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Construction: Jean Charest promet de «faire le ménage»

16 septembre 2011 12h05 | La Presse canadienne | Québec
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Photo : Jacques Nadeau – Le Devoir
Le premier ministre Jean Charest estime que le rapport Duchesneau, qui fait état d’un système de corruption et d’infiltration du crime organisé dans l’industrie de la construction, démontre que son gouvernement prend les bons moyens avec les mesures qu’il a instituées jusqu’ici pour faire le ménage dans cette industrie.

«Nous agissons pour obtenir des résultats. Nous avons donné à des autorités compétentes et indépendantes des moyens pour accumuler des preuves et accuser les criminels», a-t-il fait valoir, devant les questions pressantes des journalistes. «Il faut laisser les enquêteurs faire leur travail. Ce dont on a besoin ce sont des preuves. Et on prend les moyens pour obtenir.»

M. Charest s’est présenté aujourd'hui devant les médias flanqué de ses ministres du Transport, Pierre Moreau, et de la Sécurité publique, Robert Dutil, pour tenter de désamorcer la crise déclenchée par la publication de ce rapport accablant, en indiquant que son gouvernement était déjà à l’oeuvre pour faire le ménage.

Le premier ministre a encore une fois fait état de l’adoption d’une série de mesures législatives, de la mise sur pied de l’Unité anti-collusion et de l’Unité permanente anti-corruption pour soutenir qu’aucun gouvernement avant le sien n’en avait fait autant pour lutter contre la corruption.

«Le rapport fait partie de plusieurs mesures qui visent à faire le ménage sur l’ensemble des allégations qui ont été portées à notre attention», a exposé le premier ministre. Le gouvernement ne souhaite «pas uniquement un coup de balai, mais faire le ménage», a-t-il souligné.

Comme il l’a fait depuis le début de ces allégations, M. Charest a répété qu’il fallait laisser les enquêteurs faire leur travail pour recueillir les preuves requises afin de traduire les criminels devant les tribunaux.

Selon lui, les informations rendues publiques cette semaine ne sont toujours que des allégations et il a martelé qu’il fallait des preuves avant de demander à la justice d’intervenir.

«Pour aller au fond des choses, ça prend des preuves, ça prend des faits, ça prend des choses pour amener les gens devant les tribunaux», a-t-il rappelé à plusieurs reprises. «On vit dans une société de droit.»

Le rapport explosif de l’équipe d’enquêteurs de Jacques Duchesneau décrit les façons de procéder du crime organisé, des firmes de génie-conseil, des entrepreneurs et des partis politiques.

 
 
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