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Crise au Parti québécois - Embardées suicidaires

Claude Morin, ancien ministre des Affaires intergouvernementales du Québec  13 septembre 2011  Québec
Le 10 juin dernier, Pauline Marois donnait une conférence de presse alors que son parti était au cœur de la tourmente.<br />
Photo : Clément Allard - Le Devoir
Le 10 juin dernier, Pauline Marois donnait une conférence de presse alors que son parti était au cœur de la tourmente.
Deux postulats me semblent en bonne partie expliquer l'assaut récent de certains fondamentalistes contre la «gouvernance souverainiste» du Parti québécois:

- Ils tiennent pour acquis que les Québécois souhaitent depuis des générations que le Québec devienne un pays et voient là une tendance socioculturelle lourde sur laquelle le militantisme doit miser. L'histoire montre plutôt que, conscients de former une nation et fermement autonomistes, les Québécois n'ont à aucune époque été en majorité portés vers l'indépendance. Aujourd'hui encore, tout porte à croire qu'ils persistent dans les mêmes dispositions. En somme, déterminés à défendre et à affirmer leur identité, ils ne sont pas pour autant enclins à voir la rupture Québec-Canada comme la solution. Le sabordage du RIN en 1968 et la récente défaite du Bloc ont sans doute eu quelque chose à voir avec ce réflexe.

- Ils pensent aussi que le Parti québécois, oubliant sa raison d'être, a failli à sa mission de réaliser l'indépendance parce que, devenu électoraliste et absorbé par la «gouvernance provinciale», il l'a abandonnée. Nuances. Le PQ proposait la souveraineté-association, pas le programme du RIN disparu. En outre, l'échec référendaire de 1980 ne provenait pas du manque de courage ou de vision des dirigeants du PQ, mais des préventions populaires contre le «séparatisme» et, de là, du succès des adversaires à convaincre beaucoup de Québécois que le projet du PQ mènerait à une brisure définitive Québec-Canada. Même stratégie en 1995 à propos de la souveraineté-partenariat.

Les «conditions gagnantes» fédéralistes


De leurs postulats, les apôtres de la table rase («on efface et on recommence») ont conclu qu'il fallait détruire le Parti québécois, à leurs yeux désormais nuisible à la Cause, et entreprendre d'urgence une mobilisation «citoyenne» en faveur de l'indépendance totale. D'où une floraison de plans improvisés, inapplicables ou contradictoires, ou les trois à la fois. Y compris la création d'un nouveau parti, carrément radical et intempestif celui-là, qui, bien sûr, ferait du PQ sa principale cible.

Fondé sur de telles bases, ce branle-bas est terriblement périlleux:

- Il risque fort de blesser mortellement le PQ dont, par manque consternant de perspectives, on perd bêtement de vue qu'il a été — et pourrait continuer à être, à condition de s'ajuster à la réalité — l'outil indispensable de notre réalisation comme nation.

- Aussi suicidaire serait une radicalisation du PQ orientée vers une rupture Québec-Canada expéditive que, dans l'avenir prévisible, les Québécois rejetteraient (c'est pourquoi le nouveau parti intransigeant auquel certains songent est d'avance promis à un échec fracassant).

- Enfin, aveuglement volontaire ou crispation idéologique, les jusqu'au-boutistes véhéments sont en train de se fabriquer un absurde monument «patriotique» peu susceptible de les glorifier. La disparition de l'outil collectif qu'est le PQ, ajoutée à la faillite simultanée de leurs plans absolutistes, alimenterait l'idée défaitiste que l'affirmation québécoise, quelles qu'en soient les modalités possibles, n'a décidément plus d'avenir. Ils auront ainsi fait cadeau aux adversaires de l'émancipation québécoise, qui n'en demandaient pas tant, des «conditions gagnantes» dont ceux-ci rêvent depuis des décennies. Celles qui leur fourniront l'ultime chance, via des astuces juridico-politiques estimées légitimes, les Québécois ayant une troisième fois rejeté le «séparatisme», d'en finir avec notre ethnie récalcitrante en lui verrouillant une fois pour toutes les voies de l'avenir. Reprise, en pire, des manoeuvres consécutives aux référendums perdus en 1980 et 1995.

