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La fatigue du rêve

Gil Courtemanche   25 juin 2011  Québec
Lors de leur caucus qui devait prendre la mesure de la crise que vit actuellement le Parti québécois, l'ensemble des députés semblent s'être entendus pour s'enfermer dans un déni dangereux. À écouter les commentaires des fidèles, ce n'est là qu'un de ces passages difficiles dont le parti a l'habitude et dont il s'est toujours sorti au fil des années. À cet égard, les propos du doyen du parti, François Gendron, étaient assez éloquents. Il n'y voyait qu'un «petit mal de ventre» ou, encore mieux, «un petit guidi qui fatigue». Somme toute, une crise d'eczéma de quelques ados boutonneux. Pauline Marois, plus sobre que son coloré collègue abitibien, a résumé la situation en concluant que tout rentrait dans l'ordre et qu'il fallait dorénavant «tourner la page». Voilà un commentaire peu perspicace qui évacue la réalité. Car plus qu'une page qu'il faut tourner ou un chapitre qu'il faut clore, c'est peut-être un tout nouveau livre qu'il faut écrire.

On a beaucoup dit que ces crises épisodiques étaient normales pour un parti qui constitue une large coalition. Cela était vrai il y a longtemps. Aujourd'hui, c'est certes une coalition entre indépendantistes pressés et indépendantistes stratégiques, mais pour le reste, le PQ depuis Lucien Bouchard a cessé d'être une coalition animée par le changement et le progrès pour se transformer en bloc politique d'alternance. Ce parti a perdu son âme, sa capacité d'indignation profonde, ses liens étroits qu'il entretenait avec les grands groupes syndicaux et collectifs. Ce n'est pas sans raison que Pierre Curzi a autant insisté lors de son assemblée de mardi sur la nécessité de faire la politique autrement. Il sait fort bien que ce n'est pas cette supposée relève du PQ qui le fera. Pour cette vingtaine de clones pragmatiques et technocrates, faire de la politique autrement signifie faire alliance un jour avec Régis Labeaume et un autre avec Karl Marx, si cela peut faire avancer la cause.

***

Le PQ a historiquement la capacité remarquable de préférer tuer son chef plutôt que de se remettre lui-même en question. Encore une fois, pour expliquer la crise, on invoque l'incapacité de Pauline Marois à mener le parti vers la victoire. Personne ne se demande si ce n'est pas le parti lui-même qui n'arrive pas à réunir les conditions gagnantes. Dès que la tourmente se lève, on cherche le capitaine charismatique qui évitera au navire de se fracasser sur les rochers. Or le Québec a changé. Faut-il rappeler le sort qu'ont réservé les électeurs à Gilles Duceppe, le politicien le plus aimé et le plus populaire du Québec? Et faut-il rappeler qu'il n'y a pas moins charismatique et emballant comme homme politique que François Legault?

Il n'existe pas de meilleur exemple du changement profond qui s'est produit dans les dernières années que le résultat renversant des dernières élections fédérales. Le premier sentiment des électeurs est une envie fondamentale de changement qui exprime le besoin d'un nouveau rapport avec la politique et un bouleversement des priorités qui justifient l'adhésion à un parti politique. Les Québécois n'ont pas cessé d'être nationalistes magiquement; ils ont dit: les temps changent et notre sentiment de fierté peut s'exprimer sans que la recherche de l'indépendance soit l'unique mesure de tous nos choix. Il n'y a pas qu'une seule formule pour progresser, construire et développer un monde meilleur. «Nous voulons garder toutes les portes ouvertes», pourrait-on résumer.

***

Ce sont les mêmes sentiments et la même démarche qui poussent maintenant 40 % des Québécois à déclarer qu'ils appuient la Coalition de François Legault alors que seulement 17 % appuieraient le PQ si des élections avaient été déclenchées la semaine dernière. Cette popularité qui s'affirme maintenant de manière constante ne tient certainement pas à la personnalité plutôt réservée de l'ancien ministre péquiste, ni à de grandes réalisations passées que de larges tranches de la population auraient encore en mémoire comme une sorte de «bon vieux temps». De toute évidence, ce ne sont pas non plus ses propositions plutôt modestes et peu connues sur l'économie, la santé et l'éducation qui en font un futur premier ministre. Le déplacement des voix dans les derniers mois du PQ vers la Coalition toujours en gestation de Legault se lit comme une évidence. C'est du Parti québécois que viennent la majorité de ses appuis, donc d'une tranche de la population qui se considérait comme assez nationaliste pour appuyer Pauline Marois il n'y a que quelques mois. Difficile de ne pas faire le rapprochement avec la débandade du Bloc québécois le 2 mai. Cette remise en question de l'urgence nationale, de la priorité nationale, s'exprime comme un phénomène profond et constant. Rien d'autre que cette mise en cause des paramètres de la question nationale n'explique la popularité de Legault et la déconfiture annoncée du PQ.

Ce n'est ni le chef, ni ses méthodes qui expliquent cette déroute et ce désarroi, c'est une nouvelle société québécoise qui émerge et qui ressent un besoin avide de sortir des anciens cadres fermés et absolus, des anciennes formules dogmatiques, une société encore prête à se mobiliser pour des rêves, mais pour des rêves plus immédiats. Appelons cela la fatigue du rêve. Dans les années 1970, c'est la même désillusion qui transforma le Parti communiste français de premier parti du pays en groupuscule impuissant.
 
