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Politique québécoise - Pour briser la morosité, rebâtir la confiance

Que faire sinon travailler dès maintenant, prioritairement, à combler le fossé grandissant entre les citoyens et les élus?

Louise Beaudoin, députée de Rosemont  19 septembre 2011  Québec
L’Assemblée nationale du Québec. La démocratie, estime Louise Beaudoin, est en déliquescence au Québec comme dans beaucoup d’autres pays.<br />
Photo : Agence Reuters Mathieu Bélanger
L’Assemblée nationale du Québec. La démocratie, estime Louise Beaudoin, est en déliquescence au Québec comme dans beaucoup d’autres pays.
Cette semaine, j'entame la deuxième moitié de mon mandat de députée de Rosemont, positivement et avec détermination, n'ayant nullement l'intention de la passer à remâcher les récents épisodes ou à devenir «porte-parole de l'opposition au Parti québécois». Mon attachement à ce parti demeure réel, tout comme le respect que je voue à certains anciens collègues qui mènent à l'intérieur du caucus le combat que j'ai décidé de mener de l'extérieur.

Aujourd'hui, je regarde en avant et je n'ai pas l'intention d'adhérer à un mouvement, quel qu'il soit, ou à un parti, nouveau ou ancien. Ni, non plus, au-delà d'une évidente et naturelle collaboration avec les autres députés indépendants, de former un groupe parlementaire. J'entends donc assumer mes paroles et mes actes et agir en toute liberté.

Cynisme et désaffection

La démocratie, je crois, est en déliquescence au Québec comme dans beaucoup d'autres pays. En résultent un pessimisme ambiant et une morosité généralisée par rapport à la politique et à sa capacité à réellement changer les choses. Pourquoi en est-il ainsi? Il y a d'abord les mondialisations en cours, financières, économiques, technologiques, culturelles, qui charrient le meilleur et le pire.

Le pire, en l'occurrence, est la financiarisation de l'économie qui a mené aux crises récentes et actuelles. C'est la dictature des marchés qui conduit à l'impuissance sinon à la servilité des États à qui des agences privées de notation imposent leur loi au détriment du bien-être des peuples. Ces dérives ont accéléré aux États-Unis, en Europe et ici aussi le cynisme grandissant et la désaffection des citoyens à l'égard du politique.

Au Québec, s'ajoutent la collusion et la corruption dans l'industrie de la construction, en lien avec le financement des partis politiques. Par son refus entêté, incompréhensible dans la perspective du bien commun, de tenir une enquête publique sur ce sujet, le premier ministre porte personnellement une immense responsabilité dans cette détérioration de la vie démocratique chez nous et dans la révolte qui gronde.

Rétablir la confiance


Comment peut-on imaginer, dans un tel contexte, retenir l'attention du peuple québécois et le convaincre de se donner un pays? La création d'un nouveau pays exige, me semble-t-il, un maximum de confiance entre les citoyens et les élus, un maximum de proximité. Or, malheureusement, à tort ou à raison, les élus souverainistes sont souvent perçus comme des politiciens comme les autres. Blanc bonnet, bonnet blanc, entend-on régulièrement dire, renvoyant les uns et les autres dos à dos.

Il faut donc rétablir la confiance et, si les libéraux se moquent des idées qui circulent et n'entendent rien changer, tant pis pour eux. Au surplus, je considère que la cuisante défaite du Bloc, le 2 mai, aux mains d'un parti fédéraliste, et ce, malgré les 40 % de souverainistes recensés dans les sondages — beaucoup de croyants, mais peu de pratiquants visiblement —, indique que non seulement le projet d'indépendance lui-même est en dormance, mais qu'en amont c'est la conscience nationale, le sentiment national qui s'étiole.

