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Un Québec qui perd ses repères

Guy Lachapelle, professeur de science politique à l'Université Concordia  3 septembre 2011  Québec
Il n’y a pas si longtemps, le PQ était en tête dans les sondages, et on assistait à l’usure du gouvernement. <br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Il n’y a pas si longtemps, le PQ était en tête dans les sondages, et on assistait à l’usure du gouvernement.

À retenir

    «À mon sens, tant que le régime confédératif tiendra Québec sous la tutelle d'Ottawa, il ne s'accomplira rien de décisif. Le parti politique — quel qu'il soit — qui nous sauvera sera celui qui mettra en tête de son programme comme article premier et essentiel une rupture de la Confédération.»

    — François Hertel (Leur inquiétude, 1936)
Le Parti québécois fait les manchettes presque tous les jours depuis mai dernier. La défaite surprenante du Bloc lors des élections fédérales et une fin de session en dents de scie à l'Assemblée nationale, autour d'un quelconque amphithéâtre, ont fait oublier à nos élites politiques l'essentiel, la raison d'être fondamentale de leur engagement politique, qui est de placer les intérêts du Québec au premier plan de leur combat.

Il est triste de voir le Parti québécois se diviser alors que sa chef avait obtenu 93 % d'appui de la part de ses militants il n'y a pas si longtemps. Le PQ était en tête dans les sondages, et on assistait à l'usure du gouvernement. Les citoyens croient que la corruption est plus grande qu'avant. Ils espèrent plus de cohérence, plus d'intégrité de la part de nos élites politiques, et voilà que tout le monde veut créer son parti politique et devenir chef.

Les repères


Nos élites politiques ont perdu tous leurs repères. Le Québec vit toujours à l'ère de la mondialisation et des transformations économiques qui bouleversent nos structures de gouvernance. Par le passé, le PQ a toujours eu une vision globale des maux qui affectent notre société. Ce qui caractérisait le dynamisme de ses membres était de pouvoir comparer et partager avec d'autres sociétés sociales-démocrates tant nos difficultés que nos succès.

Il est temps que ces élites se ressaisissent, et ce, quel que soit le parti politique. Elles donnent l'impression que la terre est plate et, pourtant, elle tourne toujours! Pendant que chacun pense avec son ego surdimensionné que la solution passe par lui, par la création de nouveaux partis politiques et que le peuple suivra, on oublie de regarder en avant.

En fait, tous nos chefs politiques ont ces jours-ci des solutions — tant à droite qu'à gauche — à offrir à nos pauvres citoyens qui se désespèrent de voir le vide qu'ont les élites politiques et économiques à proposer: pas de vision, aucune définition des objectifs collectifs à atteindre.

Si nos politiciens n'ont rien à offrir aux Québécois, il est tout à fait normal que ceux-ci se désintéressent d'eux. Il faut éviter les batailles futiles et vaines sur la façon de faire l'indépendance. Insistons plutôt sur la volonté et la capacité de vouloir faire l'indépendance. Les nouveaux pays du siècle dernier ont été créés d'abord et avant tout grâce à la droiture et à la détermination de leurs élites. Comme me le demandait un collègue français: voulez-vous vraiment faire l'indépendance? Il en doutait à observer le comportement de nos élites.

Le goût du Québec

Nos combats collectifs — et au premier chef le développement de notre culture en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde ainsi que notre fierté nationale — semblent choses du passé. Il faut retrouver le goût du Québec. Pour cela, il faut aimer profondément ce pays qui est le nôtre et surtout ceux et celles qui l'habitent, comme nous le rappelait si souvent René Lévesque. On fait un pays avec des gens, des citoyens et non avec des amis Facebook!

Le développement humain et économique des régions, la volonté de transformer Québec en une véritable capitale nationale, et Montréal en une métropole internationale avec toutes les infrastructures et événements d'une ville qui revendique un tel titre, la mise en place des outils favorisant la responsabilité sociale des individus, leur capacité de décider quant à leur environnement immédiat, tout cela devrait servir à améliorer la qualité de vie de tous nos concitoyens.

En relisant François Hertel et son livre Leur inquiétude, de 1936, on peut retrouver les mêmes malaises qu'aujourd'hui alors que la jeunesse de l'époque se désintéressait de la politique à un moment ou la situation économique était précaire, que les élites politiques avaient peu à offrir et que la corruption faisait ses ravages. C'est d'ailleurs dans ce contexte que l'Action libérale nationale (ALN) fut créée par des membres dissidents du Parti libéral qui finalement firent une alliance avec le Parti conservateur de Maurice Duplessis aux élections de 1935. S'il y a un parallèle à faire avec cette période, c'est surtout pour observer que les germes de la dissidence et du vide politique sont les mêmes. Mais ce qui est surtout inquiétant, de notre point de vue, c'est de voir cette montée d'une certaine droite qui n'avait que des solutions à court terme à offrir. La situation actuelle au Québec n'est pas unique. De plus en plus de partis de droite en Europe recueillent des appuis inattendus. L'histoire nous a pourtant appris qu'il faut être prudent avec ces vendeurs itinérants, car le vide politique peut aussi entraîner un vide social.

Ne pas manquer le rendez-vous

Pour se ressaisir, les chefs historiques du Parti québécois et des autres partis souverainistes devraient aujourd'hui être assis à une même table et avoir tous à leur programme le même article premier: faire l'indépendance du Québec. Il n'y a pas de place pour les fanfaronnades ou des débats futiles sur le pays rêvé. Il n'y a qu'un seul pays: celui qui se fait! Qu'on soit social-démocrate, de droite ou de gauche, qu'importe. Il faut se méfier de ceux et celles qui veulent toujours remettre à plus tard ce qui doit être fait sous le prétexte que le peuple n'est pas prêt.

