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Bernard Drainville juge que le Parti québécois est rendu au bord de l'abîme

La Presse canadienne   25 août 2011 16h49  Québec
Bernard Drainville, derrière Pauline Marois, hier à Montréal. Dans son long texte de réflexion, qui compte près de 4000 mots, M. Drainville ne fait pas allusion au leadership de Mme Marois. 
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Bernard Drainville, derrière Pauline Marois, hier à Montréal. Dans son long texte de réflexion, qui compte près de 4000 mots, M. Drainville ne fait pas allusion au leadership de Mme Marois. 
Québec - Le Parti québécois est rendu au bord de l'abîme, selon le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville.

Pour éviter de le voir sombrer et disparaître à jamais, les péquistes et leur chef, Pauline Marois, devront donc accepter de le transformer en profondeur et en toute vitesse, estime le député trouble-fête.

Alors que le PQ traverse une crise profonde depuis le départ de cinq députés en juin et plonge au plus bas dans les sondages, M. Drainville enfonce le clou un peu plus, en exhortant les péquistes à faire leur mea culpa, dans un long texte de réflexion, véritable électrochoc diffusé sur son site web aujourd'hui.

La seule façon de sauver le PQ, selon lui, consiste à placer désormais le citoyen au coeur des décisions, en procédant à toute une série de réformes ambitieuses des institutions démocratiques centrées sur le pouvoir populaire.

Au premier chef, il juge nécessaire de revoir la stratégie souverainiste, en proposant qu'un gouvernement péquiste tienne un référendum quand la population le décidera, à la faveur d'une «initiative de référendum populaire». Ainsi, dès que 850 000 Québécois (ou 15 % de la population) auraient signé un registre favorable à la tenue d'un référendum sur la souveraineté, le gouvernement n'aurait d'autre choix que d'aller de l'avant.

Mme Marois a déjà rejeté ce scénario, refusant toute stratégie ouverte et ayant fait inscrire dans le programme du parti qu'elle tiendrait un référendum au moment jugé opportun.

Mais «au point ou on en est, il faut être prêt à envisager des solutions qui ne nous semblaient peut-être pas acceptables auparavant», dit celui qui est persuadé que cette proposition est susceptible de rallier «beaucoup de souverainistes, pressés ou pas pressés».

Le fait que le programme du PQ ait été voté démocratiquement il y a quelques mois à peine, en avril dernier, n'est pas un argument valable selon lui, puisqu'il y a eu depuis la raclée du Bloc québécois du 2 mai, la démission des cinq députés et la chute du parti dans les intentions de votes.

«On est rendu à 18 % (d'appui), ou à 16 dépendamment des sondages, alors si on ne propose pas un coup de barre sérieux rapidement, on ne passera pas au travers», prévient-il.

«On est au bord de l'abîme. Il faut vraiment donner un coup de barre», a-t-il ajouté,«lors d'un entretien à la Presse canadienne.

Si le PQ, dans les mois qui viennent, ne réussit pas à regagner la confiance de la population, «c'est terminé».

Il a dit que Mme Marois était au courant de ses états d'âme et qu'elle avait eu à l'avance une copie de ses réflexions, mardi. Elle lui aurait confié qu'elle recevait ses propositions avec «beaucoup d'ouverture».

Il croit que sa chef partage son sentiment d'urgence, mais il dit ignorer si elle a la volonté de faire les changements qui s'imposent.

Dans son long texte de réflexion, qui compte près de 4000 mots, M. Drainville ne fait pas allusion au leadership de Mme Marois.

Les suggestions de M. Drainville, comme celles d'autres députés, seront discutées lors du prochain caucus péquiste, qui se tiendra à Saguenay la semaine prochaine.

En juillet, à la suite de la démission de ses cinq collègues, M. Drainville, craignant le pire, avait lancé une consultation auprès de la population en vue d'obtenir des propositions de changements à apporter au fonctionnement du parti et à la culture politique. Le texte affiché sur son site web regroupe un condensé des quelque 1000 réponses reçues, dresse quelques constats de l'état d'esprit de la population, mais surtout il livre le fruit des propres réflexions de l'ancien journaliste sur les changements requis.

