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Rendre les firmes de génie-conseil imputables

Jacques Duchesneau a insisté hier sur l'importance de cet objectif

Kathleen Lévesque   28 septembre 2011  Québec
Jacques Duchesneau estime que les firmes de génie-conseil devraient être imputables de leurs décisions professionnelles.

Lors de son témoignage hier en commission parlementaire, le directeur de l'Unité anticollusion a répété l'importance qu'il fallait accorder à cette question. L'omniprésence des firmes de génie-conseil dans toutes les décisions liées aux projets menés par le ministère des Transports a d'abord fait dire à M. Duchesneau qu'il «n'est pas normal d'avoir autant de responsabilités». «Est-ce prudent et efficace?», a-t-il lancé.

Il a notamment souligné que l'estimation des coûts de travaux était à 100 % entre les mains des firmes de génie-conseil sur le territoire de Montréal, et à 95 % dans les autres régions administratives.

Puis, en soirée, M. Duchesneau est revenu à la charge avec cette idée après avoir raconté un problème concret qui a été soumis à l'analyse de son équipe. Une firme avait évalué le travail d'abattage à 10 arbres. Une fois le contrat obtenu, le nombre d'arbres est passé à 300. «Les firmes devraient être imputables d'erreurs grossières», a affirmé Jacques Duchesneau.

À l'heure actuelle, seuls les ingénieurs sont assujettis au code de déontologie de l'Ordre des ingénieurs. Les personnes morales n'ont pas d'obligations. En Alberta, les firmes de génie sont redevables devant l'ordre professionnel.

Jacques Duchesneau a mis en garde les parlementaires contre la dépendance du ministère des Transports (MTQ) envers les firmes privées. La perte d'expertise est majeure, tant et tellement que la plupart des ingénieurs savent de moins en moins ce qui se passe sur les chantiers et que le ministère s'est accommodé du départ de ses dirigeants vers le secteur privé, a-t-il indiqué.

Pour lui, il est clair que le ministère doit réembaucher du personnel. Il a toutefois estimé qu'il faudrait de cinq à dix ans pour récupérer 25 % de l'expertise.

Si Jacques Duchesneau a pointé des lacunes dans la gestion du MTQ, il a aussi souligné que les failles peuvent être corrigées. «Le moment de vérité est d'abord politique», a soutenu le directeur de l'Unité anticollusion.

Ce dernier a également mentionné que le problème se situe également dans le monde municipal, surtout dans les municipalités qui n'ont pas de service d'ingénierie développé. Or, c'est la quasi-totalité des municipalités qui dépendent presque entièrement des firmes de génie-conseil. C'est notamment le cas de Laval, la troisième ville du Québec.

Contrôle des chantiers

Du côté de l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec, on se réjouit du témoignage de M. Duchesneau. «Il a très bien circonscrit le problème. Le contrôle des chantiers, c'est le nerf de la guerre. M. Duchesneau vient de renforcer ce que l'on dit depuis des années», a commenté hier soir le leader syndical Michel Gagnon.

Ce dernier a rappelé que les 400 ingénieurs du MTQ représentent une dépense annuelle globale de 35 millions. «En comparaison, les services privés de génie ont coûté 360 millions. Est-ce qu'il y a 4000 ingénieurs sur le terrain? Bien sûr que non!», a laissé tomber M. Gagnon pour qui cela illustre à quel point les firmes empochent de gros sous.

D'ailleurs, une importante rencontre a lieu aujourd'hui réunissant le Secrétariat du Conseil du trésor, la sous-ministre des Transports, des représentants du ministère des Services gouvernementaux ainsi que trois syndicats du gouvernement (ingénieurs, fonctionnaires et professionnels) affectés par la sous-traitance. «On ne parlera pas seulement de coûts de main-d'oeuvre, a assuré Michel Gagnon. Le rapport et la comparution de Jacques Duchesneau seront au coeur de nos discussions.»

Pour ce qui est de la proposition de M. Duchesneau de mettre en place une commission d'enquête à huis clos, sans pourtant nier une éventuelle étape publique, M. Gagnon maintient que l'analyse doit être faite afin de corriger le tir.

