Legault ne ferme plus la porte à un 2e mandat à la tête d’un gouvernement
Son éventuel gouvernement réduirait l'immigration pendant deux ans
François Legault ne ferme plus la porte à un deuxième mandat à la tête d’un gouvernement constitué par son éventuel parti.
Le coprésident de la Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ) avait dit récemment à des candidats potentiels de sa formation qu’ils devaient solliciter un seul mandat, pour faire des changements et non pour se faire réélire.
M. Legault a toutefois clarifié sa position aujourd'hui, au cours de la présentation de ses propositions sur la langue française et l’immigration, à Québec. Il n’exclut plus de faire un deuxième mandat en admettant qu’il sera peut-être nécessaire pour finaliser les changements qu’il propose.
«Peut-être que je n’ai pas été assez clair», a-t-il convenu pendant la conférence de presse, en soutenant qu’il s’adressait alors à des candidats éventuels.
«Aujourd’hui, je suis clair: je ne souhaite pas, si je retourne en politique, en faire une carrière», a dit celui qui se dit prêt à consacrer une dizaine d’années encore à la politique, en précisant qu’il n’abandonnerait pas au premier revers ou en cours de route.
«Est-ce que 10 ans, c’est deux mandats? À peu près», a-t-il répondu à une question.
«C’est possible que ce soit nécessaire d’avoir un deuxième mandat pour finaliser les choses.»
La semaine dernière, à Gatineau, M. Legault avait affirmé devant des recrues potentielles de son éventuel parti: «On s’en va là pour un mandat, on ne regarde pas les sondages, on n’est pas là pour se faire réélire.»
Réduire l'immigration
Par ailleurs, la CAQ a fait connaître ses propositions sur l’immigration et la langue. Un gouvernement dirigé par M. Legault réduirait l’immigration pendant deux ans pour améliorer le processus d’intégration.
Pendant cette «pause», le nombre de nouveaux Québécois ne devrait pas dépasser la barre annuelle des 45 000 individus, soit près de 10 000 de moins que le nombre reçu en 2010.
Le coprésident de la Coalition pour l’avenir du Québec propose de doubler le budget consacré à l’intégration, afin d’accroître ainsi la majorité francophone.
Par la suite, le gouvernement devrait axer son gouvernail vers une cible de 50 000 nouveaux arrivants par année, a fait valoir M. Legault.
Il a vertement critiqué l’«inaction» du gouvernement vis-à-vis de l’enseignement du français aux nouveaux arrivants. Les ressources du système devraient aussi être augmentées.
Les processus de sélection devraient être revus afin de recruter les étrangers possédant des compétences davantage demandées par le marché du travail québécois, a-t-il ajouté.
Dans la même veine, M. Legault a appelé les Québécois à exiger d’être servis en français dans les commerces, particulièrement à Montréal.
Les élèves du primaire et du secondaire devraient avoir davantage accès aux productions culturelles et artistiques québécoises, a pour sa part plaidé Charles Sirois, l’autre coprésident de la CAQ. Les écoles devraient recevoir 50 millions $ supplémentaires pour ce faire.
Soixante-quinze millions supplémentaires devraient aussi être investis pour l’exportation de la production artistique québécoise à l’étranger.
Le coprésident de la Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ) avait dit récemment à des candidats potentiels de sa formation qu’ils devaient solliciter un seul mandat, pour faire des changements et non pour se faire réélire.
M. Legault a toutefois clarifié sa position aujourd'hui, au cours de la présentation de ses propositions sur la langue française et l’immigration, à Québec. Il n’exclut plus de faire un deuxième mandat en admettant qu’il sera peut-être nécessaire pour finaliser les changements qu’il propose.
«Peut-être que je n’ai pas été assez clair», a-t-il convenu pendant la conférence de presse, en soutenant qu’il s’adressait alors à des candidats éventuels.
«Aujourd’hui, je suis clair: je ne souhaite pas, si je retourne en politique, en faire une carrière», a dit celui qui se dit prêt à consacrer une dizaine d’années encore à la politique, en précisant qu’il n’abandonnerait pas au premier revers ou en cours de route.
«Est-ce que 10 ans, c’est deux mandats? À peu près», a-t-il répondu à une question.
«C’est possible que ce soit nécessaire d’avoir un deuxième mandat pour finaliser les choses.»
La semaine dernière, à Gatineau, M. Legault avait affirmé devant des recrues potentielles de son éventuel parti: «On s’en va là pour un mandat, on ne regarde pas les sondages, on n’est pas là pour se faire réélire.»
Réduire l'immigration
Par ailleurs, la CAQ a fait connaître ses propositions sur l’immigration et la langue. Un gouvernement dirigé par M. Legault réduirait l’immigration pendant deux ans pour améliorer le processus d’intégration.
Pendant cette «pause», le nombre de nouveaux Québécois ne devrait pas dépasser la barre annuelle des 45 000 individus, soit près de 10 000 de moins que le nombre reçu en 2010.
Le coprésident de la Coalition pour l’avenir du Québec propose de doubler le budget consacré à l’intégration, afin d’accroître ainsi la majorité francophone.
Par la suite, le gouvernement devrait axer son gouvernail vers une cible de 50 000 nouveaux arrivants par année, a fait valoir M. Legault.
Il a vertement critiqué l’«inaction» du gouvernement vis-à-vis de l’enseignement du français aux nouveaux arrivants. Les ressources du système devraient aussi être augmentées.
Les processus de sélection devraient être revus afin de recruter les étrangers possédant des compétences davantage demandées par le marché du travail québécois, a-t-il ajouté.
Dans la même veine, M. Legault a appelé les Québécois à exiger d’être servis en français dans les commerces, particulièrement à Montréal.
Les élèves du primaire et du secondaire devraient avoir davantage accès aux productions culturelles et artistiques québécoises, a pour sa part plaidé Charles Sirois, l’autre coprésident de la CAQ. Les écoles devraient recevoir 50 millions $ supplémentaires pour ce faire.
Soixante-quinze millions supplémentaires devraient aussi être investis pour l’exportation de la production artistique québécoise à l’étranger.
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