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L'absence de pouvoir de contrainte dérange

La décision du gouvernement Charest de mettre sur pied une commission d'enquête sur la construction sans pouvoir de contrainte a été largement dénoncée.
Photo : Agence Reuters Mathieu Bélanger
La décision du gouvernement Charest de mettre sur pied une commission d'enquête sur la construction sans pouvoir de contrainte a été largement dénoncée.
Soulagement d'un côté et profond scepticisme de l'autre: la décision du gouvernement Charest de mettre sur pied une commission d'enquête sur la construction a été largement saluée hier. Sauf que le choix d'opter pour une formule où personne ne pourra être contraint de témoigner fait craindre à plusieurs que le tout manque de dents et produise peu de résultats.

Sur le front juridique, le Barreau du Québec a accueilli avec satisfaction la tenue de cette enquête qui pourra «rétablir la confiance de la population» à l'égard de ses institutions, selon le Bâtonnier du Québec, Louis Masson. Mais il s'est dit «un peu sceptique sur les motivations juridiques du choix» de ne pas accorder l'immunité aux témoins, qui pourront refuser de se présenter devant la commission.

Le premier ministre a expliqué cette décision en affirmant vouloir préserver la preuve colligée par les policiers. «Ce n'est pas l'argument le plus solide à l'appui de cette décision», estime M. Masson. Dans une commission d'enquête, l'immunité accordée aux témoins fait en sorte que leurs propos tenus en commission ne peuvent pas être utilisés contre eux devant une autre instance. Cette immunité n'empêche cependant pas les policiers de colliger de la preuve, par d'autres moyens, et d'arriver à porter des accusations.

La commission d'enquête sur le scandale des commandites, présidée par le juge Gomery, en est le parfait exemple. Jean Brault, Jean Lafleur, Paul Coffin, Gilles-André Gosselin, Charles Guité et Benoit Corbeil avaient tous bénéficié de l'immunité lors de leur témoignage. Cela n'a pas empêché la GRC de compléter son enquête et de porter contre eux des accusations criminelles.

Du côté syndical, le président de la CSN, Louis Roy, a salué la nomination de la juge Charbonneau, dont la feuille de route et la réputation apportent selon lui de la crédibilité à l'exercice. Le large mandat de la commission satisfait également le leader syndical.

Mais il y a un hic. «Il y a un volet inquiétant: [quelle sera] la capacité de la commission à démanteler un système alors qu'on ne lui donne pas le pouvoir de contraindre des témoins? [...] Pour se sortir d'un système mafieux, peut-être que l'immunité n'aurait pas été cher payé», a soutenu M. Roy. À cet égard, le président de la CSN estime qu'un défi de taille attend la juge Charbonneau: convaincre les témoins plutôt que de contraindre.

Visée par de très nombreuses critiques formulées au cours des dernières années, la FTQ s'est montré bonne joueuse en promettant de participer à la commission. «On n'a rien à se reprocher. Si on est appelé à témoigner, on va y aller», a affirmé Daniel Boyer, secrétaire général de la centrale.

Certains dirigeants de la FTQ, de la FTQ-Construction ainsi que du Fonds de solidarité ont été montrés du doigt pour leurs liens litigieux avec des entrepreneurs controversés et certaines personnes associées au crime organisé. La FTQ s'est longtemps fait tirer l'oreille avant de réclamer à son tour la tenue d'une commission d'enquête. Mais hier, elle se réjouissait que le mandat soit large. «Enfin, on va avoir une vraie commission d'enquête qui touche aussi le financement des partis politiques», a lancé M. Boyer.

Le municipal dubitatif

L'annonce d'une commission d'enquête a suscité des réactions contrastées dans le monde municipal, notamment à la Ville de Montréal, qui fait déjà l'objet de plusieurs enquêtes policières. Le maire Gérald Tremblay s'est contenté de dire qu'il s'agissait d'un «outil additionnel» mis de l'avant par le gouvernement pour faire la lumière sur le milieu de la construction. Invité à commenter le fait que la commission ne pourra obliger quiconque à témoigner, M. Tremblay a indiqué que le gouvernement avait sûrement de bonnes raisons pour choisir cette option. Ira-t-il témoigner à cette commission? «J'ai déjà dit ce que j'avais à dire aux autorités policières, a-t-il répliqué. Alors je n'ai pas besoin de témoigner une deuxième fois.»

