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Manifeste pour un Québec dégrisé - Rompre avec l'idéal du vert-de-gris

Dave Bakken, Patrice Bertolacci et David Vachon - Les dégriseurs  21 juin 2011  Québec
Nous, les vaincus, les marmots, les anormaux, les perdus, bref, la jeunesse du Québec, nous avons décidé de clamer haut et fort notre lassitude face à ce monde larvaire, croulant, déprimant, pervers. Nous en avons assez de cette vicissitude amorphe, de ce paysage politique lunaire, de cette confrérie de lunatiques endormis.

Un État se doit d'être un levier permettant au peuple d'apporter des changements collectifs de manière pacifiste et conviviale. Pourtant, en ce moment, il nous apparaît plutôt comme un écueil insurmontable auquel doit faire face toute forme de volonté populaire. Les lobbyistes en sont les sirènes, très peu séduisantes, mais pas moins efficaces, qui attirent les ambitions vers le fond. Disparition totale de tout débat de fond, dissipé dans les abysses des intentions molles et perfides.

Nous ne sommes pas des anarchistes, nous ne sommes pas des souverainistes, ni des fédéralistes, nous ne sommes aucunement maoïstes, stalinistes ou castristes, nous nous foutons de vos idéologies de vieillards, de vos imaginations grisâtres, nous ne sommes que la jeunesse dynamique, qui, déjà, craint devoir léguer un monde amer à des enfants qui auront honte de leurs pères.

Centre commercial mondialisé

Matériellement parlant, l'idéal civilisationnel actuel correspond à un centre commercial mondialisé, enveloppé d'une mer asphaltée, stationnement à volonté, et relié entre différents points de vente, par des autoroutes immenses. Idéalement parlant, la finalité de notre société moderne consiste à rendre possible la maximisation d'assouvissement des désirs du plus grand nombre de manière tendanciellement immédiate.

Mais vous savez quoi?

Nous refusons catégoriquement de donner suite à un tel projet.

Nous considérons que vous êtes dans l'erreur.

Nous rejetons cette filiation ainsi proposée.

Cette société, nous n'en voulons tout simplement pas.

Notre bilan se résume en un mot: échec!

Un échangeur autoroutier comme projet de société: échec! La spoliation des ressources naturelles contre des redevances à deux sous: échec! Les écoles primaires changées en postes de police: échec! L'économie d'abord: échec! La jeunesse éduquée aux jeux vidéo et au porno: échec! La réforme scolaire et le nivellement par le bas: échec! La télé-réalité: échec! Les coupons de circulaire et le panier le moins cher: échec! Les jeux télévisés et la culture médiatique: échec! Les pelouses sans pissenlits: échec! Le progrès collectif en termes de PIB: échec! La nouvelle hiérarchie sociale en pouvoir d'achat: échec! La popularité personnelle en amis Facebook: échec! Les réseaux sociaux conviviaux et la haine du voisin: échec! Le cheeseburger double à 1,39 $: échec! Les préarrangements funéraires et la marchandisation de la mort: échec! Les soins longue durée et l'absence de fin justifiant les moyens: échec! L'achat de bonne conscience bio-équitable: échec!

Est-ce bien l'achèvement?

Le summum de la civilisation occidentale?

La victoire de la liberté sur la tyrannie?

Le modèle sociétal à conserver contre la barbarie?

Comme disait si bien le Philosophe contre Darwin: «Rien n'est à conserver, tout doit s'exalter!»

Le potentiel du Québec, tant au niveau de son territoire riche que de sa jeunesse en friche, est immensément plus inspirant que ce statu quo moribond. Aucune envie de prendre le bateau, ni même l'échangeur Turcot, pour tourner éternellement en rond. Aucune société ne peut durer sans l'élaboration de projets de société novateurs, sans une vision vers un avenir prometteur.

«Disons "Non" aux chantres de l'immobilisme pathétique, et scandons en coeur le revitalisme politique!»

Ce que nous devons faire


D'abord, nous devons refuser toute forme d'exploitation des richesses naturelles qui aurait pour ambition la seule profitabilité sur le court terme au bénéfice d'intérêts privés arbitraires. La gestion des ressources sur le territoire québécois se doit de viser un développement durable n'utilisant que des ressources renouvelables — ce qui est, par ailleurs, possible dans le cas du Québec, contexte aussi marginal que favorable relativement au reste du monde.

Il va donc de soi que l'état actuel de dépendance au pétrole doit être remis en question et que, ultimement, une transition vers un Québec post-pétrolier devra s'amorcer. Cette nécessité se justifie, à la fois par l'imminence du pic pétrolier mondial, ainsi que par la balance commerciale négative au niveau national — du fait que le Québec n'est pas producteur de pétrole.

Une planification énergétique se voulant systématique et s'orientant sur le long terme implique un minimum de pouvoir décisionnel politique, indépendant de l'arbitraire du marché uniquement préoccupé par les intérêts privés sur le court terme. Certaines richesses collectives doivent éviter d'être appropriées par des groupes de particuliers quelconques et ne devenir que de simples marchandises perdant toute forme de valeur intrinsèque autre qu'économique. Ces richesses concernent par exemple les matières premières, la culture en général et l'éducation tout spécialement.

La marchandisation de l'éducation nous apparaît symptomatique d'un système qui tourne sur lui-même, dans une quête fantasmatique de félicité, mais qui s'use néanmoins, comme un boulon trop forcé, et en devient rond, tout en rejetant une pluie de rouille épuisée. Notre société correspond, métaphoriquement, à une toupie sur la pointe d'une montagne abrupte, ayant oublié vers où cheminer, trop apeurée de la chute prochaine.

Réhabiliter la culture

Les ailes ne pourront pousser sans d'abord réhabiliter la finalité première de toute civilisation: la culture. Si une gestion rationnelle des ressources naturelles ainsi qu'un aménagement territorial assurant une sécurité civile (énergétique, alimentaire, etc.), au sein d'une société indépendante du pétrole, s'avèrent nécessaires en tant que condition de possibilité du bien commun, il importe tout autant de considérer les institutions sociales et économiques comme relevant de leviers collectifs, et ainsi rompre avec le fétichisme édulcoré stipulant l'économie comme une fin en soi.

La finalité d'une société s'avère être l'humain et son rayonnement culturel. Cela implique d'abord que l'on doive éviter la privatisation de l'éducation, tout autant que son nivellement par le bas. L'un la travestit, l'autre l'appauvrit — et les deux sont fort navrants. La solution, quant à elle, n'est actuellement que rumeur, murmurée humblement, par le vent du changement.

***

Dave Bakken, Patrice Bertolacci et David Vachon - Les dégriseurs
 
 
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  • France Marcotte - Abonnée
    21 juin 2011 05 h 56
    Convulsion
    Bravo! Et ne laissez pas cette fraîcheur d'intention se faire emporter par les remontrances prétendument raisonnables de la grisaille!
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  • Lisedo - Inscrit
    21 juin 2011 06 h 21
    Manifeste pour tout âge confondu.
    Bravo pour cette belle lucidité, les dégriseurs ! Un texte très bien écrit, dans une superbe langue française, chapeau les jeunes ! Un message qui résume bien le ras-le-bol, et le besoin d'avancer autrement, des bien pensants et des bien portants de tout âge, cependant....J'ai la jeune soixantaine, c'est tout dire, et je vous l'assure, tête et coeur vibrent encore à plein de choses, incluant votre manifeste ! N'est-ce pas une bonne nouvelle ? Et pour être efficace, un projet de société doit pouvoir embarquer plusieurs générations, non ? C'est le principe d'un immeuble inter-générationnel....Alors propagez vos idées solides partout où elles peuvent être entendues. ne vous limitez pas à la jeunesse. Il y a une force dans l'union des genres que la sectarisation n'apporte pas: le consensus rassembleur. Longue vie aux dégriseurs !
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  • Simon Longchamps - Abonné
    21 juin 2011 06 h 32
    Wow !
    Vous êtes inspirant. Et ce, bien plus que les Curzi, Kadir et l'ultra-lucide Lucien !

    Vive les Dégriseurs
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  • tohi1938 - Inscrit
    21 juin 2011 07 h 22
    Magnifique paradoxe pour des dégriseurs...
    Que de se saouler avec des belles parole!
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  • Fredodido - Abonné
    21 juin 2011 07 h 24
    Superbe.
    Avez vous entendus parler de Génération d'idées?
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  • iduchesne - Abonnée
    21 juin 2011 07 h 56
    Enfin!
    Votre texte est superbe et tellement nécessaire! il faut trouver un moyen de rassembler efficacement tout ceux qui pensent comme vous, sans faire de distinction d'âge, ensemble pour augmenter la force du vent de changement.
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  • lephilosophe - Inscrit
    21 juin 2011 08 h 41
    L'État et le marché
    On pourrait condenser symboliquement votre intervention par la réclamation d'une nouvelle sécularisation de l'État à savoir: «la séparation du marché de l'État» comme valeur émancipatrice des collectivités humaines. En somme, organiser la décroissance conviviale…

    Bernard Gadoua
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    21 juin 2011 08 h 42
    Question
    En dehors d'une planification éco-énergétique systématique, qui ressemble étrangement à un manifeste socialiste européen des années soixante, vous proposez quoi?
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  • celljack - Inscrit
    21 juin 2011 09 h 03
    Proposition à méditer
    J'espère que les "dégriseurs" et les blogueurs ici prendront connaissance de ce qui suit.