Continuer autrement

On peut s'épargner ce genre d'embardées suicidaires. En octobre 2010, j'ai proposé une démarche basée sur la sauvegarde et le développement de l'identité québécoise, et sur la reconnaissance constitutionnelle de notre nation (en format PDF sur vigile.net, taper Continuer autrement). Sans renoncer à la souveraineté, le Parti québécois adopterait un plan d'action axé sur la défense résolue et la promotion dynamique de notre identité propre. Élu, il en appliquerait les éléments réalisables dans le cadre actuel. Les autres — mettant en cause le multiculturalisme canadian et sa source, la Constitution unilatéralement imposée au Québec en 1982 — feraient éventuellement l'objet d'un référendum qui pourrait coïncider avec l'élection au terme du prochain mandat du PQ.

Une telle démarche n'a jamais été tentée. En phase avec les aspirations naturelles des Québécois, elle renouvellerait les termes du débat politique, éviterait les pièges d'autres approches, mettrait les adversaires sur la défensive et aiderait le Québec à sortir de l'impasse actuelle. Et on peut l'adapter aux circonstances, l'important demeurant de faire avancer le Québec.

***

Claude Morin, ancien ministre des Affaires intergouvernementales du Québec
 
 
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  • François Beaulne - Abonné
    13 septembre 2011 01 h 43
    Trop peu trop tard
    Si on suit la logique de M. Morin le PQ, sauce gouvernance souverainiste, n'a plus sa raison d' être sur l'échiquier politique québécois et son avenir, à court terme, pourrait bien ressembler à celui de son cousin du Bloc.
    Je me méfie toujours des analyses et recommandations de M. Morin, l'apôtre de "un pas en avant, deux pas en arrière".
    N'oublions pas que c'est lui qui a fait bifurquer le PQ vers un cul de sac en introduisant, en 1976, une stratégie opportuniste et électoraliste basée sur la tenue d'un référendum, alors que cette tactique n'apparaissait pas au programme du parti.
    N'eut été de ce piège, le PQ aurait peut-être mis plus de temps à arriver au pouvoir, mais quand il y serait parvenu il n'aurait pas eu les pied et poings liés comme ç'a été le cas depuis les 30 dernères années. Avec, en prime, une chance de continuer à exister et à servir de caution aux québecois contre toute réduction de leur espace culturel, linguistique, et identitaire.
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  • Georges Paquet - Abonné
    13 septembre 2011 04 h 34
    Un projet fondé sur de fausses prémisses...
    Claude Morin soutenait dans son texte d'octobre 2010 que <<En 2006, l’Assemblée nationale affirma, par résolution unanime, que le Québec constituait une nation. Les pressions du Bloc québécois à Ottawa amenèrent ensuite les conservateurs fédéraux à faire eux aussi voter leur propre résolution sur le même thème par la Chambre des Communes. Sur le même thème, en ce sens qu’on ne parlait plus seulement de la « société distincte » comme en 1987, mais de la nation formée par les Québécois.>>

    Or cette résolution adoptée par la Chambre des Communes n'a ni le sens ni la portée que lui donne Claude Morin. Elle se lit comme suit:

    <<Que cette Chambre reconnaisse que les Québécois forment une nation dans un Canada uni>> That this House recognize that the Québécois form a nation within a united Canada>>

    On saura peut-être un jour quelle était la motivation profonde du premier ministre Harper et des députés en adoptant cette motion, mais pour l’instant, je maintiens que toutes les déclarations, en Chambre, des porte-parole de tous les partis vont dans le sens de la reconnaissance d’une réalité historique à l’effet que ce sont les « Canadiens », comme s’appelaient autrefois les francophones par opposition aux « anglais », qui se sont ensuite appelés les « canadiens-français » et ensuite les « Québécois » qui forment une nation au sein du Canada, qu’ils résident au Québec ou ailleurs. Les textes du Hansard de cette époque ne laissent aucun doute à cet effet.