 
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  • camelot - Inscrit
    25 juin 2011 00 h 27
    Tragique
    Déchirure inévitable. C'est la résultante du scandale des commandites. On en subit encore les effets.
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    25 juin 2011 00 h 50
    Un peu de réalité... peut-être!
    Une collectivité qui vote pour un parti politique précis lance un message clair : dans le choix que nous avons, nous optons pour ceux et celles qui adoptent des valeurs qui nous ressemblent. Les journalistes et les différents observateurs de la scène politique qui s’amusent à traduire le sens du vote des électeurs et des électrices pour un signe de changement, stricto sensu, font dans le simplisme crasse, n’ayant pas de grille de lecture pour analyser correctement le sens de ce choix.
    Rappelons-nous que, le 2 mai 2011, nous avions des conservateurs qui nous promettaient des politiques qui vont à l’encontre de tout ce à quoi nous tenons : la démocratie, le pacifisme, la justice sociale, la primauté de la laïcité dans la conduite de l’État, et la liste est longue… Il y avait là une possibilité forte de dire notre refus à tout ce que Harper et sa gang de morons nous proposaient. De là, cette force du vote de protestation.
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  • Georges Paquet - Abonné
    25 juin 2011 05 h 44
    Plus que d'une fatigue, c'est d'un réveil dont il faudrait parler...
    Il faudrait peut-être attribué le choix des Québécois, le 2 mai, au fait qu'ils auraient réalisé que le Bloc n'accordait pas son action à ses discours. Les Québécois ont sans doute vu qu'un Parti ne peut pas se dire indépendantiste et adopter à l'unanimité la résolution de novembre 2006, dans laquelle la Chambre des communes reconnaissait "que les Québécois forment une nation dans un Canada uni". On peut dire la même chose du PQ qui depuis les années '60, après avoir tassé Pierre Bourgault, ses idées et ses amis, parle de souveraineté, en sachant très bien que ce concept a recouvert toute sorte de chose, sauf l'indépendance.
    Tant qu'un vrai leader, d'un vrai Parti politique ne proposera pas l'indépendance avec ses prérequis et ses contraintes, les souverainistes continueront à s'agiter en sautant d'un Parti à l'autre ou en en fondant de nouveaux.
    L'indépendance implique une prise en charge totale du présent et de l'avenir. Un système, politique, économique et monétaire autonome.
    Si un Parti proposait d'adopter le dollar canadien et de négocier des arrangements avec le gouvernement canadien, nous ne serions plus dans un projet d'indépendance. Ce serait un projet fédéraliste, habillé autrement, mais essentiellement semblable à celui d'aujourd'hui. L'Union européenne nous en donne un exemple assez clair. Si vous partagez la même monnaie vous devez observer les mêmes politiques budgétaires, économiques, fiscales et financières. C'est un exercice de fédéralisme qui n'en porte pas toujours le nom, mais qui en possède toutes les caractéristiques et toutes les contraintes. Le Québec, dans ces conditions, reviendrait à une situation tout à fait semblable à celle qu'il vit aujourd'hui.
    Tant qu'on ne dira pas celà, on continuera à parler de souveraineté, "à dimensions variables". Et les Québécois commencent à voir celà de plus en plus clairement.
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  • J. Maurice Arbour - Abonné
    25 juin 2011 05 h 55
    Des rêves plus immédiats...
    Comme le plan Nord, le retour des Nordiques et un nouveau maire à Montréal. Après avoir subi les deux chocs de 1980 et 1995, il est un peu normal que le PQ soit devenu moins fringant sur la tenue d'un troisième référendum alors qu'il constate que l'option de l'indépendance n'est pas encore majoritaire. Il lui faut donc gagner du temps en attendant des jours meilleurs. De quoi perdre son âme, en effet. Vous avez raison de souligner qu'il ne s'agit pas d'une question de leadership mais le leadership devient malheureusement le lieu où se concentrent toutes les tensions et les contradictions qui découlent de la situation. Le départ de Legault puis sa montée remarquable dans les sondages accroît fatalement ces tensions au sein du PQ et il en sera probablement ainsi jusqu'aux prochaines élections.
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  • Roger Lapointe Roger Lapointe - Abonné
    25 juin 2011 05 h 58
    Les peuples toujours en avance sur les partis politiques.
    Quand on lit certains commentateurs de la scène politique, on reste avec la fâcheuse impression que le peuple Québécois est rempli d'imbéciles qui ne comprennent rien à la politique. Des années 50 jusqu'à maintenant, le peuple Québécois a fait un saut formidable dans ce qu'on appelles le monde moderne en jetant pas dessus bord les veaux d'or qu'il avait adoré sous la houlette d'un clergé oppressant et omniprésent et des élites à courte vue.
