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Effondrement au tunnel Ville-Marie - La cassure

Josée Boileau   2 août 2011  Québec
Il vaudrait mieux qu'ils se taisent, ces premier ministre, ministre, maire qui prétendent nous rassurer, affirment qu'il «n'y a aucun compromis avec la sécurité au Québec», qu'on «est en mode solutions» et autres inepties. C'est faux, il y a risques: des rapports les énoncent, des spécialistes les dénoncent. Et les risques s'avèrent puisque les structures s'effondrent.

La catastrophe de dimanche matin n'a peut-être pas fait de victimes directes, mais quel choc psychologique pour tous ces automobilistes qui s'apprêtaient à entrer dans le tunnel Ville-Marie! La fabuleuse photo prise par un touriste d'Ottawa, sur place au moment fatidique, et publiée hier par le Journal de Montréal fait clairement voir la douzaine de voitures à quelques tours de roue de la poutre qui s'écrasait. Il s'en est fallu de si peu...

Mais à la roulette russe, la chance ne dure qu'un temps. Et du côté des infrastructures montréalaises, le barillet a déjà beaucoup tourné depuis la publication du rapport de la commission Johnson en octobre 2007. Commandé pour faire le point sur l'effondrement du viaduc de la Concorde qui avait fait cinq morts et six blessés graves un an plus tôt, il avait ciblé plus large, appelant le ministère des Transports du Québec (MTQ) à lancer un grand chantier de réfection pour éviter de nouveaux effondrements. Ce qui fut fait, mais avec tellement de «mais»...

Le «mais», c'est notamment le manque d'inspecteurs indépendants. On a rappelé hier qu'en 2008, l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec avait dénoncé le manque d'ingénieurs et de techniciens au MTQ. Le gouvernement avait quintuplé l'enveloppe budgétaire consacrée à la réfection des infrastructures, ce que l'Association saluait, mais sans augmenter les ressources humaines nécessaires pour encadrer l'opération.

Pour y arriver, on tourne donc les coins ronds (les inspections annuelles d'aussi imposants ouvrages que le tunnel Ville-Marie ou le pont Mercier se limitent à des inspections visuelles!). Et on sous-traite au privé: «90 % des inspections faites par le MTQ sont réalisées par des firmes de génie-conseil», disait hier la porte-parole du ministère), et l'entretien leur est aussi confié. On est loin d'une garantie de fiabilité. Recherche de profits et recherche de sécurité ou de meilleure qualité sont souvent antinomiques. Et quand on veut des contrats du gouvernement, on ne va certainement pas le dénoncer sur la place publique si celui-ci fait preuve de laxisme.

L'autre «mais», c'est le secret. Hier, à force de se faire pousser dans le dos par le Parti québécois et les deux partis d'opposition à Montréal (où était le maire Tremblay?), le gouvernement Charest a rendu publics les rapports d'inspection menés au tunnel Ville-Marie. Ils sont accablants: le risque de chute de béton est signalé dès 2008, celui de 2010 d'une vacuité sans nom.

Mais la norme au MTQ, c'est de tout garder secret. Le ministre des Transports Sam Hamad, mis sur la sellette à ce sujet depuis la fermeture partielle du pont Mercier en juin, prétend que c'est pour ne pas affoler les foules, qui de toute manière n'y comprendraient rien. En fait, a-t-on finalement appris, si le MTQ cache ses rapports, c'est pour ne pas donner d'informations stratégiques à ceux qui veulent obtenir les contrats de réparation des structures.

Encore les contrats, encore le privé, encore les cachettes! Encore le sens des responsabilités de l'État qui s'efface au profit de jeux économiques où l'intérêt public n'a aucune place.

Ce qui fait qu'on inspecte, et pourtant le tunnel Ville-Marie laisse tomber 25 tonnes de béton. Et qui nous dira si actuellement, les structures entourant le lieu d'effondrement sur la A720 ne sont pas elles aussi affaiblies? On inspecte, mais on laisse courir pendant six mois des problèmes urgents au pont Mercier avant de se décider à le fermer un beau soir de juin, sans préavis. On inspecte, et pourtant l'échangeur Turcot fait peur à ceux qui s'y connaissent et qui se risquent à l'emprunter, comme en témoignait hier sur RDI le physicien Paul Lavallée.