    "Un État se doit d'être un levier permettant au peuple d'apporter des changements collectifs de manière pacifiste et conviviale."

    Voici 2 propositions dans cette acropole démocratique 2.0.

    1- Mettre en place un mécanisme de participation en temps réel de la population aux décisions de l'assemblée nationale. Nous avons tous nos comptes de dépenses sur une simple carte, nous faisons confiance à un système informatique pour gérer les économies de toute une vie par téléphone et par l'internet... jamais je croirai qu'un mécanisme de vote et de référendum similaire, facile, efficace et sécuritaire ne pourrait pas être établi!

    2- Mettre en place une transparence dans le gouvernement. Obliger les élus à gérer tous leurs dossiers publics sous les caméras et les micros durant leur fonctions officielles, de 8h à 16h, au bureau, durant le cocus, au restaurant avec des lobbyistes, au golf, etc... partout où des dossiers publics sont discutés. Diffuser l'information en direct, sans montage et accessible à tous. Nous avons le droit d'être informés des intérêts privés, publics et autres qui sollicitent notre gouvernement, nous avons le droit de les appuyer comme de les opposer, en toute connaissance de cause.

    Open government
    Open democracy.

    Ce n'est pas de l'idéalisme ni de l'utopie, car au contraire cette dynamique lèvera des débats et des conflits. Cette proposition n'a fondamentalement pas de parti politique, toutes les orientations y sont admises.
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  • Anne-Marie Gagnon - Inscrit
    21 juin 2011 09 h 17
    Il y a du chemin à faire avec ce message!
    Vous connaissez la démarche des Rendez-vous de l'énergie? Et que dire du 1er Forum québécois sur l'énergie qui aura lieu les 16, 17 et 18 novembre prochains?

    Vous devez être des nôtres et surtout, vous devez participer au concours oratoire Mon cri du cœur!

    Voici le lien: www.rdvenergie.qc.ca/forum/le-forum-en-bref

    NB: le concours sera lancé à l'automne, une tribune exceptionnelle...
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  • Catherine Courchesne - Abonnée
    21 juin 2011 09 h 18
    J'embarque!
    Merci pour cette ouverture. Je sens l'oxygène atteindre mon cerveau endormi. Sans plus d'info sur les moyens à entreprendre, j'attends la suite. Et en tant que prof de français blasé de la pauvreté de la langue utilisée par la plupart des scribouilleurs, je vous félicite pour cette belle qualité de rédaction.
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  • Monsieur Pogo - Inscrit
    21 juin 2011 09 h 42
    Salmigondis
    << Les vaincus, les marmots, les anormaux, les perdus, bref, la jeunesse du Québec, nous avons décidé de clamer haut et fort… >>

    ... notre indigence intellectuelle, qui est manifestement la cause de l’embrouillamini de notre Manifeste.
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  • asclepios - Inscrit
    21 juin 2011 09 h 45
    L'espoir n'est pas mort
    En tant qu'observateur de mon époque, je trouve que le plus grand obstacle au bonheur de mes semblables est le désespoir qui s'est logé dans l'esprit d'une bonne partie d'entre eux. Ce désespoir se manifeste par des paroles de découragement, par la certitude que les actions individuelles n'ont aucun impact, par l'impression tenace que le meilleur est derrière nous et que l'avenir est chargé de malheurs. Ce désespoir, je le constate à tous les âges. Par exemple chez une nièce de 18 ans, une femme intelligente et douée, qui reste dans un milieu de travail empoisonné parce qu'elle y a obtenu la sécurité d'emploi.

    Comme Socrate, je ne prétends détenir aucune sagesse mais j'ai l'avantage sur les sophistes et les prophètes de malheurs d'exercer ma raison dans le but de mieux me connaître moi-même et de mieux connaître mes semblables. Ce qui me permet quelquefois, lorsque je dis des idioties, de le reconnaître.

    Je salue chaleureusement l'initiative de Dave Bakken, Patrice Berolacci et David Vachon. La jeunesse est un formidable atout pour apporter des changements. Quand je vois des gens poser des gestes concrets comme celui-ci, ça m'inspire et ça me nourrit.

    François Genest
    http://atenacite.blogspot.com
    Twitter: @FGenest
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  • Jean Richard - Abonné
    21 juin 2011 09 h 55
    Dégriseurs, dégrisez-vous d'abord
    Des belles paroles, mais peu de solutions. Un brin, un gros brin de naïveté et un peu, pas mal ou même beaucoup d'ignorance - et c'est normal : à 20 ans, on ne peut pas tout savoir, et quand on rejette le passé, incarné en mal, avec ses idées de vieillards à jeter par dessus bord, il ne reste que la connaissance du présent, qui par définition n'est pas durable, et du futur, qui n'existe pas.

    Il n'y a rien de neuf dans toutes ces belles paroles. C'est quasiment du 100 % recyclé. D'accord, c'est à la mode le recyclage...

    Ces belles paroles cachent la déprime. On se grise de beaux mots pour oublier de regarder cette déprime bien en face, déprime qu'on attribue à tous sauf à soi-même.
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  • asclepios - Inscrit
    21 juin 2011 10 h 11
    Varia
    @Simon Longchamps: Amir Khadir m'inspire. En dehors de toutes considérations idéologiques, sa façon de parler, je trouve, est rafraîchissante. Curzi et Bouchard, par contre, sont effectivement imbuvables.

    @Fredodido: Je connais «génération d'idées». Je ne sais pas encore quoi en penser. Je déteste le modèle «laboratoire d'idées» (think tank) parce qu'il est essentiellement utilisé comme instrument de propagande. Ceux qui se tournent vers ce modèle doivent constamment prioriser le financement de leur organisme au détriment de la vérité et de la connaissance. Génération d'idées échappe-t-elle à ce piège?

    @iduchesne: YOUHOU! Nous sommes nombreux à travailler chacun dans notre petit coin. Pensez à moi quand vous aurez envie d'échanger. :-P

    @Bernard Gadoua: Un peu trop raide et concis, ce matin... Votre intervention évoquent bien certaines choses mais je ne peux pas dire que je comprends.

    @Jacques Saint-Cyr: Je pense qu'ils proposent de se mettre en avant et d'entamer un dialogue public. C'est déjà un excellent premier pas. Il faut donner le temps à ceux qui prennent ce risque de trouver les mots qui vont nuancer et clarifier leur pensée. Patience.

    @celljack: Vous y pensez depuis un bon moment, c'est vrai. Cependant, faisons attention à ne pas transformer l'administration politique en cirque. Il y a clairement des façons d'améliorer la transparence et surtout la détection de dérives avant qu'elles ne mènent à du gaspillage ou à de la corruption. Il serait utile d'échanger là-dessus.
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    21 juin 2011 10 h 13
    J'en suis !
    ''Mettre en place un mécanisme de participation en temps réel de la population aux décisions de l'assemblée nationale.''
    J'ajouterais, installer des sièges éjectables à l'Assemblée Nationale.
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  • Jacinthe Laforte - Inscrite
    21 juin 2011 10 h 16
    Décroissance et transition
    Ça fait effectivement penser aux mouvements déjà existants de la décroissance (http://www.decroissance.qc.ca/) et des villes en transition (http://www.quebecentransition.org/reseau-quebecois
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  • DannKe - Inscrit
    21 juin 2011 10 h 27
    Grisons-nous, grisons-nous !!!
    @ Jean Richard,