    Stephen Harper et son équipe auraient donc réussi à faire l’unanimité au sein des députés fédéraux sur un projet dont on n’arrivera pas avant longtemps à définir le sens exact et la portée politique qu’il pourrait un jour revêtir. Espérons au moins que tous resteront prudents quand à la portée juridique qu’il convient d’accorder à cette reconnaissance.
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  • Yves Côté - Abonné
    13 septembre 2011 04 h 35
    A Monsieur Morin
    Monsieur Morin, sauf le respect que je vous dois, selon moi vous semblez toujours, à l'image des dirigeants du PQ, prendre les Québécois pour une bande de "French Pea Soup".
    Comme si vous aviez fait vôtre cette idée raciste, remontant aux préceptes loyalistes de notre condition naturelle à leurs yeux, inférieure, archaïque et débilitante.
    Ce qui est non seulement une attitude malheureuse, mais un comportement défaitiste.
    L'indépendance du Québec ne se fera certainement pas sans courage partagé; arriver au pays sans cette qualité ne donnerait qu'un semblant d'apparence de pays. Croire le contraire est signer notre défaite; l'autorité monarchique à laquelle politiquement nous nous opposons politiquement n'est pas du genre à manquer de courage. Ni à nourrir les pays où elle règne de négligences et d'approximations. Il faut au moins en admettre la chose pour avoir une idée juste de l'implication réelle qu'il faut déployer pour en vaincre les oppositions et nous mériter l'indépendance.
    SVP, regardez autour de vous, du côté d'un peuple qui ne fait peut-être pas beaucoup de bruit, sauf peut-être lorsqu'il chante (c'est une boutade...). Regardez son histoire, vous y verrez un groupe prudent, c'est vrai. Mais vous y reconnaîtrez aussi la détermination ferme qu'il a toujours mis à perdurer malgré les sacrifices à payer et le courage qu'il lui aura fallut pour être encore bien vivant.
    Et c'est de ce courage là que, debout, nous devons tous nous nourrir pour avancer ensemble vers l'indépendance. Ensemble, chefs connus et troupes anonymes.
    Autrement, en nous contentant de slalomer pour arriver au but, nous ne ferons que d'entretenir l'idée qu'un pays libre puisse naître sans exiger de ses propres citoyens un minimum de détermination et de qualités personnelles. Celles-ci n'étant en rien réservées à une élite politique qui ne semble pouvoir vivre sans continuer de se percevoir elle-même comme seule détentrice du succès possible.
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  • Vive le Québec libre - Inscrit
    13 septembre 2011 05 h 17
    Il me semble que ce nom me dit quelques chose.
    Claude Morin, il me semble que ce nom me dit quelques chose. Ah oui ce n'était pas ce personnage qui faisait partie des salariés de la GRC à une époque déterminante pour le PQ ?
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  • alen - Inscrit
    13 septembre 2011 07 h 19
    Vous me dites pas..!
    Bien, Monsieur Morin; mais n'y allez vous pas aussi de votre p'tite solution personnelle?
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  • Jean St-Jacques - Abonné
    13 septembre 2011 07 h 25
    Des mots incompréhensibles
    En lisant Claude Morin, on cherche ce que signifie "plan d'action axé sur la défense résolue? et la promotion dynamique de notre identité propre".
    M. Morin, pourriez-vous nous dire en des termes que le peuple comprend ce que veut dire cette phrase compliquée?

    Pourquoi utiliser ce déteour pour nous expliquer une autre démarche?
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  • Pierre Schneider - Abonné
    13 septembre 2011 07 h 37
    Et la République dans tout ça ?
    Monsieur Morin, qui se fait l'ardent défenseur d'un Pq confédératif, oublie comme tous ses semblables que rien ne peut empêcher une Assemblée nationale québécoise d'adopter une constitution nationale républicaine, ce qui serait le premier grand pas vers l'Indépendance.
    A force de finasser avec les lois constitutionnelles imposées par les Anglais, on en oublie l'essentiel. Fin renard, Daniel Johnson n'avait-il pas dans ses cartons un projet de république québécoise associée au reste du Canada. Il savait très bien que jamais le Canada ne nous laisserait proclamer notre république, les récentes manifestations de loyalisme à la royauté britannique du Canada anglais en sont une démonstration plus qu'évidente.
    Dites-nous donc, monsieur Morin, pourquoi le PQ n'a jamais opposé l'idéal républicain au régime de monarchie constitutionnelle, tout en sachant que près de 80% des Québécois s'opposent aux institutions monarchiques dans lesquelles les péquistes semblent fort à l'aise.
    Cette constatation trouble de plus en plus de mes semblables depuis la formation il y a deux ans du Comité national républicain, organisme qui se voue à la pédagogie de la République.
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  • francaisdamerique - Inscrit
    13 septembre 2011 08 h 09
    rien à dire...
    Intéressant commentaire d'une ancienne taupe de la GRC qui nous chante encore les louanges de l'étapiste. Est-ce qu'il encore été payé pour dire cela.

    Cyril Dionne
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    13 septembre 2011 08 h 10
    Félicitations M. Morin !
    Rien à redire à votre article. C'est l'intelligence et la logique d'un bout à l'autre.

