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Peut-on faire de la politique différemment?

«L'attitude partisane peut être éclairée, et la vérité peut être partisane»

Antoine Robitaille   11 juin 2011  Québec
<br />
Photo : Illustration: Christian Tiffet - Le Devoir

Québec — Les démissionnaires péquistes, lundi, n'avaient pas de mots assez durs pour décrire la politique telle qu'elle se pratique actuellement. Leur principale cible: «La partisanerie qui souvent rend aveugle, qui nous force à toujours être dans la certitude, jamais dans le doute», dénonça Louise Beaudoin. L'ancienne ministre péquiste et maintenant députée indépendante de Rosemont condamnait «le ton guerrier que l'on se croit obligés d'employer», «la manière de se comporter avec des adversaires que l'on a tendance à considérer comme des ennemis», «l'unanimisme imposé» et «la rigidité implacable de la ligne de parti». De tous ces maux, la politique, estimait-elle, «est en train de mourir ici et ailleurs».

À l'Assemblée nationale, l'injonction à faire de la politique «autrement» n'est pas passée inaperçue. Mais le naturel est revenu au galop lorsque le sujet a été abordé de manière... traditionnelle et «partisane» en Chambre, hier. Le leader parlementaire Jean-Marc Fournier a soutenu que les «nouvelles manières» de l'opposition se résumaient à «tirer de la boue», lancer des «calomnies» et des «allégations vicieuses». Le péquiste Nicolas Marceau répondit: «La nouvelle façon de faire de la politique, c'est de combattre la corruption!», suscitant un tonnerre d'applaudissements dans ses rangs.

D'autres théories ont été avancées. Certains croient par exemple que les nouveaux médias ouvrent un horizon de possibilités. Un brin utopique, le député péquiste Yves-François Blanchet, critique en matière de culture, affirmait jeudi que selon lui, «le franc-parler qu'imposent les médias sociaux est à la base même de la nouvelle façon de faire de la politique». Il alla jusqu'à dire: «Tu ne peux pas mentir en média social, tu ne peux pas tricher en média social. Et cette espèce de nouvelle contrainte-là est à la base même d'une nouvelle façon de faire de la politique.»

Les technologies, même les plus évoluées, permettront-elles de changer la politique du tout au tout? Les intrigues, les tensions, les ralliements et même le réflexe de se serrer les coudes, qui ont de tout temps fait partie de la politique, seront-ils évitables grâce à Twitter? Machiavel doit-il être révisé?

Si le grand spécialiste des relations internationales Hans Morgenthau (1904-1980) a raison, il y a peu d'espoir: «La nature humaine, dans laquelle les lois de la politique ont leurs racines, n'a pas changé depuis le temps où les philosophes classiques de la Chine, de l'Inde et de la Grèce ont tenté de découvrir ces lois.»

Responsabilité et conviction

Le sociologue allemand Max Weber (1864-1920) a distingué deux manières de faire de la politique qui semblent toujours présentes: l'une est mue par l'«éthique de responsabilité», l'autre par l'«éthique de la conviction».

Cette dernière, basée sur les «convictions», écrit Weber, peut s'illustrer par «un langage religieux»: «Le chrétien fait son devoir et en ce qui concerne le résultat de l'action, il s'en remet à Dieu.» Par exemple, aux élections américaines de 2000, le slogan du candidat vert Ralph Nader était «Votez selon vos convictions». Selon plusieurs, il est passé à l'histoire comme celui qui a nui au candidat démocrate Al Gore et aidé le républicain George Bush, qui a été élu. L'«éthique de la responsabilité» commande au contraire ce qui suit: «Nous devons répondre des conséquences prévisibles de nos actes.» On l'associe souvent à une approche machiavélienne (et non machiavélique), donc «réaliste» de la politique. Évidemment, les cloisons ne sont pas étanches entre les deux. Il ne faut pas conclure, insiste Weber, «que l'éthique de conviction est identique à l'absence de responsabilité et l'éthique de responsabilité à l'absence de conviction».

Partisanerie

Certains diront que Pauline Marois a rétorqué hier aux critiques de ses démissionnaires sur la «partisanerie» avec une «éthique de la responsabilité». La chef péquiste a usé d'une tautologie: «Faire de la politique partisane, c'est de porter son projet de parti. [...] Or, on a des idées différentes, donc on défend les idées de notre parti.»

Quant à Jean Charest, ce disciple de Sun Tzu (célèbre auteur chinois de L'Art de la guerre), il a défendu hier la manière dont le Parti libéral avait fonctionné dans le dossier de la loi 204 sur l'entente Labeaume-Quebecor, c'est-à-dire en conservant les débats à huis clos et en projetant une image d'unité: «Chez nous, les gens sont du même avis. Nous appuyons la loi. On a eu nos discussions à l'intérieur de notre caucus comme nous en avons l'habitude. Et les gens sont en appui à cette loi-là.»