    Laissez ces jeunes exprimer leur sentiment de déroute et le cul-de-sac dans lequel nous nous trouvons. Jeunes, ils sont! Jeunes, ils rejettent les idées du passé. C'est normal de vouloir faire table rase du passé quand tout ce qui a été proposé jusqu'à maintenant ne marche pas et pire, a conduit et conduit toujours à des catastrophes humanitaires et environnementales. À une autre époque, Tristant Tzara et André Breton rejetaient le rationnalisme, on sortait de la boucherie de la Grande Guerre. Et de se dire: tout ça pour en venir là! Laissez ces jeunes exprimer leur dégoût, dans toute la fraicheur de leur propos, et laissez-les nous montrer ce qui les préoccupe le plus. Ces préoccupation n'ont pas d'âge et nous concernent tous. En vous lisant, j'ai vraiment l'impression que c'est vous le vieillard à jeter avec vos propos blasés et étouffants.
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  • Marc Donati - Abonné
    21 juin 2011 10 h 28
    Chapeau
    Merci pour ce beau manifeste. En espérant qu'il débouche un jour sur des propositions concrètes. Je crois comme vous qu'une révolution est souhaitable. Travaillons à organiser l'après, ce qui risque d'être le plus dur. Ne vous laissez pas décourager par les : ''vous les jeunes...'', prononcés par les plus cyniques d'entre nous: ceux-ci ont tendance à oublier qu'ils sont des citoyens eux aussi et que le débat générationnel est parfaitement futile face à la grisâtre dont nous devons faire face à chaque jour.
    Et vive la décroissance conviviale.
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  • Olivier Boisvert - Inscrit
    21 juin 2011 10 h 47
    Nouvel horizon de sens
    Les institutions québécoises sont essoufflées. L’idéologie qui les
    anime n’arrive plus à camoufler ses insuffisances et le cynisme se
    répand comme une traînée de poudre et son corollaire, l'inertie. La vision unidimensionnelle de l’idéologie néolibérale, qui est celle de la consommation sans limites et du progrès émancipateur, révèle ses limites. Le manifeste est clair sur ce point. En outre, la seule posture possible dans cette rationalité, la division gauche-droite, nous menotte dans des polarisations éternelles et fait de la délibération un concept utopique. Qui peut dire en effet à quel spectre appartient l’écologisme ou le féminisme? C’est d’un nouvel horizon de sens dont nous avons besoin. Et le projet à construire n'est pas générationnel mais pan-sociétal de sorte que le mouvement soit assez ample pour rouvrir le champ des possibles. À Saguenay, il existe des dégriseurs qui s'ignorent qui ne souhaitent que se fédérer...L'invitation est lancée.
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  • Venne,Stéphane - Abonné
    21 juin 2011 10 h 51
    D'abord le pouvoir d'agir
    On peut certainement souhaiter que les actions collectives aient, prises singulièrement, telle ou telle finalité. Mais pour prendre action collectivement, il faut d'abord se doter du pouvoir collectif d'agir. On ne peut régir un territoire, ses occupants et ses ressources, sans la juridiction exclusive sur ce territoire, ce qui est la souveraineté. C'est incontournable. Autrement, tout rêve demeure rêve, ne devient jamais projet, ne se matérialise jamais, ou alors sous la gouverne d'autrui... et nous revoilà à l'infantile case-départ.
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  • celljack - Inscrit
    21 juin 2011 11 h 00
    Villes en transition (québec)
    @ Jacinthe Laforte

    pour votre information, voici le lien pour transition de la ville de québec:

    http://www.transitionquebeccentreville.org/

    Le but est de rejoindre un réseau d'initiatives existantes et de les inter-relier à travers transition.
    Marchés solidaires, urbaniculteurs, vélo vert, éco-cartier limoilou...

    Malheureusement, mon opinion personnel est que le mouvement citoyen transition et décroissance marche bien dans de petits villages, dans des groupes de petite taille, mais dans des grandes villes, c'est sporadique. Pour voir un vrai changement, j'ai bien peur que ça prenne une volonté politique!
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  • Gael HOLLARD - Inscrit
    21 juin 2011 11 h 03
    Etre ou devenir un citoyen responsable..
    Voila bien longtemps que je suis également de l'avis que la politique devrait être obligatoire et que la technologie pourrait être enfin utile a modifier la société plutôt qu'a la faire plonger vers un cul de sac que les générations futures vont devoir appréhender sans avoir forcement la visibilité de la génération actuelle.
    Nous avons un jugement diffèrent avec notre expertise du avant et après...
    Et ce n'est pas de l'arrogance ou de la naïveté c'est de reconnaître être tous responsable de ce que nous vivons et que le futur et d'avoir la possibilité d’être un membre actif a des changements de société.... Difficile a imaginer avec le système aujourd'hui mais si nous prenons exemple des bouleversement dans le monde arabe par exemple qui vivent dans des sociétés encore plus sous contrôle , gardons espoir qu'un jour la population sortiras dans la rue pour des reformes et non pour des matchs sportifs ?!
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  • Solange Hudon - Abonné
    21 juin 2011 11 h 18
    Avez-vous de la place pour des «jeunes» de 65 ans?
    Bravo pour ce manifeste enflammé! Je retrouve en vous la jeunesse des années soixante qui voulait changer le monde. Le monde a changé mais les plus puissants en ont profité. Il faudrait bien que ce soit maintenant le tour des femmes et des hommes ordinaires. Des luttes pour nous sortir de la grisaille il y en a eu quotidiennement à travers les luttes syndicales (pas toutes bien sûr), les luttes féministes, les luttes écologistes, les luttes étudiantes, etc. Nous ne partons pas à zéro chers amis.

    Vous dites ne pas être anarchistes, ni souverainistes, ni fédéralistes... mais uniquement la jeunesse dynamique. Pourtant, votre charge anti-grisaille est proche de la pensée anarchiste qui est loin de toute grisaille et de bien d'autres courants d'idées bien vivants, bien que minoritaires et invisibles dans les médias promoteurs de la grisaille.

    Pour ma part, j'ai fait le choix de faire un bout avec Québec solidaire parce que la plupart des critiques que vous faites s'y retrouvent. Mais aussi parce qu'on y retrouve les mêmes perspectives que vous proposées. On y trouve aussi une critique de la grisaille politique et une invitation à changer les institutions politiques qui nous ralentissent comme société. On y retrouve aussi une critique de ce système économique qui nous enferme dans la logique du marché jusque dans nos actions de solidarité comme toute une kyrielle de fondations privées intéressées à recevoir nos dons.

    Mais, il n'y a pas que Québec solidaire, évidemment, pour changer les choses. Il y a aussi toutes les actions citoyennes qui cherchent à contrecarrer les plans de ceux que vous dénoncez. Il y aussi, encore aujourd'hui, des milliers de femmes et d'hommes qui s'impliquent dans les mouvements sociaux, syndicaux, féministes, écologistes pour que la société change fondamentalement. Il manque toutefois un lien fort, souple et efficace entre tous ces efforts pour que le pouvoir de la grisaille laisse la place à une sociét
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  • Michele - Inscrite
    21 juin 2011 11 h 19
    Pour la sécularisation de la consommation
    Il est possible d'agir en tant que citoyen, il faut tout simplement modifier ses habitudes de consommation.
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  • Huguette Proulx - Abonné
    21 juin 2011 11 h 32
    Enfin!
    Bravo les dégriseurs! Cela fait bien au moins quinze ans que j'attends, que j'espère ce moment, savoir que la génération montante se décide, lâche un moment son i-pod, et se lève! C'est toujours le premier pas qui compte. Bravo à vous pour votre lucidité et votre enthousiasme - lucidité n'étant pas toujours l'équivalent de défaitisme - .

    Et n'oubliez pas que ce ne sont pas tous les "vieux" qui sont devenus de vieux croutons sclérosés, fiers de leur BM et de leur pelouse sans pissenlits!

    H.Proulx
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  • nicholas.lescarbeau@gmail.com - Abonné
    21 juin 2011 11 h 45
    C'est du slam!
    Tout un Slam! sur la gueule! Bravo!
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  • Olivier Boisvert - Inscrit
    21 juin 2011 11 h 49
    La démocratie représentative n'est pas la fin de l'histoire
    C’est absurde de s’obstiner à croire qu’un grand chantier social jaillira de la tête des politiciens, ces experts de la totalité. Ce qui est chimérique, ce n’est certainement pas, malgré ce que prêchent les libéraux obnubilés par la démocratie représentative, d'utiliser la technologie moderne pour mettre en place une démocratie élargit et inclure les citoyens dans la politique qui les concerne, c’est plutôt d’exiger d’une poignée d’individus «incorruptibles» qu’ils s’occupent des affaires de la Cité depuis leur solitude technocratique. Aménager les conditions pour que les politiques soient débattues par les citoyens en amont de leur promulgation, c’est s’adjoindre la créativité des gens de la nation, c’est postuler que leur participation contribuera à développer leur sens critique et sera auto-formatrice. Portée presque exclusivement par des partis aux programmes ressemblant à des mirages incohérents, la démocratie libérale représentative renforce la tendance délétère de la sectorialisation et de la spécialisation des sociétés. Pour le citoyen avide de participer que je suis, il est clair que le « destin de l’être » ne consiste pas à s’assujettir à une forme décadente de démocratie et à une techno-science qui n’admet comme limite que ce qu’elle ne sait pas encore faire.
    Une telle société est une société décadente. Et la démocratie représentative, qui renvoie à l’élection des experts, est une occasion manquée d’aménager les conditions d’une éducation et d’une participation permanente des citoyens à travers une remise en question des lois de la cité et de ses desseins particuliers. Si aucun citoyen ne semble prêt à sacrifier ses temps de loisir ou sa vie professionnelle afin de prendre part à la vie politique de son milieu, c’est qu’on ne lui a pas encore fait la démonstration que la politique est une aventure extraordinairement riche!
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  • camelot - Inscrit
    21 juin 2011 12 h 16
    Bravo !
    Encore, encore !
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  • Alexandre Lavallée - Inscrit
    21 juin 2011 12 h 40
    Projet engagé ou haine cachée sous de beaux mots?
    Je peux comprendre et m'accorder avec quelques-unes des idées que vise ce "manifeste", mais il m'apparait d'avantage comme un symptôme qu'un projet, comme un discours sectaire qu'un beau poème...