On inspecte, mais on met d'incroyables bâtons dans les roues de citoyens ou de journalistes qui veulent savoir la vérité plutôt que se laisser conter fleurette. Mais comment le public peut-il autrement s'assurer que le gouvernement voit à sa sécurité? Car il est devenu impossible de croire nos dirigeants.

Et c'est bien le plus déplorable «mais». Que le gouvernement libéral ait réussi cette brisure du lien de confiance, même pour quelque chose d'aussi fondamental que la protection de la population.
 
 
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  • Carole Dionne - Inscrite
    2 août 2011 00 h 54
    ET TOUT CELA POUR PAYER CE QUE L'ON A PROMIS AUX ÉLECTIONS...
    je suis de tendance péquiste sur les bords mais je dois être honnête: quand le PQ a été au pouvoir, il a rogner le budget de ce ministère pour pouvoir payer su social: exemple: les garderies à Pauline qui nous coute aujourd'hui plus de 2 milliards pas année. Je suis d'accord que c'est un beau geste mais il a fallu couper ailleurs pour pouvoir donner ce que l'on a promis.
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    2 août 2011 01 h 59
    La dure réalité...
    De mémoire d’homme, on n’a jamais assisté à une telle incurie gouvernementale dans nos annales politiques. C’est tout dire : dans tous les domaines, cette équipe nous démontre qu’elle ne sait pas ce que constitue le bien commun, la sécurité publique, la justice sociale, la dignité de la personne. À croire qu’elle se croit payer par les deniers publics pour faire de la figuration.
    Et en guise de gouvernance, la fuite en avant et la diversion pour ne pas être confronté à son incompétence.
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  • Yan St-Pierre - Inscrit
    2 août 2011 02 h 43
    Un peuple de «Botcheux»
    Voilà c'est dit. À la lumière des continuelles préoccupations autour de nos différentes infrastructures, la seule conclusions est que nous sommes un peuple de «botcheux», qu'on coupe toujours les coins ronds tant dans la construction que dans l'inspection. C'est honteux! On est pas foutu de vivre une année sans une infrastructure majeure soit la source de soucis de sécurité grave. L'incident du tunnel Ville-Marie est aussi métaphorique d'une ville qui s'effondre et qui ne fait que dépérir. J'ose à peine imaginer les conséquences de construire un pays...
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  • Andre Vallee - Abonné
    2 août 2011 05 h 05
    La confiance
    Qu'on parle des infrastructures, du plan “nard”, de la santé, de l'éducation, du CHum, des défusions municipales, du respect de notre langue, des ressource gazières et pétrolières ... je ne vois pas comment on puisse faire confiance à John James et à ses “suiveux” béats.
    Les enflures verbales à l'approche des élections remplacent une vraie planification et des interventions pour le bien des Québécois et de leurs descendants.
    John James a été parachuté au Québec pour “trimer” les Québécois, et il le fait. Le bras canadien le manipule très bien.
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  • Jean-Pierre Lusignan - Abonné
    2 août 2011 05 h 17
    Recours à des firmes d'ingénieurs indépendantes et responsabilité civile
    La firme d'ingénieurs SNC-Lavalin (la plus grosse au Québec) doit être particulièrement fière de son rapport. Dans le cas contraire, elle aurait sérieusement engagé sa responsabilité civile et sa réputation. J'aime mieux ne pas évoquer celles du ministère, des inspecteurs concernés et de leur superviseur ingénieur. Plus généralement, comment se fait-il que des professionnels et notre gouvernement mettent ainsi notre sécurité physique gravement en danger pendant au moins 3 ans ? Cette fois, le hasard nous a évité une catastrophe. Tant mieux. À quand la prochaine ? Où se produira-t-elle?
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  • Georges Paquet - Abonné
    2 août 2011 06 h 09
    Est-ce vraiment la faute du seul gouvernement actuel?
    Il me semble bien avoir compris , de la part de certains spécialistes, que tous/tous les gouvernements seraient coupables de ne pas avoir engagés suffisamment de fonds pour inspecter et entretenir les strucdtures de nombeuses oeuvres en béton.
    À mon avis, ce sont les décisions, prises il y a 40, 30 et 20 ans, de construire des ponts, viaducs et autres structures en béton qu'il faudraient remettre en question. Le béton ne serait pas un bon choix pour des strucurers portantes, dans notre climat.
    Les dirigeants de l'époque auraient-ils été trop sensibles aux lobbies du béton, et auraient été un peu trop portés à n'être pas trop exigeants du côté surveillance des travaux.
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  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit
    2 août 2011 06 h 57
    Un parapluie de 30 kilos!
    Un «paralume» en béton, c'est comme un parapluie de 30 kilos. Idiot.

