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Un député péquiste propose une nouvelle façon de faire de la politique

Sylvain Pagé, le député de Labelle, publie un manifeste «Pour une nouvelle culture politique»

Antoine Robitaille   9 septembre 2011 12h44  Québec
Québec — Un élu, tels Camil Bouchard ou Monique Jérôme-Forget, qui démissionne avant d’avoir complété la moitié de son mandat, «devrait être privé de ses indemnisations de départ», estime Sylvain Pagé, député péquiste de Labelle.

C’est ce qu’il écrit dans un manifeste de quelque 50 pages présenté à 11 heures ce matin et intitulé «Pour une nouvelle culture politique». M. Pagé est l’un trois députés péquistes, avec Bernard Drainville (Marie-Victorin) et Pascal Bérubé (Matane), qui avaient lancé une réflexion sur les manières de faire de la politique autrement.
 
À ses yeux, les députés qui démissionnent avant la mi-mandat sans raison valable, comme des problèmes de santé, «se comportent de façon irrespectueuse envers leurs concitoyens». Selon lui, cette pratique «doit prendre fin». «De plus, il est choquant pour les électeurs d’apprendre que le député à qui ils viennent d’accorder leur confiance ne leur a pas fait part de ses véritables intentions. Ce comportement contribue également au cynisme des citoyens», affirme M. Pagé. Le député croit aussi qu’un élu qui a quitté son poste, «que ce soit par démission ou défaite électorale» et qui revient à la politique — comme c’est le cas de Pauline Marois, Jean-Marc Fournier ou Nicole Léger —, «ne devrait pas avoir accès une seconde fois à son allocation de transition». M. Pagé propose un compromis: «Il pourrait par contre toucher la différence entre ce qu’il a déjà obtenu et le maximum admissible.»
 
Consultation non «citoyenne»

À la différence de MM Drainville et Bérubé qui ont consulté des «citoyens», M. Pagé s’est entretenu avec des «acteurs et penseurs politiques» dont deux qui ont quitté le giron péquiste en juin, Louise Beaudoin et Lisette Lapointe. Sans condamner ces députés qui délaissent en cours de mandat la bannière sous laquelle ils ont été élus mais qui restent député, M. Pagé souligne toutefois que ce comportement reste discutable compte tenu de l’importance des partis dans le choix des électeurs.
 
Exécrant la partisanerie, reconnu pour refuser d’applaudir ses collègues péquistes lors de la période de questions à l’Assemblée nationale, M. Pagé n’a pas hésité, pour préparer son manifeste, à consulter des figures de proue d’autres formations politiques que la sienne tels Amir Khadir de Québec solidaire, Pierre Paradis et Benoît Pelletier du Parti libéral ainsi que le chef de l’Action démocratique du Québec Gérard Deltell.
 
Au Devoir récemment, il révélait qu’il allait tenir des assemblées publiques dans son comté pour présenter son manifeste. Contrairement à M. Drainville, qui a dévoilé son rapport aux médias avant de le présenter à ses collègues du caucus péquiste — au grand déplaisir de ces derniers —, M. Pagé a présenté une partie de son rapport lors de la réunion du caucus péquiste de la semaine dernière à Saguenay. Malgré cela, il soutient que son manifeste n’est pas passé par le «filtre du parti» dont il est membre.
 
Avant la mode de la «politique autrement»

C’est à l’été 2010, donc un an avant que cela ne devienne «à la mode» de réfléchir à la faire de la politique autrement, que M. Pagé a entrepris sa réflexion.
 
M. Pagé estime que l'état de la démocratie québécoise «se détériore peu à peu». Comme M. Drainville, il remarque que les citoyens ont de moins en moins confiance en leurs élus. «La communication ne passe plus. Il est temps et nécessaire de rétablir ce contact, de rebâtir cette confiance, de tout mettre en place pour briser ce cynisme.»
 