Nos élites économiques devraient, elles aussi, être au rendez-vous. Il est étonnant d'entendre si peu d'entre eux parler de la nécessité pour nos entreprises de développer davantage leur expertise dans le but d'être présentes sur tous les marchés. Malheureusement, on a l'impression que l'indécision est plus souvent au rendez-vous que la volonté de placer le Québec dans le peloton tête des pays dynamiques et innovateurs.

Quelle tristesse également de voir la Caisse de dépôt et de placements subventionner des entreprises aux États-Unis sans que personne rechigne, sauf la chef du Parti québécois! La classe économique doit aussi retrouver un certain patriotisme économique. C'est la force de notre voisin du sud.

Le Québec a le choix. Devenir un acteur capable de faire vibrer la planète aux grands défis de ce siècle ou s'enfermer dans un provincialisme moribond. Mme Marois a beaucoup de courage en ce moment. Et elle a raison: il faut se ressaisir, retrouver ses marques, ses repères, pour pouvoir avancer. Pour cela, il faut retrouver urgemment le goût du Québec.

***

Guy Lachapelle, professeur de science politique à l'Université Concordia
 
 
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  • Robert Bouthillier - Inscrit
    3 septembre 2011 00 h 53
    Avons-nous tous les mêmes repères ?
    Ce plaidoyer n'est pas inintéressant, mais fait la part trop belle à l'émotion et ouvre la porte à bien des dérives. Rien contre le "goût du Québec", mais réaliser la souveraineté en se fermant les yeux sur la fait qu'on soit social-démocrate, de droite ou de gauche, peu mporte (!!), ne me semble pas une orientation viable socio-politiquement. Qu'on se retrousse les manches et qu'on construise le pays à faire, d'accord, mais pas en s'inféodant aux tenants du néo-libéralisme. Il y a des limites à la compromission. Certains pourraient croire que le Québécois, ayant voté "orange" aux dernières fédérales, sont mûrs pour une véritable social-démocratie... Rien n'est moins sûr quand on les sonde et qu'on constate qu'ils sont prêts à donner le pouvoir majoritaire à une hypothétique formation poliitique legautiste-adéquiste qui est aux antipodes du programme politique du NPD pour lequel ils ont pourtant voté massivement... Les mêmes électeurs -- méritent-ils vraiment ce titre, ce PRIVILÈGE ?? -- sont prêts à voter pour tout et son contraire, sans état d'âme, sans même se rendre compte de leur propre contradiction ! Et c'est avec ça qu'on voudrait faire un pays...??! J'ai beau avoir le goût du Québec, ça goûte parfois un peu beaucoup amer... Tant que le Québécois moyen n'aura pas acquis une culture politique où la conviction CONSTRUITE ne l'emportera pas sur l'opinion volatile, j'ai bien peur que le pays ne se fasse jamais.
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  • alen - Inscrit
    3 septembre 2011 04 h 34
    Faire médecine ou journalisme
    Il y a longtemps, quelqu'un m'a dit de faire journalisme si je ne pouvais faire médecine. Les médecins soignent le corps et la psychée; les journalistes, l'esprit et l'âme...

    Mais aujourd'hui les médecins ne soignent plus; ils font attendre, ils remettent leurs rendez-vous et reportent leurs opérations au gré d'un système bureaucratique sclérosé. Les journalistes non plus; aglutinés dans un espace hypothétique, ils jouent à défaire les partis d'opposition, les refaire, les fusionner, les faire éclater de nouveau, laissant le cancer, la corruption, la désolidarisation, le pillage de nos ressources gagner du terrain.

    Oui, il faut retrouver ses marques, ses repères mais surtout il faut revenir dans la réalité au p.c.
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  • Normand Paradis - Abonné
    3 septembre 2011 04 h 35
    Pas un manque de repères...un manque de moyens!
    À l'intérieur du Parti Québécois il n'y a plus l'espace et la possibilité d'exprimer un dynamisme intellectuel et de conduire quelque proposition différente de la ligne. Si on s'éloigne de la ligne sacrée «on attaque le leadership de Madame» et alors son entourage immédiat monte aux créneaux pour vous faire rentrer dans le rang. 5,000 individus pour adopter un programme c'est bien...mais ces 5,000 ne constituent plus les forces vives du mouvement indépendantistes. La plupart d'entre eux ont davantage d'intérêts dans le parti que d'influence dans leurs milieux. Le Parti Québécois à changé davantage qu'il n'est présentement perçu de l'extérieur. Mme Marois utilise le bureaucratisme et la force d'inertie des instances pour imposer un point de vue unique et sacralisé.
    Ex-vice-président de l'exécutif du PQ dans une circonscription
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  • jeanduc - Abonné
    3 septembre 2011 08 h 16
    Les gros égos!
    L'histoire retiendra que ces gros égos auront saboté l'accès au pouvoir de leur parti politique et pire encore, le projet de souveraineté. Grosse responsabilité. Vous avez raison M. Lachapelle, il faut que les troupes serrent les rangs et se ressaisissent. L'anglicisation de Montréal et le bradage de nos ressources par le gouvernement actuel devraient convaincre les Québécois que l'indépendance est nécessaire pour leur survie en tant que peuple francophone et quant à leur richesse collective. Avec leurs ressources, les Québécois ont le potentiel à moyen terme de devenir aussi prospère que les Albertains.
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  • Georges Hubert - Inscrit
    3 septembre 2011 09 h 27
    Bravo !
    Bravo ! Enfin un rare texte inspirant venant d'un politologue. Paroles de sagesse et de recentrage sur l'essentiel.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    3 septembre 2011 09 h 56
    Je vais dans le même sens

    Je ne peux qu'aller dans le même sens que Guy Lachapelle .