    J'imagine que ceux et celles qui le félicitent "veulent du changement". Mais rappelez-vous que les ennemis de vos ennemis ne sont PAS nécessairement vos amis : c'est ce que nous enseigne l'art de la nuance. Ce discours ne fait d'ailleurs aucunement usage de cet art, ce qui n'est pas sans conséquences. C'est le "Radio X" de la gauche : il semble entièrement motivé par la haine et le refus. Et il charme les esprits, c'est inévitable. On sent sous ces mots la lutte facile entre un "Bien" et un "Mal" qui ne prend pas en compte la complexité de la réalité et qui s'exprime malheureusement comme la lutte entre... ce qui n'existe pas et ce qui existe, encore une fois sans nuance.

    Prendre une multitude d'éléments qui caractérisent diverses sphères de la société et tous les qualifier "d'échec", ce n'est pas beau, ce n'est pas une ouverture pour l'avenir, c'est simplement... triste. Non pas triste en général, mais uniquement pour ceux et celles qui partagent ces idées. Un tel discours peut soulager certaines personnes de leur haine envers """la société""", mais ne pourra jamais améliorer quoi que ce soit.
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  • real@realo.ca - Abonné
    21 juin 2011 12 h 49
    Aiguiser les épées de ses ennemies....
    « Nous les jeunes » pour qui vous prenez-vous pour parler au nom de tous les jeunes? Il n'y a même pas de fille dans votre petit groupe!

    Puis vous faite du générationnisme , et ça fait l'affaire du néo-libéraliste, diviser en génération c'est diviser pour régner. Vous allez exactement dans le sens de ce que vous dénoncez.

    Et cette phrase veut dire quoi?
    Comme disait si bien le Philosophe contre Darwin: «Rien n'est à conserver, tout doit s'exalter!»
    Parlez-vous du Darwinisme social? Je ne comprends pas.
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  • Raymond Turgeon - Abonné
    21 juin 2011 12 h 53
    Vous n'êtes pas seuls.
    Il n’est pas essentiel de s’identifier à une étiquette idéologique. Je comprends très bien votre désarroi. Et je vous félicite pour ce réflexe de questionnement des certitudes en vogue. C’est très sain. J’admire aussi votre sensibilité sociale. Avouez qu’elle apparaît plutôt en déficit de popularité au bénéfice de l’individualisme induit par une société de consommation débridée. Mais peut-être la connaissance de notre histoire nationale, malheureusement volontairement diluée sinon à toutes fins pratiques escamotée dans les parcours scolaires à cause d’une crainte psychotique qu’on l’utilise à des fins de propagande indépendantiste, vous renseignerait sur vos origines et votre identité culturelle afin seulement de vous situer dans notre histoire. Demandez-vous pourquoi on vous prive de votre identité. Quels intérêts sert-on ainsi?
    Je partage votre déception et votre cynisme à l’endroit de la classe politique et de l’absence navrante de vision et de promotion d’un projet de société qui se respecte. Je considère personnellement que Québec Solidaire, pour qui je n’ai pas encore voté, malgré qu’il soit trop souvent affublé du qualificatif réducteur que constitue l’expression « gau-gauche », est étonnamment le seul parti qui propose une société saine, équitable et qui se soucie honnêtement de l’intégrité de notre nation. Utopique? Certes. Tout comme il est utopique que nous atteignions la vertu. Mais qu’est-ce qui nous empêche d’y travailler, à plus forte raison si notre société en bénéficie?
    Vous savez, à votre âge, certains d’entre nous craignions (encore aujourd’hui) aussi pour les générations futures. Ma plus jeune, qui aura bientôt 29 ans, partage cette même inquiétude, d’autant plus qu’elle songe à bientôt fonder une famille, à la différence qu’elle n’a pas honte de son père. Ne vous isolez pas, vous êtes moins seuls que vous ne le croyez. Une sociét
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  • Marie Lauzier - Inscrite
    21 juin 2011 13 h 06
    Anne, ma soeur Anne...
    "Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir?"

    Votre texte m'atteint droit au coeur. Je suis émue.
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  • Georges Paquet - Abonné
    21 juin 2011 13 h 35
    Dabord, les trois jeunes Dégriseurs, impliquez-vous, vous mêmes...
    Chers jeunes dégriseurs.,

    Si vous considérez que "les autres" sont dans l'erreur, vous pourriez, même que vous auriez du, vous impliquer dans les mouvements et les Partis politiques. Certains députés, au Parlement canadien, sont probablement plus jeunes que vous. L'écriture et la critiques sont de beaux et agréables moyens d'intervenir en société, mais l'implication et l'action sont généralement beaucoup plus efficaces.

    Chaque Parti politique a sa section jeunesse. Si vous avez des idées, comme vous le laissez croire, il y a là un bon endroit pour les proposer et les partager.

    Vos dénonciations, vos comparaisons entre votre entourage et une toupie qui tourne sur elle-même, sont de belles images, mais je n'ai trouvé dans votre texte aucune idée nouvelle. Pourtant s'il y a une chose que l'on devrait attendre de jeunes attentifs, intelligents et engagés, ce serait bien quelques idées neuves et quelques projets emballants.

    On attendra encore un peu...
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  • Raymond Turgeon - Abonné
    21 juin 2011 13 h 40
    Vous n'êtes pas seuls (Suite)
    Une société saine ne peut être constituée que d’une seule génération. À quel âge faudrait-il arrêter d’aspirer et de contribuer à un monde meilleur?

    Raymond Turgeon, 59 ans, Brownsburg, Québec,
    étudiant au Collège Universitaire de Saint-Boniface
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  • Michel Bédard - Inscrit
    21 juin 2011 14 h 14
    Bravo.
    À la fois dégriseurs, secoueurs de colonnes, et briseurs de glace.
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  • Olivier Boisvert - Inscrit
    21 juin 2011 14 h 56
    Les partis politiques n'ont pas le monopole de la participation
    M. Georges Paquet, vous faites la démonstration de votre étroitesse d'esprit si vous croyez que la seule forme de participation possible se confine aux partis politiques et aux mouvements sociaux. Comme beaucoup trop d'adeptes de la démocratie représentative, vous commettez l'erreur de restreindre l'implication aux partis politiques enfermés dans des logiques partisanes et des obligations d'unité qui minent la créativité et engendrent la logique guerrière qu'évocait Mme Beaudoin récemment. Les associations de citoyens sont extrêmement importantes et fécondes en tant qu'elles constituent un excellent terreau pour des idées nouvelles, non idéologiques. Cette forme de participation, qui manque cruellement à notre société, est auto-formatrice et contient les germes d'un réenchantement du politique. Le cynisme omniprésent est la cause des polarisations éternelles entre vieux partis et vieux clivages qui ont déjà accompli leur travail en tant que mythes fondateurs mais qui nous hantent maintenant. Et, croyez-vous que le milieu des élites politiques est aussi faciles d'accès et qu'il n'a pas tendance à avilir même les plus endurcis?
    Vous postulez probablement comme la plupart des dirigeants que la population n'est pas apte à s'auto-gouverner? Si vous naturalisez cette opinion, c'est que le monde d'aujourd'hui qui fabrique des gagdets à la tonne forme des citoyens qui ne sont pas portés à participer, préférant laisser ça à des professionnels de la politique, ce qui est une absurdité gigantesque selon moi, mais c'est le principe fondateur de notre démocratie minimaliste et procédurale.
    Le manifeste est un document coup-de-poing qui ne peut pas résumer l'ensemble des aspirations d'un groupe. Alors ceux et celles qui le critiquent car il ne dispose pas de signataires femmes (ça prend un principe de discrimination positive ou quoi?) ou qu'il est trop générationnel doivent comprendre qu'il ne dit évidement pas tout et ne fait pas le t
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  • Bellemiche - Inscrit
    21 juin 2011 15 h 30
    Bravo
    J'ai beau avoir 57 ans, ce manifeste rejoint ce que j'ai toujours pensé et défendu. Et je ne suis certainement pas la seule parmi les "anciens jeunes".

    Mais les mots ne sont pas tout ... Et sans action, ils ne signifient pas grand chose... Pour l'instant, seul Québec Solidaire me semble être dans ce mouvement d'action.
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  • Michaël Lessard (micles.biz) - Abonné
    21 juin 2011 15 h 53
    Ce n'est pas nouveau, c'est l'affirmation d'un savoir-vivre collectif
    À mon avis, ce qui est affirmé dans ce très bon manifeste n'est pas nouveau, mais c'est nouveau que les nouvelles générations l'affirment de plus en plus de manière autonome. Certains jeunes se laissent endoctrinés par des radios de droite ou autres néolibéraux, mais ici on sent une indépendance d'esprit et des idées claires axées sur le vivre-ensemble et le respect des gens.

    Je crois que la force de ce manifeste est d'affirmer des valeurs de respect des ressources collectives et une réaction saine contre nos excès commerciaux et technocratiques. Ce qui est dit ici, je le pensais aussi il y a plus de 20 ans, car ce ne sont pas de nouveaux problèmes: une société hédoniste où parfois le bien-être humain et l'esprit collectif sont oubliés.