Parmi les sources récentes de ce cynisme: la crise de ce printemps entourant le projet de loi 204 concernant l’entente entre Quebecor et la ville de Québec dans lequel il voit  «l’exemple patent que la ligne de parti étouffe les députés de toutes les formations politiques». Autre fait récent délétère pour la démocratie: «L’indifférence gouvernementale envers les demandes incessantes pour une enquête publique dans l’industrie de la construction».
 
Libérez les caméras!

Il reste que les racines du cynisme sont plus profondes encore. M. Pagé pointe principalement la «politicaillerie» à la période de questions, laquelle mérite selon lui d’être «objet de risée, voire de mépris». Un des remèdes qu’il propose est de permettre aux caméras de filmer autre chose que le député qui parle: «Sans faire la chasse aux images déplaisantes, il faudrait donc laisser les caméras avoir des plans plus larges, pour ainsi saisir les attitudes des parlementaires. Cela calmerait les ardeurs de certains députés.»
 
Font aussi objet de l’analyse de M. Pagé: la pratique du filibuster et «les difficultés pour le député de jouir pleinement de sa liberté d’expression». Selon M. Pagé, les élus devraient se donner comme règle éthique de pouvoir féliciter l’adversaire quand il fait un bon coup. Actuellement, «il n’y a pas une journée où les partis d’opposition n’emploient pas un ton dénonciateur, voire accusateur». Résultat: «À force de déchirer sa chemise, l’opposition perd toute la crédibilité.» Que faire pour «départisaner» le jeu politique? «Aucune adoption de loi ou de règlement ne pourra se substituer à l’éthique personnelle et à la noblesse du député», note M. Pagé.
 
À ses yeux, la fondation d’une nouvelle culture politique passe par trois piliers: «Une plus grande implication des citoyens, un renforcement du rôle du député (par la réduction du pouvoir des chefs de parti) et la promotion d’une culture de collaboration».
 
Pour ce faire, les propositions de M. Pagé recoupent à plusieurs égards celles de M. Drainville comme les votes libres, des périodes de questions «citoyennes», les élections à date fixe et la réforme du mode de scrutin. Le référendum d’initiative populaire (RIP) devrait être permis bien que bien balisé. La révocation d’un député qui se serait montré «indigne de sa fonction». Parmi les situations qui pourraient mener à cette révocation, M. Pagé note «comprendre le verdict de culpabilité de tout crime ou fraude en lien avec son travail politique, l’absence répétée et injustifiée du député à l’Assemblée nationale et son adhésion à un parti autre que celui qu’il représentait lors de sa dernière élection».
 
Comme M. Drainville, M. Pagé suggère la tenue d’assemblée de comté auprès des électeurs. Tout député serait contraint d’en tenir au moins deux dans l’année, soit une par session parlementaire. Il les décrit comme «un exercice de consultations ainsi que de reddition de comptes des plus pertinents pour les électeurs».
 
Par ailleurs, M. Pagé propose de partager le conseil des ministres. Il fait remarquer que «l’élection se gagne souvent avec un score final entre 40 et 50% alors que le parti au pouvoir détient 100 % des postes au conseil des ministres».

Plus de détails après la conférence de presse du député.

 
 
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  • celljack - Inscrit
    8 septembre 2011 11 h 18
    Avant de critiquer
    Avant les critiques, positives ou négatives, il faut au moins saluer les députés qui font l'effort de penser, de formuler des idées et qui ont le courage de les exposer.