    L'indépendance du Québec elle doit se faire tous les jours.

    Quand elle deviendra officielle, ce sera un aboutissement et pas uniquement un nouveau commencement.

    Il y a beaucoup de gens qui me donnent l'impression que le seul but à poursuivre c'est l'indépendance.

    Et je pense qu'ils font erreur en pensant de cette façon-là.

    L'indépendance doit plutôt être, il me semble, une construction de tous les jours.

    Et le fait qu'on en parle ces temps-ci quotidiennements dans les médias c'est une bonne chose. C'est le signe qu'il y a quelque chose qui se passe.

    Ce n'est pas une garantie que ça avance pour le mieux mais au moins ça bouge. Et c'est ça qui compte,

    Nous devons nous habituer à nous penser et à agir en souverainistes c'est-à-dire à tout voir, à tout regarder et à tout juger en souverainistes.

    Il faut essayer de nous défaire de nos réflexes de colonisés.Et c'est ainsi que nous pourrons progresser.

    C'est par amour pour notre pays et nos compatriotes que nous devons agir, comme le souhaite aussi Lachapelle.

    Ai-je besoin de rappeler qu'aimer c'est vouloir du bien pour les autres comme pour soi?

    Ne serons-nous pas plus heureux quand nous serons libres ?
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  • Michele - Inscrite
    3 septembre 2011 10 h 34
    Le rejet pur et simple de l'article 1 par le peuple
    Arrêtez de faire les autruches et voyez la réalité en face.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    3 septembre 2011 10 h 49
    @ M. Jean Lapointe et le bonheur séparé
    M. Jean Lapointe écrit : « Ne serons-nous pas plus heureux quand nous serons libres ? »

    Plus riches ? Plus en santé ? Une plus grosse maison ? Plus d'art ? Des étés plus chauds avec plus de festivals ? Des hivers plus froids avec plus de neige sur nos pentes de ski ? Plus de télé ? De meilleurs ordinateurs ? Plus de chalets sur le Richelieu à la fonte des neiges, au printemps ? Des chars plus électriques ? Des belles-mères plus fines ? Quoi exactement ?
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  • Normand Carrier - Abonné
    3 septembre 2011 10 h 53
    Grande sagesse monsieur Lachapelle .....
    Dans ce concert de négativisme et cette cacophonie des deux derniers mois , il est réconfortant de lire un texte plein de sagesse qui nous remet les yeux sur le grand objectif de pays et éviter de se perdre sur les moyens et la date d'un référendum possible .......
    Durant ce temps , le PLQ et le CAQ continuent a faire de la petite politique et pour eux faire de la politique différemment ne leurs effleurent pas l'esprit ..... Croyez-vous qu'ils vont préconiser un vote libre ? Voici les adversaires auquels , doivent s'attaquer les souverainistes ......
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  • Jean-Yves Bégin - Abonné
    3 septembre 2011 10 h 54
    LE NOUVEL ORDRE DU CONFUSIONNISME À PERPÈTE...

    1935, donc, ''union nationale'' de l'Action libérale nationale et du Parti conservateur contre la confusion et la corruption de la démocratie.
    On connaît la suite: ''Union nationale'' n'est plus symbole de pureté.
    En Europe, ras-le-bol analogue anti-démocratie confuse et corrompue ouvrant la voie aux plus-que-de-droite ramenant l'Ordre... appelés Franco, Mussolini et Hitler... face aux plus-que-de-gauche... appelés communistes avec leurs les lendemains-qui-chantent. Ou déchantent.
    On connaît la suite; voyez les excellents documentaires sur les six ans d'horreur totale de la plus grande guerre mondiale de l'Histoire.
    Et maintenant, au Québec, vote fédéral girouette, et situation locale éclatant, à propos d'un rien, dans la plus totale immaturité politique...
    Dont on pourrait voir un point d'orgue final dans le digne silence d'un Duceppe politiquement gifflé. Mais on ne connaît pas encore la suite. Sauf que... qui ignore l'Histoire s'expose à la revivre, a-t-on dit...
    Entre temps, concrètement, à Montréal marasme total. À VOS VÉLOS!!!!
    Tandis qu'en Europe et aux États-Unis la mondialisation nouvelle est en train de s'avaler elle-même... Mais là, c'est une autre histoire...
    Constante de l'équation: confusion et corruption de la démocratie. C'est à dire... des hommes. Pour des lendemains qui chantent... ou déchantent. Amen.
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  • Hyperbolique - Inscrit
    3 septembre 2011 10 h 57
    Fausse conscience
    Les électeurs se désintéressent de quoi? De l'indépendance bien sûr. Le discours de monsieur Lachapelle tourne définitivement dans le vide car ne voulant pas reconnaître une réalité aujourd'hui très banale : après deux échecs référendaires, la perte de légitimité du PQ comme parti de gouvernement et les querelles intestines qui parasitent le camp souverainiste depuis 40 ans, le projet d'indépendance ne se relèvera pas de si tôt. Il n'y a que des souverainistes aveugles pour ne pas s'en rendre compte. Marx appelait cela de la fausse conscience. Il ne nous reste plus qu'à contempler comme dans un drame de Shakespeare la mort imminente du PQ. À ce moment là, on pourra recommencer à réfléchir sur les fondements d'un nouveau projet de société inclusif et rassembleur qui ne sera pas celui de l'indépendance, utopie aujourd'hui moribonde grâce à l'acharnement de ses partisans à renier la réalité...
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  • Geoffroi - Abonné
    3 septembre 2011 11 h 17
    Indicible malaise
    Nous ne sommes encore finalement que des provinciaux davantage colonisés qu'on ne pourrait le croire.