Mais il y a partisanerie et partisanerie. Le philosophe Michel Seymour, de l'Université de Montréal, a déjà eu cette réflexion: «On croit que, si des prises de position sont partisanes et suscitent la controverse, elles ne peuvent en même temps être justes. Selon cette perspective, avoir un parti pris, c'est automatiquement se priver d'un regard objectif et lucide.» Et pourtant, conclut-il, «une position peut être juste même si elle suscite la controverse. L'attitude partisane peut être éclairée, et la vérité peut être partisane. Il faut être partisan de la vérité, y compris en politique».
 
 
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  • François Ricard - Abonné
    11 juin 2011 06 h 24
    La caducité du parlementarisme à la britannique
    En ce système, le premier ministre, à cause de la ligne de parti, est un véritable dictateur pour la durée de son mandat et les députés sont des béni-oui-oui qui doivent répéter les propos du chef.

    Nous nous devons de bonifier notre système démocratique. Si nous croyons véritablement en la démocratie, nous n’avons pas le choix. C’est devenu une nécessité.

    Donnons-nous une constitution qui établit une nette distinction des pouvoirs : législatif, exécutif et judiciaire.

    Élisons notre président, ou chef de l’état, au suffrage universel.

    Permettons à nos députés de voter selon leur conscience et selon les besoins de leurs commettants.

    Revoyons le financement des partis politiques afin qu’ils demeurent la propriété de la population et non des machines au service des riches.

    Donnons-nous un système électoral (à deux tours, ou une proportionnelle, ou une combinaison des deux) qui permettra d’avoir une députation vraiment représentative de toute la population.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    11 juin 2011 07 h 21
    La partisanerie est inévitable et nécessaire.

    A mon avis la partisanerie est inévitable. Il est tout à fait normal et justifié que de défendre la position qui a été adoptée une fois qu'elle l'a été.

    Autrement , pourquoi ferait-on de la politique? Est-ce que ce n'est pas dans l'espoir de faire triompher les idées que l'on défend ? Et c'est ce qui fait qu'elle est nécessaire.

    Et quand c'est la position officielle d'un groupe, tous les membres du groupe doivent normalement défendre cette position il me semble .Ou du moins ils doivent se taire s'ils ne l'acceptent pas, s'ils veulent être solidaires de leurs collègues ou démissionner à la limite si cela semble s'imposer.

    Ce qui est, je trouve, répréhensible c'est l'excès de partisanerie. On fait preuve d'un excès de partisanerie quand celle-ci est automatique, quand elle se fait sans réfflexion préalable. Elle m'apparaît comme répréhensible alors parce qu'elle risque de devenir aveugle.

    Et une partisanerie aveugle ne peut mener alors qu'à une condamnation sans nuance de toute position contraire ou différente. A ce moment-là on a tendance à excommunier et à traiter de tous les noms ceux qui ne pensent pas comme soi.

    C'est une question de jugement cela va de soi.

    Pour ne pas tomber dans l'excès de partisanerie, il faut continuellement se remettre en question et remettre en question les positions que l'on a adoptées.

