Garderies - Québec promet 15 000 places de plus, mais...
Il manque toujours 4300 places sur les 18 000 annoncées il y a trois ans
Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir
Les places promises en garderies ne seront pas disponibles avant cinq ans, estime le PQ.
Même si les 18 000 places en centres de la petite enfance (CPE) promises par sa prédécesseure, Michelle Courchesne, en 2008 n'ont pas encore toutes été créées, la ministre de la Famille, Yolande James, a promis hier d'ajouter 15 000 nouvelles places en CPE et en garderies privées subventionnées.
Le gouvernement du Québec a souligné que ces 15 000 places verraient le jour entre 2012 et 2016.
Ce sont les couronnes sud et nord de la métropole québécoise faisant le plus l'objet de pressions démographiques — la Montérégie (3659 places) et Laurentides-Lanaudière (3285 places) — qui accueilleront le plus grand nombre de ces nouvelles places.
Néanmoins, les régions de Montréal (1990 places), de Québec (1485 places), de Chaudière-Appalaches (866 places) et de l'Outaouais (628 places) jouiront également d'ajouts.
Quelque 235 000 enfants québécois fréquenteront un service de garde subventionné, une fois toutes ces places créées.
Yolande James a toutefois refusé de faire connaître l'échéancier qui a été fixé pour la création des 4300 places sur les 18 000 promises en 2008 qui sont attendues avec impatience par des milliers de parents. Elle s'est contentée d'indiquer qu'environ 5000 places sont créées chaque année.
«Tout ça n'est que poudre aux yeux», a rétorqué la porte-parole de l'opposition officielle en matière de famille, Marie Bouillé. «En insistant sur les 15 000 places qui doivent être créées, la ministre semble elle-même oublier qu'elle en a encore 4300 de l'engagement précédent», a-t-elle affirmé par voie de communiqué.
Le Parti québécois estime que l'annonce de la ministre de la Famille «sent non seulement le réchauffé à plein nez, mais constitue aussi un leurre». «Ces places ne seront pas disponibles avant encore cinq ans», a déploré la députée d'Iberville.
«Pas une course»
Lors d'une conférence de presse tenue hier à Saint-Lambert, Mme James a fait savoir que les groupes intéressés auront jusqu'au 24 février pour soumettre leur projet au ministère de la Famille, afin de leur donner suffisamment de temps pour peaufiner leur dossier.
D'ailleurs, un manque de préparation dans plusieurs dossiers explique les retards relativement aux nouvelles places annoncées en 2008, a-t-elle fait valoir. «Je tiens à préciser que ce n'est pas une course. L'idée à retenir, et c'est bien important, c'est de présenter les projets les plus solides possible. On laisse plus de temps cette fois-ci, parce qu'on veut des projets mieux attachés», a-t-elle mentionné.
Par ailleurs, la répartition de ces nouvelles places sera de 65 % en CPE et de 35 % en garderies privées subventionnées. Elle a également précisé que les garderies privées non subventionnées ne pourraient pas soumissionner.
«Le gouvernement s'est engagé à créer 15 000 nouvelles places, et on a dit très clairement que l'on ne ferait pas de conversion de places», a précisé la ministre.
Cette décision a soulevé la colère du président de l'Association des garderies privées du Québec (AGPQ), Sylvain Lévesque, qui a fait valoir que Québec aurait eu tout à gagner à se tourner davantage vers le secteur privé. Selon M. Lévesque, les garderies privées ont toujours réussi à réaliser leurs projets en six mois, alors que, sur les places prévues en CPE dans l'annonce de 2008, plus de 4000 restent à réaliser trois ans plus tard. «Le gouvernement avait l'opportunité de développer avec un partenaire privé qui ne coûte rien dans le béton et la brique, et il perd l'opportunité de le faire [...] La ministre a beau dire qu'ils vont resserrer les règles, c'est de la poudre aux yeux. Je siège depuis 1995 sur des comités régionaux et jamais, pour les places en CPE, les délais n'ont été respectés», a-t-il soutenu.
Le président de l'AGPQ fait aussi valoir qu'en période de compressions budgétaires, Québec aurait eu tout intérêt à en demander davantage au secteur privé, où il en coûterait 20 $ de moins pour une place qu'en CPE, selon lui. «C'est de la poudre aux yeux. Il y a 4000 bassinettes vides au Québec alors qu'il y a des milliers de parents sur les listes d'attente», a lancé M. Lévesque.
«20 % des coûts réels»
Réunis en congrès à Québec dimanche, les délégués du Parti libéral du Québec ont accepté d'indexer la tarification des CPE pour qu'elle atteigne «20 % des coûts réels».