    Comment s'en sortir?
    Je suggère à toutes et tous de lire ou relire Le Canadien français et son double de Jean Bouthillette.
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  • plan sud - Inscrit
    3 septembre 2011 11 h 40
    Un Québec qui perd ses repères
    Si nos politiciens n'ont rien à offrir aux Québécois, il est tout à fait normal que ceux-ci se désintéressent d'eux.


    Je ne crois pas à cette vision à sens unique. Si j’appuie votre énoncé en partie, je considère aussi que les Québécois n'ont rien à offrir aux politiciens, je m'interroge si les Québécois veulent seulement jouer leurs rôles de citoyens au Québec.
    Notre perception au jour le jour des enjeux auxquels nous faisons face témoigne de la futilité de nos engagements. La distance que nous entretenons par rapport aux solutions proposées devient le gage d'une sagesse à observer, la participation active à un mouvement quelconque est perçue comme louche, ou du moins limitante dans nos possibilités à la partager.
    Il est maintenant bien vu de faire état de notre désintéressement de la chose politique, de faire étalage de notre mépris en ce qui concerne les débats de sociétés.
    Le % d’abstention est rendu plus important que le % nécessaire à faire élire un gouvernement majoritaire.
    Ce n'est pas le Québec que je n'aime pas, ce sont les québécois.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    3 septembre 2011 12 h 02
    Nous méritons notre pays
    M Lachapelle nous présente un texte réfléchi qui nous amène une bouffée d’espoir. Oui, il faut s’enthousiasmer pour notre pays. Après quatre siècles de courage, nous méritons de survivre comme peuple francophone libre et capable d’assumer sa destinée.

    Quant à certains commentateurs, au lieu de parler des « gros égos » des ameneurs-de-nouvelles-idées, ils pourraient plutôt s’arrêter à évaluer ces idées.

    C’est tellement facile de tirer sur le messager plutôt que sur le message! Discréditer des personnes c’est facile, mais discuter sérieusement des idées ça semble trop difficile pour certains, dont plusieurs journalistes (et même ceux du Devoir).
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  • erico - Inscrit
    3 septembre 2011 12 h 52
    NON PERTINENCE DU SEPARATISME
    Je rcommande a M. Lachapelle de lire dans la revue THE ECONOMIST du 1er juillet a la page 49 l'article THE IRRELEVANCE OF SEPARATISM .
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  • Stephane Levasseur - Inscrit
    3 septembre 2011 13 h 39
    Décevant M. Lachapelle
    Je viens de lire dans le Devoir le texte de M. Antonin-Xavier Fournier, professeur de science politique au Cégep de Sherbrooke:

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/330547/cr

    Je remarque une très grande différence entre votre texte et celui de M. Fournier. Le "pep-talk" partisan que vous avez rédigé ne fait pas honneur à votre signature professionnelle.

    Stéphane Levasseur
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  • plan sud - Inscrit
    3 septembre 2011 13 h 55
    THE IRRELEVANCE OF SEPARATISM .
    Rien de nouveau. Encore du radotage sur ce que les fédéralistes espèrent de la lecture des derniers résultats du 2 mai dernier (Depuis Trudeau c'est la seule chose que le Canada attend du Québec, la fin des méchants séparatisss). Mais ce n'est pas tout, la place réservé à M.Sirois est d'autant plus drole, puisque c'est à lui que nous devons la présenve de Jean Charest à Québec. Sous la gouverne de Power Canada, M.Sirois a multiplié les démarches afin de convaincre Capitaine Canada de venir finir le travail chez nous.
    Ce qui me fait sourire, c'est que je suis persudé que derniere ce brouillon de parti il y a surement M.Desmarais, qui tire toujours les ficelles, caché qu'il dans son royaume, qui lui est indépendant (il possede sa voirie, ses frontieres, son systeme de sécurité...et ses visiteurs de marque...) Une vieille analyse dit: A qui profite le crime. Pour la formidable somme de 135,000 ramassée comme caisse présentement. Une simple diversion, ce n'est meme pas encore une option...
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  • Georges Hubert - Inscrit
    3 septembre 2011 19 h 19
    Le Québec de M. Bousquet
    Votre lettre a valeur d'anthologie. Elle vient résumer admirablement l'idéal de cet "autre Québec", celui qui veut sa Floride, son chalet et sa vie de betit bourgeois tranquille de disparaitre, qui croit que d'être libre peut mettrrfe en danger la médiocrité de l'existence et qui est prêt de perdre ce qu'il a en pensant préserver ce qu'il a. Misère... C'est ça le problème au Québec... Nous avons plus de consommateurs avachis que de citoyens éveillés.
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  • Georges Hubert - Inscrit
    3 septembre 2011 19 h 30
    Le délire !
    M. Bégin prétend tirer des leçons de l'histoire. Il devrait commencer à la lire et surtout la comprendre. Ainsi il pourrait écrire autre chose que des phrases délirante mêlant à peu près n'importe quoi à n'importe quand ... Le délire aveugle est bien mauvais conseillé Et l'histoire ne vas pas à tout le monde, car pour la comprendre il faut éviter les raccourcis irréfléchis.
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  • Georges Hubert - Inscrit
    3 septembre 2011 19 h 58
    The Economist
    M. Erico semble vouloir se servir de l'autorité du titre de ce journal pour appuyer son option.

