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Rivière Richelieu - Une occasion manquée

Collectif de scientifiques experts  2 juillet 2011  Québec
Les dommages auraient sans doute été nettement moins importants si l’on avait limité au strict minimum le développement en zone inondable. <br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Les dommages auraient sans doute été nettement moins importants si l’on avait limité au strict minimum le développement en zone inondable.
À titre de chercheurs spécialistes du domaine de l'eau au Québec, c'est avec consternation et une profonde déception que nous avons appris que le gouvernement du Québec allait permettre la reconstruction en zone inondable dans les secteurs touchés par les récentes inondations le long de la rivière Richelieu.

Bien que nous comprenions le désir des citoyens dont les maisons ont été inondées de vouloir retourner «chez eux», nous jugeons que cette décision transgresse la politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables mise en place par le gouvernement du Québec lui-même. Elle contrevient carrément aux principes de gestion durable des milieux riverains et va à l'encontre des politiques développées dans le reste du Canada, dans plusieurs États américains ainsi qu'en Europe. Enfin, elle fait fi de la science sur les changements climatiques qui prévoit un fort risque d'accroissement des événements extrêmes, et de la nécessité de développer des stratégies d'adaptation pour le XXIe siècle.

Pendant de nombreuses décennies, les rivières ont été perçues comme des éléments de la nature qu'il fallait contrôler à tout prix par des barrages, du dragage, des linéarisations, des endiguements, des stabilisations de berge et autres types d'intervention. Le constat qui est apparu vers la fin du XXe siècle est que la stratégie d'intervention tous azimuts ne fonctionne pas puisqu'elle engendre d'autres problèmes, souvent plus graves, ailleurs dans le bassin-versant, qu'elle exige des travaux de maintenance coûteux, qu'elle contribue à décroître la qualité de l'eau et qu'elle peut même augmenter l'intensité et la récurrence d'aléas tant en période d'étiage (par exemple pour les prises d'eau municipales) qu'en période de crue.

Avec la nature


Depuis plus de 20 ans, un fort consensus scientifique s'est dégagé sur la nécessité de modifier cette stratégie afin de «travailler avec la nature». Il est en effet naturel et fréquent pour un cours d'eau dynamique de sortir de son lit, d'éroder ses berges et de créer des accumulations de sédiments dans certains secteurs. Il est donc essentiel de laisser un certain espace de liberté aux cours d'eau pour que ces processus naturels puissent opérer sans que cela n'engendre de risques pour les vies humaines, les infrastructures et les propriétés.

Dans le passé, des permissions de construction dans les zones inondables du Québec ont souvent été accordées, avec pour conséquence une «bétonisation» de ces surfaces, une perte de milieux humides et un remblaiement de la zone naturelle d'inondation. Il en résulte un risque accru d'inondation non seulement dans les zones nouvellement construites, mais aussi plus en aval en raison de la diminution de la capacité d'infiltration et de l'effet tampon d'une plaine d'inondation naturelle. Les inondations survenues sur les bords de la rivière Richelieu sont d'une ampleur exceptionnelle, mais les dommages auraient sans doute été nettement moins importants si l'on avait limité au strict minimum le développement en zone inondable.

Les événements hautement médiatisés de la rivière Richelieu ont créé un moment privilégié pour amorcer une réflexion sérieuse sur une gestion moderne et durable des plaines inondables et de leurs cours d'eau, comme maintenant préconisée ailleurs (par exemple Making Space for Water au Royaume-Uni, Vermont River Corridor Management Program, Directive-cadre européenne sur l'eau). Dans un contexte d'adaptation aux changements climatiques, on se doit d'envisager de nouvelles solutions efficaces et durables.

Le prix d'une mauvaise décision

Au lieu de saisir cette occasion, le gouvernement du Québec crée non seulement un précédent inquiétant, mais envoie un message fort qui contribuera à soutenir un développement accru en zones inondables. Ce message sera très bien reçu de la part de nombreuses municipalités et développeurs, mais à quel prix? À la suite de cette décision, comment pourra-t-on dans le futur empêcher la reconstruction dans des secteurs inondés le long d'autres cours d'eau au Québec? Est-ce de fait la politique du Québec en ce qui concerne la gestion des zones inondables?