    C'est dans le choc des idées, dans le débat et la confrontation non-violente, dans le combat des mèmes que toute société s'améliore. La résultante démocratique de nos volontés, opposés ou alliés, servira à définir quelle direction appeler "l'avant".
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  • Yves Côté - Abonné
    8 septembre 2011 11 h 23
    D'accord sauf que...
    Je suis assez d'accord avec l'idée générale de l'intervention de Monsieur Pagé.
    Sauf que des raisons de santé peuvent très bien, à mes yeux, être valables. Désolé mais en estimer autrement m'apparaît relever du jugement de quelqu'un qui de toute évidence, n'a jamais connu de près ce qu'est être malade... De quelqu'un qui n'a pas été touché lui-même par la maladie, ou de quelqu'un qui n'a jamais eu un(e) proche véritablement malade.
    Autrement, peut-être le sens véritable de cet exemple a-t-il tout simplement échappé à son auteur ? L'erreur d'appréciation est toujours possible chez quiconque prend la parole publiquement. Ce qui alors mérite la précision à sa suite...
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  • Georges Hubert - Inscrit
    8 septembre 2011 11 h 28
    Bordel !
    Est-ce que quelqu'un quelque part saura metre de l'ordre dans ce parti ? Je ne suis pas contre les discussions de salon, mais à un moment donné, dans un groupe parlementaire il faut savoir discipliner ses états d'âme.
    Le problème de la démocratie québécoise, ce n'est pas le système et les institutions, c'est le citoyen ... qui n'existe plus et ne veut pas exister, qui veut uniquement consommer.
    C'est pas en faisant voter n'importe qui sur n'importe quoi qu'on va donner une orientation politique à notre État.
    La démocratie directe, ça a du bon théoriquement, mais essayez-la et au mieux ce sont les groupes de pression qui contrôlent les médias qui auront le dessus ... au pire, ce sera le bordel. Hum, comme celà semble être le cas au PQ présentement!
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  • Carole Dionne - Inscrite
    8 septembre 2011 11 h 28
    UN BORDEL TOTALE, LE PQ
    Excusez le gros mot mais il est inscrit dans le petit Robert. Je n'ai jamais vu un parti se saborder d'une telle façon (j'ai 61 ans). Ou BEDON le problème , c' est Mde Marois, ou bedon, on fait comme à Montréal: des petits partis avec chacun un chef dans un grand parti. Comme Montréal, ce sera ingérable.

    Et dire que qu'ils se croient des intellos. Comme dirait feu Rufiange:
    " Sancho, va chercher le fusil". HIHI

    J'imagine Jean Charest rire dans sa barbe. Déjà un parti d'éliminer aux prochaines élections. Il ne rets que le parti de Legault.
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  • Geoffroi - Abonné
    8 septembre 2011 11 h 53
    Vers une nouvelle culture politique ou un nouveau donquichottisme?/!*
    Le cynisme provient surtout du fait que ce ne sont pas les parlements et leurs chefs qui dirigent vraiment la nation. Ce sont surtout les rois de l'ombre capitaliste et leurs serviteurs en tout genre.
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  • François Ricard - Abonné
    8 septembre 2011 11 h 55
    La démocratie=souveraineté du peuple
    Une gouvernance véritablement démocratique fait une nette différence entre les trois pouvoirs : législatif, exécutif et judiciaire. Le système britannique est totalement bancal et fait du premier ministre un vrai monarque .Il dirige les législateurs (ses propres députés, à cause de la ligne de parti, ne sont là que pour endosser ses mesures); il supervise l’exécution du tout en nommant ou en dégommant les ministres. De plus, il a une certaine influence, sinon une influence certaine, sur la nomination des juges. C’est en fait un véritable dictateur pour la durée de son mandat.

    Nous nous devons de bonifier notre système démocratique. Si nous croyons véritablement en la démocratie, nous n’avons pas le choix. C’est devenu une nécessité.

    Donnons-nous une constitution qui établit une nette distinction des pouvoirs : législatif, exécutif et judiciaire.

    Élisons notre président, ou chef de l’état, au suffrage universel.

    Permettons à nos députés de voter selon leur conscience et selon les besoins de leurs commettants.

    Revoyons le financement des partis politiques afin qu’ils demeurent la propriété de la population et non des machines au service des riches.

    Donnons-nous un système électoral (à deux tours, ou une proportionnelle, ou une combinaison des deux) qui permettra d’avoir une députation vraiment représentative de toute la population.