    Les purs et durs de la séparation, enlignés sur le tout ou rien, déchirent leurs chemises en public actuellement, en tentant de démolir le PQ qui n'irait pas assez vite pendant que les Québécois ne sont que 10 % à placer la souveraineté simple "la séparation" comme prioritaire, bien après la santé et l'éducation qui se situent autour de 90 % chacun.

    Il faut aussi tenir compte de la déclaration de M. Jean-Marc Léger à l'émission Huit clos de février dernier à Télé-Québec à l'effet que du 38 à 40 % de souverainistes déclarés.67 % veulent rester dans le Canada plus 100 % des fédéralistes, ce qui laisse entre 12 et 13 % de solides séparatistes du genre Parizeau-Lapointe, Aussant, Curzi et Beaudoin, qui devront se « dépomper » le québécois séparatiste, s'ils ne veulent pas s'étouffer avec leurs frustrations, élections après élections, sondages après sondages, référendums perdus après référendums perdus.

    Vous avez raison de souligner que ce n'est pas la simple séparation qui a été l'enjeu des 2 référendums perdus mais la souveraineté-association et la souveraineté-partenariat qui prévoyait même, un parlement central d'élus.
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  • bourgeoisgentilhomme - Inscrit
    13 septembre 2011 08 h 14
    Votre histoire ne dit pas
    Comment faire pour concilier les différentes factions du clan souverainistes. Ils doivent donc trouver un terrain d'entente avant de mettre votre stratégie en place ce qui est bien loin d'être fait. Tous les chefs du PQ n'ont jamais semblé désirer la séparation sauf Jacques Parizeau. Les autres préféraient le partenariat, l'association ou le beau risque.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    13 septembre 2011 09 h 38
    Les fondamentalistes

    J'aime bien l'expression qu'utilise monsieur Morin.

    Nous avons nous aussi, malheureusement , nos fondamentalistes. Moi je les ai appelé les fous de l'indépendance, comme il y a des fous de Dieu. Ça s'équivaut.

    On dirait que, pour certains indépendantistes, ce qui compte surtout ce serait le but à atteindre qui est de gagner à tout prix sur nos adversaires.

    Pour eux, ce qui compte ce serait de gagner pour gagner plutôt que de gagner parce que ce serait préférable, au lieu de perdre, parce qu'on a tout à gagner à gagner. Je sais pas si vous voyez ce que je veux dire.

    Quand on est branché comme ça sur le but à atteindre, comme dans un combat de boxe ou une course de vélos, et qu'on en fait un objectif à poursuivre à tout prix, je pense qu'on fait une erreur.

    On fait une erreur parce qu'on risque d'oublier le monde en s'accrochant à l'idée.

    A vouloir aller trop vite, on risque de ne jamais arriver au but que l'on poursuit.

    Ce n'est pas tellement pour nous que nous voulons l'indépendance d'Ottawa c'est plutôt pour les générations à venir.

    J'aimerais bien moi qu'elles n'aient pas à poursuivre le combat et qu'elles puissent consacrer leur vie à autre chose parce qu'un grand pas aurait été fait.
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  • NGS - Abonné
    13 septembre 2011 09 h 46
    Isolement recherché et mise en tutelle "chez nous".
    La crise du PQ et du mouvement indépendantiste provient probablement du fait que le Québec a obtenu par la porte-arrière (malgré 2 référenda--"Non c'est non" normalement, n'est-ce pas?) tout ce dont les premiers séparatistes rêvaient sans croire que ce soit possible dans un Canada moderne, souple, adaptable et protecteur.

    Le néo-duplessismee et l'ultramontanisme ré-animé des 30 dernières années a eu pour effet de renfermer le Québec sur lui-même (bien-sûr le reste du Canada se tient pour boudé après tout ce temps et se sent prêt à continuer sans nous--pas le choix!) Ainsi sommes nous les hôtages de nos nouvelles élites nationales: bureaucrates, "professionnels" et hommes d'affaires assoiffés du pouvoir que leur apporterait notre isolement et notre inféodation subséquent aux E-U.