    Concrètement, j'appuie surtout la demande que nos ressources naturelles soient protégées comme des biens communs sous supervision démocratique et la demande que le Québec prenne un tournant radical vers des énergies renouvelables au lieu de faire des courbettes aux industries rétrogrades (gaz, pétrole, etc.).

    Ce qui est plaisant, c'est que ces jeunes auteurs arrivent à cet esprit par eux-mêmes, sans être disciples d'une idéologie. Ce qu'ils disent sont des valeurs partagées par les progressistes en général.

    Personnellement, je suis d'avis qu'aucun projet de développement utilisant des ressources collectives devrait se faire sans réussir à obtenir l'approbation de la communauté concernée. Si une entreprise n'est pas capable de convaincre les gens du bien-fait de son projet, c'est qu'elle ne mérite pas d'utiliser ces ressources.

    Ce qu'il manque, comme mentionné par plusieurs ici, c'est l'enjeu fondamental de la démocratie participative (ne pas confondre avec de simples consultations!). Aussi, la « révolution » actuelle se fait et se vit en grande partie hors des partis politiques. Que ce soit de manière indépendante dans nos communautés ou encore dans un parti, je crois que nous de
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  •  
  • Bernard La Riviere - Abonné
    21 juin 2011 15 h 56
    QS pour toutes et tous
    Hé oui, Bellemiche a raison. Les nuances viendront bien assez vite.
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  • Georges Paquet - Abonné
    21 juin 2011 17 h 47
    Ils fument quoi ces dégriseurs?
    Ils sont plutôt gonflés ces petits dégriseurs. Ils sont trois. Ils parlent au nom de toute la population "jeune" du Québec. Ils distribuent les blâmes autour d'eux. "Le monde" se trompe, disent-ils. Ils prônent le "revitalisme politique". Mais ne chercez pas de propositions précises. Ils en attendent de vous. Après tout, ils écrivent, ils ne sont pas pour avoir des idées en plus.
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  • frekent - Abonné
    21 juin 2011 17 h 57
    Quel article passionnant
    Je suis si content d'entendre quelqu'un de ma génération qui est en mesure de formuler dans un texte les idées qui envahissent ma tête et qui me donne quelques fois l'impression que je vire fou. Mais lorsque je peux lire des articles passionnants comme ce dernier je vois qu'Il y a espoir.

    Je vous remercie tant de me donner l'espoir avec vos paroles.
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  •  
  • Pascal Laquerre - Inscrit
    21 juin 2011 17 h 58
    magnifique!
    Même si le texte en sois n'est pas une solution, il fait parti de l'exercice.
    Merci aux auteurs, Merci
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  •  
  • Georges Paquet - Abonné
    21 juin 2011 20 h 55
    Cher Olivier Boisvert...
    Vous auriez remarqué ici ou là une étroitesse d'esprit. Mais vous n'avez nullement démontré la largesse de la vôtre. Je n'ai rien trouvé d'autre dans votre intervention que des mots et du vent. Si vous avez des idées, comme vous semblez le suggérer, ça devrait paraitre quelquepart...

    Je répète que je ne peux pas prendre comme représentants d'une jeunesse québécoise intelligente, industrieuse et responsable, trois personnes qui se donnent le droit et le mandat de parler au nom de tous. Surtout que leur texte est rempli de phrases creuses et ne contient aucune idée nouvelle. Si on n'a pas d'idées nouvelles à cet âge, quand en aura-t-on?
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  • Michaël Lessard (micles.biz) - Abonné
    21 juin 2011 21 h 02
    Phrase manquante: Ce n'est pas nouveau, c'est l'affirmation d'un savoir-vivre collectif
    La dernière phrase de mon commentaire fut coupée par le système, alors voici...

    Que ce soit de manière indépendante dans nos communautés ou encore dans un parti, je crois que nous devons créer la démocratie du 21e siècle.

    Merci
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  • Éric Martin - Abonné
    21 juin 2011 21 h 15
    Intéressant, mais encore
    Il est intéressant de voir qu'il y a des jeunes qui en ont marre de la société de consommation. Agaçant, par contre, cette manie de tout poser en termes générationnels: j'ai bientôt 30 ans, et j'ai des amis qui en ont le double, et qui sont tout à fait critique du capitalisme.

    À ce propos, concrètement... quelle est votre position sur le capitalisme? Que pensez-vous de Québec solidaire, le seul parti de gauche au Québec. Pourquoi vous dissocier de toutes les mouvances de gauche antérieures: "Nous ne sommes pas des anarchistes, nous ne sommes pas des souverainistes, ni des fédéralistes, nous ne sommes aucunement maoïstes, stalinistes ou castristes, nous nous foutons de vos idéologies de vieillards, de vos imaginations grisâtres, nous ne sommes que la jeunesse dynamique, qui, déjà, craint devoir léguer un monde amer à des enfants qui auront honte de leurs pères."

    C'est beau la "jeunesse dynamique", mais de l'action, ça prend aussi un contenu. Je vois là beaucoup de belles intentions, mais il faut aller plus loin.
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  •  
  • Frank en encre - Inscrit
    21 juin 2011 22 h 29
    Reste l'espoir
    Vous m'inspirez. Il est vrai que la lourdeur de l'actuel est écrasante et la plus innocente et naturelle réaction se résume en une frustration. J'accuse une distorsion de naiveté à vos idée directrice. Je miserais pour votre âge sur une vingtaine inachevée. La bousculement du refus anarchique à l'indécence du statu-quo et l'implacable réalisation de l'impudente nécessité de "faire avec"... L'audace innovante du jeune est digne de respect et d'écoute. La sagesse prescrira le silence pour permettre à ce jeune de subir, par lui-même la déchirure entre son idéal désir de changer le monde et la triste fatalité de notre insignifiance propre. Vous condamnez l'achat de bonne conscience bio-équitable... Je prétends avec sincère humilité, que le seul moyen de changer quoi que soit est par le geste anodin, le détail. Il est futile de croire en une drastique transformation révolutionnaire. Le changement durable est composée d'un nombre infini de minimes gestes. La réussite passe par l'engagement collectif. Comme la branche qui contourne un obstacle, comme la rivière trace ses méandres, comme la mer réduit le roc massif en poussière de grains de sable, l'homme doit se soumettre à son obséquiosité et engager sa servilité s'il veut , non pas changer mais façonner une tangente améliorée au présent auquel il participe à rendre futur.
    Je dois signifier mon admiration pour cet engagement dont je suis témoin chez la jeunesse émergente. Je comprends leur cynisme et même le partage, mais je persiste à vouloir convaincre que nous sommes loin de l'échec. Au contraire, le fait que l'éveil vers une divulgation de l'escroquerie éhontée du pouvoir économique et politique nous vienne des la jeunesse et de junte journalistique prouve que les temps,sont bien qu'imperceptiblement, changent. Avant on le savait, on s'en plaignait mais on s'abandonnait à la misère. Aujourd'hui on le sait, on le dit et on exige des réponses. Allez, foncez, mais tra
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  • Stephane Levasseur - Inscrit
    22 juin 2011 06 h 20
    Propriété privée: du calme les jeunes.
    Vous dites:
    "D'abord, nous devons refuser toute forme d'exploitation des richesses naturelles qui aurait pour ambition la seule profitabilité sur le court terme au bénéfice d'intérêts privés arbitraires."

    Il n'y a rien d'arbitraire dans la propriété des entreprises privées. Pour 37,60$ vous pouvez acheter une action de Suncor et recevoir votre part des profits de l'industrie pétrolière et gazière. C'est moins cher qu'un cellulaire ou un iPod et ça aide à moins démoniser les compagnies privées.

    C'est d'ailleurs ce que les jeunes devraient faire, épargner et investir pour la retraite au lieu d'acheter des bagnole neuve, des voyages et d'essayer d'obtenir un max d'hypothèque pour acheter la plus grosse cabane possible. Il ne faut pas sauter des étapes et s'acheter tout ce qu'il y avait chez papa-maman. Moins de consommation égale moins de pollution. C'est pas une bonne solution ça?