    J'ai lu l'article et, c'est un article banal qui ne donne que l'état de la situation politique au Québec ... sans éclat et sans prise de position. Il cite L. Bouchard, souligne la défaite di Bloc et les promesses du NPD, de même que la venue de Legault ... Rien à cirer quoi ! Il semble qu'il n'y a que lo etutre qui attire l'attention de notre blogueur.
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  • Jean-Paul Rouleau - Abonné
    3 septembre 2011 21 h 30
    Un autre texte qui va au fond des choses. Bravo !
    Tout comme l'intervention d'Antonin-Xavier Fournier, un autre professeur de science politique, paru dans l'édition du 2 août, cet écrit va lui aussi à la racine du mal qui afflige la nation québécoise.

    Je fais le pari que les porteurs du projet d'indépendance n'ont pas perdu leur conscience nationale. Avant d'inviter toutes les élites, dont certaines ont été et sont encore de puissants agents de cette perte de notre conscience nationale et de nos repères, il me semble que des États généraux devraient d'abord réunir les souverainistes de tous les partis et tendances pour procéder à l'analyse de la situation et trouver les solutions et les moyens qui permettront de renverser cette perte et aideront la société québécoise à retrouver sa conscience nationale.

    Le projet d'une société et d'un pays indépendant acquerrera ainsi un contenu contemporain en continuité avec l'histoire. Ce sera alors le temps d'aller persuader et convaincre les élites et les non-souverainistes.
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  • DUBÉ Philippe - Inscrit
    4 septembre 2011 10 h 38
    actualité du philosophe personnaliste Hertel
    Il est intéressant de noter que le politologue Lachapelle fasse référence à "Leur inquiétude" (1936) (citation en exergue page 166 et à la page 107 dans l'édition définitive de 1944 paru chez Fides, tirée du chapitre IV "L'inquiétude des jeunes canadiens français") alors que François Hertel avait une vision juste et claire des enjeux québécois qu'il développe d'ailleurs en détails dans le chapitre V sous le titre: "Contribution à l'histoire du futur". On doit tout de même se rappeler que le philosophe, de son exil parisien, a nuancé sa pensée 'politique' au sujet du destin du Québec, avec notamment "Cent ans d'injustice?, un beau rêve: le Canada" (éditions du Jour, 1967) où l'idée de l'union des 'Canadas' de demain verrait enfin le jour alors que l'Europe est à l'heure de l'euro. Cependant, il termine son essai ainsi: "Qu'on le veuille donc ou non, un mouvement est en marche vers un 'chacun chez soi' qui ne peut plus s'arrêter." (p.92)
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    4 septembre 2011 14 h 40
    @ M. Georges Hubert, citoyen éveillé
    M. Georges Hubert, maintenant que nous savons ce que vous n’aimez pas chez un Québécois, qu’est-ce qui vous manque comme citoyen de la Province de Québec, vrai Québécois, que vous auriez enfin, si le Québec était un pays séparé.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    4 septembre 2011 14 h 47
    @ M. Lachapelle
    M. Lachapelle écrit : « retrouver un certain patriotisme économique ».

    Est-ce que ce genre de patriotisme ne peut s’exercer que séparé du Canada ? Et la nationalisation de l'Hydro-Québec, ce n'était pas possible dans le Canada ?