Au cours du débat, les militants favorables à la hausse ont fait savoir qu'il fallait ajuster le tarif après plusieurs années de gel, puisque le système subit une pression qui conduit au sous-financement, tandis que les opposants à l'adoption cette proposition ont déploré que la hausse puisse représenter un fardeau de 780 $ par année par enfant pour les familles.
Le gouvernement du Québec a souligné que ces 15 000 places verraient le jour entre 2012 et 2016.
Ce sont les couronnes sud et nord de la métropole québécoise faisant le plus l'objet de pressions démographiques — la Montérégie (3659 places) et Laurentides-Lanaudière (3285 places) — qui accueilleront le plus grand nombre de ces nouvelles places.
Néanmoins, les régions de Montréal (1990 places), de Québec (1485 places), de Chaudière-Appalaches (866 places) et de l'Outaouais (628 places) jouiront également d'ajouts.
Quelque 235 000 enfants québécois fréquenteront un service de garde subventionné, une fois toutes ces places créées.
Yolande James a toutefois refusé de faire connaître l'échéancier qui a été fixé pour la création des 4300 places sur les 18 000 promises en 2008 qui sont attendues avec impatience par des milliers de parents. Elle s'est contentée d'indiquer qu'environ 5000 places sont créées chaque année.
«Tout ça n'est que poudre aux yeux», a rétorqué la porte-parole de l'opposition officielle en matière de famille, Marie Bouillé. «En insistant sur les 15 000 places qui doivent être créées, la ministre semble elle-même oublier qu'elle en a encore 4300 de l'engagement précédent», a-t-elle affirmé par voie de communiqué.
Le Parti québécois estime que l'annonce de la ministre de la Famille «sent non seulement le réchauffé à plein nez, mais constitue aussi un leurre». «Ces places ne seront pas disponibles avant encore cinq ans», a déploré la députée d'Iberville.
«Pas une course»
Lors d'une conférence de presse tenue hier à Saint-Lambert, Mme James a fait savoir que les groupes intéressés auront jusqu'au 24 février pour soumettre leur projet au ministère de la Famille, afin de leur donner suffisamment de temps pour peaufiner leur dossier.
D'ailleurs, un manque de préparation dans plusieurs dossiers explique les retards relativement aux nouvelles places annoncées en 2008, a-t-elle fait valoir. «Je tiens à préciser que ce n'est pas une course. L'idée à retenir, et c'est bien important, c'est de présenter les projets les plus solides possible. On laisse plus de temps cette fois-ci, parce qu'on veut des projets mieux attachés», a-t-elle mentionné.
Par ailleurs, la répartition de ces nouvelles places sera de 65 % en CPE et de 35 % en garderies privées subventionnées. Elle a également précisé que les garderies privées non subventionnées ne pourraient pas soumissionner.
«Le gouvernement s'est engagé à créer 15 000 nouvelles places, et on a dit très clairement que l'on ne ferait pas de conversion de places», a précisé la ministre.
Cette décision a soulevé la colère du président de l'Association des garderies privées du Québec (AGPQ), Sylvain Lévesque, qui a fait valoir que Québec aurait eu tout à gagner à se tourner davantage vers le secteur privé. Selon M. Lévesque, les garderies privées ont toujours réussi à réaliser leurs projets en six mois, alors que, sur les places prévues en CPE dans l'annonce de 2008, plus de 4000 restent à réaliser trois ans plus tard. «Le gouvernement avait l'opportunité de développer avec un partenaire privé qui ne coûte rien dans le béton et la brique, et il perd l'opportunité de le faire [...] La ministre a beau dire qu'ils vont resserrer les règles, c'est de la poudre aux yeux. Je siège depuis 1995 sur des comités régionaux et jamais, pour les places en CPE, les délais n'ont été respectés», a-t-il soutenu.
Le président de l'AGPQ fait aussi valoir qu'en période de compressions budgétaires, Québec aurait eu tout intérêt à en demander davantage au secteur privé, où il en coûterait 20 $ de moins pour une place qu'en CPE, selon lui. «C'est de la poudre aux yeux. Il y a 4000 bassinettes vides au Québec alors qu'il y a des milliers de parents sur les listes d'attente», a lancé M. Lévesque.
«20 % des coûts réels»
Réunis en congrès à Québec dimanche, les délégués du Parti libéral du Québec ont accepté d'indexer la tarification des CPE pour qu'elle atteigne «20 % des coûts réels».
Au cours du débat, les militants favorables à la hausse ont fait savoir qu'il fallait ajuster le tarif après plusieurs années de gel, puisque le système subit une pression qui conduit au sous-financement, tandis que les opposants à l'adoption cette proposition ont déploré que la hausse puisse représenter un fardeau de 780 $ par année par enfant pour les familles.
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