    Ce qu'il nous faut en réalité c'est une nouvelle Révolution Tranquille pour nous libérer de ces élites et de notre asujetissement à la bureaucratie et d'autres prisons mentales remontant à l'Ancien Régime français.
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  • Pierre Schneider - Abonné
    13 septembre 2011 09 h 53
    Les dessous du beau risque
    Ce que l'histoire ne raconte pas, c'est qu'à l'époque du "beau risque", René Lévesque et intellectuellement affaibli par la maladie qui le rongeait.
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  • Marc-Antoine Daneau - Abonné
    13 septembre 2011 11 h 16
    de : Claude Morin, ancien ministre et agent-double
    C'est en partie à cause de vous que le PQ est paralysé maintenant, avec l'étapisme, et vous pensez être moindrement qualifié pour dire quoi faire au PQ et aux autres? Franchement...
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    13 septembre 2011 11 h 51
    @ M. Pierre Schneider
    M. Lévesque était peut-être malade mais pas fou, il voyait bien que, malgré son projet d'association avec le Canada, les Québécois ne voulaient pas risquer se sortir du Canada. Il a fait contre mauvaise fortune bon coeur. M. Lévesque n'a jamais été séparatiste comme M. Bourgault et Chaput, il voulait conserver un lien canadien négocié.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    13 septembre 2011 12 h 00
    @ M. Marc-Antoine Daneau
    À la place d'écrire ce qui ne vous semble pas exact avec la proposition de M. Morin, vouas préférez attaquer le messager.

    Si M. Morin n'avait pas suggéré l'étapisme, le PQ avec sa souveraineté-association, n'aurait jamais pris le pouvoir. M. Lévesque s’en rendait bien compte dans les sondages.

    M. Bourgault qui proposait de réaliser l'indépendance du Québec, malgré tout son charisme, n'a jamais obtenu plus que 8 % de votes.

    Bonne chance quand même M. Daneau, vous en avez besoin avec vos idées séparatistes qui étaient valable du temps que nous, Québécois francophones, étions des nègres-blancs et des porteurs d’eau mais ce n'est plus le cas depuis les succès du PQ, après sa première élection en 1976, grâce à l'étapisme de M. Morin qui s’est solidement expliqué sur ses contacts avec la GRC mais ceux qui ne veulent pas comprendre restent l'esprit fermé, à ne pas faire la part des choses.
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  • camelot - Inscrit
    13 septembre 2011 12 h 20
    Faux
    "les Québécois n'ont à aucune époque été en majorité portés vers l'indépendance". C'est faux. Il y eu plusieurs évènements qui ont prouvé le contraire, dont ceux de 1837. Au premier référendum 78% des Québécois francophones étaient pour. Ottawa a alors déclenché la crise d'Oka et, par le fait même abaissé ce pourcentage.
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  • Georges Paquet - Abonné
    13 septembre 2011 12 h 22
    Claude Morin vous induit en erreur.
    Ce n'est pas le Québec ni ses habitants qui ont été reconnus en 2006 comme formant une nation dans un Canada uni. C'est l'ensemble des canadiens-français, appelés ici les Québécois, qui aux yeux des députés fédéraux, y compris ceux du Bloc québécois, qui ont été reconnus comme une nation. Toutes les déclarations et interprétations qui ont accompagné le débat autour de cette résolution de la Chambre des communes vont dans ce sens.

    Claude Morin, quand il fonde sa nouvelle starégie pour le PQ sur la reconnaissance de la nation québécoise, vous induit en erreur en soutenant que ce serait le Québec ou ses habitants qui auraient été reconnus comme nation par la Chambre des communes..
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    13 septembre 2011 12 h 38
    @ Bourgeoisgentilhomme
    M. Bourgeoisgentilhomme, vous avez écrit : «Tous les chefs du PQ n'ont jamais semblé désirer la séparation sauf Jacques Parizeau »

    Vous avez raison sauf que M. Parizeau voulait, quand même, conserver la monnaie canadienne et s’est fait convaincre par messieurs Bouchard et Dumont que la simple séparation « la souveraineté seule » s’en allait dans le mur en 1995. Il a finalement accepté la souveraineté-partenariat qui faisait une large part à un gouvernement d’un genre confédéral d’élus.
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  • Marc-Antoine Daneau - Abonné
    13 septembre 2011 12 h 45
    @Jean Lapointe
    "On dirait que, pour certains indépendantistes, ce qui compte surtout ce serait le but à atteindre qui est de gagner à tout prix sur nos adversaires."