    Il s'est jeté sur le nationalisme exaltant puis petit à petit se cherche une voie collective difficile à cerner. L'élection du 2 mai confirme que le peuple est audacieux même si son choix de véhicule politique peut paraitre bizarre aux yeux de certains observateurs éberlués.
    La société Québécoise est diversifiée et le système électoral ne reconnait pas cette nouvelle réalité de sorte qu'un parti politique fortement minoritaire peut prendre le contrôle au détriment des autres partis qui représentent pourtant la vraie majorité comme cela se constate au gouvernement fédéral.Pour conclure, le crise profonde qui secoue le PQ est plus qu'un guidi version Gendron,coloré député Abitibien,qui n'a peut être que cette distinction que d'être coloré,lui qui semble ne viser qu'un record de longévité politique.
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  • Erwan Basque - Inscrit
    25 juin 2011 07 h 39
    Frapper le mur de la réalité.
    Bonjour,
    Ce que votre texte, Monsieur Gil Courtemanche, peut brosser un tableau de la situation du nationalisme au Québec d'une façon magistrale ! Il y a bien peu à ajouter. Le nationalisme québécois vit sur du temps emprunté à grand frais depuis 1995 grâce à une conjoncture qui lui fut favorable en grignotant des raisins de la colère qui tombèrent miraculeusement sur le parcours des nationalistes par le déni et par après les commandites qui furent transformées et récupérées en scandale.
    En effet, depuis la fin des années 1960 que le Parti Québécois a pu survivre grâce à de formidables louvoiements que seuls des nationalistes aveuglés par leur foi du charbonnier ont pu s'y soumettre tout en se mentant à eux mêmes car la fin pour ce parti de rêveurs a toujours justifier les moyens souvent invraisemblables pour ceux hors de la chapelle nationaliste et de ses prosélytes.
    Par ailleurs, celui qui a vraiment précipité la Cause Nationale dans la dèche, dans la mouise dans laquelle les péquistes essaient de se dépêtrer est le Sauveur Suprême du Bloc Québécois, soit Monsieur Gilles Duceppe. L'Histoire retiendra que le Bloc Québécois et la démagogie que ce parti afficha par l'entremise de son petit général de la Brigade Légère a littéralement écoeuré les québécois jusqu'à plus soif en s'installant et en squattant la Maison de l'Autre à Ottawa pour geindre et se lamenter des conditions invivables du Québec dans la Fédération Canadienne. Abuser à ce point de la naïveté des nationalistes à tout simplement fini par sonner le Glas d'une Cause dans l'imaginaire collectif.
    Finalement, le Bloc Québécois en tant que soporifique pour nationalistes seulement a fait la démonstration que la démocratie Canadienne est hors pair. Toute la démagogie du Bloc en démonisant à sa droite et à sa gauche visait à se réserver la cagnotte, la grosse part du lion qui gavait sa riche caisse électorale payée par tous les Canadiens. M
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  • Roger Sylvain - Inscrit
    25 juin 2011 07 h 48
    La réalité ne nous donne pas le luxe de rêver.
    Les Québécois savent très bien que ça va mal par les temps qui court.
    Le réseau routier est en décripitude,les sièges sociaux déménagent semaines après semaines,le système de santé laisse à désirer,en éducation on ne fait que niveler par le bas,notre économie stagne et nous vivons un déclin démographique comparativement au reste de Canada.
    Et qu'est-ce que nos politiciens ont trouvé pour remédier à la situation?
    Des COMITÉS de toutes sortes:
    -pour encore une fois augmenter la bureaucratie,
    -pour mesurer la grosseur des lettres sur les affiches,
    -pour forcer les gens à parler français,
    -pour fusionner de force des villes qui répondaient adéquatement aux besoins de leurs citoyens et qui maintenant n'y arrivent plus car trop bureaucratisées,
    -pour forcer les médecins à se retrouver en région et qui maintenant préfèrent partir pour l'Ontario,
    -pour faire passer des tests de français à tous et chacun pendant quil y a une pénurie de main d'oeuvre dans plusieurs domaines,
    -pour faire des consultations de toutes sortes qui écoeurent le peuple et qui n'apportent aucune solution concrète.
    Alors OUI je suis fatigué de l'incompétence de nos élus et de leurs mensonges qui ne font qu'aggraver la situation.
    Si c'est ça le rêve du Québec alors moi je décroche.
    Roger Sylvain
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  • Jean Lapointe - Abonné
    25 juin 2011 08 h 02
    Bon bon