Besoin de propositions fortes

Alors, que faire sinon travailler dès maintenant, prioritairement, à combler le fossé grandissant entre les citoyens et les élus? Parce que c'est nécessaire en soi et parce que c'est incontournable pour les indépendantistes. Les souverainistes doivent mettre au coeur de leur offre politique des propositions fortes, concrètes, innovantes: introduire la proportionnelle pour mieux refléter les choix des citoyens, le mandat d'initiative populaire pour donner au peuple québécois une réelle emprise sur son destin collectif en lui confiant, notamment, «le choix du moment jugé approprié» pour tenir un référendum sur la souveraineté, adopter une carte électorale juste pour l'ensemble des citoyens, sans distorsions démesurées comme c'est le cas actuellement, et, pourquoi pas, établir un nouvel équilibre entre démocratie participative et démocratie représentative en utilisant les nouvelles technologies. Pour s'adapter au nouveau monde dans lequel vivent déjà les jeunes Québécois.

En somme, faire en 2011 de la politique d'aujourd'hui plutôt que de la politique de 1791, date de la naissance de notre parlementarisme. Bien sûr, le comportement des élus à l'Assemblée nationale doit être à la hauteur des enjeux. Sans un changement radical d'attitude de notre part, rien ne sera possible.

Des modèles usés

Sur ce socle, deux pierres importantes doivent, de mon point de vue, s'ajouter. D'abord, bien sûr, celle de la question identitaire. Là aussi, il est temps de changer de paradigme et de passer de l'indignation qui ne fonctionne plus, comme on le constate dans le dossier linguistique, à la conviction. Pour les nouveaux arrivants, il ne suffit plus de les franciser comme la loi 101 a pu nous le faire croire, mais de les intégrer au marché du travail, en reconnaissant leurs acquis et leurs diplômes, ainsi qu'à la culture de convergence. Le modèle mis en place il y a plus de trente ans a montré ses limites. Ici comme ailleurs, il est à réinventer.

Enfin, on s'attendra moins à me trouver du côté des mines, mais je suis interloquée par la nouvelle donne qu'amène avec lui le fameux Plan Nord. Yvan Allaire, le président de l'Institut sur la gouvernance des organisations privées et publiques, a certainement raison d'affirmer «qu'il y a des milliards additionnels à aller chercher», mais au-delà de la question des redevances, c'est d'une politique d'ensemble que le Québec a besoin avec, comme le demande Renaud Lapierre, «au moins» 50 % des droits d'exploration et d'exploitation. Pour avancer collectivement il ne faut certes pas commencer par reculer au temps d'une cenne la tonne! Quant à moi, l'expression «Maîtres chez nous» demeure intemporelle et ma volonté de la voir appliquée, dure comme le roc.

En conclusion, pour sortir de l'impasse, je choisis, dans le droit héritage de René Lévesque, de lier démocratie et indépendance, en redonnant le pouvoir aux citoyens, en revoyant notre vie démocratique, nos institutions, nos comportements, notre vivre-ensemble. Car les incantations, la volonté et même, la pédagogie, j'en suis persuadée, ne suffiront pas.

***

Louise Beaudoin, députée de Rosemont
 
 
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  • Yves Côté - Abonné
    19 septembre 2011 02 h 41
    Un pas dans la bonne direction...
    Madame Beaudoin, vous faites selon moi un pas dans la bonne direction.
    A mes yeux, votre décision de ne pas vous "encarter" permettra de garder la confiance des Québécois en vos propos.
    Il vous reste encore, pardon de le souligner, et je le dis sans un souffle de prétention mais par et en toute conviction, il vous reste encore à marquer plus fortement vos propos d'un républicanisme de combat...
    Vive le Québec libre parce que républicain !
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  • Georges Paquet - Abonné
    19 septembre 2011 04 h 44
    Démocratie et indépendance...
    Ces belles paroles demeureront de belles paroles aussi longtemps que ceux qui les prononcent ne diront pas ce qu'elles veulent dire vraiment. Quand tous ceux qui l'ont cotoyé depuis les débuts du Mouvement Souveraineté-Association nous confirme que René Lévesque et le PQ n'ont jamais été indépendantistes, il faudrait bien exiger un début de démonstration à ceux qui en parlent encore comme le chemin vers l'indépendance.