    Bien entendu! C'est même une évidence que dans la vie, soit on perd ou l'on gagne. Et comme eux sont prêts à n'importe quoi (vous savez, les faux FLQ, le love-in, les commandites, etc) et bien, si l'on veut gagner et arrêter de perdre, il faut être prêt à n'importe quoi parce qu'eux le sont.
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  • Nestor TURCOTTE - Inscrit
    13 septembre 2011 12 h 49
    Suicidaire?
    Monsieur Morin est modéré.

    Il y a quelques semaines, j'ai écrit un texte publié dans LE DEVOIR où je parlais «du PQ qui avait tué le PQ».

    Ça doit être ça qu'on appelle se suicider....
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  • Erwan Basque - Inscrit
    13 septembre 2011 13 h 19
    Jouer à se faire un pays !
    Bonjour,
    Les nationalistes québécois doivent une fière chandelle à Monsieur Claude Morin, car sans lui, beaucoup de nationalistes québécois modérés n'auraient jamais pu jouer à se faire un pays. En ayant laissé la Cause aux purs et durs, celle ci serait probablement déjà morte de sa belle mort quelque part entre 1970 et 1980. Faut bien un jour se le dire. Merci beaucoup, Erwan Basque.
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  • cpoulin - Inscrit
    13 septembre 2011 15 h 10
    M. Claude Morin et l'histoire
    -« Ils tiennent pour acquis que les Québécois souhaitent depuis des générations que le Québec devienne un pays et voient là une tendance socioculturelle lourde sur laquelle le militantisme doit miser. L'histoire montre plutôt que, conscients de former une nation et fermement autonomistes, les Québécois n'ont à aucune époque été en majorité portés vers l'indépendance. Aujourd'hui encore, tout porte à croire qu'ils persistent dans les mêmes dispositions. En somme, déterminés à défendre et à affirmer leur identité, ils ne sont pas pour autant enclins à voir la rupture Québec-Canada comme la solution. Le sabordage du RIN en 1968 et la récente défaite du Bloc ont sans doute eu quelque chose à voir avec ce réflexe. » M. Claude Morin a raison sur ce point. Ce réflexe (disons de prudence) est en effet la tendance la plus lourde de notre histoire nationale. Cette approche devrait être l'objet de plus d'attention. Des historiens comme le professeur Jocelyn Letourneau en ont fait leur sujet de recherche, mais ont ne veut pas les entendre car finalement reconnaître une telle réalité voudrait dire qu'il faut procéder à une remise en question l'histoire qu'on nous enseignée et revoir notre passé dans une perspective plus large. Malheureusement, ceux qui comme M. Claude Morin, René Lévesque et ces autres membres fondateurs du PQ qui avaient en tête cette perspective (la souveraineté-association) ont été incapables de la faire admettre à cette aille "fondamentalistes" que c'était la bonne. Et comme leur projet politique pour se réaliser devait nécessairement rassembler les uns et les autres, l'histoire de leur parti (le PQ) a lui-même, à sa manière, été marqué par l'ambivalence. Claude Poulin
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    14 septembre 2011 01 h 07
    Excellent Claude Morin ! Rappel aux orthodoxes de l'indépendance expresse....
    1 - la solution de prudence d'une souveraineté-association (économique) de 1980, puis de la souveraineté assortie de l'offre de partenariat économico-politique de 1995 a échoué, et M. Morin fait clairement comprendre ce que les sondages ont toujours donné de l'indépendance seule. D'ailleurs, l'Option Québec dès 1968-69 du MSA-PQ, qu'est allé défendre membre par membre le RIN auto-dissocié, était bien cet horizon confédéral.

    2 - le choix de la stratégie des étapes électorale et référendaire est apparu vers 1973-74, et non en 1976, remplaçant l'élection souverainiste (ayant valeur de référendum gagnant !) : nul ne saura jamais quel avenir aurait eu cette option dans un long terme ou même en 1976 dans le contexte du PLQ-Bourassa flétri par toutes les imputations, mais le doute raisonnable penche du côté de la déroute péquiste ; le trait d'union indissociant la souveraineté de l'association est apparu au Congrès national de 1978.

    3 - la gouvernance néo-nationaliste que M. Morin proposait en 2010 et dont il rappelle la nécessité ressemble certes au Plan du PQ-Marois de gouvernance souverainiste, mais il n'en propose pas moins explicitement que le PQ conserve le principe de la souveraineté comme ultime recours, et non qu'il l'abandonne !

