Québec - L'immigration au pifomètre
Un niveau élevé de nouveaux arrivants est perçu comme bénéfique par le gouvernement libéral
Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir
Chez les économistes, il n’existe pas de consensus sur l’apport des immigrants à l’enrichissement collectif.
Depuis le lancement au printemps des consultations sur la planification de l'immigration pour la période 2012-2015, la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Kathleen Weil, a fait l'étalage de ses indiscutables bonnes manières et surtout d'un inébranlable optimisme que certains ont toutefois qualifié de jovialisme. Pour elle, le Québec «n'est pas une société fragile», mais, au contraire, «une société extrêmement forte, extrêmement dynamique, extrêmement compétitive». Les seuils d'immigration que propose le gouvernement Charest pour les trois prochaines années témoignent de cette perception: le nombre d'immigrants admis diminuera de 4000 par rapport à 2010, une année record, mais se maintiendra à 50 000 par an, un seuil parmi les plus élevés depuis les années 70.
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