    Ce n'est pas parce que vous affirmez qu'il y a une société nouvelle qui émerge et qui ressent un besoin avide de sortir des anciens cadres fermés et absolus que c'est vrai.

    Moi je pense plutôt que vous prenez vos désirs pour la réalité.

    Il y a peut-être une fatigue du rêve mais c'est tant mieux, parce que l'idéal de la souveraineté ne doit pas rester un rêve mais devenir plutôt un projet que l'on VEUT parce que jugé nécesaire, voire indispensable.

    Et quand on veut quelque chose, quand on y tient vraiment , on travaille fort pour l'obtenir.

    A mon avis vous avez compètement tort de comparer le rêve d'un monde meilleur entretenu pendant de nombreuses années par le Parti communiste français et le projet de pays indépendant pour les Québécois.
    L'un était vraiment un rêve, l'autre n'est plus un rêve c'est un projet de société tout à fait réalisable.

    On n'assiste quand même pas à la fin des psys indépendants. Si la France et les USA sont des pays indépendants, pourquoi le Québec ne pourrait-il pas le devenir?
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  • Athanase Athanassiou - Abonné
    25 juin 2011 08 h 10
    Une comparaison boîteuse
    Le déclin du PC francais est une comparaison boîteuse. Elle s'explique beaucoup plus par la perception d'une faillite de cette idéologie sur tous les plans, socale, économique et culturelle. L'idée de l'indépendance nationale reste une valeur importante de l'humanité, une idée qui progresse au Québec en dépit des variations des intentions de vote. Aucun adversaire de l'indépendance ne remet plus en question la capacité de la population québécoise de réaliser ce projet politique, ni ne refuse d'admettre l'existennce de la nation québécoise. Avouez qu'un tel résultat aurait enchanté René Lévesque car c'était, à l'époque, les deux plus grandes objections qu'on lui présentait pour contrer son projet de souveraineté-association.
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  • Luc Boyer - Abonné
    25 juin 2011 09 h 15
    Bonne nuit.
    Je pense que le Québec a besoin d'un repos bien mérité. Et c'est ce qu'il va faire en se laissant border par Legault. Vraiment il a la bouille d'une bonne grand-mère qui lui servira son lait chaud et son miel. Le Canada aura eu sa leçon et ne nous réveillera pas de sitôt. Allez, goodnight, sleep tight.
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  • lephilosophe - Inscrit
    25 juin 2011 09 h 44
    La fin du Parti Unique de la Libération
    Un des vecteurs de ce changement de paradigme dont vous parlez est le rejet par les Québécois de la recherche du «messie éclairé» qui sait mieux que le peuple ce dont le peuple a besoin. Le paternalisme du Parti Québécois apparaît de plus en plus archaïque. Il faillait d'ailleurs voir l'entrevue de Gilles Duceppe cette semaine pour mesurer toute la portée de l'aveuglement des chefs souverainistes. À l'entendre, sans la protection du Bloc, les Québécois sont voués à la disparition. Ainsi vont les patriarches qui croient que sans eux la famille se décomposera. Mais dans le cas qui nous occupe, celui qui a définitivement mis un terme à cette recherche de protection, c’est le «petit père du peuple» lui-même, Lucien Bouchard et son style politique «pompier». Il a incarné le dernier survivant d'une culture politique qui empruntait au catholicisme tous ses atours hiérarchisants et «spirituels» tout en s'étant affranchi de l'Église à la faveur de la Révolution tranquille. N’oublions pas que c’est justement «Meech» qui lui aura servi de tremplin.
    En somme nous ne voulons plus d’un «cardinal» politique à la place du cardinal religieux. Le Parti Unique de la libération nationale avait une date de péremption. Cette période est close. Ce sont des projets pragmatiques dont nous voulons entendre parler, des projets qui contribuent à résoudre un tant soit peu l'ensemble des problèmes qui assaillent les générations montantes, le capitalisme débridé, le réchauffement climatique, le vieillissement, l'intégration des immigrants, etc Le pluralisme s’est imposé peu à peu de facto. Les credo ne sont plus de mise... non plus que les chefs. Les révoltes et révolutions arabes nous ont démontré cet hiver que lorsque les peuples sont décidés à prendre leur destin en main, nul besoin d'Un chef pour accomplir pratiquement cette volonté.

    Bernard Gadoua
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  • francaisdamerique - Inscrit
    25 juin 2011 09 h 50
    Il ne reste plus qu'à...
    Si cela est la nouvelle tendance populaire, il ne reste plus qu'à s'assimiler au reste du Canada. En passant, le Canada ne parle pas français; il parle l'anglais seulement.

    Cyril Dionne
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  • grace - Inscrit
    25 juin 2011 10 h 15
    Nouvelle société et nouveaux rêves
    Bonjour Monsieur Courtemanche,

    Votre analyse de cette société en mouvance portée par un nouveau rêve et/ou allant vers un nouveau rêve me semble très juste. L'analyse de la scéne politique actuelle est réalisée avec une très grande exactitude.

    J'ai déjà commenté sur le site du Devoir lors la dernière élection du 2 mai sur le déni de la classe politique,le goût du changement ainsi que sur la volonté de concrétiser de nouveaux rêves, je suis depuis quelques jours pensive à l'égard de l'actualité de ces derniers jours.

    Portes ouvertes,je suis d'accord. Maintenant, la question à se poser c'est vers quelle(s) porte(s) les gens se dirigeront pour réaliser ces rêves ?

    Je ne crois pas à la porte Legault. J'ai trouvé ces réponses faibles, comme celles en réponse à la construction de nouvelles infrastructures à une question de Madame Maréchal. Il a beau parler, Monsieur Legault ne fait pas le poids. Les électeurs s'en apercevront à l'approche d'une échéance électorale. De plus, je suis d'avis que Monsieur Legault et ses amis sont d'une autre époque. Ce n'est pas la bonne porte à prendre.

    Le parti québécois et ce qu'il en reste, il y a beaucoup de travail à faire. Plusieurs disent qu'il est mort ou déjà arrivé aux soins palliatifs. La porte est fermée.

    Le parti libéral, plusieurs n'aiment pas cette porte, mais c'est celle de la gouvernance. Sauront-ils proposer des rêves que les québécois voudront concrétiser ? Est-ce ce que ces québécois voudront maintenir pour un autre mandat ce parti vers leurs premiers pas vers ces rêves ?

    Le Québec ne doit pas tomber dans le piège d'un nouveau sauveur. mauvaise porte à prendre!

    C'est bien la, le drame actuelle de la société québécoise, elle veut bouger , veut créer, elle veut faire et elle veur le faire bien, mais il a peu de partis, d'hommes et de femmes politiques intéressants. C'est dramatique de voir l'état de notre classe politique actuelle et cela à toutes le
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  • Claude Kamps - Inscrit
    25 juin 2011 10 h 36
    Que vous avez raison....
    on est un peuple de hockey et comme dans ce sport quand l'équipe vas mal, que les joueurs performent mal on blâme et remplace l’entraîneur...

    Passer du Hockey à la politique est pas facile....
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  • France Marcotte - Abonnée
    25 juin 2011 10 h 54
    Saviez-vous que vous le vouliez?
    Pas pire et assez étonnant ce flair politique dont parle le chroniqueur et qu'il attribue à une population dont on dit par ailleurs qu'elle ne s'intéresse pas actuellement à la politique, qu'elle a la tête à autre chose. "Or le Québec a changé" proclame-t-il simplement comme une évidence.