    4 - M. Morin aurait pu dire que le SEUL AUTRE instant de l'Histoire du Québec ayant offert une fenêtre pareille à la préhistoire hostile à l'Union des Bas et Haut Canada, analogue au consensus du peuple des Papineau et Parent mais en sens contraire, furent les lendemains intenses de l'échec de Meech : Robert Bourassa aurait disposé d'un rare 70% de l'électorat pour engager l'autodétermination ! Une Faveur et... un gâchis " historique " !
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    14 septembre 2011 17 h 10
    @ M. Alexandre Dionne
    Vous écrivez : « Robert Bourassa aurait disposé d'un rare 70% de l'électorat pour engager l'autodétermination »

    En principe seulement. Avec 20 % d'anglophones et d'allophones, ça voudrait dire que presque 90 % des Québécois francophones auraient voté OUI à la souveraineté du Québec ? Impossible.

    Actuellement, 67 % des 38 % de souverainistes veulent, si le Québec devient souverain, qu’il reste dans le Canada, ce qui laisse environ 12 % de séparatistes purs.

    Si Bourassa, un fédéraliste, avait tenté de tenir un référendum sur la souveraineté pure du Québec, il se serait fait sortir par les fédéralistes de son parti et par son épouse aussi avec toute sa belle-famille de Simard, tous fédéralistes solides.

    Les Québécois peuvent, sous un mouvement collectif de colère, s’être déclarés majoritairement souverainistes alors mais, devant l’urne, après s’être dépompés, l’affaire aurait été loin d’être gagnée.
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    14 septembre 2011 18 h 59
    @ M. Gilles Bousquet.
    Sauf erreur, il est établi (voir Jean-François Lisée : Bourassa I - Le tricheur ; Bourassa II - Le Naufrageur) que M. Bourassa avait derrière lui de 65% à 70% de la population pour engager le processus de l'autodétermination.

    Je ne sais pas exactement, en toute franchise, quelle était l'Option en jeu, strictement indépendantiste ou tentative confédérale (ou coûteau sous la george de Léon Dion !), qu'un tel taux permettait d'espérer et que le PM Bourassa eût pu attester. Et je sais parfaitement que, du moins par sa famille immédiate, il n'a fait que louvoyer, la suite des choses l'ayant bien démontré, quitte à dilapider ainsi une fenêtre historique et un rententissement politique sans comparaison depuis le consensus sous Papineau ! La suite jusqu'au Référendum de 1995 (Bélanger-Campeau, le Rapport Allaire, puis Charlottetown) devait épuiser ce capital d'ouverture du peuple québécois, mais il faut ici noter justement souligner que M. Bourassa s'opposa obstinément au camp du OUI de 1994-95 !

    La sénatrice Lise Bacon a déjà dit que les Canadiens devaient avoir un immense respect pour Robert Bourassa puisque, elle le dit explicitement, il disposait aisément d'un taux supérieur au 50% plus une voix pour y parvenir !!!! Elle parlait d'un 66% dans mon souvenir (à vérifier !).

    Tout ceci n'est pas fait pour contrarier votre position M. Bousquet, mais montre que les orthodoxes ont tort quand ils disent que le réformisme légalo-autonomiste d'un " bon gouvernement provincial " a plus nui qu'aidé l'indépendance, car s'il en était ainsi, le Non de 80, le Rapatriement unilatéral de 82 et le Beau Risque de 84 n'auraient pas pu se métaboliser avec Meech, et propulser par après la Cause !
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    15 septembre 2011 02 h 05
    Henri Brun, constitutionnaliste émérite de l'Université Laval, sur la motion des Communes - I
    Le professeur Brun, début décembre 2006, faisait paraître dans Le Devoir une interprétation raisonnable de la fameuse motion des Communes sur la reconnaissance de la " Québécois nation " au sein du Canada Uni. Sa compréhension est à l'opposé de ce qu'insinue Georges Paquet sous cette rubrique, et converge parfaitement avec ce qu'en disait en 2010 la présentation du mandarin et ministre Claude Morin. Je résume ses énoncés :