Il est essentiel que le Québec fasse preuve de plus de vision dans ce domaine, alors que plusieurs pays et la plupart des autres provinces canadiennes ont déjà plusieurs années d'avance sur nous. Nous avions déjà un sérieux retard à rattraper relativement à la gestion des cours d'eau, et voici que cette décision de permettre la reconstruction en zone inondable nous fait reculer de plusieurs décennies. Voilà ce que l'on appelle une occasion manquée...

***

Collectif de scientifiques experts

Ont signé ce texte les scientifiques suivants: Ali Assani (hydroclimatologue et géomorphologue, UQTR), Normand Bergeron (hydrogéomorphologue, INRS-Eau, Terre, Environnement), Pascale Biron (hydrogéomorphologue, Université Concordia), Maxime Boivin (candidat au doctorat en hydrogéomorphologie, UQAR), François Brissette (ingénieur hydrologue, École de technologie supérieure), Thomas Buffin-Bélanger (hydrogéomorphologue, UQAR), Bertrand Côté (ingénieur hydraulicien, Université de Sherbrooke), Marie Larocque (hydrogéologue, UQAM), Robert Leconte (ingénieur hydrologue, Université de Sherbrooke), Laurent Lepage (Institut des sciences de l'environnement, UQAM), Nicolas Milot (Institut des sciences de l'environnement, UQAM), André Roy (hydrogéomorphologue, Université de Montréal), André St-Hilaire (hydrologue, INRS-Eau, Terre, Environnement), Annie Poulin (ingénieure en hydraulique et hydrologie, École de technologie supérieure), Michel Lapointe (hydrogéomorphologue, Université McGill).
 
 
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  • MAMIELT
    Inscrite
    samedi 2 juillet 2011 07h01
    CHAREST A PEUR DE L'ÉLECTORAT...
    Selon moi, la décision de Charest et de son gouvernement est motivée par la PEUR DE PERDRE SES ÉLECTIONS éventuellement et de la réaction des citoyens concernés par la situation et des municipalités qui ne veulent pas perdre les taxes foncières sur les terrains des propriétés qui n'existeraient plus si on interdisait la reconstruction... bel avenir que cette vision au bout de son nez...

    Lorsque la nature reviendra prendre son dû, ces mêmes personnes et municipalités réclameront encore l'aide gouvernementale aux frais de tous les contribuables du Québec ??? Quel gâchi ! Quel gouvernement de poules mouillées (de circonstances ici) nous avons sans vision et audace pour la protection de l'environnement. Félicitations pour ce bel article.

  • Amie du Richelieu
    Inscrit
    samedi 2 juillet 2011 08h28
    Bien d'accord!
    Je ne suis ni une scientifique, ni un expert, mais pour avoir vécu toute ma vie sur les rives de la rivière Richelieu, je suis pleinement d'accord avec les auteurs de cette lettre.

    Trop longtemps est-ce que la Pollitique de Protection des Rives n'a été que des voeux pieux que personne ne respecte ni ne fait respecter ses normes. J'en ai été témoin maintes et maintes fois.

    Permettre la reconstruction dans les zones inondées durant la crue de 2011 est un recul, en effet, tout comme les bandes riveraines du Canton d'Orford qu'on s'apprête à réduire, au lieu d'élargir!

    Johanne Dion
    Présidente
    Les Ami(e)s du Richelieu
    http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/

  • Monsieur Pogo
    Inscrit
    samedi 2 juillet 2011 09h28
    Just for laugh
    << Nous avons appris que le gouvernement du Québec allait permettre la reconstruction en zone inondable >>

    Que voilà une nouvelle réjouissante… Je veux dire qu’elle a su égayer mon café matinal… Enfin, il y a de quoi faire des gorges chaudes.