    Stephane Levasseur
    Québec
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  • Olivier Boisvert - Inscrit
    22 juin 2011 08 h 36
    Chers M. George Paquet et M. Stéphane Levasseur
    M. Levasseur, en examinant de plus près votre proposition, je remarque qu'elle ne tient pas compte de la volonté de plusieurs d'entre nous de ne pas investir dans des compagnies qui sont parmi les plus pollueuses de la planète. Nous ne cherchons pas à diaboliser l'entreprise privée, mais juste à faire la distinction entre celle qui repose sur une raison sociale pérenne, innovatrice et respectueuse de l'environnement et les voyous qui fonctionnent comme des monstres froids qui pillent les richesses des pays et cooptent les gouvernements en place.
    Il me semble par ailleurs que ceux qui forcent la mise en ce qui trait aux hypothèques gargantuesques ne sont pas les gens de ma génération (j'ai 29 ans). L'accès à la propriété est beaucoup moins conviviale qu'il y a quelques années.
    Quant à vous M. George Paquet, je suis d'accord que mes précédentes interventions ne proposaient aucune solution concrète. C'est pourquoi j'ai décidé d'en mentionner quelques-unes ici en cascade.
    D'abord, au niveau politique, je propose de limiter la durée des mandats des maires de toutes les municipalités et gouvernements provinciaux à deux en ajoutant à cette mesure d'introduire une date fixe pour le déclenchement des élections. Pour que les partis au pouvoir ne fassent pas comme si le gouvernement leur appartenait et ne prennent pas les partis d'opposition de cours ou ne puissent plus gouverner en se fiant seulement aux sondages. J'aimerais que tous les membres de la chambre travaillent ensemble dans un parlement de style hémicyle (comme l'Écosse) et qu'ils se penchent sur les dossiers chauds en petit comité non partisan pour décloisonner les allégeances et favoriser le travail inter-parti. Comme configuration, cela donnerait en santé par exemple: le ministre, le porte-parole de l'opposition et deux représentants du milieu. À suivre...
    Introduire un mode de scrutin proportionnel est aussi nécessaire mais en compensant les régions par rapport à Montré
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  • Olivier Boisvert - Inscrit
    22 juin 2011 08 h 50
    Pistes de solutions 2e partie
    Ensuite, au niveau économique, il faut réformer le système d'appel d'offre pour amenuiser la corruption et les dépassements de coûts qui sont rendus automatiques dans le milieu de la construction en s'inspirant par exemple de ce qui se fait en Ontario. Comme nous sommes près du point de bascule au niveau de l'environnement, il faudrait valoriser chez les entreprises les avantages liés à la vente de crédit de carbone certifiés. La loi sur la qualité de l'air qui vient d'être refondue doit tenir compte des entreprises qui exercent sur le territoire québécois avant l'entrée en vigueur de la loi.
    Pour que les familles n'étouffent pas en raison de taux d'imposition extravagant, il faut se pencher sur la possibilité d'introduire un taux d'imposition progressif ou une imposition unique qui tiendrait compte de la capacité de payer des riches. Aussi, rendu à un certain stade, c'est l'augmentation folle de l'imposition qui décourage les gens à faire plus d'heure, il faut vite remédier à cette situation.
    LEs jeunes connaissent davantage les héros des XMEN que nos héros nationaux et c'est inadmissible et dangereux pour la pérennité de notre identité québécoise. Il faut refondre les cours d'histoire et introduire des cours de philosophie et de citoyenneté au secondaire de sorte que la participation aux affaires communes soient encouragée et expliquée.
    Au niveau de l'agriculture, il faut cesser de valoriser seulement les grosses fermes industrielles et fournir le soutien nécessaires aux petites fermes qui reposent sur des pratiques saines et responsables. Mon rêve serait que le Québec jouisse d'un réseau fort étendu d'agriculteurs soutenus par la communauté à l'image des médecins de famille. Donc, la possibilité pour tous les Québécois de pouvoir acheter ses légumes chez le fermier et de pouvoir ainsi reprendre contact avec la terre et avec celui qui la travaille.
    À suivre...
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  • Lartiste - Inscrit
    22 juin 2011 09 h 45
    Votre identité
    Bravo pour ce manifeste;

    Laissez parler votre identité! C'est la liberté qui attend.

    Vous êtes issu du plus grand peuple nord-américain.
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  • Paul22 - Inscrit
    22 juin 2011 09 h 53
    Très beau texte et très belles paroles mais...
    Avoir de la verve et une bonne plume est merveilleux. Avoir des idées qui se tiennent et de la mémoire en est une autre. Ce discours idéaliste auquel je lève mon chapeau reste tout de même du remâché à quelques virgules prêt. Il faut continuer d'aller de l'avant avec un tel enthousiasme, mais il serait aussi intéressant qu'un retour en arrière sur les différents courants de pensée idéologiques qui ont ébranlé le monde au cours des 10 dernières décennies soit fait.

    Critiquer la société d'aujourd'hui telle qu'elle est sans tenir compte de la démarche qui lui a permis de prendre forme... c'est rejeter du revers de la main l'expérience acquise de nos erreurs passées. Avant de croire qu'on peut réinventer le monde avec de nouvelles idées, aussi bien voir si elles sont vraiment nouvelles et qu'elles n'ont pas déjà été essayées.

    Cicéron - Ignorer les événements qui se sont passés avant votre naissance, c'est rester toujours enfant.

    Santayana - Ceux qui ne peuvent se rappeler le passé sont condamnés à le répéter.
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  • PKM - Inscrit
    22 juin 2011 11 h 39
    De beaux grands mots pour de beaux grands maux
    La démocratie directe est la voie royale qui mène à la tyrannie par les voies détournées de l’anarchie.
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  • Sophie Cormier - Inscrit
    22 juin 2011 11 h 53
    Un autre souffle de jeunesse
    Merci a vous trois, certains comme moi ne maîtrisent pas l'art de trouver les bons mots pour manifester haut et fort ce qui nous dérangent. Il est essentiel de partager au plus grand nombre afin de pouvoir nous rassembler. Je suis jeune, je refuse l'avenir qui nous est proposé et je souhaite de tout coeur qu'une grande partie de la population puisse apprécier la simplicité et la subtilité de la vie pour réellement désirer aller de l'avant. Ces phrases je les écris avec mes émotions plutôt qu'avec un cerveau cartésien car je crois qu'en premier lieu nous devons être profondémment touché par un problème pour désirer le régler. Nous conaissons déja les solutions, pourquoi en demander plus, il suffit simplement de s'unir et de les concrétiser, c'est l'acte le plus difficile pour l'Homme à mon avis. J'étudie en agriculture biologique afin de répendre à la hauteur de mes capacitées ma vision pour l'avenir. Partageons nos forces pour aller vers un avenir qui est encore à tracer en refusant le défrichage qui nous est actuellement proposé! Merci à vous, jeunes qui vous exprimez avec classe et savoir faire, je vous encourage a poursuivre vos démarches, je suis avec vous!!
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  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    22 juin 2011 11 h 56
    Prenez la parole, jeunes du pays, c'est votre tour
    Prenez la parole, les jeunes. Clamez haut et fort ce que vous pensez, mais n'oubliez pas que des jeunes des générations précédentes en ont fait de même. Relisez le «Refus Global», avant de condamner la Révolution Tranquille à l'échec. Il y a eu de la poésie et de grands poètes parmi ces Révolutionnaires. Il y a eu aussi de la philosophie et de grands philosophes qui ont voulu aussi changer le monde, comme vous voulez le faire. Et il y a un peuple auquel vous appartenez qui aspire à construire un nouveau pays. Pourquoi ne pas le construire ensemble ?
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  • Olivier Boisvert - Inscrit
    22 juin 2011 12 h 14
    Pistes de solution 3e partie et en quoi le manifeste serait-il diviseur?
    Il est étonnant de constater à quel point ils sont nombreux ceux qui critiquent le méta-texte du manifeste, sans bonifier ce qui y est écrit et en antagonisant tout de suite les générations entre elles. Je lis beaucoup de commentaires désireux de prolonger le manifeste ou joindre la 'cause' mais j'en lis aussi beaucoup qui font preuve d'un cynisme démotivant qui n'engendre que la paralysie et des échanges fielleux. Au lieu d'analyser de façon nuancée et intelligente, le cynisme, la religion québécoise, taille en pièces et ultimement, produit un type d'individus, que je n'appellerais même pas citoyens, qui vote selon les sondages et embrasse le changement sans discernement et capacité de jugement. Ce dernier ayant été complètement éradiqué, comme le prévoyait Tocqueville, par la professionnalisation de la politique, l'apanage des faiseurs d'image.
    Comment est-il possible pour le commun des Québécois de faire un choix soupesé et judicieux entre des candidats qui ne font que soigner leur discours creux et leur télégénie. Et ils sont très rares ceux qui lisent la plate-forme des partis qui se disputent le pouvoir. Le goût pour la démocratie et pour les affaires communes, je le répète doit être cultivé et entretenu par des institutions ouvertes et véritablement perméables aux échanges et aux initiatives citoyennes. Comment se fait-il par exemple que la plupart des gens sont favorables à une agriculture plus durable, plus biologique et moins extensive et qu'aucune politique structurante favorisant le développement de l'agriculture soutenue par la communauté par exemple soit promulguée? C'est que la démocratie libérale est basée sur le principe de représentant et non sur le principe de délégué. Comme le disait Godbout, ce n'est pas le peuple qui est souverain, mais le PARLEMENT. Il est grand temps de changer cette logique si on veut sortir du marasme actuel et exploiter la créativité du peuple.

    Olivier Boisvert, Saguena
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  • celljack - Inscrit
    22 juin 2011 14 h 56
    Conclusion
    Toutes les critiques constructives et les suggestions qu'on peut lire sur ce blog nous servent à progresser.

