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    Les experts ont entamé l'examen du tunnel Viger

    2 août 2011 |Mélissa Guillemette | Québec
    Les policiers du Service de police de la ville de Montréal sont toujours dans le secteur pour assurer le bon déroulement des heures de pointe.<br />
    Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Les policiers du Service de police de la ville de Montréal sont toujours dans le secteur pour assurer le bon déroulement des heures de pointe.
    Une seconde poutre instable a été retirée hier du tunnel Viger, où 25 tonnes de béton se sont effondrées dimanche matin. Des experts ont alors pu commencer à étudier la section de l'autoroute Ville-Marie qui suscite l'émoi.

    Le ministre des Transports du Québec, Sam Hamad, a mandaté deux experts indépendants — de l'École de technologie supérieure et de l'École polytechnique — pour étudier le cas de l'affaissement de la première poutre et des pare-soleil qu'elle soutenait, et une équipe d'ingénieurs du ministère fera parallèlement le même travail. «Nous avons l'expertise au ministère, mais c'est toujours, dans des situations comme ça, intéressant d'avoir le point de vue de gens qui sont de l'extérieur et d'avoir un point de vue objectif», a indiqué hier la porte-parole du ministère des Transports du Québec (MTQ), Caroline Larose, lors d'un point de presse hier près du tunnel.

    Les experts ont pu mettre en branle leurs études en début d'après-midi hier, lorsqu'un passage vers les paralumes brisés a été sécurisé. Au cours de la nuit de dimanche à hier, la deuxième poutre instable a été retirée et cette nuit, une troisième poutre devait être solidifiée, permettant aux ingénieurs de circuler plus loin dans le tunnel ce matin. Un entrepreneur en électricité a aussi retiré les luminaires effondrés en fin de journée hier.

    Quand les ingénieurs auront terminé leurs observations sur le terrain, le béton pourra être enlevé des quatre voies de la chaussée.

    Diverses hypothèses

    La Sûreté du Québec (SQ) mène également une enquête sur l'incident, une investigation qui n'a pas de lien avec celle du ministère. Les inspecteurs tentent de reconstituer les événements.

    La SQ enquête généralement lorsqu'il y a possibilité de questions d'ordre criminel. «Ça fait partie des volets qu'on doit enquêter», a répondu à ce sujet la porte-parole Geneviève Bruneau. Mme Bruneau a ajouté que les enquêteurs ont déjà rencontré les personnes qu'ils souhaitaient interroger.

    L'hypothèse que favorise le ministère est celle voulant que ce soit les vibrations causées par des travaux de réfection de l'autoroute à proximité qui aient causé la chute. «On pense que c'est une des causes probables de l'effondrement de la poutre, a dit Mme Larose. Toutes les options sont étudiées» toutefois.

    Heure de pointe

    Les policiers du Service de police de la ville de Montréal sont toujours dans le secteur pour assurer le bon déroulement des heures de pointe. La circulation aujourd'hui devrait ressembler à celle d'hier; il y aura toujours une seule voie d'ouverte dans le tunnel Ville-Marie en direction est jusqu'à la sortie Saint-Laurent, où se trouvent les paralumes effondrés. Le stationnement est toujours interdit aux alentours, dans les rues Ontario et Saint-Antoine, ainsi que dans le boulevard René-Lévesque.

    Les heures de pointe n'ont pas été catastrophiques hier, probablement grâce aux nombreuses personnes en vacances et aux automobilistes qui ont pris des routes alternatives. La Ville de Montréal encourage les usagers à emprunter le réseau routier montréalais. «Aussi, on propose aux citoyens d'emprunter les services de la STM, en l'occurrence la ligne de métro orange ou encore la ligne verte [...] ou encore d'emprunter les nouveaux services additionnels mis en place par la STM [hier matin]: 90 nouveaux départs, qui proviennent des secteurs ouest, vers l'est», a dit le directeur des transports à la Ville de Montréal, Claude Carette. Si la fermeture de l'autoroute se prolonge au-delà des vacances de la construction, d'autres mesures pourraient être mises en place par la Ville.

    Des curieux

    Dans le boulevard Saint-Laurent, vis-à-vis du lieu de l'effondrement, les sessions de photo des amas de béton par des touristes et des Montréalais incrédules ont pu se poursuivre. Deux collègues qui travaillent à deux pas de là sont venues jeter un coup d'oeil pendant leur heure de lunch. «C'est épeurant!»

    Ces deux automobilistes disent ne plus se sentir en sécurité sur les routes. «Je n'aime plus passer en dessous des viaducs ou tunnels à Montréal», raconte Jennifer Carroll, qui dit accélérer quand elle passe sous une structure de béton. Son amie, Stéphanie Taillon, pousse la note un peu plus loin: c'est le ministère des Transports qui n'a plus sa confiance. «Madame Larose, elle parle pour parler. Elle dit ce qu'on veut entendre.»
     
     
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