  • André Hufty
    Abonné
    samedi 2 juillet 2011 09h30
    rivière Richelieu
    Je félicite les auteurs de cet article; pour une fois que des scientifiques sortent de leur labo; alors qu'on leur repproche de s'y cantonner la plupart du temps, il faudrait plutôt les écouter; à quoi sert une loi que le gouvernement lui-même ne respecte pas? A quoi bon toutes les études de risques si elles ne servent qu'à illustrer notre irresponsabilité?A.Hufty, climatologue retraité.

  • camelot
    Inscrit
    samedi 2 juillet 2011 13h41
    Inconséquence
    Nous avons déjà payé plus de 250 millions à des sinistrés par le passé. La loi actuelle a été votée pour ne plus avoir à le faire, Or, monsieur Charest va encore acheter quelques votes avec notre 230 millions de dollards que coûtera cette "permission". Cherchez l'erreur. C'est de l'avoir élu.

  • Jeannot Duchesne
    Abonné
    samedi 2 juillet 2011 14h37
    Défoulement collectif
    Donnée fausse
    Je ne trouve pas très scientifique de commencer un commentaire avec une tournure de phrase qui fausse l’événement dès le début. Sans aller consulter vos données hydrographiques, qui parmi vous, pouvez dire sur le vif l’ampleur des dernières crues du Richelieu, quand il y en a eues? Quand avez-vous eu connaissance que la sécurité civile ait intervenu en Montérégie concernant une crue du Richelieu?

    Donnée rectifiée
    Les faits ce n’est pas «les récentes inondations le long de la rivière Richelieu» comme vous avez écrit; il y a eu une inondation dont aucune autre d’une telle ampleur n’a été notée depuis plus de 150 ans.

    La capacité d’infiltration
    La quantité d’eau qui s’est déversée aussi subitement dans le Lac Champlain, dont 95% de la superficie se trouve dans les états du Vermont et de New-York, n’aurait pu être absorbée par aucun sol; ce qui rend cet événement isolé et devrait être exclus de votre échantillonnage statistique d’événements qui sont pour la plupart dans un intervalle de temps beaucoup plus restreint que 150 ans.

    Quel est le véritable motif de votre intervention?
    En lisant votre texte on s’aperçoit que l’objet de votre intervention n’est pas la protection des cours d’eau et de leurs plaines inondables mais bien les coûts des dédommagements. Nous ne connaissons pas les motifs qui vous poussent à soutenir de manière obsessive l’expulsion des résidents de ces zones. L’habitation de ces zones est possible et n’est pas un problème pour les cours d’eau. Les techniques de construction et d’aménagement peuvent être améliorées.

    Voir suite du texte (Défoulement collectif) ...

  • Jeannot Duchesne
    Abonné
    samedi 2 juillet 2011 14h39
    ... suite défoulement collectif
    Sens pratique et éclairé
    Motivés par je ne sais quoi et appuyés sur des notions académiques générales d’hydrographie, votre texte doctrine unilatéralement le laisser faire de la nature (gestion passive de l’hydrographie et la non intervention de l’homme). Vous valorisez uniquement la théorie académique plutôt que de l’utiliser avec un sens pratique et éclairé pour en arriver à une meilleure protection des plans d’eau et de tout ce que cela comporte, tout en y permettant la cohabitation de l’homme.

    Allez-vous demandé qu’on défasse le canal de Chambly pour qu’on remettre la rivière comme elle était? Si on l’avait ouvert en même temps qu’en amont on aurait contrôlé les débits de certains cours d’eau qui se jettent dans le lac Champlain. Si en plus des événements naturels il y avait eu une lacune de l’intervention humaine dans la gestion hydrographique?

