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    Construction - Québec propose un succédané d'enquête publique

    5 octobre 2011 | Robert Dutrisac | Québec
    Québec — Le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, a prié l'opposition, hier, d'accepter la tenue d'un succédané d'enquête publique sur l'industrie de la construction, une formule dont il n'a cependant pas précisé la nature.

    «Ne pourrait-on pas trouver un chemin convenable à tous, considérant qu'il y a des inconvénients à la position du Parti québécois?» a proposé Robert Dutil à l'opposition officielle lors de la période de questions. Le ministre a rappelé que c'est à l'unanimité que l'Assemblée nationale avait adopté ces dernières années des projets de loi pour contrer la collusion et la corruption comme le projet de loi 73 visant à lutter contre la criminalité sur les chantiers.

    Reprenant des arguments que le commissaire de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), Robert Lafrenière, a avancés lundi, Robert Dutil a fait valoir qu'une commission d'enquête publique présentait l'inconvénient de «nuire aux enquêtes en cours» et de limiter le recours aux délateurs par les forces policières.

    Chose certaine, le gouvernement tente désespérément de trouver une solution qui pourrait réussir le test de l'opinion publique. «Toutes les options sont ouvertes», a dit Robert Dutil. Mais la réflexion semble particulièrement ardue. «C'est une situation beaucoup plus complexe qu'on ne le prétend», a dit le ministre. «Une situation d'une grande complexité», a ajouté, de son côté, la vice-première ministre Line Beauchamp.

    Des accusations criminelles


    À la place du Québec à Paris, Jean Charest a insisté sur la volonté de son gouvernement de porter des accusations criminelles contre les fraudeurs. «C'est pour ça qu'on a favorisé des enquêtes de police.» Quant aux réserves qu'a exprimées Robert Lafrenière sur la tenue d'une enquête publique, le premier ministre estime que le commissaire «a dit tout haut ce qui est déjà connu, c'est-à-dire qu'une enquête publique ou une enquête parallèle a une influence sur les enquêtes de police». Pour Jean Charest, ce n'est pas «noir ou blanc, au contraire».

    Le premier ministre a dû aussi commenter la démission de son rédacteur de discours, Patrice Servant, dont la «conscience» ne lui permettait plus de relayer la position d'un gouvernement qui refuse de tenir une enquête publique. «Dans un gouvernement, il n'y a personne qui est à 100 % d'accord avec les décisions [qui sont prises]», a souligné Jean Charest. Patrice Servant, un contractuel, «avait déjà laissé entendre qu'il allait prendre une pause», a-t-il précisé. Une pause définitive, en quelque sorte.

    À chaque jour suffit sa peine: un autre cas de fraude dans le milieu de la construction est venu embarrasser le gouvernement Charest hier. Comme le rapportait La Presse, la Régie du bâtiment du Québec n'a imposé qu'une suspension de sept jours à l'entrepreneur Terramex, reconnu coupable d'une fraude fiscale touchant des fausses factures d'une valeur de 280 000 $. La ministre du Travail, Lise Thériault, a indiqué à l'Assemblée nationale qu'elle déposera un projet de loi pour «barrer la route aux entrepreneurs frauduleux», ce que devait pourtant accomplir le projet de loi 73 adopté en 2009. Le projet doit être présenté cet automne.

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    Avec la collaboration de Christian Rioux
     
     
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