Parti québecois – Si Pauline Marois quittait, Pierre Curzi serait prêt à la remplacer
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À lire demain: l'article de notre journaliste Antoine Robitaille
Québec - Pierre Curzi sera candidat au poste de chef du Parti québécois, si jamais Pauline Marois devait céder sa place, dans la tourmente qui secoue son parti.
Le député indépendant de Borduas, qui fait partie des cinq députés péquistes ayant claqué la porte du parti en juin, ne fait donc plus mystère de ses ambitions.
«S'il y avait une course à la chefferie, je serais un candidat», a-t-il dit, en entrevue téléphonique à La Presse canadienne. M. Curzi a fait une série d'entrevues aujourd'hui pour faire le point sur la crise au PQ.
Il pose quand même certaines conditions à son éventuelle candidature, notamment qu'il y ait une course au leadership, de même qu'une réelle transformation de la culture du parti et de son programme.
Certaines personnes lui ont déjà signifié leur intérêt de le voir à la direction du parti, ajoute-t-il, sans vouloir élaborer sur le sujet.
Si on lui demande si Mme Marois, dans le contexte actuel, peut encore sortir gagnante et demeurer en poste, il dit l'ignorer.
L'appui – ou le retrait de l'appui – des 45 députés péquistes sera l'élément-clé de la suite des choses, a-t-il fait valoir. À son avis, le caucus de deux jours des députés péquistes qui aura lieu à Saguenay, mercredi et jeudi prochains, sera donc «déterminant» pour l'avenir du parti et du leadership de Mme Marois.
Dans ce contexte de crise, il n'exclut pas le scénario selon lequel Mme Marois pourrait être victime d'un putsch, fomenté par quelques députés.
Il croit «possible» que des députés péquistes songent à lui demander de quitter ses fonctions, pour le bien du parti et de la cause souverainiste. Mais il refuse de dire si lui-même souhaite ou non un tel scénario.
«C'est clair qu'il y a un questionnement profond (au sein du caucus). C'est clair qu'il y a de l'inquiétude», un sentiment qui était déjà présent avant le départ des cinq députés, selon lui. Ce serait plutôt la soudaine popularité de la coalition de François Legault qui rendrait très nerveux les députés péquistes depuis des mois, de l'avis de M. Curzi.
Dans les semaines qui viennent, dans la foulée des réflexions menées par certains députés (Bernard Drainville, Pascal Bérubé et Sylvain Pagé, notamment), il s'attend à observer un «clivage» au sein du caucus péquiste, qui diviserait l'équipe en deux camps aux opinions opposées sur les changements à inscrire à l'agenda du parti.
Ce sera alors à la chef de trancher, dit-il, en se demandant «comment Mme Marois fera l'arbitrage et quelles conclusions elle va en tirer?»
Les prochaines élections générales seront le test ultime pour le Parti québécois, alors que, selon toute vraisemblance, M. Legault sera sur les rangs avec un nouveau parti.
Il dit craindre que les Québécois votent alors «strictement pour François Legault, comme on l'a fait pour Jack Layton, c'est-à-dire sans contenu, sans candidat».
Ce serait alors un plongeon dans l'inconnu «extraordinairement dangereux» à ses yeux.
«C'est ce qui pourrait arriver de plus terrible» pour le Québec, estime M. Curzi, qui souhaite la réunification de l'ensemble des souverainistes.
Le député indépendant de Borduas, qui fait partie des cinq députés péquistes ayant claqué la porte du parti en juin, ne fait donc plus mystère de ses ambitions.
«S'il y avait une course à la chefferie, je serais un candidat», a-t-il dit, en entrevue téléphonique à La Presse canadienne. M. Curzi a fait une série d'entrevues aujourd'hui pour faire le point sur la crise au PQ.
Il pose quand même certaines conditions à son éventuelle candidature, notamment qu'il y ait une course au leadership, de même qu'une réelle transformation de la culture du parti et de son programme.
Certaines personnes lui ont déjà signifié leur intérêt de le voir à la direction du parti, ajoute-t-il, sans vouloir élaborer sur le sujet.
Si on lui demande si Mme Marois, dans le contexte actuel, peut encore sortir gagnante et demeurer en poste, il dit l'ignorer.
L'appui – ou le retrait de l'appui – des 45 députés péquistes sera l'élément-clé de la suite des choses, a-t-il fait valoir. À son avis, le caucus de deux jours des députés péquistes qui aura lieu à Saguenay, mercredi et jeudi prochains, sera donc «déterminant» pour l'avenir du parti et du leadership de Mme Marois.
Dans ce contexte de crise, il n'exclut pas le scénario selon lequel Mme Marois pourrait être victime d'un putsch, fomenté par quelques députés.
Il croit «possible» que des députés péquistes songent à lui demander de quitter ses fonctions, pour le bien du parti et de la cause souverainiste. Mais il refuse de dire si lui-même souhaite ou non un tel scénario.
«C'est clair qu'il y a un questionnement profond (au sein du caucus). C'est clair qu'il y a de l'inquiétude», un sentiment qui était déjà présent avant le départ des cinq députés, selon lui. Ce serait plutôt la soudaine popularité de la coalition de François Legault qui rendrait très nerveux les députés péquistes depuis des mois, de l'avis de M. Curzi.
Dans les semaines qui viennent, dans la foulée des réflexions menées par certains députés (Bernard Drainville, Pascal Bérubé et Sylvain Pagé, notamment), il s'attend à observer un «clivage» au sein du caucus péquiste, qui diviserait l'équipe en deux camps aux opinions opposées sur les changements à inscrire à l'agenda du parti.
Ce sera alors à la chef de trancher, dit-il, en se demandant «comment Mme Marois fera l'arbitrage et quelles conclusions elle va en tirer?»
Les prochaines élections générales seront le test ultime pour le Parti québécois, alors que, selon toute vraisemblance, M. Legault sera sur les rangs avec un nouveau parti.
Il dit craindre que les Québécois votent alors «strictement pour François Legault, comme on l'a fait pour Jack Layton, c'est-à-dire sans contenu, sans candidat».
Ce serait alors un plongeon dans l'inconnu «extraordinairement dangereux» à ses yeux.
«C'est ce qui pourrait arriver de plus terrible» pour le Québec, estime M. Curzi, qui souhaite la réunification de l'ensemble des souverainistes.