    Jusqu'à quel point les phénomènes supposément observés n'ont-ils pas été fortement suggérés, inoculés dans les consciences?
    Nous voilà partis pour le grand chambardement (que l'on souhaite au-dessus de nos têtes pour des raisons plus ou moins obscures?).
    On peut vouloir et adorer le changement mais pas quand il est programmé "pour notre bien", sans volonté ni consentement en toute connaissance de cause.
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  • Jungle Jim - Inscrit
    25 juin 2011 11 h 36
    pensez-vous que ?
    Pensez-vous que les jeunes sont intéressés par cet hymna national sans saveur écrit par un huluberlu? Pensez-vous que les jeunes qui voyagent, qui parlent anglais et semblent motivés par le monde entier, vont vouloir ratatiner ici entre nous avec nos ceintures fléchées? Comment se fait-il qu'il n'y ait plus de guéguerres entres les anglos et francos de Montréal, je veux dire toutes ces batailles de rues qu'il y avait il y a 50 ans? Se pourrait-il que des deux côtés on ait décider de passer à un autre appel? Pensez-vous que je serais le seul à avoir réalisé tout ceci ou bien, certains se ferment bêtement les yeux en se disant que tous nos malheurs sont la faute du fédéral?
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  • Geoffroi - Abonné
    25 juin 2011 11 h 39
    Un vendedi soir à la piscine au parc Maisonneuve
    Vous écrivez:

    « Pour cette vingtaine de clones pragmatiques et technocrates, faire de la politique autrement signifie faire alliance un jour avec Régis Labeaume et un autre avec Karl Marx, si cela peut faire avancer la cause.»

    Qu'en savez-vous vraiment?

    -J'aurais maintenant envie de clavarder des mots moins "politically correct" à la mode Plateau -.

    Y étiez-vous Monsieur vendredi soir à la piscine au parc Maisonneuve ?

    "Nous" on continue, malgré les embûches et...ce n'est pas que du rêve. Vos rêves "oranges" sont du même acabit que les rêves "bleus" de Harper et Charest: des imaginaires de dominateurs socialistes et capitalistes universalistes. Tout le monde n'est pas pareil et ne le sera jamais comme par exemple...des écrivains de tous les pays avec morales ou préoccupations forts différentes.
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  • Paul Dawson - Inscrit
    25 juin 2011 11 h 48
    L'impossibilité du rêve

    Ce qui est moribond est triste à voir; le Québec indépendant francophone à présent insaisissable.

    Le Parti québécois gigotera un brin avant de se l'avouer. C'est entendu.

    Allez! Tout le monde à l'anglais, au service du marché.
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  • Levis Bouchard - Inscrit
    25 juin 2011 12 h 34
    En attendant...
    Ce dont le Québec a besoin, c'est un lavage au chlore de toutes ses fibres, qu'elles soient politiques, économiques, sociales, etc.

    Le parti qui proposera une profonde restructuration de toutes nos structures nous conduira à l'indépendance.

    Actuellement, nous sommes trop empêtrés dans notre immobilisme pour avancer.

    J'ai plusieurs fois, ici dans ces blogues, anoncé le programme qu'il faudrait appliquer pour nous sortir des ornières d'un quotidien chloroforme.

    Il faut revenir aux bases économiques qui font qu'un État peut rêver d'un avenir meilleur.

    Présentement, on est loin de tout ça.

    Cependant, il ne faut pas désespérer comme certains l'écrivent sur ce blogue.

    Il y aura un parti politique qui osera un de ces jours.

    Lequel ?

    Je crois fermement que le seul qui peut nous faire avancer par réalisme et aussi par le rêve, c'est celui qui nous a donné les plus belles politiques économiques, sociales, et ce, depuis 1976.

    Mais ce parti doit se décrotter, se remettre sur rail et foncer.

    Je n'attends pas un sauveur, mais des hommes et des femmes qui envisageront notre avenir avec réalisme et détermination.
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  • Tourmente - Inscrit
    25 juin 2011 13 h 34
    Le rëve fatigué
    Le problème avec le PQ, les péquistes, les indépendantistes et les autres du même acabit, c'est qu'ils pensent que tout les québécois pensent comme eux.Alors que ce n'est pas la réalité et ça les surprend. Faut pas être surpris, voyons. Quand on annonce en météo une possibilité de pluie à 40 %, l'expérience nous fait conclure qu'il ne pleuvra pas!. À 40 %, il n'y aura pas d’indépendance. C'est plutôt à un parti nationaliste et non indépendantiste auquel il faut adhérer et ensuite pouvoir se faire respecter. C'est à ce moment que les autres (ROC) nous considèrent et ne nous laissent pas pour compte. C'est d'ailleurs ce qu'a compris Harper quand il a déclaré le Québec une nation française. Il est souvent tut croche, mais cette fois là, il a démontré de la vision.
    Où fête-t-il présentement alors que les parlementaires NPD et Libéraux s'égosillent pour absolument rien à Ottawa! Et que font Jack, Jack, Jack et Bob Rae pendant ce temps-là, ils participent à la fête de la Saint-Jean. Que c'est beau et Ruth qui ne sait même pas lire le français et s'esclaffe comme une fille de secondaire 2!
    ET ON EST RENDU LÀ!
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  • Roland Berger - Abonné
    25 juin 2011 16 h 42
    Jouer du pouvoir
    Autant les politiciens du Parti libéral que ceux du Parti québécois ont utilisé la quête d'indépendance politique comme prétexte pour jouer du pouvoir, les premiers en s'y opposant, les seconds en le défendant, les deux sans argument autre que le supposée bonne gouvernance de la province. Selon nombre d'analystes, les Québécois auraient le courage d'opter un changement radical. Pas si radical que ça. Ils ont écouté la peur que leur a inculquée les médias de Québec solidaire, le Devoir y compris. Comme les Américains, ils ne savent pas ce qu'est le socialisme, mais ils sont contre, comme les curés qu'ils ne fréquentent plus l'étaient.
    Roland Berger
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  • Rolland Lambert - Inscrit
    25 juin 2011 18 h 45
    quoi pas un parti unioniste? (L’équivalent d’un parti conservateur provincial)
    Pour L’Union Nationale est un parti qui a émergé au Québec pendant la grande dépression des années 1930. Il a été constitué par l’union du parti Conservateur et de l’Action libérale nationale, un nouveau parti dissident du parti libéral provincial. Le but était de défaire un parti qui avait été au pouvoir depuis 1897. L’Union nationale a vraiment pris forme
    à l’approche des élections de 1936 que Duplessis a remportées en défaisant le parti Libéral. Malgré sa nature nationaliste, l’union nationale est restée un parti fédéraliste. Le parti a toutefois subi la défaite en 1960 aux mains du parti Libéral, le « grand chef » n’étant plus là pour mobiliser les troupes nationalistes, et ce fut le début de ce qu’on a appelé la révolution tranquille. Mais il était resté un important vecteur de conservateurs et d’antinationalistes pour permettre au parti de l’union nationale de reprendre le pouvoir en1966.