    Est-ce qu'il y a aussi le patriotisme culturel ? Le patriotisme de la voirie ? Le patriotisme de l'éthique ? Patriotisme religieux ? Le patriotisme patriote ? Etc. ?
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  • cpoulin - Inscrit
    4 septembre 2011 15 h 23
    Perspective bien réductrice
    La recherche de nos repères est un exercice exigeant. Il nous impose d’explorer les dimensions les plus fondamentales de ce que nous sommes devenus comme société (nation) et comme individu. Le premier point qui, me semble-t-il devrait faire l’objet de nos réflexions, est celui de savoir d’où nous venons réellement et quel chemin nous avons parcouru pour arriver où nous sommes. Pour le faire, il faut sortir les discours convenus qui nous menés finalement dans l’impasse actuelle. Ill faudrait accepter de repenser notre passé à la lumière de perspectives qui permettent de mieux éclairer ce passage vers l’avenir. Pensons à notre rapport avec nos voisins américains dont l’histoire a marqué, beaucoup plus profondément que nous le soupçonnons, celle du Canada, donc celle du Québec. En sommes-nous conscients? Je ne crois pas! Pensons aussi à cet héritage issu d’une civilisation fondée sur des valeurs humanistes (plan social et plan personnel) et d’institutions forgées au fil des temps les plus difficiles que l’Europe a eu à surmonter. Ces repères, ceux que Guy Lachapelle appelle nos élites (curieusement à ses yeux elles s'alimenteraient à la seule source idéologique, la sienne), par ignorance ou par choix délibéré, n’ont pas su les transmettre. Avec le résultat qu’après quelques décennies d'une démarche dites révolutionnaires, nous nous éprouvons une grave fatigue. Une fatigue qui dépasse le seul niveau politique. À ce titre le sermon que nous sert ici le professeur. Guy Lachapelle s’inscrit dans une perspective bien étroite et en définitive parfaitement réductrice. Tout à fait décevant! Claude Poulin
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  • Michel Simard - Abonné
    4 septembre 2011 19 h 50
    La fatigue
    Au risque de me faire traiter de réducteur par quelqu'un qui n'apporte aucun début d'explication à notre fatigue nationale, j'avancerai que cette fatigue est en grande partie encouragée et stimulée par le clan unioniste canadianiste.
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  • Georges Hubert - Inscrit
    4 septembre 2011 20 h 21
    Propos réducteurs ?
    Merci de votre lettre M. Poulin. Mais j’avoue que vous nous laissez un peu sur notre faim. J’aimerais bien que vous élaboriez un peu.
    Que signifie l’affirmation selon laquelle M. Lachapelle a une vue réductrice soumise à son idéologie ? Et l’humanisme dont vous vous réclamez, d’où vient-il et que peut-il apporter de plus comme province que comme pays indépendant ? Et cet humanisme, enfin celui né au 15e siècle, n’a-t-il pas été générateur des pires prédations du monde (ressources, hommes et sociétés entières soumises et acculturées) ?
    De plus, en quoi le texte de M. Lachapelle fait-il l’économie de cet exigeant retour sur le temps qui nous a fait ? Moi je suis bien d’accord pour le faire ce retour, mais il n’y a pas à mon sens dans ce texte une négation des multiples influences subies de nos voisins Étatsuniens et Canadiens. Au contraire, les idées évoquées sont souvent (trop souvent à mon goût) des réactions aux violences qui furent infligées aux minorités francophones de l’Amérique du Nord ... britanniques et étatsuniennes.
    Et la quête de l’indépendance, elle est légitime en regard de l’histoire de l’humanité. Le paradigme actuel des assises de la citoyenneté est toujours l’État national. Je ne crois pas que les Grecs, voudraient revenir une province turque. Je ne vois pas en quoi il est réducteur de vouloir l’indépendance du Québec alors qu’il ne le serait pas d’être pour l’indépendance de la Tchétchénie ! Je pense que ce qui est réducteur, c’est de vouloir faire qu’une nation demeure une province. Ça, c’est réducteur!
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  • Georges Hubert - Inscrit
    4 septembre 2011 20 h 31
    M. Bousquet
    M. Bousquet, merci pour la réaction. Vous savez comme moi que l'indépendence ne rendra jamais l'intelligence à un un sot. Mais pour la vouloir, il faut un peuple éveillé et dégourdi.
    Là où nous pouvons tomber d'accord, vous et moi c'est que les Québécois n'en sont pas là ! Je suis démocrate et je sais qu'un peuple que dit "non" à son émancipation est incapable de prétendre à la souveraineté et qu'il n'a qu'à se soumettre aux dominants. C'est triste, mais c'est ça la règle. Et comme disait Trudeau, "j'irai pas me pendre au grenier" parce que je ça ne me plait pas.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    5 septembre 2011 09 h 05
    @ M. Georges Hubert
    En quoi de concret, est-ce que vous êtes dominé par le fédéral ? Est-ce que ça vous fait mal ? Où s.v.p. ?

    Pendant presque 50 ans, j'ai cru que la séparation du Québec ferait mon bonheur. C'était le cas avant 1976 mais le PQ nous a égalisés, dans nos chances, avec les autres Canadiens. Les nègres-blancs et les porteurs d’eau, c’est pas mal fini. Nos cultivateurs francophones doivent même importer leur main-d’œuvre espagnole s'Amérique.
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  • France Marcotte - Abonnée
    5 septembre 2011 09 h 43
    Le goût du Québec, tout simplement
    C'est rare que l'on voit les élites ainsi interpellées, que les élites s'auto-critiques, elles qui ont le pouvoir de créer l'opinion, le concensus.
    Les élites politiques mais aussi économiques. On pourrait rajouter nos élites journalistiques...
    C'est dire le pouvoir qu'elles ont de favoriser ou de pourrir une option ou une autre.
    "Comme me le demandait un collègue français: voulez-vous vraiment faire l'indépendance? Il en doutait à observer le comportement de nos élites", dit monsieur Lachapelle.
    On parle de la responsabilité des élites dans ce qui surviendra, elles qui semblent jouir de l'immunité puisqu'elles monopolisent le discours. Mais elles n'auraient actuellement pas de vision, aucune définition des objectifs collectifs à atteindre.
    Ce texte est précieux parce qu'il pointe de l'intérieur la classe des élites dont l'avenir du Québec en grande partie dépend.
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  • France Marcotte - Abonnée
    5 septembre 2011 09 h 56
    Pas sorcier
    "Ces repères, ceux que Guy Lachapelle appelle nos élites (curieusement à ses yeux elles s'alimenteraient à la seule source idéologique, la sienne), par ignorance ou par choix délibéré, n’ont pas su les transmettre", dit M.Poulin.