Il dit vouloir faire du peuple «le plus gros et le plus fort des lobbies au Québec». C'est là la seule façon pour le parti de redevenir la grande coalition qu'il a déjà été, estime-t-il.

Pour y arriver, il faudra notamment revoir le régime de monarchie constitutionnelle, mieux répartir les pouvoirs entre l'exécutif et le législatif, restreindre l'imposition de la «ligne de parti» aux députés, élire le premier ministre au suffrage universel, tenir des élections à date fixe, encourager la tenue de référendums d'initiative populaire et revoir le mode de scrutin.

Ses propositions ne sont pas des ultimatums, précise-t-il, car il dit vouloir toujours rester dans l'équipe de Mme Marois.

Malgré un discours très dur envers son parti et très pessimiste quant à la suite des choses, M. Drainville dit garder espoir et croire que le PQ peut encore se relever.
 
 
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  • Jean Martinez
    Inscrit
    jeudi 25 août 2011 15h01
    Drainville l'imposteur
    Personnellement, je n'ai jamais cru que Bernard Drainville représentait une valeur ajoutée pour le Parti québécois. Sa défense du nationalisme québécois est souvent très faible. Et sa proposition tout à fait farfelue d'un référendum "d'initiative populaire" est carrément dangereuse pour le Québec. Comme je l'ai déjà dit ailleurs, des groupes organisés de fédéralistes purs et durs pourraient attendre que le PLQ soit au pouvoir et que les sondages soient nettement défavorables à la souveraineté pour recueillir un nombre suffisant de signatures, ce qui obligerait au déclenchement d'un référendum sur la "séparation" du Québec. Dans ces conditions, la défaite serait assurée et ce serait sans doute la mort du nationalisme québécois.

    Pour avoir la moindre chance de gagner, un gouvernement souverainiste doit détenir le pouvoir et contrôler l'agenda politique. Il me semble que c'est une évidence.

    Cette proposition de Drainville le range aux côtés de Marc Laviolette et de Pierre Dubuc, donc de ceux qui sont au PQ pour nuire à la souveraineté et non pour l'aider.

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    jeudi 25 août 2011 15h22
    Photo riche en évocation....
    Quand les images parlent : l'inclinaison au questionnement et l'inclination à la suffisance côte-à-côte ?!

    Bravo M. Drainville, c'est une belle entrée en matière que vous apposez. Continuez votre bon travail jusqu'à ce que les instances du Parti Québécois comprennent que la population ne supporte plus Pauline Marois (je ne parle pas de son excellent Plan, que l'on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas ici !).

    Mme Marois continuera-t-elle et prédisera-t-elle à l'agonie de la " gouvernance souverainiste " qui lui est chère ?

    Elle et les démissionnaires-dissidents encore plus se renvoient en miroir de bien trompeuses répliques. Ce n'est pas la résurrection du rinisme de Pierre Bourgault, ce piège de toujours, dont veulent les Québécois-es, c'est d'une composition des valeurs dont fait partie un tout Autre Canada qui permettrait un Autre Québec, sans menace immédiate de divorce, mais dans un sain travail de réforme du fédéralisme et des institutions parlementaires.

    NB : M. Drainville est fidèle à lui-même, et l'on doit se souvenir de son excellente animation de " la part des choses " !

  • Yves Côté
    Abonné
    jeudi 25 août 2011 15h25
    Si je comprend bien...
    Si je comprend bien Monsieur Drainville, il faudra que l'indépendance du Québec veuille dire la proclamation de la république et une refonte totale de notre fonctionnement pour que nous nous rapprochions plus de l'essence même de la démocratie ?
    Et bien, nous pouvons tous constater qu'à force de patientes discussions, il y a du progrès qui se fait !
    Pour de ce qui est de l'élection d'un PM au suffrage universel, je pense qu'il serait plus juste de parler de l'élection d'un président au suffrage universel. Ou au suffrage de grands électeurs, selon l'option constitutionnelle choisie...
    Mais nous n'en sommes pas encore là. N'est-ce pas ?
    Pour l'instant, contentons nous de déjà trouver à déterminer ensemble un projet novateur et motivant pour tous...
    Vive le Québec libre et républicain !