L'éthicien Yves Boisvert, professeur à l'École nationale d'administration publique (ENAP), estime que M. Duchesneau vient d'offrir une occasion de compromis au gouvernement libéral de premier ordre alors qu'en politique, il est très difficile de changer d'idée.

«Si l'objectif est vraiment de fermer le robinet aux abus, trouvons un compromis. Pour dénouer l'impasse, M. Duchesneau fait une offre qui permet au gouvernement d'avancer sans perdre la face», a dit M. Boisvert.
 
 
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  • François Gagnon - Inscrit
    28 septembre 2011 05 h 02
    Imputabilité des firmes de génie conseil
    Une très bonne idée mais si je ne me trompe l'Ordre des Ingénieurs du Québec (OIQ) s'y est toujours opposé. Une opportunité pour Mme Cohen présidente de l'OIQ de s'expliquer sur ce manque de juridiction hirtorique de l'organisme qu'elle dirige.
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  • Jacques Thibault - Inscrit
    28 septembre 2011 06 h 30
    Fermer le robinet
    Le bain déborde depuis quand...

    Bravo M.Duchesneau

    En 1993, je me posais une question. Si on parvient a effectué du payer cash lors de la rénovation du siège social d'd'Hydro-Québec que fait-t-on dans la rue? Le gouvernement fédéral me posait alors la question. Si je savais qu'il s'effectuait du travail au noir lors des travaux d'infratructures de lui en donné l'ampleur... Je ne pouvais pas répondre, je ne connais pas ce secteur. Maintenant nous pouvons tous répondre et c'est maintenant qu'il faut fermer le robinet, le bain a assez débordé...

    Jacques Thibault tuyauteur membre non initié du local 144

    Il n'existe plus de loterie clandestine organisée par le local 144 sur les chantiers industriels lourd depuis mars 2010... c'est ma petite victoire sur le local 144, reste maintenant le placement syndical...
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  • VITRILLOLA - Inscrite
    28 septembre 2011 06 h 38
    IMPUTABILITÉ
    Qui on doit punir pour avoir réingéneriser ce fiasco ?

    "Duchesneau a toutefois estimé qu'il faudrait de cinq à dix ans pour récupérer que 25 % de l'expertise perdue."

    Imputabilité est une chose, mais les coupables du fiasco doivent payer la note !

    Cela dit, Mme. Cohen qui est présidente de l'Ordre des Ingénieurs du Québec (OIQ) n'a plus le choix d'appuyer l'idée d'imputabilité des firmes de génie conseil ! Je doute qu'une autre alternative soit supérieur pour une solution au problème actuellement.
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  • Alain M. Bergeron - Inscrit
    28 septembre 2011 06 h 50
    Cessons de niveler par le bas !!!
    Bien que je ne sois qu'un simple travailleur autonome, toutes les fois que j'ai eu à réaliser des contrats, jamais je n'aurais osé dire à mes clients, suite aux ententes que j'ai négociés avec eux... Voici, je me suis trompé, pourriez-vous me dédommager pour mon erreur?

    Dans quel monde vivons-nous, je vous le demande?

    Je me permets cette anecdote personnelle...

    À l'âge de 27 ans, mon entreprise effectuait des travaux en sous-traitance pour Le Groupe Vidéotron, alors propriété d'André Chagnon et de son fils Claude. Bien que je travaillais avec passion et intégrité personnellement, mes employés ont facturé des travaux qu'ils n'avaient pas réaliser selon les normes ou qu'ils n'avaient tout simplement pas accomplis. J'ai évidemment été foutu à la porte. Malgré cela, j'ai réparé à mes frais tout ce que j'ai pu sans que l'on m'y oblige...
    Il m'a pris presque 7 ans avant d'admettre que j'étais le seul responsable de cette répercussion causée par mon manque de responsabilité à m'assurer de l'exactitude des travaux. Aujourd'hui, je ne peux que remercier publiquement Claude Chagnon pour cette action.

    Vous savez quoi, cette expérience a fait de moi une personne plus responsable et plus mature.

    Comment se fait-il que des compagnies, aujourd'hui rémunérées par les fonds publiques puissent, sans aucune pudeur ou sens du devoir, réclamer des dépassements de coûts aux frais des contribuables?

    Totalement inacceptable et irresponsable !!!

    Assez, c'est assez !!! Place à "l'imputabilité" et ce, à tous les niveaux!

