Duchesneau dément toute motivation politique
Le patron de l'Unité anticollusion, Jacques Duchesneau a démenti toutes les rumeurs circulant à propos des motivations politiques derrière son rapport.
Dans un très court entretien hier avec Le Devoir, le patron de l'Unité anticollusion a été formel: «Je n'ai pas l'intention de faire de la politique dans quelque parti que ce soit. C'est encore une manoeuvre pour me discréditer.»
Il a ajouté n'avoir «jamais, jamais» rencontré François Legault ou un représentant de sa Coalition pour l'avenir du Québec qui semble marquer des points avant même d'avoir formé un parti politique.
Depuis la diffusion la semaine dernière par Radio-Canada de son rapport sur le phénomène de collusion dans l'octroi de contrats au sein du ministère des Transports, Jacques Duchesneau est au coeur de toutes les interprétations quant à ses intérêts de voir ses conclusions sur la place publique.
Le principal intéressé se défend de vouloir faire le saut en politique provinciale. L'homme a déjà fait une tentative sur la scène montréalaise en 1994, sans succès.
Pas content de la fuite
Étonnamment, M. Duchesneau a dit ne pas être «content de la façon que le rapport est sorti». «On avait autre chose à finir», a-t-il souligné. La fuite ne l'étonne toutefois pas puisqu'il reconnaît qu'«il y avait de la frustration dans l'air».
Étonnamment, M. Duchesneau a dit ne pas être «content de la façon que le rapport est sorti». «On avait autre chose à finir», a-t-il souligné. La fuite ne l'étonne toutefois pas puisqu'il reconnaît qu'«il y avait de la frustration dans l'air».
M. Duchesneau a refusé de détailler plus avant la situation. Il s'est borné à souligner que cela n'avait rien à voir avec ses relations que l'ont dit «tendues» avec le grand patron de l'Unité permanente anticorruption, Robert Lafrenière. Les deux hommes ont eu une rencontre lundi qualifiée de «tout à fait correcte» par Jacques Duchesneau.
Comme le révélait La Presse, il y a une dizaine de jours, Robert Lafrenière a exigé que les membres de l'équipe de M. Duchesneau, y compris ce dernier, postulent officiellement sur les postes de la fonction publique afin d'occuper des fonctions d'enquêteur-analyste. La situation aurait causé des irritants.
Le Devoir