    C’est la perte du vote nationaliste au profit du parti Québécois, un parti créé en 1968, qui contribuera à la baisse de popularité de l’Union nationale et le parti a subi la défaite aux élections de 1970. Ce dernier a bien essayé de se remettre en selle par la suite, mais ce fut peine perdue et il n’est plus reconnu comme parti maintenant. Si tout va mal présentement au Québec, est-ce que ce ne serait pas dû ce n’est pas dû à l’usure de nos grands partis? Alors, tout comme ce fut le cas en 1935, ne pourrait-on croire que le Québec est mûr pour l’émergence d’un nouveau parti? Un parti capable de changer les choses. Un parti capable de dire`qu’on n’a pas besoin de la présence du Bloc québécois à Ottawa pour veiller aux intérêts du Québec. Ce dernier est un parti qui s’est immiscé dans l’administration de notre métropole et qui est en grande partie responsable du recul de cette dernière face aux autres grandes villes du pays. C’est un parti qui n’
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  • Georges Paquet - Abonné
    25 juin 2011 19 h 14
    Cher Cyril Dionne, qui se dit francaisdamerique, sortez de chez-vous...
    Vous ne connaissez pas bien le Canada. Vous ne semblez pas savoir que toute la documentation du gouvernement canadien est publiée intégralement dans nos deux langues officielles. La même chose en Ontario et au Nouveau-Brunswick. On en retrouve en grande proportion dans les autres provinces également. Savez-vous que depuis les années '60, les fonctionnaires francophones au gouvernement canadien avaient la possibilité de faire toute leur carrière en utilisant leur langue maternelle pour communiquer oralement et par écrit avec tous leurs collègues et tout le personnel, à tous les niveaux de l'Administration. Il fallait bien sûr comprendre l'anglais, car la même situation prévalait pour nos collègues anglophones. Ils sont très nombreux ceux qui peuvent témoigner de celà.

    Vous ne possédez pas l'information qui vous permettrait d' affirmer que ««le Canada ne parle pas français; il parle l'anglais seulement.»»
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  • JCP - Inscrit
    25 juin 2011 22 h 03
    L'assimilation est commencés
    Pierre Falardeau avait prévenue : l'assimilation est commencée.

    JCP
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  • Gilem - Inscrit
    26 juin 2011 07 h 42
    frapper le mur de la realite
    @erwan basque,@le philosophe,
    Comme vous avez raison,j'en discute avec parents et amis et c'est la justesse de vos analyses que nous partageons! Bravo Messieurs!
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  • fruitloops - Inscrit
    26 juin 2011 09 h 00
    Une minorité canadienne comme les autres.
    En larguant Duceppe aux dernières élections Harper, les Québécois ont largué leur désir de ce qu'ils sont, pour un plat de lentille confédéré néo-démocrate.

    Les Québécois aiment ce qu'ils sont, mais n'ont aucun désir d'y faire attention. Aucune vison de l'avenir autre que celle de s'acheter un condo et un char au plus sacrant, en espérant que l'hypothèque reste bon marché. Le rêve n'est pas fatigué: ils n'ont jamais voulu le vivre dans la réalité, par manque de couilles, par peur des responsabilités qui viennent avec les mains sur le volant, par esprit de contentement minimaliste et matérialiste, sur fond de colonisation gentillette qui s'est contenté de chromer ses chaînes.

    Pas très différent des Amérindiens, ces tonitruants Québécois grand-parleurs et petits faiseurs ont troqué leur territoires et leur identité pour de la verroterie.

    Récemment et logiquement, ils ont bazardé le parti québécois. Une organisation impossible et non désirée, patronnée par une ambitieuse et sous-qualifiée dame de Moulinsart. Ce n'est pas réellement de la faute de la dame. C'eut été René Lévesque lui-même ressuscité, que ce cher petit peuple lui aurait aussi dit non, tout simplement parque qu'il n'y tient pas tellement à ce qu'il est. Il regarde ses enfants et ne fait de lien.

    Et que demander mieux qu'un bon bain de bouette folklorique d'une St-Jean Baptiste désertée pour clore le tout. Difficile de ne pas y voir une espèce en voie d'extinction...
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  • francaisdamerique - Inscrit
    26 juin 2011 13 h 19
    Cher M. Paquet, partie I
    Cher M. Paquet,

    J’ai vécu toute ma vie en Ontario et j’y demeure encore. Je suis enseignant et je peux vous parler des ravages de l’assimilation sauvage auprès des populations francophones par votre cher gouvernement fédéral. Nous sommes en train de refranciser les enfants des parents que nous avions dus refrancisés il y a une génération.