    M.Lachapelle dit plutôt que les élites, où qu'elles s'alimentent, devraient au moins avoir en commun le goût du Québec.
    "En fait, tous nos chefs politiques ont ces jours-ci des solutions — tant à droite qu'à gauche — à offrir à nos pauvres citoyens qui se désespèrent de voir le vide qu'ont les élites politiques et économiques à proposer: pas de vision, aucune définition des objectifs collectifs à atteindre", dit monsieur Lachapelle.
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  • France Marcotte - Abonnée
    5 septembre 2011 10 h 28
    Oups!
    Auto-critiquent, évidemment.
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  • jeanduc - Abonné
    5 septembre 2011 13 h 09
    Les gros égos!
    @Raymond Saint-Arnaud,

    Vous avez raison il est important d'écouter et d'apprécier les nouvelles idées. Toutefois, il faut se donner un forum crédible pour exprimer ces idées et les mettre en action si elle font consensus. Le problème c'est que "les gros égos" en question ne veulent pas reconnaître le vote des 1400 délégués du PQ. Ils préfèrent saboter tout le processus et le projet de pays pour faire valoir leur point de vue. Leur problème est celui d'un faible leadership car s'ils en avaient, ils auraient fait bouger les choses à l'interne.
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  • Sylvain Deschênes - Abonné
    5 septembre 2011 13 h 48
    et la gagnante est…
    Curieuse bifurcation à la fin de ce texte pour en arriver à appuyer madame Marois. On dirait le texte d'un de ses rédacteurs…
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  • cpoulin - Inscrit
    5 septembre 2011 15 h 15
    Précisions
    Georges Hubert m’interpelle pour me demander de préciser ma pensée en particulier lorsque je qualifie de réductrice l’analyse du professeur souverainiste Guy Lachapelle. J’aurai pu trouver un autre qualificatif (dans les échanges de cette nature tous les mots sont des pièges), mais en sommes disons que ce que m’a amené à cette affirmation c’est la phrase suivante de son texte: « Il faut éviter les batailles futiles et vaines sur la façon de faire l'indépendance. Insistons plutôt sur la volonté et la capacité de vouloir faire l'indépendance. Les nouveaux pays du siècle dernier ont été créés d'abord et avant tout grâce à la droiture et à la détermination de leurs élites ». Ce qui laisse sous-entendre que la seule, la vraie cause, celle que l’histoire contemporaine nous enseigne (comme une vérité scientifique) est la sienne. Cette cause, celle de l’indépendance politique du Québec, à laquelle la totalité des élites devraient se rallier. Voilà ce que j’appelle une analyse réductrice. Réductrice dans l’option politique qui est choisie et réductrice aussi en laissant croire que l’ensemble des élites devrait partager cette option. Disons pour s'entendre: simplificatrice. On sait que la plus grande partie des intellectuels ici ont fait le choix de la grille nationaliste pour faire l’analyse de notre passé et cela dans une perspective particulière, celle qui s’appuie une thèse: la philosophie de libération nationale ( de la décolonisation) Elle a été pour eux l’instrument d’analyse de la société québécoise et la seule voie de sortie pour faire face à nos problèmes à venir.Il constatent maintenant leur échec. Ce fut aussi le cas des intellectuels français à propos de la grille marxiste. Bon. Pourquoi pas! Suite à venir CP
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  • cpoulin - Inscrit
    5 septembre 2011 15 h 31
    Précisions (suite
    J'affirme simplement que ces grilles ne tiennent pas compte de la complexité de la réalité observée. Qu’il faut élargir la perspective. Tenir compte de la mondialisation qui en somme commence avec le développement des Amériques. Sans cette vision globale (qui impose un examen rigoureux de cette histoire), nos problèmes ne se définiront pas correctement. Point. J’ajoute ceci : Lorsque je suis en colère (voir le compte-rendu de Louis Cornellier), j’affirme que nos élites nationalistes, sans doute avec les meilleures intentions du monde, ont contribué au recul de notre société sur plus d’un plan. Curieux qu’elles s’en prennent au peuple avec un certain sentiment de mépris. Ils sont impuissants à expliquer la sagesse de son ambivalence face à leur projet d’un pays. Et elles se demande pourquoi! Il leur faut donc recommencer l’exercice sur un autre pied. Voilà! Claude Poulin
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  • l histoire ou rien d autres - Inscrit
    9 septembre 2011 09 h 53
    M.Lachapelle
    Vous avez plus que raison...mais je me demande si la gouvernance

    souverainiste ne serait pas un pas vers notre Indépendance...à force de

    recevoir des coups de pied...il faut, au risque de me tromper,

    qu'Ottawa nous remettre les impôts prêtés par Québec et les autres

    provinces du temps...et que le gouvernement central...fiche le camp

    des juridictions qui relèvent de nous...mais croyez-vous un seul

    instant que Ottawa va faire cela...je fais et je le répète au risque de

    me tromper que la population va finir par voir que nous n'avons rien

    à faire avec ce gouvernement centralisateur et de plus en plus tenta-

    culaire. On me dira c'est du duplessiste...certes je ne le nie pas...et

    c'est pour cela que Duplessis et ce à deux (2) reprises avaient men-

    tionné devant l'Assemblée Législative du temps: que si on ne veut

    pas de nous dans la Confédération...ben on va en sortir (1952 et 57).

    Je suis personnellement rendu plus loin....faut arrêter de le dire et

    le faire et c,est pour cela que tous, pas demain mais hier, devraient

    se réunir pour enfin que nous puissions tous y aller ensemble...et ce

    qui ne sera pas facile c'est de convaincre les gens du Québec. En

    terminant on n'a qu'à regarder Legault....dix ans...c'est trop tard!!!
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  •  
  • emeri - Abonné
    9 septembre 2011 14 h 17
    Très bien monsieur Lachapelle
    C'est bien connu maintenant, les quatre gros ego fauteurs de troubles qui ont démissionnés avec fracas, font maintenant la preuve
    de leur grossière erreur.

    Madame Marois fait la preuve tous les jours de la force son caractère et de son leadership.