    Chapeua à tous ceux qui, comme Drainville et Pagé, prennent la peine d'y réflécjir.
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  • Lucas Deschenes - Abonné
    8 septembre 2011 12 h 04
    UN BORDEL QUI EN VAUT LA CHANDELLE
    Bravo M. Pagé,

    S'arrêter à l'impression que le PQ est à la dérive dénote un manque de compréhension du mouvement politique actuel dans notre province.

    La politique autrement est à nos portes, des gens comme M. Pagé sont des porteurs courageux dans la classe politique de ces idées qui sont de plus en plus présentes chez les générations plus jeunes.

    J'ai brièvement connu M. Pagé il y a quelques années, j'avais assisté avec lui à un congrès du PQ et j'avais été ravi de constater son agacement face à la partisanerie. Nous avons besoin de d'avantage de député de cette nature.

    Merci de me redonner le goût de la politique et d’atténuer le cynisme en moi. Ne soyez plus discrets M. Pagé, soyez fiers de vos convictions qui font de vous un grand homme.
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  • S. Trudel - Inscrite
    8 septembre 2011 12 h 10
    Belle gang de girouettes
    Belle gang de girouettes que ces indépendantistes! Un vrai cirque. Et dire que ça fait 40 ans qu'ils existent. Je comprendrais si le parti venait à peine de se former. Ce serait légitime. Mais de voir ça après 40 ans, ça fait complètement gaga!!!! Une belle gang d'échevelés.

    Il n'y a que des indépendantistes qui peuvent nous imposer leur idée pendant 40 ans et tout vouloir recommencer pour un autre 40 ans!!!! Et il faudrait leur dire oui, sinon on passe pour des crottés, des traîtres! Belle gang de p'tits intenses bien honnêtement!

    Depuis la démission des 3 ministres, c'est le cirque total, malgré les rappels à l'ordre.
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  • Richard Larouche - Inscrit
    8 septembre 2011 12 h 31
    Proposaitions intéressantes dans l'ensemble
    Je crois qu'il y a plus de bon que de mauvais dans ces propositions. Ce ne sera pas suffisant pour enrayer totalement le cynisme, mais au moins ça donnerait des balises plus claires pour enrayer la zizanie au parlement. Ça donnerait également l'occasion aux députés de mieux représenter leurs électeurs étant donné qu'ils ne seraient pas soumis à la ligne de parti.

    Pendant que les libéraux suivent leur chef comme des petit moutons (je pense que le dernier débat au sein de ce parti était entre Bellemare et Charest en 2004), d'autre partis proposent de nouvelles idées pour améliorer la démocratie. Et après ça, les médias colportent l'idée que ces derniers ne font que déchirer leur chemise sur la place publique. Tant qu'il en sera ainsi, nous serons pris avec Jean Charest qui ne cesse de nourrir le cynisme en gouvernant pour ses p'tits n'amis...
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  • Frank Jette - Inscrit
    8 septembre 2011 12 h 43
    Réflexions intéressantes au PQ
    Après Bernard Drainville qui amène des pistes de solutions pour «faire de la politique autrement», c'est au tour de Sylvain Pagé d'amener des propositions pour favoriser l'émergence d'une «nouvelle culture politique».

    Malgré la tempête qui sévit au PQ, je dois admettre que les réflexions de certains députés de ce parti a le grand mérite d'ouvrir un débat d'idées sur des questions importantes concernant la politique québécoise. J'aime aussi que ces réflexions soient le fruit de consultations (populaire, de gens reliés à la politique). Ça me laisse l'impression qu'on sort un peu de la tactique politique pour en arriver à répondre à une demande implicite d'une grande partie de la population de réformer ce système créateur de cynisme.