    La diminution de la population de la langue de Molière en Ontario est un fait culturel qui n’est pas récent et qui découle directement du phénomène des familles exogames, de la politique du multiculturalisme (le pluralisme) et évidemment du bilinguisme institutionnel mis en place par le gouvernement Trudeau dans les années 70. Les communautés francophones hors Québec sont presque inexistantes et les modes d’aménagement linguistique ne réussissent qu’à créer, pour celles-ci, des ghettos linguistiques institutionnalisés et dysfonctionnels. Ils sont maintenus en vie de façon artificielle par un financement politisé et mal placé. On nous paie pour parler français en Ontario. Charles Castonguay, professeur à l’Université d’Ottawa, a déjà mentionné que les francophones et le Québec ne pourront pas s’émanciper dans ce pays appelé Canada tant et aussi longtemps qu’ils ne renonceront pas paradoxalement à leur langue et culture.
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  • francaisdamerique - Inscrit
    26 juin 2011 13 h 20
    Cher M. Paquet, partie II
    C’est votre cher système fédéraliste qui fait défaut pour les francophones. Tous ces gens, les Trudeau, Bourassa, Mulroney, Chrétien, Charest et Harper, nous ont fait miroiter cette image d’un fédéralisme bien pensant, ouvert aux aspirations de l’autre solitude ; rien n’est plus faux mon cher M. Paquet. C’est une idéologie colonialiste et monarchique fondée sur des faveurs et des fréquentations qui encouragent la corruption afin de préserver le statu quo politique. Ceci a donné naissance à génération de courtisans qui cherchent à plaire aux puissants anglophones. Il n’est pas rare de voir des gens et des amis de l’entourage des politiciens se faire parachuter dans des positions gouvernementales bien dodues et rémunérées sans aucunes qualifications et expériences comme nos ambassadeurs passés, présents et futurs.

    En passant, la langue française n’est reconnue officiellement par le gouvernement provincial en Ontario. C’est seulement un privilège. Le Nouveau-Brunswick est payé pour parler français sinon la manne du gouvernement fédéral pourrait cesser de pleuvoir sur cette province et leur niveau de vie pourrait rivaliser avec ceux du tiers-monde. Ils sont utilisés comme des pions dans le carcan fédéral pour faire opposition à l’émancipation du Québec.

    Cyril Dionne
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  • Georges Paquet - Abonné
    26 juin 2011 14 h 39
    M. Cyril Dionne, un instant...
    Relisez-vous S,V.P. et voyez tout le mépris que vous répandez sur vos compatriotes canadiens-français. Ils ne sont pas plus nouilles que vous. Ce n'est pas de la faute des autres si vous n'avez pas remarqué que de grands artistes, de grands écivains, de grands chansonniers de l'Ontarion, du Manitoba, du Nouveau-Brunswick ont contribué puissamment à la culture francophone au Canada et ont été reconnus largement dans le monde. Vous n'avez qu'à vous en prendre à vous-même et à votre manque d'ouverture si vous ne connaissez pas Gabrielle Roy, Antonine Maillet, Jeanne Sauvé, Roméo Leblanc, Edith Butler, Angèle Arseneault et combien d'autres.

    Allez. Renseignez-vous. Calmez-vous. Et abandonnez le mépris. Adoptez un peu plus de réalisme et de rigueur.
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  • Charles F. Labrecque - Abonné
    26 juin 2011 17 h 00
    Pas possible
    Est-il possible que nous soyons rendu à ce point. A la lecture de commentaires précédant, ces nationalistes frustrés nous donnent froid dans le dos. Ces personnages rabâchant sans cesse la prise de possession du pays par les anglais en 1760 sans même connaître l'histoire. Sans peut-être savoir que ce sont les français que se sont débarrassés de nous. Puis aujourd'hui ces gens endoctrinés souffrent de frustration sans commune mesure et vivent un comportement d'homme complexer
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  • alina - Inscrit
    27 juin 2011 03 h 34
    Fatigué, Monsieur Courtemanche?
    Vous dites que le capitaine d'un navire n'a aucune importance? On n'a pas vu les mêmes films! Pauline Marois navigue depuis plus de 30 ans, et François Legault depuis une douzaine d'années. Madame Marois a notre estime, mais pas notre amour. C'est plate à dire. Mais c'est comme ça dans les films. Et si on recule juste un peu, on voit 1980: 40%, 1995: 49% et 2011: 59 NPD. Ça change tout le temps! Et vite! C'est vrai que c'est essoufflant, mais imaginez si Legault changeait de bateau: votre texte serait à l'eau. Êtes-vous un ancien pressé ou un maintenant fatigué? Laissez-vous donc bercer par les flots, en suivant le courant du temps, un autre s'occupera du gouvernail...
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  • André/Andrés 71 - Inscrit
    9 juillet 2011 23 h 32
    Pour le rassemblement de TOUTES les FORCES indépendantistes
    Nos adversaires ne peuvent que profiter de NOS divisions sporadiques RÉVEILLEZ-VOUS... car demain, il sera peut-être TROP TARD
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  • sparte - Inscrit
    10 juillet 2011 13 h 55
    reflexion
    dificille d'etre un homme libre parmi les esclaves.
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  • Louis Lecomte - Abonné
    23 juillet 2011 13 h 33
    On avance
    Le modèle péquiste ne tient plus la route. Son élite ne sait plus que brandir des épouvantails pour faire peur au peuple (ex: l'assimilation a commencé). Svp. Le PQ sera vraisemblablement détruit aux prochaines élections. La force du désaveu qui résultera de la réélection des Libéraux les détruira complètement. D'où un espace libre. Pour y aménager notre volonté d'affirmation. Selon des règles qui ne sont pas encore écrites. Nous ne nous assimilons pas. Nous avançons. Et cette marche est unique.
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  • Martin Dufresne - Abonné
    19 août 2011 16 h 01
    Le rêve s'est déplacé
    Si nous sommes nombreuses et nombreux à rêver encore d'un pays souverain, nous sommmes également adeptes de valeurs et de luttes que le PQ a depuis longtemps désertées, hélas. Aujourd'hui, des partis comme le NPD et Québec Solidaire incarnent beaucoup mieux, sur le terrain, les priorités et les processus démocratiques que le PQ a perdus de vue dans ses salons. L'indépendance ne se fera pas seulement pour réaliser le rêve de politiciens vieillis.
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  • Belanger Raymond - Inscrit
    19 août 2011 16 h 58
    Le rêve s'est déplacé
    Je comprends qu'il s'agit-là du dernier papier qu'aura signé Courtemanche dans nos pages. Comme il me manquera!
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  • Rodrigue Guimont - Abonné
    20 août 2011 09 h 02
    Le dernier mot...
    Impuissance. Le dernier mot du dernier billet de Gil Courtemanche. Triste...