    Et, surtout, il ne s'agit pas de se fusionner avec ces groupements
    mais bien le contraire. Ce sont eux, s'ils sont vraiment sérieux lorsqu'ils se disent indépendantistes qui se doivent de joindre les rangs
    du Parti Québécois, et cela, sans condition.

    Si ces gens ont le goût du Québec, qu'ils le prouvent.

    Bienvenue à tous,

    Réjean Grenier.
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  •  
  • Hullois - Abonné
    9 septembre 2011 15 h 08
    Le parti québécois va mal... et alors?
    Ce parti n'est pas le seul véhicule pour la souveraineté. Sa stratégie est selon moi inadéquate. Attendre à un moment indéterminé pour rouler les dés avec un référendum où ça passe ou sa casse? Ce que le PQ d'aujourd'hui propose, c'est un éventuel autre tout ou rien. Il met de côté la question nationale pour les oubliettes, et ne propose rien de particulièrement inspirant pour les autres dossiers. Voir, il appui les libéraux plus qu'ils ne s'appuient eux-même pour ce ridicule amphithéâtre qui sera payé de nos poches et exploités par le richissime PKP de Québecor.

    Cette approche référendaire a failli deux fois, et rien ne porte à croire qu'elle réussira mieux la prochaine fois (si il y en a une). Après tout, c'est beau être autonomes, mais veut-on réellement donner plus de pouvoir à ces clowns qui veulent nos votent à ce jour? La souveraineté... pour faire quoi au juste? Beaucoup pourrait être fait différemment, certes, mais nos chefs, eux, c'est quoi qu'ils veulent en faire? Voter dans une telle initiative référendaire résulte à signer un chèque en blanc au parti au pouvoir, de lui donner des pouvoirs supplémentaires sans savoir comment il pourra les exercer et à quels fin il voudra le faire. C'est trop flou, et en effet, ça fait peur à plusieurs. Si les immigrants en général ne votent pas "oui", on ne peut pas les blâmer.

    Il y a d'autres approches. Le système référendum d'initiative populaire permettrait aux chefs du PQ de se laver les mains de la question de tenir ou non un référendum durant leur mandant, ce qui serait fort intéressant pour eux, mais comporte les mêmes problèmes. Québec Solidaire propose une autre approche, par contre. Ils proposent un processus consultatif qui permettrait la rédaction d'une constitution pour le Québec. Et si les Québécois le veulent, cela inclurait la souveraineté. Finalement, on pourrait savoir à quoi au juste on dit "oui" quand vient le temps de voter.

    La cause de
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  •  
  • Gilles Bousquet - Inscrit
    10 septembre 2011 09 h 21
    @ M. Hullois
    Est-ce que le système de référendum d'initiative populaire pourrait permettre, dans un Québec souverains, aux fédéralistes québécois, de demander un référendum sur le retour du Québec...dans le Canada ?
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  •  
  • Gilles Bousquet - Inscrit
    10 septembre 2011 10 h 13
    @ M. Hullois
    Vous écrivez : «ce ridicule amphithéâtre qui sera payé de nos poches et exploités par le richissime PKP de Québecor. »

    Pour commencer, un amphithéâtre, ce n’est pas ridicule et, pour finir, il ne faut pas trop cracher sur nos rares élites québécoises francophones, nous en avons peu et nous ne devons pas les pousser, par notre mépris, encore plus, dans le camp fédéraliste où, dans le cas des médias, ils vont chercher la grande majorité de leurs publicités payées.

    Nous ne pouvons pas facilement faire un pays en excluant les Québécois en autorité et nos entrepreneurs, à moins de rêver d’un pays communiste.
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  • Hullois - Abonné
    13 septembre 2011 15 h 32
    @ M. Bousquet
    La base du système référendaire d'initiative populaire devrait être qu'il faut assez de signatures pour que ça puisse passer pour de vrai. Oui, pourquoi pas avoir la même possibilité par la suite? Ce serait juste et démocratique. En autant qu'on mette un délai avant que ce soit possible, car ce ne serait pas juste ou démocratique si on essaie de renverser la décision populaire en faisant varier les taux de participations (comme le ferait deux référendums qui se suivent).

    Faire de l'argent, c'est bien. Avoir de l'argent, c'est correct. En profiter un peu, c'est normal. Mais quand ça vient à subventionner les riches pour qu'ils fassent encore plus d'argent, directement sur nos dos à l'aide d'argent du public, là, c'est pas normal. Et c'est un sérieux manque d'éthique de la part de nos élus.

    La LNH est une entreprise privée à but lucratif. Pourquoi devons nous payer pour lui donner la chance de se faire de l'argent ici? Québécor, c'est une entreprise privée à but lucratif. Pourquoi devons-nous payer pour qu'elle se fasse plus d'argent? Je comprend que Québec subventionne cet amphithéâtre (qui est parmi les plus chers du continent, ajoutons), car c'était une promesse électorale. Je la comprend et je la respecte, même si je suis en désaccord avec. Les citoyens de Québec ont voté pour.

    Mais le provincial? Qui a donné un mandat à Jean Charest pour subventionner à 200 000 000$ cet infrastructure qui sera utilisé par une compagnie privée? Aux même moment où il vient doubler les frais de scolarité universitaires? Cette décision est venue sans avertissements. Et ensuite, protéger un accord douteux par une loi spéciale. Vraiment? Il y a une raison pourquoi il y a toutes ces règles de transparence! Un élu a d'ailleurs affirmé que l'offre de Bell était aussi valable que celle de Québécor!

    C'est beau avoir des grandes entreprises, mais quand on les subventionne comme ça, on fait juste étouffer nos PMEs!
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