  • Carole Dionne
    Inscrite
    jeudi 25 août 2011 15h49
    ELLE N,EST PAS SORTIE DU BOIS, MME MAROIS (hihi)
    Il faut donner en partie raison à M Drainville: vrai que votre leadership a été confirmé en mai 2011 par une forte majorité mais vrai aussi que le 2 juin, le BLOC a reçu un bloc dans le front. Donc, parfois il faut reconsidérer ce que l'on croit acquis.

    Et si on se rappelle bien, tout cela a commencé par la proposition d'Agnès Maltais pour l'amphithéâtre de Québec. Vous n'auriez jamais pensé une telle vague.

  • taro
    Abonné
    jeudi 25 août 2011 15h57
    Chacun sa lecture
    Je n'ai nullement senti un désavoeu de Bernard Drainville, ni envers Pauline Marois, ni envers le PQ.

    Bien au contraire, il saisit très bien l'espèce d'encarcanement dans lequel le citoyen ordinaire est prisonnier. On veut pouvoir influencer nos élus tout au long de leur mandat, sauf que le système politique actuel ne le permet pas. M. Drainville se fait la courroie de transmission des volontés de l'électeur.

    Quand on cherche une solution, il faut mettre sur la table toutes les alternatives possibles, aussi surprenantes soient-elles.

    Je suis intimement convaincu que le grand projet, le grand changement, auquel les Québécois aspirent, c'est l'indépendance. Et c'est en nous redonnant le pouvoir d'intervenir dans les grandes décisions qui nous concernent que nous nous responsabiliseront.

    L'impuissance que nous ressentons devant certaines politiques nuisibles au Québec que préconisent le PLQ et notre incapacité à stopper la vente aux enchères des ressources de notre sous-sol alimentent notre cynisme.

    Ce n'est pas que le PQ qui devrait y réfléchir, mais toutes les formations politiques.

  • Yvan Dutil
    Inscrit
    jeudi 25 août 2011 16h23
    Un peu part
    Il y a quelques années le PQ a rejetée la proportionnelle. C'est un peu de ma faute en raison d'un mémoire que j'ai présenté au parlement. Ils payent pour cette erreur maintenant.

    De l'autre coté, je suis totalement contre l'idée d'élire le premier ministre au suffrage universelle. C'est une erreur fondamentale. Je me suis battu contre au parti Vert, j'ai failli gagné. Je transmit de vive voix le même sentiment à Gerard Deltell. Selon ses promoteur l'idée d'élire le premier ministre au suffrage universel serait d'assurer sa légitimité. Pourtant, ce modèle n'existe nul part au monde et il y a de bonne raison pour cela. Dans tout système parlementaire, il faut avoir des fusibles qui limitent les abus. Dans le système britannique et de nombreux parlement européens, c'est soit le roi, la reine ou le président. Le fusible n'a aucun pouvoir en soi mais possède la légitimité d'agir. Celui qui détient le pouvoir n'a qu'une légitimité relative, car le pouvoir lui est prêté tout au plus. C'est ainsi que le premier ministre est nommé par le président. Dans le système américain, le président nomme l'exécutif, mais les deux chambres limite sérieusement sont pouvoir.

    Élire le premier ministre au suffrage universel revient à rapiécer un système bâtard qui ne possède pas les dispositifs de sécurité nécessaires.

  • France Marcotte
    Abonnée
    jeudi 25 août 2011 16h25
    Imploser?
    Dans le titre, on dit que Drainville continue à critiquer le PQ.
    Plus loin, on dit que certaines de ses propositions font déjà parti du programme du PQ (mais on ne dit pas lesquelles) et qu'il ne fait pas allusion au leadership de madame Marois.
    Sur la photo, on le voit à ses côtés comme si de rien n'était.
    Doit-on en conclure que le PQ ne s'endure plus lui-même?