La chef de l'opposition, Louise Harel, juge «très décevante» la formule choisie par le premier ministre. La juge Charbonneau, pour qui elle a beaucoup d'estime, aurait dû bénéficier d'une plus grande marge de manoeuvre, selon elle. «Une juge de la trempe de Mme Charbonneau aurait bien su que c'était risqué de contraindre tel ou tel témoin, dit-elle. Les coroners et les commissions parlementaires ont plus de pouvoir de contrainte que la commission en aura. Ça ne peut pas être une thérapie de groupe.»

Pour le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, cette commission risque de ressembler à de simples «audiences publiques».

«Enfin!», s'est pour sa part exclamé le président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Bernard Généreux. Inquiet lui aussi de l'absence de pouvoir de contrainte de la commission, il espère que les élus ayant subi des «situations d'inconfort» aillent témoigner. «Le premier ministre n'a pas droit à l'erreur. Si cette commission ne donne pas les résultats escomptés, il y aura un prix social énorme à payer et un prix politique aussi», croit-il.

De son côté, le président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), Éric Forest, est soulagé de cette annonce qui, souhaite-t-il, pourra dissiper le climat malsain de suspicion qui empoisonne le milieu municipal. «On demandait cette enquête depuis longtemps. C'est une occasion unique de poser le constat, a-t-il commenté. Mais les autorités compétentes devront apporter les correctifs nécessaires pour rétablir un climat de confiance.»

Policiers et ingénieurs satisfaits

Très satisfaite de la décision du gouvernement Charest, l'Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ) a applaudi le «choix judicieux du premier ministre de protéger le travail d'enquête fait jusqu'à maintenant».

«S'il n'y avait pas eu l'Unité permanente anticorruption, peut-être que le choix du gouvernement aurait été différent, a suggéré le président Pierre Veilleux. Si je suis un entrepreneur et que je sais être sous enquête de la part de l'UPAC, j'aurais pu avoir intérêt à aller témoigner et ainsi être automatiquement immunisé. Le premier ministre a évité ce piège.»

Selon M. Veilleux, les travaux de la commission alimenteront les enquêtes policières en cours et devraient ainsi permettre de franchir un pas de plus dans la lutte contre la corruption et la collusion dans l'industrie de la construction.

L'Association des ingénieurs-conseils du Québec (AICQ) a quant à elle salué l'adoption d'une formule comprenant un huis clos, un «élément intéressant» permettant de protéger les réputations et propre à inciter les gens à témoigner, croit-on.

***

Avec la collaboration de Brian Myles
 
 
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  • Alexandre St-Pierre - Abonné
    20 octobre 2011 01 h 29
    C'est une honte
    "Sur le front juridique, le Barreau du Québec a accueilli avec satisfaction la tenue de cette enquête qui pourra «rétablir la confiance de la population» à l'égard de ses institutions"

    Il est triste de penser que cette supercherie fonctionnera auprès de bon nombre de citoyens... Surement assez pour ré-élire M. Charest aux prochaines élections.

    Cette commission coûtera des dizaines de millions, pour en arrivez aux mêmes conclusions que le rapport Duchesneau. C’est un triste jour pour le Québec, qui se fait encore volé dans le seul intérêt de certains politiques.

    Ironique.

    C’est une Honte.

    A. St-Pierre
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  • Anne-Marie Allaire - Abonnée
    20 octobre 2011 04 h 57
    Prisons
    On a maintenant deux gouvernements qui veulent envoyer tout le monde en prison: il va y avoir plein de PPP dans la construction prochainement.
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  • François Ricard - Abonné
    20 octobre 2011 05 h 56
    Un vrai pactole pour les avocats
    La commission Charbonneau sera des années de vaches grasses pour les avocats. Ils seront possiblement les seuls véritables gagnants de cette parodie d,enquête.
    Signons la pétition pour réclamer une véritable commission d'enquête.Quant à payer, payons pour du vrai et non du toc.
    http://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/
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  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit
    20 octobre 2011 06 h 41
    Un grand jour ...
    Nul ne sera tenu de parler.
    Ceux qui parleront risqueront des poursuites.
    Charest officialise l'omerta.

    C'est un grand jour pour la mafia, les Hells et le parti libéral.

    Pierre Desrosiers
    Val David
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  • Annabella Durocher - Inscrit
    20 octobre 2011 07 h 23
    Les lois sont fait pour être contournées.
    Depuis plusieurs années, je ne crois plus en la politique et la justice.

    Les avocats sont là pas seulement pour appliquer les lois, ils sont aussi payés pour les contourner.

    La politique, Charest est passé maître dans l'art de sortir ou dévier les lois quand sa lui fait sont affaire.