    Avant de demander aux citoyens de décider eux-mêmes, à la place de ceux qu'ils ont élus, << du moment jugé approprié» pour tenir un référendum sur la souveraineté...>>, il faudrait bien demander aux élus de prendre leurs responsabilité.

    Avant de proposer aux citoyens de déclencher des référendums d'initiatives populaires, il faudrait bien avoir démontré que l'on respectera les décisions prises par ces référendums, et qu'on ne posera la même question, en disant "à la prochaine fois..."
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  • Hyperbolique - Inscrit
    19 septembre 2011 07 h 28
    Toujours la même cassette
    Pourquoi persiste-t-on au Devoir de publier n'importe laquelle lettre venant des députés péquistes qui disent toujours la même chose? Le sujet est saturé comme on dit en art et, venant du PQ, depuis fort longtemps.
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  • Victor Beauchesne - Abonné
    19 septembre 2011 07 h 48
    saturé, je dirais hyper-saturé
    C'est comme l'épitre de St-Paul, c'est lu dans le Devoir et c'est la même chose à chaque semaine.
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  • bourgeoisgentilhomme - Inscrit
    19 septembre 2011 07 h 51
    Paroles, paroles
    Ce genre de texte peut être rendu de nos jours que par des gens faisant partie d'une opposition. Quand ils sont au pouvoir, leurs priorités se trouvent à être ailleurs. Vous souhaitez faire de la politique autrement. Et bien, attendons à demain pour revoir les mêmes discours creux de part et d'autres de l'Assemblée nationale. C'est déjà parti entre médias interposés. Vous continuez, madame à parler de référendum alors que la population n'en veut pas à moins de se la faire planter dans la gorge. Si vous voulez vraiment faire de la politique autrement, il faudrait commencer par oublier cette phobie. Moi, ce que je retiens du premier gouvernement de René Lévesque, c'est qu'il désirait avant tout démontrer qu'il formait un bon gouvernement, ce qu'il fut. La débacle de ce parti est arrivé suite au premier référendum perdu. Si le PQ n'aspirait qu'à former un bon gouvernement, je crois bien qu'il pourrait à nouveau recevoir mon adhésion. Pour ce qui est de la corruption généralisée au Québec ( même mes voisins me semblent suspects ) je ne vois aucun parti politique susceptible de pouvoir nettoyer tout cela. D'ailleurs qui pourrait croire que les mafieux vont aller parler devant un juge pour lui faire part de leurs magouilles. Nous ne connaissons vraisemblablement rien de ce genre de monde. Et pour le reste, pour les mines, je crois que le public en général est perdu dans ce dossier fort complexe. Qui a raison? Il y a des fiscalistes qui pensent que c'est assez et le petit peuple qui pense que c'est trop peu. Et le français, bien, en cela je vous donne entièrement raison.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    19 septembre 2011 09 h 04
    Je déplore votre choix madame Beaudoin.

    Je ne vois pas dutout comment vous pouvez avoir quelqu'influence que ce soit en restant isolée dans votre coin.

    Si vous y tenez à ce point à vos propositions, ce serait beacoup plus au sein de votre ancien parti que vous pourriez les défendre.

    Vos propositions sont à retenir mais elles sont discutables, en particulier le mandat d'initiative populaire.

    A mon avis vous faites une grave erreur en vous isolant et, pardon de vous le dire, mais je trouve que vous vous donnez un peu trop d'importance.

    L'union fait la force n'est-ce-pas?

    Vous devriez démissionner et laisser votre place à quelqu'un d'autre parce que lorsque vous avez été élue c'était au nom du Parti québécois.

    De toute façon , vous ne risquez pas d'être au chômage vous et c'est tant mieux pour vous. Donc rien ne vous empêche de démissionner.