  • Bernard Gervais
    Abonné
    jeudi 25 août 2011 16h30
    Ce à quoi s'attend la population
    Plusieurs analystes expliquent la popularité actuelle de François Legault - même si sa coalition n'est pas un parti - au fait qu'il incarnerait le changement.

    Ce que propose M. Drainville (lui-même venu en politique beaucoup plus récemment que M. Legault) afin de contrer le désabusement des gens à l'égard des politiciens et aider le PQ est certes fort intéressant.

    Cependant, la population s'attend aussi à ce qu'il règne un minimum d'unité entre les membres qui composent les différentes formation politiques. Des députés qui démissionnent et critiquent leur chef sur la place publique (comme on l'a vu en juin au PQ), elle n'apprécie pas cela beaucoup.

  • ssPopCorn
    Inscrit
    jeudi 25 août 2011 16h42
    Serait-ce lui le Putcheux ?
    Certain dise que M. Parizeau est derrière une tentative de Putsch. Nous ne le savons pas. Ce qui est certain cependant c'est que Bernard Drainville se positionne très adroitement pour cueillir le fruit mûr. Je prédis sans hésitations que si Drainville devient chef du PQ, c'en est fait de Legault et de sa coalition.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    jeudi 25 août 2011 17h12
    OUI il faut en parler, malgré les carriéristes dans l'entourage de Mme Marois
    Bel effort M Drainville

    Le programme du PQ semble être un secret bien gardé. Le blogue du PQ sur Internet est inactif depuis un mois et demi. Et pourtant … Le PQ a intérêt à savoir ce que les gens pensent. Sans nécessairement abandonner la « gouvernance souverainiste », le PQ devrait appliquer une stratégie ouverte axée sur l’indépendance : expliquer sans relâche le pourquoi et le comment de la souveraineté. Les peureux verraient leurs craintes analysées et calmées, les opinions adverses seraient analysées et critiquées, et ainsi l’idée de souveraineté en sortirait grandie.

    De plus, l’ensemble des Québécois devraient être invités à des États généraux de la nation québécoise, sous un parapluie multi-partiste.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    jeudi 25 août 2011 17h27
    Après 11 ans depuis le nouveau centenaire
    Il y a des leaders dépassés par la compréhension des nécessités de notre société. Malheureusement Marois en fait partie. Notre rêve de société exige une capacité d'éduquer la masse des citoyens. Faire le silence sur la promotion de la souveraineté n'a aucun avenir. Les citoyens impatients de ce masque lui disent NON. Le peuple est à la recherche d'un nouveau leadership avec des objectifs et un plan d'action. Marois a eu tout le temps de s'exprimer mais l'avenir du peuple ne la préoccupe pas. Et le peuple le lui rend bien dans l'indifférence totale.

  • Jean-Charles Morin
    Inscrit
    jeudi 25 août 2011 17h52
    Un péquiste livre es états d'âme... encore!
    Je n'ai jamais compris la propension qu'ont les membres du Parti québécois d'évoquer leurs états d'âme sur la place publique, comme si cette dernière était le prolongement naturel de leur tribune partisane.

    Il me semble que ce genre de discussion devrait se tenir à l'interne, loin des caméras et des journaleux avides de potins.

    À moins bien sûr que leur chef ne veuille rien entendre en privé et ne daigne réagir que quand on lance un pavé dans la mare au grand jour. Est-ce là l'impression que voudrait laisser M. Draiville dans le grand public?

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 25 août 2011 18h12
    Ça devrait donner le goût aux souverainistes à virer fédéralistes.
    Un autre Jos connaissant qui cherche à monter à son chef quoi faire et comment le faire et quand le faire et où le faire.