    Le mandat de la juge Charbonneau est limité à rédiger un gros rapport pour Charest.
    Ainsi va la politique et la justice !
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  • Roland Berger - Abonné
    20 octobre 2011 07 h 33
    Habile Charest
    Personne ne sera contraint de témoigner et une fois la commission d'enquête terminée et le rapport remis, Charest dira : « Je vous l'avais dit. Des commissions d'enquête, ça coûte cher et ça ne rapporte rien. » Ce sera après les élections, alors que Legault servira à son tour de messie pour le Québec.
    Roland Berger
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  • ice berg - Abonné
    20 octobre 2011 07 h 40
    l'Omerta,
    Charest est un imposteur, c,est une hote! j'espère que les Québécois ne seront pas dupes et qu'ils congédieront ce gouvernement
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  • NiDieuNiMaitre - Inscrit
    20 octobre 2011 07 h 49
    Oubliez la commission d'enquête, il n'y en aura jamais sous Charest.
    Il y a deux sortes d'investisseurs, celui qui tient à ce que son argent ne soit pas taxé par un système de corruption, et celui qui cherche à profiter d'un tel système.
    Personne ne veut investir au Québec, pas même le Canada et la CDP préfère risquer son capital dans le papier commercial.
    Il ne reste que la marge de crédit des Québécois.
    L'économie du Québec est détournée et les G$ d'investissement en infrastructure et la course au plan nord sont là pour le prouver.
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  • Richard Lavigne - Inscrit
    20 octobre 2011 07 h 51
    Le pire premier ministre de l'histoire du Québec
    Je pense à Jean Lesage, René Lévesque, Daniel Johnson, Bernard Landry, Robert Bourassa.... Tous ces premiers ministres étaient capables de faire passer les intérêts du peuple québécois avant leurs intérêts partisans lorsque la situation l'exigeait.

    Jean Charest n'a pas cette qualité essentielle d'un premier mistre. Qu'a-t-il tant à cacher? Son salaire de 75 000,00$ était-il financé par la mafia? Son parti est-il si impliqué dans cette corruption pour vouloir combattre la mafia avec un tire-pois?

    L'histoire associera deux mots à son règne: collusion et corruption.

    Et ces députés libéraux qui cautionnenet l'indéfendable... de quoi me faire vomir.


    Richard Lavigne, Laval
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  • Liliane - Abonnée
    20 octobre 2011 07 h 54
    L'art du maquillage ne suffit plus...
    C'est l'art de la poudre aux yeux...
    C'est l'art de l'apparence qui cache un gros secret....
    C'est l'art de prendre son arrogance au sérieux...
    C'est l'art d'avoir l'air d'agir sans lever le petit doigt pour résoudre un problème très graissé...
    C'est l'art de ne pas être mais de faire...
    C'est l'art de la parodie...
    C'est l'art de se moquer de tout et surtout de la population.
    Voilà ce que seront les apprentissages de ce peuple à qui vous voulez apprendre à penser comme vous...
    J'espère qu'une majorité refusera d'apprendre à vous suivre dorénavant et à jamais.
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  • Lorraine Dubé - Abonnée
    20 octobre 2011 07 h 57
    Le pire gouvernement que le Québec ait connu.
    Selon Charest, «rien dans la preuve devant Gomery n'a servi aux poursuites criminelles»?
    Suite à une objection d'une journaliste, il a admis le fait qu’à la Commission Gomery, trois témoins ont finalement été accusés devant les tribunaux. Et ce, malgré la contrainte à témoigner. Donc de la foutaise de la part de ce premier ministre qui enlève toute noblesse à la fonction qu’il occupe.

    Le PLQ craint de subir les mêmes répercussions que le parti libéral du Canada suite à cette commission Gomery. L’obstination du gouvernement à refuser une vraie commission d’enquête publique indépendante discrédite au plus haut point ce parti à l’éthique élastique.

    Les libéraux ont délibérément opté pour la « Commission » Charbonneau, question de répondre aux attentes de la majorité en faisant miroiter ce qui n’est au fond que de la poudre aux yeux, de la mauvaise foi, une absence de volonté de faire la lumière sur l’organisation criminelle en place. Les premiers dissidents de son parti ne lui laissaient d’autre choix que de mettre en place une « Commission » bidon pour berner les gens.

    Que de l'opportunisme électoral! Astuce de bas étage à la mesure du mépris et de l’arrogance de ce gouvernement minable. La démocratie en péril, les libéraux ne gouvernent que pour le clan libéral élargi. De toute évidence, ce PM protège ses arrières et ceux de ses amis de l’industrie de la « corruption ».