    Dans la législation du programme que vous mentionnez « Vermont River Corridor Management Program » cette passivité n’est qu’une alternative qui doit être combinée avec d’autres dont la canalisation et une gestion active de la géographie des plans d’eau (active signifiant l’intervention humaine sous toutes formes, incluant des infrastructures). Il n’est aucunement question d’interdire de construire et d’expulser.
    http://www.friendsofthemadriver.org/documents/Mana
     Channelization,
     Active Geomorphic
     Passive Geomorphic
     Combinations of the Above Alternatives

  • Jeannot Duchesne
    Abonné
    samedi 2 juillet 2011 14h40
    ... Suite (Défoulement collectif)
    Les solutions sont toujours trop coûteuses lorsqu’il s’agit de composer avec le simple citoyen. Pourtant, plusieurs d’entre vous, changerez rapidement votre fusil d’épaule pour le bien de vos carrières. Quand vous travaillerez avec les ministères, les industries polluantes deviendront des clients avec qui composer et vos solutions et ententes seront plus pratiques et accommodantes. Quand vous travaillerez pour les compagnies privées votre sens pratique sera nettement plus éclairé, ce qui vous rendra plus crédible comme lobbyiste ou personnes ressources pour les minières et les forestières.

    Vous concluez: « Nous avions déjà un sérieux retard à rattraper relativement à la gestion des cours d'eau, et voici que cette décision de permettre la reconstruction en zone inondable nous fait reculer de plusieurs décennies. Voilà ce que l'on appelle une occasion manquée... ».

    En quoi la reconstruction de quelques résidences vous retarde dans la gestion des cours d’eau? Personne ne vous empêche de reboiser la Montérégie et plus particulièrement la rive ouest du Richelieu pour recréer ces clôtures naturelles qu’on a rasées à l’avantage d’une agriculture industrielle, dont les terres et tout le phosphore qu’elles contiennent sont drainés et soufflés par les vents sud-ouest dans le Richelieu. (Cette belle soupe brune et verte au confluent du Richelieu et du St-Laurent, elle n’a rien à voir avec les quelques résidences de la plaine du Richelieu).

    Avons-nous entendu votre collectif sur l’exploitation des puits sales de gaz de schiste qui, en plus d’être un danger certain pour la nappe phréatique et dont certains puits ne sont pas très loin du Richelieu et de d’autres cours d’eau?

  • Jeannot Duchesne
    Abonné
    samedi 2 juillet 2011 14h40
    ... suite (Défoulement collectif)
    Avons-nous entendu votre collectif pour les éoliennes de St-Paul-Îles-Aux-Noix, St-Valentin en milieu habité, sur des terres agricoles et dans une région de migration de centaines de milliers d’oiseaux utilisant le Richelieu et sa plaine comme oasis de passage? Les oiseaux, seraient-ils aussi de trop dans votre hydrographie?

    Avons-nous entendu votre collectif concernant le projet de la Romaine?

    Entendrons-nous votre collectif sur le Plan Nord et tous ce que ce développement minier comportera comme danger pour les plans d’eau et les forêts.

    Je ne peux expliquer cette sortie grotesque que par un défoulement collectif qui origine de la morosité économique actuelle.

  • Yves Rousseau
    Abonné
    samedi 2 juillet 2011 16h45
    Je vais être bref (moi)
    @Jeannot Duchesne

    Les habitations humaines n'ont pas leur place en zone inondable, Point!

  • Jeannot Duchesne
    Abonné
    samedi 2 juillet 2011 18h30
    À défaut d'arguments, on a intérêt à être bref.
    Là on s'approche du motif, la culpabilisation. L'être humain, celui qui détruit tout, le mauvais. L'Homme est de trop sur la terre. Les purs de l'environnement, les fausses vierges.

    Bon sens! Il n'y a qu'une inondation comme il cela aurait pu être un tremblement de terre. C'est quoi cet acharnement maladif construit sur le faux motif de protection des zones inondables.

    Si on regarde ce que sont devenus l'agriculture, le cheptel animal des fermes et le greniers des semailles je crois qu'il y a une bonne part de la science dans ce gâchis. Que ce soit les vaches ou le cheval, les races canadiennes et d'autres ont pratiquement disparues. Une panoplie de graines et de végétaux aborigènes et européens ont pratiquement disparus. Seule l'initiative de quelques individus nous permettre d'espérer le retour de cette nature qu'on a poussé du revers de la main, au nom de la science et de la mondialisation, pour des meilleurs rendement économique.

