«Opération Balais» devant l'Assemblée nationale
Photo : Clément Allard - Le Devoir
Le groupe Génération d’idées a installé hier quelque 260 balais devant l’Assemblée nationale, chaque balai étant adressé à un élu et ayant été acheté en ligne par des citoyens cherchant «une manière alternative» de réclamer une commission d’enquête sur l’industrie de la construction.
Québec — Paul St-Pierre-Plamondon s'est dit «fier» de sa manifestation nouveau genre devant le parlement hier — une installation artistique de quelque 260 balais pour réclamer une enquête publique sur la construction — même si celle-ci lui a fait perdre son contrat d'animation à la radio de Radio-Canada.
Cofondateur du groupe de jeunes Génération d'idées (GI), M. St-Pierre-Plamondon était jusqu'au 14 octobre à la barre de Génératrice, émission nouvellement inscrite à la grille de la Première Chaîne. Lorsque GI a lancé l'«opération Balais», la direction de la radio lui a fait savoir que «tout animateur de Radio-Canada a un devoir de réserve sur la place publique». Après des pourparlers, «il a été convenu d'un commun accord avec la Première Chaîne que Paul ne coanimerait plus Génératrice», a expliqué au Devoir Diane Thérien, des communications de la société d'État.
«Très déçu», M. St-Pierre-Plamondon a toutefois indiqué qu'il comprenait la politique de Radio-Canada. «L'opération Balais est une initiative plus percutante que ce que GI avait fait dans le passé.» Celui qui est vice-président et coactionnaire de l'étude d'avocats Delegatus — qui compte dans ses rangs le président du Parti libéral, Marc Tanguay — a préféré continuer son engagement dans GI plutôt que de rester coanimateur à la radio. Au départ axé sur la réflexion et la «génération de contenu», GI sera de plus en plus un groupe d'action, a-t-il noté.
L'opération Balais proposait aux gens qui n'ont «pas le temps de manifester» une «manière alternative» pour réclamer une commission, a expliqué M. St-Pierre-Plamondon. Des balais ont été mis en vente en ligne. Chacun était adressé à un élu. L'Action terroriste socialement acceptable (ATSA) s'est jointe à l'initiative. Cofondatrice de l'ATSA, Annie Roy a expliqué que chaque balai symbolisait «une personne fâchée», comme autant de «soldats» qui «regardent en pleine face l'Assemblée nationale». Certains élus sont venus quérir leur balai, notamment les deux porte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir et Françoise David.
Cofondateur du groupe de jeunes Génération d'idées (GI), M. St-Pierre-Plamondon était jusqu'au 14 octobre à la barre de Génératrice, émission nouvellement inscrite à la grille de la Première Chaîne. Lorsque GI a lancé l'«opération Balais», la direction de la radio lui a fait savoir que «tout animateur de Radio-Canada a un devoir de réserve sur la place publique». Après des pourparlers, «il a été convenu d'un commun accord avec la Première Chaîne que Paul ne coanimerait plus Génératrice», a expliqué au Devoir Diane Thérien, des communications de la société d'État.
«Très déçu», M. St-Pierre-Plamondon a toutefois indiqué qu'il comprenait la politique de Radio-Canada. «L'opération Balais est une initiative plus percutante que ce que GI avait fait dans le passé.» Celui qui est vice-président et coactionnaire de l'étude d'avocats Delegatus — qui compte dans ses rangs le président du Parti libéral, Marc Tanguay — a préféré continuer son engagement dans GI plutôt que de rester coanimateur à la radio. Au départ axé sur la réflexion et la «génération de contenu», GI sera de plus en plus un groupe d'action, a-t-il noté.
L'opération Balais proposait aux gens qui n'ont «pas le temps de manifester» une «manière alternative» pour réclamer une commission, a expliqué M. St-Pierre-Plamondon. Des balais ont été mis en vente en ligne. Chacun était adressé à un élu. L'Action terroriste socialement acceptable (ATSA) s'est jointe à l'initiative. Cofondatrice de l'ATSA, Annie Roy a expliqué que chaque balai symbolisait «une personne fâchée», comme autant de «soldats» qui «regardent en pleine face l'Assemblée nationale». Certains élus sont venus quérir leur balai, notamment les deux porte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir et Françoise David.
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