    Alain M. Bergeron
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  • Fabien Nadeau - Inscrit
    28 septembre 2011 07 h 11
    Imputabilité
    Tout le monde, toutes les compagnies devraient être responsables, donc imputables, voyons. Pourquoi y aurait-il des intouchables? Qui les protège? Et pourquoi?
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  • Alain M. Bergeron - Inscrit
    28 septembre 2011 07 h 16
    Vous dites ...Perdre la face !!!
    Avec tout le respect que je voue aux êtres humains exerçant des fonctions au service des concitoyens, il ne faudrait quand même pas nous prendre pour des cons!!!

    Bien que monsieur Charest soit encore la légitime d’exercer sa fonction de premier ministre du Québec, nombre de ses actions sont à mon sens, quant à elle, totalement illégitime.

    L'enquête publique, qu'elle se concrétise ou non, devra être reprise au frais des contribuables. Ceci se fera alors dans les règles de l'art, de l'éthique et d'un vrai sens du droit.

    Entre temps monsieur Charest je vous le demande, veuillez demander un mandat clair de la population pour continuer votre vente à rabais de nos ressources naturelles au profit d'entreprises étrangères et ce, sans aucune assurance que des entreprises de transformation pourront assurer le mieux-être de nos collectivités dans ce nord où nos premières nations ont un besoin criant de mieux se réaliser...

    Je ne doute nullement de votre sens politique et de vos capacités de stratège. Cependant, vos habiletés de négociateur visant un partage plus équitable du bien commun, me laisse perplexe.

    Bonne continuité à la tête de ce gouvernement encore pour un temps, légitime !

    Alain M. Bergeron
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  • François Dugal - Abonné
    28 septembre 2011 07 h 42
    Imputabilité optionnelle
    Comment une firme de génie-conseil peut-elle ne pas être imputable?
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  •  
  • Gaston Bourdages - Abonné
    28 septembre 2011 07 h 43
    Dans des consciences humaines s'affrontent...
    ...dans un duel à finir...? nous l'espérons...«Imputabilité» vs «Déresponsabilisation», «Impunité», «Fuite par en avant ou en arrière»?. Bref, il y a de ces consciences qui sont mises en présence d'antonymes. Et les gens, propriétaires de ces consciences, ont à utiliser cette voie voire voix de cet immense cadeau qu'est celui de la LIBERTÉ. Ou bien je fais le LIBRE choix de la transparence ou bien j'y préfère cette noirceur imputable à ma conscience élastique.
    À toutes ces gens connues et inconnues, hypothéqués par la «non-imputabilité», puissiez-vous dormir en paix!
    @ Monsieur Jacques Thibault. Mercis à vous pour ces prises de positions qui m'apparaissent d'une fort belle et nourrissante propreté. Tout à votre honneur et à nos bienfaits!
    D'un ex-bagnard ayant expérimenté prison et pénitenciers, question de mettre de l'ordre....et combien! dans sa conscience. Je remercie celles et ceux, (ils sont fort nombreux) qui m'ont suggéré ces voies(voix) d'auto-responsabilisation qui ont été miennes. Je continue de m'en rappeler.
    À Madame Lévesque, mercis à vous de nous garder au parfum.
    Gaston Bourdages
    Simple citoyen - écrivain «publié» en devenir
    Saint-Valérien de Rimouski
    www.unpublic.gastonbourdages.com
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  • Luciano Buono - Abonné
    28 septembre 2011 08 h 15
    Commentaire revelateur
    Parlant de firmes de génie conseil, j'ai été estomaqué hier d'entendre Marie-Maude Denis au TJ de Radio-Canada relater que les gens qu'elle interviewait était disposé à discuter du rôle du crime organisé dans la construction, mais lorsqu'il était question des firmes de génies conseils, alors ils se taisaient par peur de représailles. A la lumière de ce commentaire, avant de parler d'imputabilité des firmes de génies-conseils, il faudrait peut-être parler d'éradiquer les tendances criminelles de ces mêmes firmes.
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  • celljack - Inscrit
    28 septembre 2011 08 h 47
    J'ai été témoin.
    Après avoir travaillé quelques années pour une firme de génie-conseil, j'ai reçu une offre d'emploi pour un service public important, que j'ai acceptée.