    Que ça vous plaise ou non, la décision du gouvernement est plus sensée et plus pratique que vos fausses vertus.

  • Yves Côté
    Abonné
    samedi 2 juillet 2011 21h57
    Côté France...
    Il y a deux ans, sur la côte ouest, dans les Charentes Maritimes, des gens sont morts noyés dans leurs demeures alors que leur environnement a été inondé.
    Quelques siècles plus tôt, des maisons avaient été construites à cet endroit précis parce que, notait-on alors, des inondations n'y arrivent même pas une fois par siècle... L'endroit s'appelle d'ailleurs très à propos : La-Faute-sur-Mer.
    Le temps sur lequel la nature construit cette Terre sur laquelle nous vivons quelques années ne peut pas se compter selon l'échelle d'une vie, mais bien plutôt selon l'échelle des siècles et des millénaires. Refuser de le faire nous confine sans cesse à refaire les mêmes bêtises à l'identique sur notre propre descendance.
    Demain, un village devra-t-il s'appeler La-Faute-Sur-Richelieu parce que malgré les forces gigantesques et incontrôlables que nous savons la nature y déployer à l'occasion, des familles y auront quand même pris racines avant d'y être endeuillées ? Et cela parce que qu'elles quelques politicien et leurs amis y auront vu une manière habile de se donner quelques avantages électoraux et commerciaux ?
    Là où l'erreur humaine est souvent compréhensible puisqu'elle est faite en toute bonne foi, la bêtise l'est tellement moins qu'elle ne devrait mériter, selon moi, qu'un rejet immédiat.

  • Yves Rousseau
    Abonné
    samedi 2 juillet 2011 22h14
    Les arguments sont dans la lettre
    Les arguments sont très bien expliqués dans la lettre des ingénieurs et scientifiques. Je les reprends à 100%.

    Vous semblez cependant avoir de la difficulté à les comprendre. Je laisse à d'autres le soin de vous expliquer. Prenez une tisane et relisez calmement, ça aidera...

  • Jeannot Duchesne
    Abonné
    dimanche 3 juillet 2011 07h09
    La connaissance de la région serait peut-être valable.
    La comparaison avec La Faute sur mer dans les Charentes Maritimes ne tient absolument pas. La configuration du site et les circonstances sont complètement différentes. Le seul lien que vous pouvez faire avec ces deux événements est avec le mot inondation. Il faudrait comparer des pommes avec des pommes.

    On nous dit qu'on a un retard sur les autres provinces canadiennes et les les États américains; comme j'ai écrit "En quoi la reconstruction de quelques résidences nous retarde dans la gestion des cours d’eau? ".
    Les États Américains du Vermont et de New-York n'interdisent pas la reconstruction et elle ne privilégient surtout pas la seule gestion passive des cours d'eau.

    La gestion d'un territoire se fait avec toutes sortes de données, scientifiques, sociales et économiques et dans certains cas c'est avec avec un calcul du risque; comme on construit les édifices et infrastructures en conséquence des vents et des tremblements de terre.

    Je pense que c'est ce qu'a très bien fait le Gouvernement. Point très important, mais probablement omis volontairement pour donner plus de poids à la contestation de la décision gouvernementale, on n'a pas autorisé l'ensemble des reconstructions.

    J'en reviens à cette culpabilisation maladive de l'être humain à propos de tout et de rien; l'homme n'est pas de trop sur la terre et il n'est pas le seul responsable de tous les désastres et de la pollution. Oui l'homme a une bonne part de la faute depuis l'industrialisation mais la nature aussi a ses côtés négatifs.

    Composez avec la nature et l'être humain

  • Yvan Dutil
    Inscrit
    dimanche 3 juillet 2011 09h21
    Il y a risque et risque.
    Personne ne demande d'empêcher la reconstruction dans la zone inondables de 100 ans. Ce n'est pas l'exception qui inquiète les hydrogéologues mais la règles.