    M. Drainville est ses affaires citoyennes, le pouvoir au peuple etc. Voici un texte de M. Stéphane Laporte qui montre qu'il est dans l'erreur.

    http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/stephane-la

  • eric turenne
    Abonné
    jeudi 25 août 2011 18h15
    émacié
    Une photo vaut mille mots.

  • Cathou32
    Inscrit
    jeudi 25 août 2011 18h50
    Pauline doit partir d'ici 72 heures.
    Un chef est né. Pauline doit partir.

    Bravo à M. Drainville d'avoir le courage de s'affronter à la lourdeur de la machine de Pauline et de ses fiers à bras qui nous ont rentré le vote de confiance dans la gorge.

    Je prédit que vous aller vous faire rentrer dedans par l'entourage de Madame . Marois.

    J'avais déchiré ma carte de membre et je l'avais même remis à ma députée. Si vous réussissez à convaincre le parti de se remettre à l'écoute des québécois, je reviens.

    Évidemment, Pauline doit partir. Avec les sondages, elle a maintenant la preuve. Si elle aime le québec elle doit partir. Son entourage doit arreter de vivre dans un reve et lui faire croire que tout va bien. Comment lui faire comprendre ? Elle nous tire vers le fond. elle ne peur pas rassembler qui que ce soit. Et de grace dites-lui de lacher la maudite de lamgue de bois. Elle ne nous convaint plus.

    Merci Bernard. Il est temps et plus que temps qu'on brasse des vraies idées au Québec!!!

    PS: j'avais décidé de voter pour Francois Legault, mais là, vous me faites douter et j'en suis contente. MErci et bon courage. De mon côté je sorts ma poupée vaudou. Devinez à qui je penserai ce soir ?

  • Lise Moga
    Inscrit
    jeudi 25 août 2011 18h52
    Quand l'élite tombe trop bas!
    "Des députés qui démissionnent et critiquent leur chef sur la place publique (comme on l'a vu en juin au PQ), elle n'apprécie pas cela beaucoup."

    Pourtant ce pourrait être un juste retour des choses; qui n'a jamais entendu P. Marois critiquer Jean Charest comme individu... même Lucien Bouchard n'en revenait pas d'entendre un tel mépris public venant d'une chef de l'opposition. Quand on se tient dans la dèche, il faut supporter parfois, des relants plus ou moins agréables.

  • jeanduc
    Abonné
    jeudi 25 août 2011 20h31
    Je décroche!
    "La seule façon de sauver le PQ, selon lui, consiste à placer désormais le citoyen au coeur des décisions, en procédant à toute une série de réformes ambitieuses des institutions démocratiques centrées sur le pouvoir populaire."

    Drainville parle même d'un sentiment d'urgence. Franchement, le citoyen moyen se fout de la réforme des institutions. La vision de Drainville est celle d'un technocrate. La vraie urgence vient du fait que Montréal s'anglicise à vitesse grand V et que Charest est en train de dilapider nos ressources. Ce qui menace les québécois c'est l'assimilation et la dépossession. C'est à propos de cela qu'il faut unir les troupes. Le citoyen moyen vit relativement bien au Québec, il ne veut pas que son avenir économique soit menacé. Charest fait peur avec son Plan nord et son inaction à freiner l'assimilation, c'est sur ce clou qu'il faut frapper et frapper encore; le PQ ferait figure de protecteur des intérêts du Québec. En lieu et place, tout ce beau monde crée un sentiment d'insécurité en se chamaillant sur la place publique à propos de la date d'un hypothétique référendum. Je suis indépendantiste depuis 1971. Aujourd'hui, 25 août 2011, vous m'avez eu M. Drainville, je décroche!

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 25 août 2011 20h52
    Comme au temps des créditistes
    M. Drainville déclare : Le Parti québécois est rendu au bord de l'abîme, je vais lui faire faire un pas en avant.