    Je me retrouvais à changer de siège, de consultant vendant son expertise, à gestionnaire qui achetait et gérait l'expertise.

    J'ai fini par perdre mon emploi. Pas à cause d'erreurs d'ingénierie, non... à cause de ma grande geule!

    Effectivement, après avoir dénoncé la piètre qualité de certaines réalisations des firmes de génie-conseil, doublé du fait que les honoraires étaient absurdement élevés pour la quantité de travail à faire, les motifs officiels du congédiement étaient "mauvaise intégration à l'équipe"... oui c'est bien cela, certains collègues, même certains patrons, préféraient me tenir à l'écart de certains projets... en particulier ceux dont les honoraires professionnels frisaient les 24999$ (seuil des contrats gré-à-gré). En parallèle, le chef d'équipe me demandait de ne pas ébruiter le fait que notre équipe "manquait d'ouvrage"..."c'est tranquille de s'temps là alors on évite d'en parler aux autres départements pour protéger nos jobs"... et moi qui me plaignait... j'aurais pu en réaliser des projets, faire des dessins et des calculs, mais non, il fallait absolument engager des firmes de génie-conseil!!!

    Morale de l'histoire: c'est bien beau engager des ingénieurs dans la fonction publique. Encore faut-il que ce soit des ingénieurs intègres et compétents, qui ne sont pas qu'une façade protégeant patrons et hauts fonctionnaires dans leurs "relations d'affaires", sinon de simples parasites incompétents qui travaillent à temps plein à "protéger leurs jobs" mais qui en réalité ne font que peu de travail concret et réel pour la société.
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  • Rodrigue Guimont - Abonné
    28 septembre 2011 09 h 13
    Jean Charest est-il objet de chantage?

    Les véritables raisons qui font que Jean Charest ne veut pas déclencher une commission d’enquête publique, libre et indépendante sont maintenant claires et limpides : la peur le tenaille, le premier ministre en se plaçant dans un état de vulnérabilité est aujourd’hui objet de chantage. Qui est cet ami, d’une firme de génie-conseil bien connue qui le suit depuis son départ à Ottawa? Voir : http://www.meteopolitique.com/Plan/Fiches/democrat

    Intéressant également de voir combien le député libéral de Laurier-Dorion, Gerry Sklavounos entortillait sa question. Il fallait déchiffrer entre ses paroles pour comprendre où il voulait en venir: que savez-vous sur nous, le PLQ, que vous n’avez pas mis dans votre Rapport? En répondant au député Sklavounos, «ne vous inquiétez pas ce n’est pas votre Parti», Duchesneau s’est habilement sorti par une non-réponse.
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  • dojinho - Inscrit
    28 septembre 2011 09 h 19
    Assez de la protection légale!
    « À l'heure actuelle, seuls les ingénieurs sont assujettis au code de déontologie de l'Ordre des ingénieurs. Les personnes morales n'ont pas d'obligations. »

    Les soit-disant personnes « morales » dont il est question ne connaissent rien de la moralité et seraient, si elles étaient de vrais humains, des psychopathes en force, cherchant à tout prix le gain personnel au détriment du bien d'autrui.

    C'est une refonte en profondeur des obligations légales des compagnies (personnes morales) qu'il faut, des orte que le profit ne soit plus l'objectif principal mais soit relégué loin derrière, après les responsabilités sociales et environnementales.
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  • BROMONTOIS - Inscrit
    28 septembre 2011 10 h 28
    QUAND RENDRONS NOUS LES GENS RESPONSABLE DE LEURS ACTES .
    Un ingénieur du privé supervisant des travaux devrait être tenu criminellement et civilement responsable lors d'un manque de conformité engendrant une catastrophe ou un correctif , un responsable de chantier aussi , ainsi que les représentants des compagnies qui sont responsables de ce contrat . Je crois que l'on responsabiliserait ces gens et il nous resterait qu'à régler la question des pots de vin . À quand la suspension de permis d'une durée à définir pour une compagnie jugée coupable et autorisation de transférer temporairement les ouvriers vers les autres compagnies de la part des syndicats . Quand la peine est grave , les tentations sont moins grandes .
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    28 septembre 2011 15 h 31
    Question à celljack
    Avez-vous porté plainte à l'OIQ?
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    28 septembre 2011 16 h 57
    Il y a imputabilité et imputabilité
    Des clients qui ne savent pas ce qu'ils veulent, qui changent d'idée comme de chemise sans se soucier des honoraires, qui demandent la lune et j'en passe, il y en a en quantité. Ce n'est pas aux ingénieurs d'être imputables pour les décisions des autres. Réfléchissez donc un peu plus à ce qu'on leur demande et vous verrez qu'ils doivent au contraire se protéger contre les aberrations réclamées.