    Mais ce qu'on oublie sciemment, c'est que le domaine de la construction est depuis très longtemps l'affaire de la mafia. Personne ne se souvient de la CECO dans les années '75, il y a plus de 40 ans? La commission Johnson s'est bien gardée de l'évoquer.

    Pierre Desrosiers
    Val David
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  • Normand Carrier - Abonné
    2 août 2011 07 h 01
    Douteux en 2008 et correct en 2010 !!!!!
    Le MTQ en 2008 paie SNC Lavallin pour faire une inspection exhaustive de l'autoroute Ville-Marie et les 60 pages du rapport indiquaient clairement que la situation des paralumes et du béton étaient douteuse et insécuritaire ...... Deux ans d'inaction qui aurait pu couter plusieurs vies humaines .... Au lieu de prendre action en 2008 , le ministère de l'innéfable Sam Hamad a préféré envoyer ses inspecteurs faire une inspection <visuelle> en 2010 ou ces myopes n'ont rien constaté .....

    Lorsque Sam Hamad nous baragouine que toutes les routes et viaducs sont sécuritaires ... mon oeil ! Comme c'est souvent le cas dans ce gouvernement , on dit n'importe quoi et on fait des <spins> alors que l'on devrait réellement se concentrer sur la sécurité ..... A ceux qui sont porté a blamer tous les gouvernements depuis vingt ans , on peut juste rappeller que le gouvernement Charest est en poste depuis 2003 et que ce problème dans le tunnel Ville-Marie est sous son entière responsabilité et pour une fois , il serait dans son intérêt de l'assumer .........
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  • Citoyen cynique - Inscrit
    2 août 2011 07 h 16
    Les affamés bouffent les repus.
    ''Encore les contrats, encore le privé, encore les cachettes! Encore le sens des responsabilités de l'État qui s'efface au profit de jeux économiques où l'intérêt public n'a aucune place.''
    Au secours! On y revient toujours.
    Comment obtenir un pouvoir PUBLIC digne de ce nom, qui va mettre le bien COMMUN au centre de ses préoccupations, sans qu'il soit rongé par les cannibales mesquins?
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    2 août 2011 07 h 16
    Toujours les mêmes constantes
    Ce sont toujours les mêmes constantes ce sont toujours les mêmes acteurs d'élections "clés en main". Ce sont toujours les mêmes mains clientes, du premier ministre aux simples députés, des maires aux simples conseillers, peu importe l'allégeance politique. Ce souvent les mêmes donneurs de clés, les firmes conseil et d'ingénierie SNC Lavalin, Dessau et ce sont à tour de rôle les mêmes contracteurs.

    Une classe politique pourrie jusqu'à l'os.