  • George Beatrix
    Inscrit
    jeudi 25 août 2011 21h16
    1 1=2
    Si Madame Marois ne veut pas partir, alors elle doit accepter de changer. Le Québec veut changer, si Mme. Marois veut interdire le changement, se battre contre celui-ci, alors elle devra se battre contre le Québec, et le Québec devra la vaincre. Pour l'instant, elle n'accepte pas le changement. Alors pour l'instant, vainquons là ! Jusqu'à ce qu'il soit trop tard pour elle. Mieux vaut cela qu'il le soit pour nous.

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    jeudi 25 août 2011 21h23
    @Jean Martinez
    "des groupes organisés de fédéralistes purs et durs pourraient attendre que le PLQ soit au pouvoir et que les sondages soient nettement défavorables à la souveraineté pour recueillir un nombre suffisant de signatures, ce qui obligerait au déclenchement d'un référendum sur la "séparation" du Québec."

    Euh... vous savez combien de signatures propose Drainville? 15% des électeurs inscrits. Même si ils "s'organisaient", ça ferait trop de monde. Et puis il y a quand même un risque. Un référendum ou une élection, c'est du pile ou face. Veulent-ils risquer une montée subite comem avec Jack Layton? Pourquoi prendre le risque de mettre le feu aux poudres? Pas de référendum, c'est encore mieux qu'un référendum pour le NON. À preuve: Ils en ont eu 2 et on en parle quand même.
    Selon moi, l'avantage d'un référendum d'initative populaire est double:
    1) Un Bourassa ne pourrait plus noyer le poisson (comme avec Meetch) en faisant perdre du temps le temps que la ferveur populaire se calme.
    2) Ça permettrait au PQ d'être élu sur la base de son programme et non seulement sur la question nationale. Un fédéraliste pourrait même voter PQ puisque, en bout de ligne , ce n'est pas lui qui décide du prochain référendum. (Je sais... ils ne le feront pas. Ils sont trop bien conditionnés.)
    Dans les faits, ça fait sauter les contraintes de l'article un.

    Est-ce une bonne chose? Bien c'est à vous de voir...

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    jeudi 25 août 2011 21h50
    Enfin un lucide
    parmi les péquistes...Monsieur Drainville est réaliste...
    Je pense que le P.Q. c'est fini...
    Monsieur Legault sera élu à la prochaine élection
    et fera un balayage comme Monsieur Jack Layton à Ottawa...
    Ne plus entendre parler de souveraineté pendant 10
    ans, serait une aubaine pour plusieurs...
    Quant à moi, j'aimerais ne plus jamais en entendre parler...

  • Michel Savard
    Inscrit
    jeudi 25 août 2011 22h20
    Ci-gît...
    Le temps n'est pas loin où l'on verra sur une épitaphe : "Ci-gît le Parti Québécois anéanti par la turpitude de ses propres membres sans que son adversaire, le PLQ, n'ait eu a lever le petit doigt ! "

  • paumier1
    Abonné
    jeudi 25 août 2011 23h17
    N'importe quoi !
    N'importe quoi pour ne pas rentrer dans le mur qui s'élève dorénavant sur le parcours du PQ vers le pouvoir !
    M. Drainville a le mérite d'avoir 1- écouté du monde 2- de prendre position pour des changements profonds et rapides au PQ.
    Comme le peuple semble vouloir le changement pour le changement, il faut lui en mettre (sérieusement) plein les yeux. Pas juste pour faire semblant.
    Ce goût du changement, est, à mon sens, pathétique voire pathologique mais il parsème l'histoire de l'humanité. C'est un tsunami très puissant.
    Il faut prendre acte et vite ! Le bateau tangue et roule dans tous les sens. Ne laissons pas une autre vague l'engouffrer.
    L'indépendance mérite nos efforts !