    En espérant que ces pistes soient entendues par les partis en présence et qu'on en voit le résultat aux prochaines élections.
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    8 septembre 2011 13 h 38
    L'enfer est pavé de bonnes intentions...
    Non seulement ces constats ne changeront rien à la culture politique au Québec, mais le cynisme des citoyens et des citoyennes ira en s’aggravant. Les institutions politiques québécoises sont devenues un monument à l’inertie. Quand on entend le député de Sherbrooke nous ânonner que le vote libre pourrait mettre en jeu l’économie, on n’est pas sorti de l’auberge! D’ailleurs, il faudra bien un jour lui river son clou avec cette histoire d’«économie», comme si lui et son parti avaient le monopole sur cette marque de commerce. Alors que tous les gouvernements s’occupent d’économie.
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  • Geoffroi - Abonné
    8 septembre 2011 14 h 19
    Le lièvre et la tortue
    M. Charest n'aura qu'à affirmer durant les prochaines élections: "La démocratie parlementaire cela s'assume par la solidarité des citoyens et des idées par l'intermédiaire de partis politiques " et les lièvres ou Don Quichotte du PQ vont en manger toute une.

    Extrait de Le lièvre et la tortue

    «...
    Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter,
    Pour dormir et pour écouter
    D'où vient le vent, il laisse la tortue
    Aller son train de sénateur.
    Elle part, elle s'évertue,
    Elle se hâte avec lenteur.
    Lui cependant méprise une telle victoire,
    Tient la gageure à peu de gloire,
    Croit qu'il y a de son honneur
    De partir tard. Il broute, il se repose,
    Il s'amuse à toute autre chose
    Qu'à la gageure. A la fin, quand il vit
    Que l'autre touchait presque au bout de la carrière,
    Il partit comme un trait; mais les élans qu'il fit
    Furent vains : la tortue arriva la première.
    "Eh bien! lui cria-t-elle, avais-je pas raison ?
    De quoi vous sert votre vitesse ?
    Moi l'emporter! et que serait-ce
    Si vous portiez une maison ?" »

    Fable inspiré de Jean de la Fontaine Charest

    Franchement, c'est quoi ce cirque. Sont-ils tombés sur la tête?
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  • Samuel Pagé - Abonné
    8 septembre 2011 14 h 48
    @ Yves Côté
    Monsieur Pagé prenait les raisons de santé à titre d'exemple de raison valable pour un départ anticipé, je vous le confirme.
    Soyez rassuré, il comprend parfaitement ce type de situtation.
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  • NL - Inscrit
    8 septembre 2011 16 h 39
    Contradictions au PQ
    Un jour il critique les ministres en poste en les qualifiant d'incompétents et en réclamant leur démission, puis le jour d'après ils proposent des mesures tendant à les décourager de démissionner. Faudrait savoir ce que vous voulez.

    Du côté de l'opposition, on déplore le cynisme populaire à l'égard du politique, alors que ce même cynisme est entretenu par l'opposition elle-même, car ce sont les députés de l'opposition qui critiquent et blâment le gouvernement. Et à force de critiquer et de blâmer, l'arroseur s'arrose.

    On déplore la "petite" politique, alors qu'on traite ad nauseam ses adversaires de tous les noms imaginables et inimaginables, d'incompétents, de cafouilleurs, etc.
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  • Galarneau2 - Abonné
    8 septembre 2011 17 h 15
    Je suis d'accord
    Dans le texte on retrouve : À ses yeux, les députés qui démissionnent avant la mi-mandat sans raison valable, comme des problèmes de santé, «se comportent de façon irrespectueuse envers leurs concitoyens». Selon lui, cette pratique «doit prendre fin». «De plus, il est choquant pour les électeurs d’apprendre que le député à qui ils viennent d’accorder leur confiance ne leur a pas fait part de ses véritables intentions. Ce comportement contribue également au cynisme des citoyens»,

    C'est exactement ce que j'ai pensé quand M. Legault a démissionné après seulement SEPT, j'ai bien dit SEPT MOIS. J'étais tellement scandalisé !!!