    Montréal c'est une grosse ville laide, salle et ingérable qui a un MUPPETS' MAIRE.
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  • François Dugal - Abonné
    2 août 2011 07 h 21
    Plan sud
    Monsiwue lw premier ministre, que contient votre plan sud?
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  • alen - Inscrit
    2 août 2011 07 h 39
    @ Georges Paquet
    ... Y en a marre, Georges, de toujours remettre la faute sur les gouvernements antérieurs!.. Baptême, c'est Jean Charest qui gouverne là! Et ce, depuis 20003. C'est lui qui a inventé le mythe de la bonne et de la mauvaise dette. La bonne étant les emprunts pour faire des investissements et des nouvelles routes. La mauvaise étant les emprunts pour payer les opérations, donc les réparations et l'entretien des routes existentes. Évidemment faut pas emprunter pour entretenir nos structures!.. Bref, tous azimuths sur la construction de CHUMs, dont au moins un est inutile, d'autoroutes dans le grand parc des Laurentides, dans le bas du fleuve, dans le grand nord, à la frontière du Nouveau-Brunswick. Faut en prendre soins de ces N-Bkois, ce sont de bons anglo-canadiens!
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  • f.georges - Inscrit
    2 août 2011 07 h 56
    Parfaite analyse
    de la situation ,il nous reste à trouver la parfaite solution.
    Nous débarasser de Charest et de son habilité et ses silences
    coupables pour protéger ses amis et les puissantes firmes au détriment de la sécurité publique..
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  • Jean Hébert - Abonné
    2 août 2011 08 h 03
    Et nous n'avons aucune autre option sérieuse...
    Poursuivons sur le thème de la "brisure du lien de confiance" de votre édito. Effectivement, c'est réglé (depuis longtemps) pour ce qui est de crédibilité du gouvernement Charest. Mais nos autres choix alors ? Le PQ dont une bonne partie des dirigeants ne veulent rien savoir de (simplement) gouverner une province ? Ou d'autres formations politiques soit marginales soit toujours inexistantes... Politiquement, je n'ai jamais connu un tel cul-de-sac en tant que citoyen pourtant désespérément désireux de voir notre gouvernance changer pour le mieux. Vivement un vrai virage quelque part !
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  • Luc Lepage - Abonné
    2 août 2011 08 h 36
    Et on attend toujours...
    Et alors on donc pas besoin d'une commission d'enquête sur la construction au Québec? Ça coûterait trop chère? On va quand même réélire le même gouvernement? Il est plus que consternant de voir la pauvreté abyssale de nos dirigeants dans la gestion du long terme. Il faudra un changement de mentalité dans l'électorat québécois. Une éducation politique s'impose auprès des électeurs et les médias ont un rôle à jouer pour confronter les gouvernants à leurs resonsabilités. Mlaheureusement les gens sont plus assidus au spectacles à grand déploiement l'été qu'à surveiller ceux qui les gouverne. En outre, le cynisme ordinaire qui prétend que les politiciens sont tous pourris ne favorise guère la viginlance mais la démission devant les défis qui nous attendent. Une commssion d'enquête sur la construciton et non une simple enquête policière peut nous sortir de se bourbier. Il ne faut pas simplement combattre le crime, il faut comprendre comment il prospère.
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  • michel lebel - Inscrit
    2 août 2011 09 h 08
    De la confiance...
    Le ministre Hamad devrait avoir la décence de démissionner. Il a suffisamment démontrer son incompétence. Il faudrait cependant aussi se demander s'il y a eu un suivi du rapport de SNC-Lavalin de 2008. Les médias me semblent conclure un peu vite ici!
    Enfin quant à la cassure avec le gouvernement actuel, celle-ci ne date pas de ce dernier incident. Elle remonte à beaucoup plus loin et, selon moi, au moment où le premier ministre Charest est revenu sur sa parole d'investir dans les infrastructures, suite à une entente avec le fédéral; il avait alors préféré réduire les impôts. Il y a eu alors cassure avec la population et la confiance n'est jamais revenue. La confiance est une denrée bien précieuse qui se perd assez facilement, mais se regagne difficilement.
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  • Lanaudoise - Inscrit
    2 août 2011 09 h 42
    Mine de diamant
    Il semble que le gouvernement provincial serait prêt à investir des millions de $ pour la construction d'une route dans le nord qui mènerait à une mine de diamant. On comprend qu'un diamant est beaucoup plus important dans la tête de J.J. Charest qu'une vie humaine!
    À vous de juger!
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  • rosajoie - Abonné
    2 août 2011 10 h 06
    Que Réjeanne Padovani se lève et parle !
    Qui se souvient du film de 1973 de Denys Arcand, ne peut que se demander aujourd’hui où a été ensevelie Réjeanne Padovani. Dans le ciment de l’autoroute Ville-Marie? Dans celui de l’autoroute Décarie et de son échangeur Turcot ? Où donc les hommes de bras de son mari l’ont-ils «coulée» pour la faire taire, pour éviter qu’elle dénonce ce qui se tramait au sein des entreprises qui se concurrençaient férocement?