    1 - l'emploi de l'expression " Québécois nation " est à prendre, plutôt qu'au sens restrictivement ethnoculturel d'une " société distincte " concentrée sur le territoire québécois, dans son extension potentiellement large, notion ambivalente certes, mais " chargée ", en l'occurence doublement risquée pour les Fédéraux fédéralistes (PCC, PLC et NPD) qui l'ont plébiscitée, puisqu'elle révoque en doute l'explication trudeauiste des origines provinciales du Canada, mais institue encore, même par l'a-constitutionnelle motion politique, une boîte de pandore au regard du droit " international ", la nation y étant une notion pour le moins " établie ", symbolique. Bref, l'explication sociologique ou culturelle sans le " grand C " de la nation, excluant toute appartenance du type du patriotisme constitutionnel, de ce nationalisme socio-politique (voir Michel Seymour, Eugénie Brouillet, Claude Morin, Daniel Turp, Alain G. Gagnon...), interprétation que défend ici Georges Paquet à l'encontre de Claude Morin, est récusée par l'expert émérite de droit constitutionnel ! L'explication d'une stricte portée restrictive du français dans le verbatim anglais serait, avertit M. Brun, bien hasardeuse devant le monde, à charge des Fédéraux d'ergoter.
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    15 septembre 2011 02 h 30
    Henri Brun, constitutionnaliste émérite de l'Université Laval, sur la motion des Communes - II.
    2 - la manoeuvre d'insertion, dans cette motion des Communes de novembre 2006 sur la reconnaissance de la nation québécoise, de l'expression du " Canada Uni " ne fait que redire au présent, plutôt qu'au futur de l'indicatif, la situation de l'Union fédérale d'une tel peuple fondateur, consubstantiellement province !

    3 - en matière de jurisprudence politique ou constitutionnelle, il n'est pas exclu, croit même le professeur Brun, que la motion puisse avoir un certain retentissement, pouvant servir de balise à l'interprétation de constitutionnalité des lois émises par les Communes ou l'Assemblée nationale, notamment.

    4 - le verdict du constitutionnaliste Brun est que cette motion donne peu au final, même si elle ne donne pas rien non plus, légitimant en tout la défiance et les remontrances de Gilles Duceppe à l'encontre des déclarations grandiloquentes des Stephen Harper et Stéphane Dion ! Cette motion ne s'est d'ailleurs pas trouvée rendre au Québec ce que revendique avec le meilleur gros bon sens du monde le père de l'étapisme, le talentueux Claude Morin, que, comme le veut sa Proposition de 2010, seule une reconnaissance constitutionnelle consistante (et non " cosmétique ") permettrait d'obtenir.

    La motion des Communes a surtout donné à redire, et force est de dire combien l'opinion des Georges Paquet de cette Union défédéralisée n'a ni plus d'assise savante, loin s'en faut, que de préséance politique, grand bien nous en fasse !
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  • Bof - Inscrit
    19 septembre 2011 17 h 33
    Fini de s'enfarger dans les fleurs du tapis hors du PQ !

    Fini de s'enfarger dans les fleurs du tapis hors du PQ !

    J’ajouterais que le « problème » du PQ est l’inverse de ce dont se servent les désinformateurs fédérastes pour déstabiliser et conditionner nos faiblards leaders souverainistes. Pour tous ces Jean-Jacques Samson et Michel David qui n’ont de cesse de traquer leurs chimères favorites un peu partout, leurs tout derniers « purs et durs » ; c’est l’Article 1 du programme du PQ dont il faut se défaire. Mais à l’évidence cela ne tient pas la route. En vérité, ce n’est que le poison amené en 1974 par le traître et agent rémunéré de la GRC appelé Claude Morin qu’il conviendrait d’exciser proprement du corps malade : le « nécessaire » référendum … Ce tabou tétanisant, ce passage obligé qui bloque depuis près de 37 ans déjà – presque 40 ans ! – toute initiative et toute réflexion sensée chez ces piètres et velléitaires représentants de la cause souverainiste. Cessons de toujours vouloir ces référendums néfastes et débilitants même si les journalistes-à-gages continueront de les associer faussement aux désirs des « pressés » et de leurs « caribous » chéris. Eliminons ce moyen par lequel les tricheurs et voleurs fédérastes nous tiennent prisonniers et coincés dans une rhétorique masochiste et suicidaire. Prenons le chemin d’avant 1974 qui est celui grâce auquel se servent les démocraties pour accéder au pays : le vote final par une simple majorité parlementaire qu’il conviendra de défendre avec becs et ongles contre ces journalistes et sondeurs manipulateurs et autres défenseurs du prêt-à-penser fédéraste . . .

    post-scriptum :

    Une question de plus en guise de bonus : Charest a mentionné
    plus d’une fois en entrevue que son livre de chevet est « L’Art de
    la Guerre » de Sun Tzu … Quel est celui de la Marois ? « Le
    jardinage pour les Nul(le)s » peut-être ?
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