    Le plus important, c'est que les affaires publiques soient débattues en public. Que les experts s'expriment et contribuent à renseigner la population à travers les médias. Que les contre-expertises soient aussi mises en valeur. Que tous les aspects d'une question soient soulevés sans aucun secret, par les politiciens, par les lobbyistes, par les experts, scientifiques, économistes, etc... Que même le moins éduqué des citoyens puisse indiquer une lacune dans le raisonnement des sommités. Pour cela, nous avons besoin d'un "open government", des dossiers publics ouverts, en temps réel.

    Ensuite, quand la population aura bien été renseignée par un débat démocratique sur un dossier ouvert, par un flux d'information en temps réel, sans montage et gratuit, ou par des médias qui en condenseront l'information et qui s'affronteront les uns les autres pour en faire la meilleure interprétation, dont les faits demeureront vérifiables sur le flux d'information publique d'origine, la population pourra faire valoir son opinion à travers un système de référendum moderne, rapide, sécuritaire et efficace, comme un système bancaire, mais à la différence que tous les citoyens auront la même richesse: un droit de vote par personne.
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  • Geronimo - Inscrit
    22 juin 2011 16 h 31
    Alors action maintenant!
    Je vous invite donc à vous impliquer dans le Mouvement d'Appui pour une Constitution québécoise (macqc.org). Des solutions sont en branle et l'asphalte cède tranquillement la place aux ruelles vertes et potagers communautaires...les abeilles existent à Montréal alors tout peut changer!
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  • Richard Evoy Richard Evoy - Abonné
    22 juin 2011 22 h 27
    Bien dit messieurs!.. Mais pourquoi il faut voir grand !
    Je suis 100% d'accord avec les prémisses et les conclusions de votre lettre ouverte. Je pense même que votre diagnostic peut facilement s'étendre à une bonne partie de la civilisation occidental...
    Nous vivons une époque fantastique. Nous pouvons désormais grâce à internet et au développement des réseaux sociaux, nous sentir réellement proche de gens qui vivent à des milliers de kilomètres de nous et ainsi étendre à la planète entière le sentiment d'empathie que l'Humain a envers ceux qu'il percoit comme faisant partie de son groupe, de sa tribu...C'est même une des caractéristiques le plus originale de l'espèce (voir la conférence de Jeremy Rifkin "The empathic civilisation" sur youtube)... Cependant, Le "downside" est que nous manifestons une agressivité d'une intensité aussi grande envers tout ceux que nous percevons comme étant "l'autre", l'étranger... Qui peut être notre voisin de palier!

    Diviser pour régner est la règle # 1 du régent... Le nous contre eux, les séparatistes contre les fédéralistes, les blancs contre les noirs etc... Tout ca pour dire que le seul changement possible est celui que l'on opère en soi-même... (dixit Siddharta Gautama le Bouddha je crois...) Il n'y a pas de séparation, la société est le reflet du niveau de conscience collective...

    Le temps de la société de consommation, de la civilisation du pétrole "cheap" tire à sa fin...il est désormais important que nous mettions collectivement l'accent sur ce qui nous uni plutôt que sur ce qui nous divise et que nous dirigions nos voeux et nos pensées dans un sens altruiste et non pas égoïste... Il faut mettre fin à la tyrannie qu'exerce sur la planète la foutue notion d'argent qui est, si on y réfléchit bien, à la source de ce qui nous divisent..Vivement l'avènement d'une véritable Économie Basée sur les Ressources (www.thezeitgeistmovement.com) qui aura pour seul objectif le bien-être et l'épanouissement de chaque individu et la gesti
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  • ibordeleau - Abonné
    24 juin 2011 08 h 51
    Se donner les moyens de nos ambitions
    Je suis entièrement d'accord que l'immobilisme actuel n'est plus soutenable, environnementalement et socialement. Plusieurs maux qui nous affligent ont trouvé des solutions fort simple dans d'autres sociétés, ces dernières ne s'étant pas enfargées dans les procédures et les règles établies.

    Il faut revoir les paradigmes qui nous gouvernent et s'assurer que nous élus sont véritablement imputables et représentatifs. La réforme du mode de scrutin est incontournable à ce niveau. Quel parti actuel aura le courage de s'y attaquer ?

    Le défi reste maintenant de continuer le mouvement et forcer les gouvernements à entendre les revendications de sa population. Le plus ironique c'est qu'il est élu pour faire ça justement !!
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  • Pierrette Boulianne - Inscrite
    24 juin 2011 10 h 39
    Manifeste pour un Québec dégrisé- Rompre avec l'idéal du vert-de-gris
    Bravo. Comme vous avez raison. La société est malade, j'en conviens. Continuez dans le même sens et posez des questions aux jeunes qui vous entourent. Nous avons besoin d'une amélioration de la conscience politique et sociale de tous les niveaux d'âge.
    À mon humble avis, il faut s'engager, participer, militer pour une cause. Que pensez-vous de la fierté d'avoir un pays?
    Moi, je l'ai dans le coeur et je l'aurai jusqu'à 10 ans après ma mort....Pierrette Boulianne (née en 1930)
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  • Y.Riopel - Inscrit
    24 juin 2011 13 h 18
    Enfin
    Bravo, enfin des gens qui n'ont pas la langue dans la poche.
    J'ai 61 ans, toujours refusé de cautionner ces gouvernements qui ne pensent qu'à la satisfaction immédiate des petits copains. Depuis mon adolescence j'attends que des gens voient autre chose que leur satisfaction immédiate dans le collimateur de l'organisation sociale.
    Ma seule crainte, c'est que la planète va le recevoir en pleine gueule avant que le quart du 20e, du millième de la prochaine époque.
    Peut-être ne restera-t-il que quelques insectes pour prendre la relève de cette humanité puérile.
    En attendant, j'habite Ste-Hélène de Chester, un lieu où avec quelques individus nous essayons de vivre une vie plus simple...et surtout moins conne.
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  • MACQ - Inscrit
    24 juin 2011 16 h 06
    Pour poursuivre la réflexion...
    Croyez-vous que nous devons reprendre le contrôle sur nos choix sociaux économiques et culturels en permettant aux députés d’exercer leur véritable pouvoir législatif ?

    Êtes-vous tannés que les politiciens actuels ne vous offrent que des miettes de solutions ?

    Nos valeurs ne devraient-elles pas être protégées et consignées dans une Constitution non partisane comme dans tout véritable État qui se respecte ? Le Mouvement d'appui pour une constitution québécoise propose de nombreuses solutions: www.macqc.org
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  • Conan Purves Greenpeace Canada - Abonné
    25 juin 2011 07 h 48
    Esprit des indignés pour la continuation de la vie sur cette Terre
    Bravo à cette belle initiative qui met à l'ordre du jour les vrais enjeux auxquels nous faisons face et qui a lancé un débat sur les pistes pour sortir de marasme actuel. Ce sont aux citoyens et aux citoyennes, à chacun d'entre-nous, de reprendre le contrôle de notre avenir. Ne comptons que sur nous-même! Greenpeace fait la promotion de la désobéisance civile pacifique et ne peut qu'encourager tout le monde à aller dans cette direction. http://bit.ly/bjtb9b
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  • francaisdamerique - Inscrit
    25 juin 2011 10 h 15
    la réalité...
    J'aime quand les jeunes s'impliquent en politique et surtout sur des questions fondamentales et sociétales comme mentionnées dans ce texte. Mais ils ne vaudraient pas qu'ils oublient que ce se sont leurs pères et surtout leurs grands-pères et leurs ancêtres qui se sont levés debout pour se battre, s'affirmer et créer cette société qui leur permet cette oisiveté de s'exprimer ainsi. C’est un peu plus difficile dans les pays du tiers-monde.

    C'est beau l’altermondialiste et son mouvement solidaire mondial, mais il faut aussi poser des gestes concrets et arrêter d’en parler. Cela voudrait dire que la simplicité volontaire n’est pas seulement un slogan, mais aussi une réalité.

    Cyril Dionne
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  • Clothaire - Inscrit
    25 juin 2011 10 h 32
    D'ACCORD AVEC VOS CRITIQUES MAIS LE PROJET ?
    Pourquoi vouloir toujours changer le monde, tous les quatre ans au gré des campagnes électorales ? Je propose une trève. On se repose un peu les méninges, on se calme le système nerveux et on profite de la vie, sans la massacrer. Ce sera toujours ça d'acquis.

    Et les politiques, je propose qu'on les flushe tous. ils ne sont plus à notre service mais ils sont plutôt là pour se servir. À quand une nouvelle race de représentants désintéressés. Rêvons-en, ce sera toujours ça de fait en attendant de les voir en vrai.
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  • Sylvain Deschênes - Abonné
    26 juin 2011 15 h 05
    Bravo?
    On se croirait dans ces familles de un enfant ou chacun des 18 parents cherche à relancer l'autre pour s'en attribuer la paternité formidable.

    Le discours est pourtant aussi creux et hargneux que ceux des aînés maoïstes, mais sans Mao. Il appelle à un genre de révolution culturelle, mais sans culture.