    Vers la fin des années 60, on se rappelle que Montréal était en plein essor de la construction. À qui profitait donc ce boom: aux citoyens ou à l’industrie de la construction? On se rappelle qu’on ne construisait pas que de nouveaux édifices mais surtout, toute une infrastructure routière qui allait relier les villes et les villages du Québec, provocant ainsi une modernisation dont le Québec avait grand besoin après des décennies dites de noirceur. La province entière était un immense chantier. Les firmes d’ingénierie se créaient, les constructeurs proliféraient et c’était à qui s’enrichissait le plus vite. Que de résidences somptueuses et de piscines creusées ont surgi alors, des profits encaissés par les compagnies de béton, de grues, de carrières de pierre.

    Aujourd’hui, la population demande au gouvernement Charest de procéder à une véritable enquête sur la construction. Mais le gouvernement fait la sourde oreille. Craindrait-il d’avoir à retourner aux années 60 pour savoir à qui le développement a profité? Faut-il retourner jusqu'à ces années ou ne constater que la continuation de ce scénario, au fil des décennies? L’accident de dimanche dernier survenu dans le tunnel Viger, dans l’autoroute Ville-Marie (A 720) ne serait-il que la démonstration de ce qui s’est véritablement tramé lors de la construction des principales autoroutes du Québec, dont l’échangeur Turcot et l’autoroute Ville-Marie? Je suis de plus en plus convaincue qu’il n’y a pas une grande différenc
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  • Michel Laurence - Inscrit
    2 août 2011 10 h 16
    Le gouvernement Charest DOIT démissionner !
    Nous devons exiger la démission du gouvernement Charest et intenter une poursuite pour négligence criminelle contre le PLQ au nom de tous les Québécois. Nous devons exiger que Montréal soit mise sous la tutelle du premier maire honnête qu’on identifiera. http://on.fb.me/g98jqq N’oubliez pas que Gérald Tremblay c’est aussi le PLQ !
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    2 août 2011 10 h 42
    Mauvaise réponse
    Vous dites qu'il faudrait "plus d'inspecteurs" au gouvernement. C'est la mauvaise voie à suivre. Les fonctionnaires vont inspecter selon quels critères? Et quand? Quand le ministre leur dira de le faire? Là où l'opinion gronde? En déléguant des jeunes qui n'ont pas accumulé suffisamment d'heures d'horaire variable ou de temps supplémentaire?
    Il faudrait une agence indépendante du gouvernement (chose très rare, j'en conviens), qui aurait de véritables pouvoirs judiciaires, avec de véritables compétences et ayant le droit de recourir aux services privés spécialisés d'où qu'ils soient. Avec un conseil d'administration où les membres délégués par le Ministère seraient très minoritaires, avec des gens qui connaissent les infrastructures routières et urbaines, dont au moins deux viendraient de l'extérieur du Québec.
    Le gros problème de l'incurie actuelle, pas seulement dans ce secteur, c'est que l'on danse et l'on chante en rond.

