemblée nationale, c'est aussi un ensemble de corps institutionnels, gérés par des personnes qu'elle nomme. Parmi les personnes qui sont désignées par l'Assemblée nationale et qui sont responsables devant elle, il y a le commissaire à l'éthique et à la déontologie, le commissaire au lobbyisme, le directeur général des élections, le protecteur du citoyen et le vérificateur général.

Ainsi, on ne s'ennuie pas au sein de cette institution qui a tant à raconter. Et, pour s'en convaincre, il suffit de consulter son dernier rapport annuel, qui couvre la période s'étendant du 1er avril 2010 au 31 mars 2011.

Donc, pendant cette période, 45 heures ont été consacrées aux questions et réponses orales. En tout, 677 questions principales et 1178 questions complémentaires ont été posées. Notons de plus que 9196 personnes ont assisté à la période des questions, 1038 documents ont été déposés à l'Assemblée nationale, dont 208 pétitions et 114 rapports de commission, tandis que 9785 personnes ont pris part aux commissions parlementaires. Le rapport annuel nous apprend aussi que 75 978 personnes ont visité l'hôtel du Parlement.

La bibliothèque


Ces personnes auraient pu également consulter à la bibliothèque de l'Assemblée nationale plus de 2,1 millions de documents, dont 497 856 monographies, 571 375 microfiches, 185 enregistrements sonores et 949 affiches, cartes et photographies. Le personnel du service de la référence de la bibliothèque a répondu à 9988 demandes d'information et de recher-che. Cette bibliothèque, qui détient aussi une collection de livres rares et précieux d'environ 6400 titres, a souvent été consultée par Jac-ques Chagnon.

«Une bonne partie de la collection de livres anciens, se souvient Jacques Chagnon, a été brûlée lors de l'incendie de [l'hôtel du Parlement] en 1883. Et on a eu tellement peur pour notre bibliothèque il y a environ une quinzaine d'années, lors d'une fête de la Saint-Jean, alors que des gens ont voulu s'attaquer au Parlement en lançant roches et cocktails Molotov. Franchement, on a été chanceux. Depuis, des dispositifs de sécurité ont été renforcés autour du Parlement.»

***

Collaborateur du Devoir
 
 
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