  • Andre de Calgary
    Inscrit
    jeudi 25 août 2011 23h18
    Son lobe frontal
    Le probleme de Madame c`est qu`elle ne s`interesse pas au fonctionnement de la quincaillerie qui mene a son lobe frontal...
    Je tenterai de m`expliquer en supposant qu`il devrait y avoir un fontionaire de l`unite canadienne qui se frottait les mains en ecoutant madame nous dire que les quebecois ne s`interessent pas a la question de la souverainete.
    C`est pretendument la chef des souverainistes qui l`affirme!
    Il faut le faire...
    Nous sommes entres dans un moment de l`histoire ou certaines sciences ne peuvent etre ignorees.
    Marois ou autre,il va falloir en tenir compte un jour!
    Andre de Calgary

  • Nelson
    Inscrit
    vendredi 26 août 2011 00h07
    Ce que semble au bord de l'abîme est...l'option souveraniste. (Vague orange fédéraliste, crise du BLOC et du PQ, crise économique et peur pour l'emploi, Légaux et d'autres prenent distance de l'option, etc)
    Il semblerait que la peur de perdre le gain pain fait penser à bien des gens qu'ill vaut mieux mettre l'option souverainiste sur la glace.

    Au moins pour un certain temps.

    Légaux semble avoir le vent sur les ailes, avec un discours que se présente comme rassurant sur le plan économique et des emplois...et en prenant distance de l'option.

  • Seven Nomena
    Inscrit
    vendredi 26 août 2011 02h13
    PQ: Attention au populisme

    Bonjour,
    Observateur interessee a la politique quebecoise, et aux debat souverainiste-- federaliste, je lis avec interet les reflexions de tous les allegences politiques au Quebec.
    Vous me permettez donc de dire mes opinions:
    Je pense que le probleme du PQ actuel decoule de la longue presence du Bloc Quebecois a Ottawa. Ce parti etait tres critiquee sur sa pertinence aux scene federale. Nous savons tous qu'elle ne pourra jamais gouverner ou decider. Le fait que les electeurs quebecois ont decider de voter majoritairement pour une autre parti a eu un choc sur toute les mouvements souverainistes. Des vents de panique semble souffler sur l'ensemble du camp souverainiste.
    Les donnes actuelles ne favorisent pas la promotions de l'option. Avec les positions de Legault, les demissionnaires du PQ, les belles-mers, les pressees, Quebec solidaires ... Pauline Marois est dans une situation tres tres difficile. Elle est sous pression.

    Premiere lecon: il faut abandonner l'aventure du Bloc Quebecois a Ottawa.
    et si besoins, reunir toutes ses forces au sein d'un seul
    entitee ou parti politique.
    Deuxieme lecon: il ne faut pas verser dans le populisme.
    Troixieme lecon: il faut ecouter la volontee de la population.
    Quatrieme lecon: il faut travailler fort pour servir les interets et les preoccupation de la population.

    Merci

  • Kebekwa
    Inscrit
    vendredi 26 août 2011 08h22
    Oui, vite un referendum
    Vraiment brillante, cette idée d'un referendum dit d'initiative populaire si 900,000 personnes le réclament. Il serait sans doute facile de trouver 2-3 millions de Québécois opposés à la séparation/souveraineté/indépendance pour en demander un "au plus sacrant". Qu'on en finisse! Qu'il se tienne! De préférence sous un gouvernement "fédéraliste" bien sûr. Avec alors une belle question "gagnante" (pour le camp "fédéraliste"), savamment orientée pour produire le résultat souhaité par la majorité des Québécois. Une velle question claire, sans ambiguité...

    D'ailleurs, le plus grand service que Jean Charest pourrait rendre à ces pauvres péquistes, "démissionnaires", drainvillistes, alouette, en total désarroi, serait justement d'en tenir un, un referendum. Il pourrait axer sa prochaine campagne (à moins qu'il ne le tienne avant, en promettant un referendum dans les 6 mois de sa 4e réélection.

    Il est à espérer qu'après une 3e "prise" pour le camp des utopistes, ce serait "strike out!".

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 26 août 2011 11h04
    M Bousquet
    Votre commentaire contenant la comparaison créditiste est une farce de mauvais goût qui ne vous fait pas honneur.

    M Drainvillle a fait l’effort de consulter les gens et il a eu le courage de se faire leur porte-parole. Il montre ainsi son sens démocratique élevé.

    Il faut encourager le dialogue entre toutes les options.