    Jacques Saint-Cyr
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  • Nolet Jean-Guy - Inscrit
    2 août 2011 10 h 56
    Le secret nourit la corruption.
    "le MTQ cache ses rapports, c'est pour ne pas donner d'informations stratégiques à ceux qui veulent obtenir les contrats de réparation des structures." On peut se demander qui profite d'un avantage stratégiques et politique? Qui sont les contracteurs qui ont droit aux rapports avant leur concurrent?
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  • Trobadorem - Inscrit
    2 août 2011 10 h 58
    Merci à Alain Lajoie pour son invitation à Réjeanne Padovani de se lever et dire ce qu'elle sait
    Pour en savoir plus:
    http://padovani.wordpress.com/
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    2 août 2011 11 h 16
    Botcheux?
    Une petite question d'enquête: quelle entreprise a construit ces structures qui s'effondrent?
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  • Michel Hains - Inscrit
    2 août 2011 11 h 30
    SNC Lavallin complice du crime de JJCharest
    Comment se fait-il que SNC (L'éminence grise sacro sainte du génie) s'est fait le complice du gouvernement de JJ CHArest en gardant le rapport de 2008 secret.
    L'inceste qui est pratiqué à grande échelle dans l'industrie de la contruction et des firmes de génies ne peut que nous donner la réponse.
    Tu ne morderas pas les mains qui te nourissent dans ces temps de buffet ouvert dans l'industrie.
    Si j'ai bonne mémoire il me semble avoir entendu JJCharest qu'il ne voulait pas d'enquête publique dans la construction pour ne pas y nuire durant ces années fastes.
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  • Michel Page - Inscrit
    2 août 2011 11 h 41
    un autre mais et une potentielle voie plus "constructive"
    Il y aurait un autre mais… Il semblerait que le lobby du béton et de la construction ( et les possibles ramifications au..., vous savez quoi..) soit fort et que beaucoup ait été construit en béton (armé) alors que d’autres techniques auraient pu et pourraient être utilisées, dont celle de l’acier. Il faudrait changer la façon de concevoir et de construire les structures… Les exemples de constructions durables telles la Tour Eiffel qui tient toujours après plus de 120 ans, le pont de Brooklyn, ou même ceux de Jacques-Cartier et l’ancien pont de Québec devraient enseigner de vérités d’expériences. La propriété de l’acier –sous diverses formes- et de matériaux composites modernes pourraient offrir plus de sécurité et largement plus de durabilité. Le béton armé est fragilisé par les problèmes de gels et de dégels, et l’emploi de sels abrasifs : il est donc normal que les structures en béton au Québec soient déjà plus fragiles que des constructions semblables en climat plus clément. Le béton dissimule les vices, l’acier les dévoile plus franchement…
    Il faut donc penser que les problèmes encourus pourraient n’être que la pointe de l’iceberg… et alors la totale franchise d’un gouvernement responsable vaudrait mieux que la dissimulation et les messages faussement rassurants…