    C'est la zone de 20 ans qui fait tiquer tout le monde. Il est clair qu'il ne s'agit pas d'une pratique acceptable. Normalement, aucune résidence n'auraient dues être construites dans cette zone. Autoriser les reconstruction ne fait que perpétuer les mauvaises décisions (pour ne pas dire, illégales) du passé. Tout ce que ce décision fait est de dire: pas de problème, le gouvernement va payer pour votre stupidité quoi qu'il arrive.

  • Yves Côté
    Abonné
    dimanche 3 juillet 2011 16h34
    A Monsieur Duchesne...
    Monsieur, je comprend bien votre argumentaire.
    Malheureusement, il ne me donne en rien l'envie de changer le petit point de vue de simple citoyen que je manifeste ici. Surtout que ce dont il s'agit dans mon propos n'est pas de comparer techniquement deux espaces inondables différents mais bien, relisez mon texte, de condamner une approche de gestion du territoire qui, datant du Moyen-Age, a depuis longtemps fait la preuve formelle de non seulement de son inadéquation mais aussi, et cela est pire, de sa dangerosité dans certains cas...
    Question philosophique à votre endroit : combien de coups sur les doigts faut-il qu'un être doué de raison se donne, avant qu'il ne trouve son intérêt à changer de manière de clouer ?
    Et ah oui, peut-être pourriez-vous aussi ajouter une petite information pour mieux éclairer nos analyses béotiennes ?
    Pour qui travaillez-vous Monsieur ? Ou, si cela est, pour qui avez-vous travaillé ? Ce petit détail, je crois, pourrait peut-être donner, ou pas, plus de crédit à vos dires ? Sans parler qu'il nous permettrait probablement de tous pouvoir comparer des pommes avec des pommes ?
    Et finalement, pour que nous puissions accorder une confiance aveugle à votre point de vue, que diriez-vous de la possibilité d'aller habiter avec votre famille, enfants et petits-enfants inclus si vous en avez, là même où les inondés en question pourront le faire, ou continuer de le faire ?
    A cette condition, personnellement je changerai tout de suite de point de vue et me rallierai sans nuance ni attendre au vôtre.

  • Jeannot Duchesne
    Abonné
    lundi 4 juillet 2011 09h19
    Non messieurs, je n'y ai aucun intérêt.
    Non messieurs, je n'ai aucun intérêt à avoir comme cela sert très bien quelques uns de vos pompeux scientifiques.

    Je suis un inondé de la zone 100 ans . J'ai une portion de terrain dans la zone 25 ans . Je suis bien jaloux de mon environnement au point d'entretenir ce que les gouvernements ne font pas; je ne peux en dire autant de vos divins scientifiques qui n'ont, pour la plupart, probablement jamais vu la plaine du Richelieu que sur papier. Ils prônent la gestion passive de la nature (le laisser aller) et la non intervention de l'homme. C'est facile de décider du sort des gens sur papier. Je me dois saluer le gouvernement Charest qui a eu une réponse plus équilibrée conciliant environnement et population.

    Vous aurez beau venir vous promener en canot avec vos chapeaux de à la Davy Crockett ou de paille comme la sourcière, ça ne sera pas moins que du folklore.

    M. Coté, quand je disais comparer des pommes avec des pommes , ça voulait dire ne faites de la désinformation.

    Pour ce qui est de La Faute-sur-Mer, c'est un site balnéaire et de villégiature dont les constructions sont au niveau de la mer et dont le site est endigué depuis des centaines d'années. L'inondation a été causée par la tempête Xynthia et la cause d'autant de morts est que les systèmes d'alerte des tempêtes ne fonctionnait pas depuis plusieurs mois; c'est pourquoi le maire a été inculpé. Suivant votre mode de pensée, pourquoi ne mentionnez-vous pas le déluge dans le temps de Noé?

    Je vous laisse écrire vos petites apocalypses en ressassant la nostalgie humaine d'un paradis terrestre perdu.

  • Le Devoir
    Auteur
    Le  Devoir
    lundi 4 juillet 2011 09h41
    Fin des commentaires
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