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    vendredi 26 août 2011 14h29
    Le baseball pour les nuls
    La preuve que l'approche de Bernard Drainville n'est pas si mauvaise reste encore l'agressivité puérile manifestée par plusieurs sympathisants Libéraux face à son idée. La raison en est fort simple: plus moyen pour les Libéraux de prétendre que le PQ "prépare un référendum même s'il dit le contraire" ou "a un agenda caché." puisqu'il ne contrôlerait plus la date d'un référendum. Va falloir qu'ils trouvent un autre épouvantail pour se faire peur et justifier leur vote.
    Les libéraux ne semblent pas comprendre que ça ne leur donne rien de se réjouir des malheurs de tel ou tel parti. En ce moment, l'électeur Québécois magasine pour les remplacer. C'est tout. Avec un taux d'insatisfaction pareil (entièrement mérité), ils ne sont même pas une option. La seul peur des gens, c'est que, en divisant le vote, on soit encore pris avec eux!
    Ce n'est pas en infestant les blogues avec sa bande de pseudonymes endoctrinés que le PLQ nous prouvera le contraire.

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    samedi 27 août 2011 09h25
    Depuis 43 ans que nous sommes
    dans l'inconnu, l'incertitude, l'obscurité...
    à quand une question "simple, claire, et courte" dans un éventuel
    Référendum qui règlera une fois pour toute
    la "souveraineté" ou plutôt l'accession à l'indépendance?

    Les péquistes n'ont JAMAIS été clairs...car si c'est trop clair
    les québécois vont dire NON à 85%

    Question: Voulez-vous que le Québec devienne un ÉTAT,
    séparé du Canada?

    Assez de "taponnages" de niaisage, de discours, de palabres,
    d'états d'âme...

    Chers péquistes, soyez transparents, soyez vrai!!

  • Gerald Durocher
    Inscrit
    dimanche 28 août 2011 21h13
    Drainville un maquillon...(Au sens de marchandage!) (1)
    Mon cher monsieur Drainville!
    Depuis 3 jours que je vous lis et j'ai beaucoup de peine pour vous, car je ne
    vous comprend pas.
    Pour moi un député émerge de la base et parce qu'il sait ce que le peuple
    veut, ce dernier en fait son représentant. I.E. quelqu'un qui représente un
    groupe dans le cas d'un <représentant parlementaire>. Voir Le Petit Larousse.
    Et vous, vous êtes Le Petit La <frousse>... En effet, vous ne reprenez plus
    le discours qui vous a amené au P.Q.; votre panache est beaucoup amoché et
    vous cherchez -ailleurs que via la voie qui vous a mené député...Candidature,
    élection. Vous cherchez des détours qui nous éloignent de la voie représentative via son député. Votre dizaine d'inventions <retenues par vous>
    m'amènent à croire que vous êtes un maquinon qui se cherche des clients...

  • Gerald Durocher
    Inscrit
    dimanche 28 août 2011 21h28
    Monsieur Drainville : Un maquignon... (2)
    Je pousuis, vous et d'autres avez acheté cette nouvelle mode dite <de la
    Société civile>. Des Ministères, des Organisations publiques (Syndicats,
    Patronat, Groupes divers... ) consultent la Société civile -comme si c'était un
    ensemble... EN DEHORS D,EUX... Ila se présentent comme à part, des gens
    qui écoutent et qui après choisiront... ce qui est bon...pour les consultés ou le consultant!!! Cette façon de faire débouche sur le clientélisme via un maqui-
    gnonnage qui est beaucoup moins ouvert que ce que l'on retrouve dans les
    diverses instances (Assemblées générales, Congrès, Réunions de Présidents
    de Comtés, etc). Je pense que tous les partis en fin de règne ou toutes les
    formations qui ont tenté d'amener le peuple dans des corridors où il ne vou-
    lait pas aller, ON ÉTÉ VIRÉS. Stéphane Laporte a raison, arrêté ces folies et de
    grâce, cessez d'emballer votre Option... Le jupon dépasse.

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