    Vous me décevez beaucoup madame Beaudoin.
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  • jdeslierres@videotron.ca - Abonné
    19 septembre 2011 11 h 54
    Vous me contentez beaucoup, Madame Beaudoin
    Oui, je suis ravi de votre écrit. Vous assumez vos fonctions. Enfin, il y a des députés qui assument la fonction de représentant sans remettre leurs responsabilités à un parti, comme d'autres le font à une secte ou à une église. Des êtres adultes, maîtres d'eux-mêmes, possédant du jugement et l'exerçant au-delà de l'opinion médiatique, en respect des gens et de la vie démocratique

    Quand la démocratie agonise de ne plus grandir, il est réjouissant d'entendre des députés indépendants de jugement, souhaiter l'améliorer dans des voies déjà fort bien décrites par ailleurs, mais décriées, gommées, embrumées par les partis décrépits en place et de leurs petits amis des médias et des groupes d'intérêts.
    Vivement un printemps démocratique!

    Jean Des Lierres
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  • Philippe Bonneau - Abonné
    19 septembre 2011 12 h 16
    A clarifier
    Je pense que vous devez faire un pas de plus en posant des gestes et en expliquant clairement ce que vous souhaitez.
    Comme M. Lapointe je pense que vous isoler vous affaibli
    Comme Curzi l'opinion publique ne vous suit pas actuellement?
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  • camelot - Inscrit
    19 septembre 2011 12 h 32
    Mauvais exemple
    Votre position ne tient pas la route. Nul doute que vous avez à coeur le futur du Québec, mais vous faites fausse route en vous excluant du parti qui vous a permis d'être élue. Ou vous rentrez au PQ ou vous démissionnez. Sinon, vous faites comme Charest avec l'électorat : vous vous en moquez.
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  • Helpaul - Inscrit
    19 septembre 2011 12 h 36
    Bravo madame Beaudoin...
    Continuez votre travail et peut-etre vos détracteurs finiront-ils par comprendre que "ligne de parti" et démocratie n'ont jamais fait bon ménage.
    Je ne vote pas pour un chef mais pour un représentant digne de ce nom.
    Au fait, je n'ai encore entendu aucun de vos électeurs se plaindre de vos choix!
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  • Michel Leclaire - Abonné
    19 septembre 2011 13 h 20
    @ Hyperbolique
    Facile de donner un commentaire en utilisant un pseudo! Ayez donc le courrage de vous servir de votre véritable nom.

    Michel Leclaire, B.A., LL.L
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    19 septembre 2011 14 h 08
    Georges Paquet et l'éléphant dans le magasin de porcelaine !
    Outre que l'on connaît votre indéfectible partisanerie pour le statu quo constitutionnel de par vos intarissables interventions de commentateur, au Devoir ou en d'autres tribunes, il faut répondre à vos sophismes qui n'établissent rien :

    1 - le MSA-PQ n'a jamais, sous René Lévesque et même le radical Parizeau, fait de référendum sur l'INDÉPENDANCE PURE, car outre qu'étymologiquement, souveraineté n'est pas indépendance, l'aile en accord avec les préventions d'un Claude Morin était et demeure plus forte que l'aile de l'ex RIN au Parti Québécois, et à raison, car il s'agissait bien du.... MSA-PQ, pas du RIN ! Il y a conséquemment besoin d'exiger des démonstrations que dans l'esprit amoureux de prolonger de mauvaises querelles comme le vôtre, qui s'en accommode merveilleusement par ailleurs, tant ces contradictions internes ont été plus propres à couler le PQ historiquement !

    2 - le " radicalisme " AU PQ ainsi marginalisé, que vous reste-t-il à prétendre des " séparatistes " ? L'Option pas claire du PQ, évidemment ! Beau raisonnement tautologique ! Les souverainistes veulent quelque Autre Canada tout en revendiquant un Québec libre : mais être " Maîtres chez nous " n'a jamais impliqué de rejeter quelque utile voisinage : lire utile, non dominateur !