    Ajoutez à cela les appels d'offres bâclés truffés de clauses absurdes et vous conclurez que l'imputabilité n'est pas toujours là où on le pense. De plus quand le projet «politique» est trop impressionnant au départ, on le décolle sachant qu'il faudra des ajouts en cours de route ou on ne se donne pas les moyens de les évaluer correctement au début, sachant aussi que le client ne sait pas vraiment ce qu'il veut. Prenez l'exemple du CHUM, on ne sait pas où ça s'arrêtera parce que on ne s'entend pas sur ce que ça prend, c'est aussi simple que cela. Ne demandez pas à des consultants ou des experts de prendre la responsabilité des politiciens.
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  • Diane GELINAS - Abonné
    28 septembre 2011 17 h 48
    Commission d'Enquête publique = OUI, À huis clos = JAMAIS!
    Je réitère mon commentaire émis à la suite de la chronique de Josée Boileau que je résume ici :

    La commission d'enquête à huis clos présidée par trois «JUGES POST-IT» équivaudrait à mettre le couvert sur la marmite, à protéger les acteurs politiques en les citant à comparaître devant les magistrats qui sont redevables de leur nomination à Me Charest lui-même! A-t-on déjà oublié la commission BASTARACHE et les révélations de madame Chantal Landry, employée au bureau de Jean Charest?

    La commission d'enquête publique devra être présidée par une personne qui fera l'objet d'un vote unanime des députés de l'Assemblée Nationale.
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  • Line Gingras - Abonnée
    28 septembre 2011 19 h 02
    Imputable, imputabilité?
    Non, je dois le signaler, aucune firme n'est imputable de ses actes. Une firme est responsable de ses actes, elle doit en rendre compte. Ses actes lui sont imputables.

    Vous en doutez? Voyez ce qu'en disent les dictionnaires. (J'ai déjà fait la recherche; si cela vous intéresse, les résultats sont ici : http://chouxdesiam.canalblog.com/archives/2006/07/
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  • BROMONTOIS - Inscrit
    28 septembre 2011 19 h 47
    BRAVO À DIANE GÉLINAS ...
    Aller en commission publique présentement , vous n'avez que des preuves circonstancielles et de ouï-dire et vos gens qui ont donné des déclarations sous la foi qu'ils n'auraient pas à témoigner publiquement , auront tous des pertes de mémoire de crainte pour leur vie et celle de leur proche (il sagit du crime organisé). Il faut comme le dit Mr. Duchesneau en premier lieu une commission à huis clos et suite aux déclarations , les juges pourront donner les mandats de perquisition , saisie de dossiers bancaires et les autorisations d'écoute électronique afin d'aller chercher la preuve . Soyez certaine que ces gens qui continueront d'avoir des contrats à même vos taxes (qui donc s'occupera des chantiers urgents) auront les meilleurs avocats afin d'ébranler vos témoins , s'il y en a qui voudront quand même témoigner et prendront tous les moyens en leur pouvoir afin de faire perdurer la commission et faire disparaître les preuves .
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  • Pierraud - Inscrit
    28 septembre 2011 20 h 25
    100% d'accord avec vous Mme Gélinas
    Mais juste une idée comme ça.... la gangrène parmi un certain cercle politique semble être tellement répandu et profonde, l'exemple de M. Guimont en est une bonne, j'me demande si cette enquête devrait être au niveau provincial?

    Pierrette Renaud
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  • Line Gingras - Abonnée
    28 septembre 2011 21 h 20
    Imputable, imputabilité (lien amputé)
    Revoici, à toutes fins utiles, le lien que j'ai donné plus haut et qui s'est trouvé amputé :
    http://chouxdesiam.canalblog.com/archives/2006/07/
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