    J’aimerais ajouter également que les propos de Cyril Dionne (cf supra Français d’Amérique) sont criants de vérité. Il faut avoir vécu longtemps dans le ROC pour concevoir le souhaitable selon certains, un Québec vaincu…
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  • LeRévoltéTranquille - Abonné
    20 août 2011 10 h 53
    Kamarade Courtemanche
    Vous aviez raison.

    LE PéQ a perdiu en pertinece ce qu'il a gagné en insignifiance cet été en s'autodétruisant gaiement sur la place publique sur le veau d'or de l'aréna des Nordiques, tout ça en dédaignant la proie pour l'ombre d'un clientélisme politique digne des méthodes électoralistes de bas étage du PéLQ, référence partisane de pusillanimité politique et intellectuelle depuis plus de 40 ans maintenant.

    Votre passage au Devoir et à Radio-Cadenas en d'autres temps m'aura appris à aiguiser mon sens critique et d'exercer la remise en question systématique des sophismes et des idées reçues que véhiculent allègrement nos possédantEs exploiteurs et autres obscurEs notables de bourg qui font office d'élite politique.

    Vous aurez pourfendu avec brio toutes les idéologies basée sur un conservatisme social abject et négatrices des libertés individuelles et civiles.

    Vous aurez combattu viscéralement avec vos traits de plume tous les totalitarismes basés sur les discours vides, creux et profondément superficiels des tenants de la pensée unique paresseuse et confortable de tous les représentantEs de la république des SatisfaitEs, se satisfaisant de toutes les injustices en autant qu'elles et ils ne les subissent pas.

    Votre passage parmi Nous dans ce bas-monde de plus en plus intellectuellement ténébreux aura été une lumière dans cette pensée caverneuse d'homme instinctif retournant tranquillement vers l'âge de pierre.

    Nous vous en saurons gré et penserons à vous, dissous depuis hier dans ce grand maelstrom cosmique, comme d'un homme libéré par sa parole.

    Pourquoi pas une chaire universitaire de journalisme internationale en votre nom, tiens ?
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  • Gerald Durocher - Inscrit
    20 août 2011 13 h 05
    Geoges Paquet à tout dit. Merci.
    Merci Monsieur Paquet. Enfin quelqu'un qui va au bout de sa pensée, lors-
    qu'il parle de souveraineté. Oui, en 2011, on ne peut tenter de vendre diverses salades au Québécois... En Europe avec l'Euro on est dans un cadre fédéral ayant des exigences pour les divers pays; comme ici,
    on pense que les provinces ne peuvent inconsidérément avoir des déficits
    ou se donner des programmes, financés par l'endettement ou payer indirectement par la PÉRÉQUATION!!! Récemment je lisais qu'au Canada, le Fédéral aurait endossé une dette québécoise pour ne pas faire vivre au DOLLAR CANADIEN ce que la Grèce et quelques autres États européens font vivre à l'EURO! Faut-il attendre d'en être rendu là pour commencer à parler de crise des FINANCES PUBLIQUES au Québec.
    En Europe, depuis des années on a répété aux divers pays de l'Euro de ne dépasser le 3% du PNB dans leurs déficits...Vous imaginez le tollé au Québec, si Ottawa était plus 'encadreur' des paramètres budgétaires des provinces... Notre Autonomie reprendrait du poil de la bête. Un certain Monsieur Legault doit avoir hâte de nous aider à comprendre les redressements qui nous attendent...afin de devenir une province forte (sans ou peu de péréquation) avant de s'embarquer dans la mouvence d'un État québécois! (10 ans et plus).
    Ou bedon on est indépendantiste et souverainiste ( en disant ce qu'en seront
    les contraintes) ou bedon on est fédéraliste (centralisé, décentralisé, coopératif etc...) Il faut choisir! En terminant, je me demande encore quel espace prendra un certain Monsieur Aussant? Quel vocabulaire inventera-t-il pour qu'un québécois bien né comprenne, ce que l'on n'a pas compris depuis René Lévesque (1980), Bouchard, Dumont et Parizeau (1995)... Quel nouvel 'alphabet politique' découvrira Pierre Curzi! Le MNQ ira où... Les Adéquistes vendront quoi... Oui Monsieur Paquet, la monnaie ça contraint un pays, une Province, un Canton, un Land, un County voire un
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