    Attention J.J.Charest. La revue McLean’s n’avait pas fait le rapprochement. (Chrétien-Charest) Ces scandales sont commis « en majorité » par les fédéralistes. La population ne peut qu’en faire le constat. Le statu quo réducteur finira bien par subir un revers.
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  • Francois - Inscrit
    20 octobre 2011 08 h 23
    La commission d'enquête est arrangé
    Je ne crois pas que le gouvernement est pris la décision ferme de régler le problème qui existe aujourd'hui. En changeant les règles de la commission c'est dire encore non à une commission d'enquête et à ce demander qu'est-ce qu'il essais de cacher? Je n'ai jamais vu un gouvernement aussi mou et jocker que Jean Charest. Il se permet même de changer les règles de la commission d'enquête tout en croyant se débarrasser des comptes à rendre à la population. Charest prends la population du Québec pour une dinde.
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  • Fernand Turbide - Inscrit
    20 octobre 2011 09 h 08
    Il protège les grosses pointures...
    Jean Charest n’à pas, n’à jamais eu et n’aura jamais la dimension d’un Chef d’État. Et il nous prend pour des imbéciles. Pensez-vous vraiment que les chefs mafieux qui dirigent actuellement la construction pour ne pas dire le Québec au complet vont venir s’offrir pour témoigner devant cette commission sans en être contraint? Et les délateurs venir témoigner sans être protéger? Oui la commissaire choisie est d’une compétence et d’une intégrité certaine mais il lui à attachée les mains et il continue de protéger les grosses pointures.

    Fernand Turbide
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  • Gilbert Belzile - Inscrit
    20 octobre 2011 09 h 09
    La preuve au criminel vient souvent par les délateurs
    La juge Charbonneau connait bien le monde criminel. Elle a eu un succès impressionnant dans la condamnation de nombreux criminels dont le plus connu est certainement Mom Boucher.
    Le succès de ces procès repose la plupart du temps sur la délation volontaire par des gens qui sont très près des criminels.
    Il est plausible de croire que la juge agira de la même façon pour pénétrer ce monde de la construction au Québec.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    20 octobre 2011 09 h 14
    Les québécois perdent leur spectacle de lynchage public
    Les vrais tireurs de ficelles ne comparaîtront pas, c'est sûr, n'étant pas contraints. Mais de toute façon on ne pourra aller à la source du problème que par des enquêtes policières puisqu'il est certain qu'avec leurs batteries d'avocats ces parrains post-modernes ne parleront jamais et ne seront jamais nommés. Et si leur système flanche, ils s'installeront dans les îles Cayman. L'Omerta, cela se traduit comment en québécois intelligible?

    Pour que justice se fasse, je fais beaucoup plus confiance aux preuves qu'accumulent systématiquement les corps policiers. La Commission d'enquête, qui doit démontrer les statagèmes employés et établir les moyens de les stopper, aurait été plus judicieuse après que les premières accusations contre nos parrains post-modernes, pas le menu fretin, auront été portées. Mais comme pour le Mont Orford, le premier ministre a lâché prise devant la clameur publique. Il faudra un jour s'interroger sur le rôle de nos médias, qui se transforment de plus en plus en maîtres de l'action politique (lire "La démocratie contre elle-même", de Marcel Gauchet).
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    20 octobre 2011 10 h 34
    Dire que j'aurais pu le faire, moi aussi...
    Je n'ai peut-être pas l'expérience ou la notoriété de la juge Charbonneau, mais je n'ai, comme elle, aucun pouvoir de contrainte ni ne peux garantir l'immunité. Alors, j'aurais pu - et n'importe qui d'autre - inviter des personnalités politiques ou du monde de la construction à venir me parler et ensuite faire un rapport que j'aurais rendu public.
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  • M. Julien - Abonné
    20 octobre 2011 11 h 47
    Des lunettes roses derrière des portes closes
    Voilà à peu près ce à quoi ressemblera cette prétendue commission dont la mise sur pied constitue en soi une insulte à l’intelligence.

    Le moment est venu de descendre dans la rue et de mettre ce gouvernement pourri à la porte!
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  • toujoursopti - Inscrit
    20 octobre 2011 11 h 54
    Une question comme cela.
    L' Honorable juge Charbonneau, pourrait elle demander au PM avant les travaux d'élargir son mandat plus que restrictif afin que les Québécois sachent vraiment la vérité et de satisfaire beaucoup de gens?
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    20 octobre 2011 12 h 00
    Quoi!?
    « Sur le front juridique, le Barreau du Québec a accueilli avec satisfaction la tenue de cette enquête qui pourra «rétablir la confiance de la population» à l'égard de ses institutions, selon le Bâtonnier du Québec, Louis Masson. Mais il s'est dit «un peu sceptique sur les motivations juridiques du choix» de ne pas accorder l'immunité aux témoins, qui pourront refuser de se présenter devant la commission. »