    3 - La refondation de l'état constitutionnel du Québec dans le Canada par une rupture dissociative et des pourparlers pour une nouvelle association, la Souveraineté et le Partenariat n'ont jamais été que LA longue politique du MSA-PQ : cet alliage respectueux de la compréhension québécoise traditionnelle de la si mal nommée " Confédération ". Tout le reste est mauvaise foi, dont M. Paquet est un expert !
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  • France Marcotte - Abonnée
    19 septembre 2011 17 h 39
    La morosité? On n'en est plus là madame.
    Hier, c'était la morosité, on dormait au gaz.
    Mais les choses changent si vite.
    Aujourd'hui, nous avons peur et nous sommes en colère.
    On découvre jour après jour que notre premier ministre est la personne la plus dangereuse de notre entourage. Nous avons une menace commune qui doit nous mobiliser tous, comme si on nous annonçait la soudaine venue prochaine d'un tsunami.
    Vos voeux pieux, c'est bien joli, mais on est déjà ailleurs.
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  • Bernie - Inscrit
    19 septembre 2011 19 h 45
    Redonner le pouvoir aux citoyens
    Chère Madame,lorsque le PQ était au pouvoir et croulait sous les scandales, Jean Charest réclamait une enquête dans la contruction des 2001. pourquoi le PQ à-t-il refusé? Pourriez-vous être plus explicite sur le fait que les citoyens étaient au pouvoir sous le règne du gouvernement de René Lévesque? Merci de bien vouloir nous éclairer.
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  • Helpaul - Inscrit
    19 septembre 2011 20 h 13
    Ailleurs? Mais ou donc madame Marcotte?
    On est toujours assis a la meme place, a s'obstiner sans rien faire de concret... Hors du PQ, point de salut? Je suis Riniste depuis l'age de quinze ans, j'ai toujours voté PQ par défaut, sauf sous Lucien Bouchard car j'ai quand meme gardé un fond de dignité, j'ai beaucoup de respect pour Pauline Marois et je n'ai pas compris que les femmes ne se mobilisent pas derriere elle aux dernieres élections. Mais trop d'électoralisme a fini par avoir raison de ma patience. J'ai hate que la saison des idées revienne et je ne la vois toujours pas a l'horizon...
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    19 septembre 2011 23 h 24
    @ Helpaul : sur le RINISME du jeune et nouveau maître Aussant !
    Vous devriez vous réjouir : M. Aussant vous prépare sa Saison des idées en vue d'un débat sans restriction !

    Dans " Option Nationale ", chacun pourra avoir raison, y compris et a fortiori quand la Réalité des faits durs comme le ROC démentira chacune des assertions " ONistes ".... Maître Aussant donnera l'interprétation idéale qu'il conviendra de tirer des conjectures à comprendre....

    Les faits, quelle importance n'est-ce pas !

    Bonne chance (bonne fragmentation....), et surtout, longue vie !

    NB : voir mes interventions à l'encontre des attaques anti-lévesquistes (et de son innocuité pour Pierre Elliott Trudeau) de Maître Pierre Bourgault et ses inconditionnels éternels devant la foi.... Sous le texte de l'historien Robert Comeau de l'UQÀM, mon ancien directeur de Département au baccalauréat !
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  • Geoffroi - Abonné
    20 septembre 2011 14 h 04
    1791: "notre parlementarisme" pour colonisés irresponsables
    Vous écrivez:

    « En somme, faire en 2011 de la politique d'aujourd'hui plutôt que de la politique de 1791, date de la naissance de notre parlementarisme. »

    Madame, ce n'est qu'une fabulation jovialiste à la mode chez des historiens révisionnistes de Québec. Souvenez-vous des révoltes de 1837-38 dirigées, notamment, par des députés complètement écoeurés de cette première tentative avortée de "notre parlementarisme".

    Ici au Québec, "notre parlementarisme" véritable à la britannique date plutôt de 1867, grâce à l'avènement d'un gouvernement dit responsable, encore plutôt limité dans ses juridictions en 2011. Madame, ce problème majeur et concret n'est pas encore résolu. Attaquez-vous y maintenant.

    Vos propositions sont intéressantes, mais vous êtes seule dans votre coin. Vous n'êtes surtout pas au pouvoir. A quoi ça rime toutes vos cogitations? Vous ne pouvez livrer la marchandise.

    Occupez-vous davantage de vos électeurs de Rosemont...qui ont bien du mal à comprendre votre cheminement tortueux sans issue.
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