    Regurgiter les informations des médias de masse, se fondre dans la stratégie des marketeux de la politique on refusant toute identification de la démarche et se placer opportunément pour profiter de tout mouvement positif.

    Il n'y a pas à redire, les élites d'hier trouvent toujours moyen de se reproduire.
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  • martin morissette - Abonné
    27 juin 2011 10 h 21
    Bravo !
    Bravo aux dégriseurs pour leur audace et leur lucidité. La lutte de pouvoir dans le monde sera toujours un souc à la corde entre les riches et le reste du monde. Tant qu'il y aura des gens du peuple pour tirer de notre côté, je ne perdrai pas espoir.

    Merci
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  • Vachon David - Inscrit
    28 juin 2011 16 h 30
    Réponse aux commentaires
    D'abord, je tiens à remercier chacun de vous pour vos précieux commentaires. Considérant la limite de caractère, je ne peux répondre à chacun directement.
    Premièrement, pour les gens qui seraient intéressés à se rapprocher du groupe, un événement ouvert au public aura lieu au début août en Montérégie.
    Pour ce qui est des critiques affirmant que nous faisons preuve d’âgisme, il importe de spécifier que le terme Les Dégriseurs fut principalement choisi comme figure de style exposant le fait irrémédiable que nous devons sortir de nos vapeurs d'alcool, que le party est fini (le party de l’hyper consommation et l'absence de responsabilisation), que nous devons dégriser, c'est-à-dire remettre en question l'ensemble de notre société actuelle, et son hubris inhérent, et spécialement sa dépendance aux énergies fossiles. Dans un deuxième temps, être gris ne relève pas d'une détermination biologique, mais bien d'un vieillissement au niveau de l'esprit et de la vitalité. Il y a des gris qui ont 16 ans et il y a des gens éveillés qui ont 65 ans. Finalement, les gris représentent spécifiquement cette caste de politiciens qui visent le statu quo, l'état stationnaire, l'amorphisme social, etc. La grisaille politique à assez durée. La prochaine génération ne pérennisera pas cette situation complaisante.
    Nous ne considérons pas que la manière de s'y prendre consiste en adopter la méthode de la tabula rasa. Nous ne désirons évidemment pas revenir à l'époque de Duplessis. De plus, nous sommes pleinement conscient que la critique radicale de la révolution tranquille s'avère être un des éléments utilisés par les populistes de la nouvelle droite. Si le rejet de la révolution tranquille représente une démarche foncièrement réactionnaire, le maintien d'un statu quo moribond sur les bases passéistes de la révolution tranquille l'est tout autant.

    Au plaisir de continuer le débat avec vous!

    Les Dégriseurs
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  • Richard Lavoie - Abonné
    29 juin 2011 09 h 20
    Refus global
    Place au deuxième refus global!
    En espérant qu'ils ne se feront pas récupérer, eux aussi!
    Il est si facile maintenant de devenir «déchet» ou de passer à la récupération...
    - Un éboueur rêveur.
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  • Line Gingras - Abonnée
    29 juin 2011 12 h 45
    Fleurs
    Ne serait-ce que parce que vous aimez les pissenlits, je vous aime.
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  • AML - Inscrit
    29 juin 2011 17 h 04
    changer nos façons de penser.
    Pour ceux qui disent que ces jeunes ne proposent rien, eh bien je pense qu'au contraire, ils proposent de changer nos façons de penser, de revoir nos valeurs, et ça c'est quelque chose.

    Une prise de conscience individuelle suivie d'une mobilisation, c'est ce que je souhaite.

    En fait je ne crois pas au changement possible sans cette prise de conscience individuelle, et personne ne le fera à notre place.
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  • Lise Moga - Inscrite
    3 juillet 2011 08 h 19
    "Lorsque tu changes, tout change autour de soi... "
    Être désespéré par ce que l'on voit est un phénomène qui a existé dans tous les temps. La bible nous en rapporte un exemple et la solution envisagée. Je parle du déluge mais, après, Dieu aurait fait la promesse de ne plus jamais détruire ainsi le genre humain. Il s'en serait peut-être remis aux jeunes de tous les âges, aux Dave Bakken, Patrice Bertolacci et David Vachon des temps modernes pour arriver à ses fins puisque quel jeune n'a jamais pensé faire tout autrement et surtout mieux que ses parents... pourtant la tradition existe?

    Avant de tout détruire, il serait important d'évaluer objectivement ce qui existe et d'apporter les correctifs qui s'imposent. Lorsque la maison est infestée par des parasites, mettre le feu est graconien... pourquoi ne pas plutôt utiliser son jugement à explorer des solutions que la science propose ou d'en inventer si elles n'existent pas? Le chemin a été long et laborieux pour en arriver à la roue. Pourquoi saboter tant d'énergie?

    Le plus gros problème de notre société réside dans le manque d'évaluation de ce qui se fait et par conséquence, la recherche de correctifs et la mise en place pour y remédier sont inexistantes. J'ai à l'esprit les programmes gouvernementaux pris dans le ciment, devenus acte de foi, modèle québécois ou que sais-je parce que le concepteur a été élevé aux nues ou pour toute autre raison d'aveuglement.

    Je suggère à ces jeunes de faire froidement l'analyse de ce qui existe, de rechercher comment remédier aux lacunes et de proposer des solutions de rechange. À mes jeunes qui sautaient sur leur lit, je disais: "ça, ce sont mes lits et vous ne les détruirez pas à sauter dessus. Quand vous aurez payé les vôtres, vous pourrez en faire ce que vous voulez et je ne m'interposerai pas pourvu que vous n'essayiez pas de me refiler la facture."
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  •  
  • Youri Raymond - Inscrit
    4 juillet 2011 00 h 53
    Merci à tous
    Vos commentaires sont pour la plupart très inspirants! merci à vous tous de nous motiver à nous surpasser!
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  •  
  • Maxim Bernard - Inscrit
    4 juillet 2011 23 h 35
    Excusez-moi de péter votre balloune, mais...
    Il y a des choses qui clochent là-dedans.

    D'abord, cessez de dire que toute la jeunesse d'aujourd'hui veut du changement. C'est faux. Mais quand on y pense, la plupart en savent moins sur la politique et l'actualité, alors ils veulent tout faire changer. Ils subissent la propagande des groupes d'extrême-gauche et perçoivent notre monde comme s'il y avait urgence à agir.

    Et pourquoi seulement le Québec doit être «dégrisé» ? J'ai parfois l'impression qu'on veut être à part du reste du monde : socialistes, contre le développement, ultra-écologistes. On veut changer envers et contre tous, et pas forcément pour le mieux. Pour bien des gauchistes, le Québec devrait être séparé du Canada, faible économiquement, isolé du reste du monde. Cette petite solidarité ignorante commence à m'énerver.

    Je suis à droite, et je crois que le statu quo a sa place. La société va évoluer naturellement pour autre chose, lorsque nous serons prêts. En attendant, je ne crois pas que notre civilisation se sera autodétruite sous peu. Auteurs de ce manifeste, ouvrez les yeux. Vous ne voyez rien, sauf les imperfections de notre société. Vous dites vouloir évoluer, mais en fait, vous nous demandez de faire un grand bond en arrière.

    Je sais que je ne vous motive certainement pas avec ce commentaire. Ne m'écoutez pas si vous voulez poursuivre vos agissements. Mais bon, j'ai dit ce que je pensait de cet accès d'émotivité.
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  •  
  • yves perron - Inscrit
    5 juillet 2011 09 h 01
    Enfin de l'espoir pour une relève intelligente...
    J'ai près de 60 ans et j'ai élevé 6 enfants avec les idées que vous pronez: Pas façile mais réussi. Il est tellement rafraîchissant de vous lire et je me dit que quelques uns sont passés entre les mailles d'un système d'éducation abrutissant et colonisé à l'os.

    Cependant je lis cet article pendant la visite royale du petit price Britanique et je me désole de voir combien il semble façile pour (l'élite fédéraliste) de nous enfoncer leurs valeurs médiévales dans l'esprit tout simplement avec (un beau p'tit couple) . Faut être colonisé jusqu'à la moelle pour laisser faire et ne dire mot. Tout est très bien programmé jusqu'à la parade de Québec : Soigneusement préparée et organisée pour faire croire que les Québécois sont devenus des monarchistes convaicus. Tout y était. Continuez et prenez la relève des vieux fatigués et déçus comme beaucoup de babyboomers de ma génération.

    Je me bats à chaque jour pour l'indépendance de mon peuple soumis à tous ces diktats de consommation gaspillage, vol de nos ressources naturelles viol des consciences de nos jeunes et ignorance de notre histoire collective.

    Vous semblez avoir traversé tput ça malgré tout et je sais que vous avez du pain sur la planche pour changer de direction mais je suis là avec vous même si je pense qu'on ne pourra y arriver sans faire d'abord l'indépendance du Québec car pour réussir il faudra d'abord se débarrasser des wagons trop lourds du système hérité des Britaniques. Pour changer la couleur de notre maison , il faut d'abord qu'elle soit à nous... Lâchez pas.
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