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    Le DGE est consterné par les allégations de l’unité anticollusion

    Des dossiers plus précis ont été transmis à l’UPAC, selon le ministre Moreau

    15 septembre 2011 19h31 | Le Devoir avec La Presse canadienne | Québec
    Jacques Duchesneau<br />
    Photo : Source Radio-Canada Jacques Duchesneau
    Rapport de l'Unité anticollusion dévoilé par Radio-Canada (en PDF)
    Québec — Le Directeur général des élections (DGE) est consterné et ébranlé par les récentes allégations sur le financement politique attribuées à l’unité d’enquête de Jacques Duchesneau.

    Le DGE souhaite d’ailleurs entendre M. Duchesneau afin d’en savoir plus sur les éléments concernant un système présumé de financement politique occulte.

    Le porte-parole du DGE, Denis Dion, a affirmé aujourd'hui lors d’une entrevue que M. Duchesneau sera invité à transmettre son rapport aux enquêteurs du DGE et à venir les rencontrer dès que possible.

    M. Dion a affirmé que les allégations qui circulent depuis mercredi dans les médias, à propos du financement politique, constituent un recul, considérant tous les efforts déployés depuis 30 ans afin d’assainir les pratiques à ce sujet. «Ce que nous avons entendu dans les médias depuis hier nous a ébranlé et nous a consterné», a-t-il dit.

    Par ailleurs, les partis de l’opposition ont déclaré que le gouvernement du premier ministre Jean Charest doit faire face à la musique et déclencher une enquête publique sur la construction.

    Le député péquiste Stéphane Bergeron croit que les éléments exposés dans un rapport de l’Unité anticollusion sont accablants. M. Bergeron a affirmé que le gouvernement ne peut plus soutenir qu’il s’agit d’allégations de ses opposants politiques.

    Pour le député péquiste, porte-parole en matière de sécurité publique, une enquête publique est le seul moyen qui permettra de démasquer le système décrit dans le document de l’Unité anticollusion, dirigée par l’ex-chef de police de Montréal, M. Duchesneau. «Il s’agit maintenant de faits qui ont été observés par des officiels du gouvernement, a-t-il dit. Le gouvernement ne peut plus se mettre la tête dans le sable, prétendre que tout cela n’est que la malveillance de gens qui veulent sa perte. Il doit déclencher une commission d’enquête dans les plus brefs délais.»

    Le chef adéquiste Gérard Deltell a affirmé que le document a confirmé ses pires craintes relativement aux pratiques criminelles qui gonflent la facture des investissements en infrastructure. Dans le contexte des milliards investis dans les routes, M. Deltell croit qu’une enquête publique est nécessaire. «Nos pires craintes sont confirmées et c’est écrit noir sur blanc par un enquêteur au-dessus de tous soupçons, qui écrit qu’un système existe au Québec, en transport, qui fait en sorte qu’on gonfle les factures pour blanchir de l’argent et ensuite financer les partis politiques», a-t-il dit.

    Selon un rapport de l’équipe de M. Duchesneau, obtenu par des médias, les enquêteurs soupçonnent une infiltration, voire une prise de contrôle, de certaines fonctions de l’État ou des municipalités. Ils confirment notamment qu’un grand nombre d’entreprises de construction entretiennent des liens avec des organisations criminelles. Ce système permettrait de gonfler de façon démesurée les coûts des travaux routiers. Des employés du ministère des Transports et des firmes de génie donneraient notamment des informations privilégiées à des entrepreneurs pour leur permettre de préparer leurs soumissions.

    De leur côté, les partis politiques se financeraient massivement grâce aux dons des firmes de génie-conseil et de construction, ce qui donnerait à ces entreprises un accès aux politiciens.

    Tant M. Bergeron que M. Deltell ont réclamé la publication de l’intégralité du document.

    Des dossiers plus précis ont été transmis à l’UPAC

    Par ailleurs, de 10 à 13 dossiers contenant des informations plus précises ont été soumis à l’Unité permanente anticorruption à la suite des informations colligées par l’équipe de Jacques Duchesneau.

    Le ministre des Transports Pierre Moreau l’a indiqué aujourd'hui lors d’un point de presse à Montréal, avant de prendre la parole devant des membres du Conseil du patronat.

    Le ministre Moreau réagissait ainsi au rapport explosif de l’équipe d’enquêteurs de M. Duchesneau qui a fait l’objet de fuites dans La Presse et à Radio-Canada.

    Le rapport fait état d’un système organisé de collusion impliquant des firmes d’ingénieurs-conseils et des entreprises de construction, notamment.

    Le ministre Moreau a précisé que ces 10 à 13 dossiers transférés à l’Unité permanente anticorruption contenaient des informations nominatives et plus pointues. Le rapport Duchesneau, du moins la version dont Radio-Canada et La Presse ont fait état, ne livre pas de noms d’entreprises ni de personnes. Le ministre Moreau a aussi déploré ces fuites, affirmant qu’elles allaient «nuire à l’enquête policière».

    Plus de détails à venir

     
     
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