    M.P.
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  • camelot - Inscrit
    2 août 2011 12 h 29
    De mémoire
    De mémoire, dans le scénario, Réjanne Padovani a été coulée dans le béton de l'échangeur Turcot.
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  • Observer - Inscrit
    2 août 2011 12 h 38
    Alerte, métastases
    Donc, pour ne pas 'effaroucher' des fournisseurs de service et pour le salut de tous vous ne livrez qu'un minimum d'information sur ce que vous croyez nécessiter inspection et qui est par conséquent potentiellement défectueux et ce à ceux qui doivent éventuellement apporter les correctifs? C'est une plaisanterie ou quoi? Surpris des résultats en plus? Help! C'est bien plus grave que je pensais: Métastases au volant.
    Car si on en est là avec la voirie, que dire et penser du reste? Tout ce qui tombe n'est pas nécessairement poutre de pont. Que dire si la loi de gravitation universelle etait revue et corrigée par notre bande de joyeux 'Newton' en état d'ébriété avancé? Gare aux trous noirs? Les routes, bon, passe toujours, mais là 'chose la bibitte' a pris le nord aux dents. Sauve qui peut! Si personne n'est encore convaincu qu'on a affaire à l'oeuvre de véritables dangers publiques alors là je veux bien... Que diable comportera le rapport d'autopsie de l'héritage de débiles somnambules en liberté? Si je comprends bien c'est tout ce qui peut être pondu qui devra passer sous la loupe d'un gâteau multicouche de 'révélateurs indépendants'? Pour la maturité, on repassera. De combien d'étages de 'vérification' a-t-on besoin pour espérer l'ombre d'un résultat convenable? Coûteux chenapans va! Suite aux gâchis personne ne recevra de 'facture' parcequ'il n'y a pas assé, sur terre, de crayons pour la rédiger. Il serait plus que temps de confronter 'en temps réél' gourvernants et gouvernés. Il faudra bien le refaire un jour cet état car il y a plus que des routes trouées et des ponts chambranlants.
    Mesdames et messieurs, voici le monde de l'état, sauce 'privé', là ou on subventionnera tous les golgothas requis pour tous les larrons à juger. Viande à chien, vaste programme.
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  • France Marcotte - Abonnée
    2 août 2011 13 h 41
    Qui tolère des crimes impunis?
    Pour un peuple qui se souvient, 1960 ce n'est pas loin.
    Si un simple citoyen avait commis à cette époque un crime (et qu'on retrouvait pas exemple le squelette de sa victime dans le béton d'un morceau de viaduc qui tombe), il ferait évidemment face à la justice même s'il avait maintenant 80 ans.
    Mais plus le crime est gros plus il a des chances d'être impuni?
    Je ne crois pas que notre remarquable (dit-on) système de justice, s'il est conséquent, ne tolérera des crimes impunis.
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  • Ouhgo - Inscrit
    2 août 2011 14 h 14
    Quels intérêts cela sert-il?
    Quels intérêts cela sert-il?
    Bay Street à Toronto, les propagandistes d'un "nation building" canadian!
    Il faut absolument discréditer "l'entrepreneurship" québécois pour alimenter le Québec bashing, "normaliser" cette province récalcitrante et décourager toute tentation de fierté nationale au Québec.

    Hamad fut déjà rétrogradé mais il est revenu en force comme bras armé du démolisseur Charest dans cette mission canadianisante chargée de démontrer que nous devrions confier notre sort à des gens plus "compétents"! L'enlever de là n'y changerait rien: ce serait comme décapiter Al-Kaïda: une autre tête surgirait aussitôt. L'utopie, c'est de croire que les Québécois sortiront en masse pour réclamer l'expulsion du PLQ du Québec. Que les Québécois cessent de confier leur sort à un parti politique, une "ligne de parti". La démocratie participative, c'est le peuple qui délègue des représentants libres à l'Assemblée nationale, pour une gestion de nos propres richesses naturelles en vue de nos nécessités propres!
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  • France Marcotte - Abonnée
    2 août 2011 15 h 29
    Le Devoir comme on s'y attend
    Le ton de cet éditorial est particulier.
    Il reconnaît sans équivoque et sans compromis la gravité des faits.
    Pour la lectrice que je suis il marque lui aussi une cassure avec une ambiguité qui laissait perplexe.
    Je me trompe peut-être, mais on dirait qu'il a ici clairement choisi son camp.
    Indépendance ne peut pas vouloir dire neutralité, on a trop besoin d'un journal de combat, les événements sont trop graves, la corruption est trop évidente et ses conséquences, dramatiques.
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  • Ouapiti - Inscrit
    2 août 2011 17 h 43
    L'important c'est de...
    sauver la face! La langue de bois sert à se trouver beau, très beau... la réalité, on s'en fout!
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  • Monique Désy Proulx - Abonnée
    2 août 2011 20 h 42
    Faisons donc le virage-rail
    Devant l'état de déliquescence généralisée des infrastructures à Montréal, va-t-on enfin passer au virage «rail»? Et aussi à la fierté de ce que nous sommes, de ce que nous avons et de ce que nous faisons… En ce moment, j'ai plutôt honte. C'est le règne de la médiocrité et tout fout le camp.
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