    On est très loin de rétablir la confiance, pour s’en convaincre on peut lire les commentaires dans les liens suivants, sans compter ceux déjà présents ici :
    - http://www.ledevoir.com/politique/quebec/333965/je
    - http://www.ledevoir.com/politique/quebec/334032/un
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    20 octobre 2011 12 h 07
    @ Monsieur Saint-Cyr
    Il faut reconnaître que c’est grâce aux médias si nous avons été informés adéquatement, car la preuve a été faite au centuple que le gouvernement Charest serait resté bien loin de tout ça. Les médias ont fait un excellent travail : je parle ici du Devoir, La Presse, Josée Legault sur voir.ca, Radio-Canada, etc.

    Si nous pouvons nous opposer en tant avec force, c’est parce que les médias ont contribué à un vrai geste démocratique en informant la population des enjeux, et nous pouvons reprendre leurs arguments ayant le lustre de gens très éclairants dans ces médias.

    Sans les médias, je ne serais pas ici à argumenter haut et fort.

    On nous dit à l’instant sur les ondes de Radio Canada que le gouvernement s’appuie sur les corps policiers, mais ce sont les corps policiers qui ont demandé une enquête publique, et je doute fort que les corps policiers dans leur ensemble aient demandé qu’on ne puisse pas forcer à comparaitre!
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  • JoBlow - Inscrit
    20 octobre 2011 12 h 21
    Allons tous témoigner !
    Essayons de rester un peu positif, si tous les gens qui sont victimes des systèmes mafieux et autres magouilles vont témoigner, cela brisera le silence et emmènera la commission d'enquête plus loin encore. Et peut-être que les enquêtes policières en profiteront aussi... Du moins, je l'espère !!!
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  • Daniel Cote - Inscrit
    20 octobre 2011 12 h 37
    Et bien!
    "Sur le front juridique, le Barreau du Québec a accueilli avec satisfaction la tenue de cette enquête qui pourra «rétablir la confiance de la population» à l'égard de ses institutions, selon le Bâtonnier du Québec, Louis Masson."

    Et que va faire maintenant le Barreau du Québec pour "rétablir" sa crédibilité!

    Pour le reste, je crois que l'Honorable juge Charbonneau doit avoir un gros égo pour se frotter à M. Charest et au parti Libéral du Québec sans s'y brûler les doigts....
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  •  
  • camelot - Inscrit
    20 octobre 2011 13 h 01
    Ponce Pilate
    Charest s'en lave les mains et retourne la cause aux avocats. Beau merdier.
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  • Patrick Lavoie - Abonné
    20 octobre 2011 13 h 42
    Il voulait un cirque?
    Jean Charest se défendait de ne pas faire une commission d'enquête publique sous prétexte que ce ne serait qu'un show de télévision, moins efficace que les enquêtes policières... eh bien il s'est vraiment arrangé pour que ce ne soit que cela: un cirque! Une mascarade! Une fois que la coquille vide aura accouché d'une souris, il pourra affirmer que ce n'était pas très utile finalement, comme il le présentait. Il a toujours raison notre frisé.
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  •  
  • Archange Gabriel - Inscrit
    20 octobre 2011 17 h 39
    Mme Charbonneau
    Comment Jean Charest a bien pu s'y prendre pour vous convaincre
    d'accepter de diriger cette commission.

    Ou bien vous avez une idée en arrière de la tête pour piéger Charest
    parce que je ne peux croire que vous êtes sympatique à sa cause.

    Le moins intelleigent du Québec croit que jean Charest nage lui-même dans la corruption.

    Ou bien il vous a fait des promesses que nul ne peut refuser.

    A votre place je refuserais cet emploi tant qu'il ne vous donnera pas la possibilité de contraindre qui que se soit de se présenter devant vous .

    AR
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  •  
  • Michel Habib - Inscrit
    20 octobre 2011 18 h 07
    Courage de M. Charest
    Malgré que je m'niterroge sur l'efficacité de ne pas obliger les témoins à témoigner, je ne peux que reconnaitre le courage de M. Charest. En effet, il est resté fidèle à lui-même, devant une opinion publique écrasante qui n'était pas d'accord avec lui. Il n'est pas fou de penser que cette enquête, jumelée avec les autres mesures déjà prises par le gouvernement, accompagnées bien sûr, par les enquêtes policières musclées, ne produisent plus de fruits qu'on aurait imaginé. Et si c'était le cas, qu'est-ce qu'on va dire de M. Charest à ce moment-là? En attendant, Bravo M. Charest...et vous êtes mieux de réussir!!!
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