    Et dire qu'il y en a qui voit M.Legault comme un messie !!!!
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  • bourgeoisgentilhomme - Inscrit
    8 septembre 2011 18 h 18
    ca doit bien faire dix ans
    que Sylvain Pagé est en politique. Il a, pour employer une vieille expression, semblé dormir sur la switch car il vient de publier ses mémoires. Il doit, à l'exemple de Nathalie Normandeau, être bien près de sa retraite. Il a maintes fois prétendu qu'il avait opté pour cette formule suite à des discussions avec les députés des oppositions. Il devrait faire connaître ses sources et là le plaisir commencerait pour tous les québéçois ( québécoises ). Et de plus, nous verrons ce qu'en pense sa chef d'ici quelque jour. Au fait, pourquoi les médias ne parlent déjà plus des propositions de Drainville? Aurions-nous la mémoire courte? C'est à suivre car il y en a un autre petit péquiste qui viendra donner son grain de sel. Il s'agit de Bérubé dans une semaine. Oh! que j'ai hâte de voir ce qu'il sortira de si différent des autres. A
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  • Lise Moga - Inscrite
    8 septembre 2011 18 h 27
    Le cynisme...
    Il faudrait quand même assumer la responsabilité de ses gestes. On ouvre la porte au cynisme,
    -quand on multiplie des ALLÉGATIONS de corruption sans jamais le prouver, (dans notre société, une personne est innocente jusqu'à preuve du contraire et c'est à celui qui accuse qu'incombe la responsabilité de le prouver et non le contraire, sinon, c'est de la diffamation et cela devrait être puni par la loi)
    -quand on se donne pour projet de faire de la merde, comme en 2003,
    -quand on a pour croyance que la turbulence favorise l'option et que l'on agit en ce sens, afin de manipuler la population...
    -quand le respect n'existe pas lorsque l'on est couvert par l'immunité parlementaire, (traiter le PM de menteur en pleine télévision, c'est d'une indécence consommée)
    -"développer l'instinct de tueur", est malsain et ne devrait pas devenir une ambition, ni politique et encore moins humaine.

    On se permet des aberrations, des manques de jugements inexcusables, faut-il être surpris ensuite que la société devienne désabusée par ceux qui devraient être chefs de file de notre société? " Si le sel s'affadit, avec quoi salera--t-on?"
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  • François Ricard - Abonné
    8 septembre 2011 18 h 45
    Démocratie embryonnaire
    A la lecture de plusieurs des commentaires soumis, force nous est de constater que la démocratie, au Québec, n'en est toujours qu'à ses premiers balbutiements. Que de chemin nous reste-t-il encore à parcourir pour atteindre une véritable démocratie.
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  • PICA - Abonnée
    8 septembre 2011 19 h 48
    Une chose et son contraire en même temps
    Bien naïf ce monsieur. Etre membre d'un parti politique mais agir comme s'il n'en faisait pas partie quand bon lui semble. Il y en a beaucoup comme lui dans le PQ présentement.
    Claude Pichette
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  • François Ricard - Abonné
    8 septembre 2011 21 h 28
    Qu'est-ce que la démocratie?
    A lire plusieurs commentaires, on a l'impression que la démocratie se résume en un parti monolithique dirigé par un chef auquel tout le monde se soumet: un dictateur.
    C'est bien ce que nous avons, aussi bien à Québec qu'à Ottawa.
    Et ces partis et ces chefs sont financés par ceux qui ont de l'argent et appuyés par les propriétaires de médias. Nous sommes beaucoup plus près de la ploutocratie que de la démocratie.
    Mais quand on est mouton, il nous faut un berger...
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  • Galarneau2 - Abonné
    9 septembre 2011 17 h 51
    Erratum
    M.Legault a démissionné après SIX MOIS ET SEIZE JOURS et non après 7 mois comme je l'avais mentionné plus tôt.

    Imaginez un élu démocratiquement qui démissionne après seulement SIX MOIS ET SEIZE JOURS !!!!!

    Élu le 8 décembre 2008 et démissionné le 25 juin 2009.

    WOW ! De la politique avec un grand P !
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