    Quand onne se pose plus de questions on devient dangereux parce que inévitablement on devient intolérant.
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  • michel lebel - Inscrit
    11 juin 2011 07 h 50
    Lentement...
    La politique, c'est la guerre en dentelle. Et ceci depuis fort longtemps. Et à une époque pas très lointaine, le glaive se dissimulait assez peu derrière une mince dentelle. Ceci ne changera pas de sitôt. Le nouvel Homme arrive bien lentement et surtout pas en ligne toujours droite et ascendante...
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  • Bernard Terreault - Abonné
    11 juin 2011 07 h 50
    Autre façon ?
    Aux É.-U., comme on sait, nos règles d'unanimité partisane n'existent pas, le président et les gouverneurs d'état doivent "convaincre" à chaque vote une majorité de députés et de sénateurs. Cette liberté donne bien sûr aux simples députés ou sénateurs un pouvoir énorme, leur donne aussi le droit à la dissidence, que ce soit pour des raisons de conscience ou des raisons électoralistes, mais il a aussi un effet pervers : chacun de ces messieurs-dames peut vendre chèrement son vote, et ils le font, en échange de faveurs particulières, une subvention par-ci, une job pour un ami par là, un contrat à une firme d'avocats par-ci, une base militaire par là, un marchandage perpétuel. Résultat, ils ne sont pas mieux (ni plus mal) gouvernés que nous.
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  • Marc L - Abonné
    11 juin 2011 08 h 05
    Ligne de parti, comme si les députés n'étaient que des pions !
    Je suis tout à fait en accord avec vous, Monsieur Robitaille, en ne fonctionnant que selon leurs lignes de parti , les députés mettent leur jugement au rancart et se transforment en simples pions. La possibilité de prendre des décisions éclairées devrait pourtant être leur lot, puisque ce sont nos députés qui présentent des projets de loi et votent pour les adapter, mais nos traditions politiques ont imposé une rigidité qui ne laisse que bien peu de choix. Pour utiliser une image, disons que le l'attitude partisane nous interdit de passer ailleurs que par la 20 pour voyager entre Montréal et Québec, alors que nous savons fort bien que d'autres alternatives existent. L'attitude partisane comporte évidemment certains avantages, comme le fait que les chefs peuvent ainsi maintenir leur troupe dans des sentiers bien (trop) connus et ainsi s'éviter les surprises, mais ce qui est un avantage pour les chefs l'est-il pour l'ensemble de la population ? Rien n'est moins sûr ! Au début du mois de mai dernier, les Québécois ont montré qu'ils en avaient « ras le bol » de l'immobilisme ; quel sera le leader politique qui osera reconnaître l'intelligence de ses ouailles et leur donnera ainsi la possibilité de l'utiliser librement ? C'est à voir !
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  • Bernard Terreault - Abonné
    11 juin 2011 08 h 05
    Autre façon 2
    Au delà des insultes, regrettables mais parfois compréhensibles, ce qui me met personnellement le plus en colère, c'est le refus des ministres de répondre aux questions, de simplement faire de l'ironie sur l'adversaire ou lui reprocher ce qu'il a fait vingt ans auparavant -- comme je reconnais qu'un ministre ne peut carrément pas répondre honnêtement à une question bêtement partisane du genre : "Le ministre ne reconnait-il pas qu'il est ou bien ignorant et incompétent ou bien complice de fraude et d'abus de pouvoir ?"
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    11 juin 2011 08 h 31
    Nous vivons dans un monde sans précédent
    Ça fait très «érudit» de citer des gens qui sont morts depuis longtemps, mais nous vivons dans un monde sans précédent et les vieilles recettes du pouvoir s'appliquent de moins en moins dans la vraie vie.

    Facebook, Twitter, Wikileaks et les autres nouvelles technologies de communication ne sont que les précurseurs de ce qui s'en vient. Vous n'avez encore rien vu. Ça ne fait que commencer !

    Parce que d'abord et avant tout, ces outils sont la manifestation extérieure d'un changement intérieur dans nos consciences et nos manières d'être.

    Tout change et ça change de plus en plus vite. Les gens qui s'accrochent au passé en feront bientôt parti.

    Serge Grenier
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  • meme moi ici - Inscrite
    11 juin 2011 08 h 39
    au moins
    les péquistes comptaient encore quelques membres qui sont capable de se tenir debout.... Le parti libéral lui, ben il est fidèle a lui même... parait qu il y avait des désaccords , selon charrest. hahahhahahah on peut rire un peu... au parti libéral ceux qui seraient assez honnêtes pour vouloir faire de la politique autrement sont comme des ovni... on en entend parlé de temps en temps mais on les voit jamais...
    chez les péquistes, ben ils sont déjà sortis... alors sans ces membres honnêtes , les autres ressemblent de plus en plus au plq.... et lego... une autre farce a la power corp
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    11 juin 2011 10 h 10
    Oui, on peut ou on pourrait faire de la politique différemment. (1)
    Pour cela, il faudrait songer aussi à penser faire de l'économie différemment. Il y a beaucoup d'intervenants dans notre économie. Plus un individu ou un groupe a des pouvoirs, plus il cherche à faire pencher la balance du côté des intérêts qu'il défend. Vous allez me dire que c'est un peu normal. Oui, mais uniquement dans une certaine mesure.

    Aussi, il y a ceux qui tiennent les cordes de notre économie manquent souvent de courage. Ils leur manquent parfois le tempérament d'explorateur dont ils auraient bien besoin à l'époque dans lequel on vit. Ils sont souvent portés à se promener dans les sentiers qui leur permettent de faire plein d'argent.

    S'il n'y a que leur intérêt en jeu, je dirais que c'est un peu normal. Mais, je les considère comme des élites dans notre société. Ils devraient donc donner un peu de corde à tout le monde pour les aider à réussir dans leur propre vie à eux. Au lieu de se s'accaparer de tout ce qu'ils peuvent. En bref, il faudrait qu'il soit assez grand pour savoir qu'il n'y a pas qu'un gros compte en banque pour être heureux dans la vie.

    Il y a autre chose aussi. Il faut avoir un très grand équilibre pour être au pouvoir. Chose paradoxale, je ne suis pas certain que les gens qui cherchent le pouvoir en sont toujours bien pourvu de cet équilibre? Il n'y a rien de plus difficile que d'avoir des pouvoirs et d'être capable de garder l'équilibre initial et les motivations du départ juste avant de se l'être accaparer.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    11 juin 2011 10 h 10
    Oui, on peut ou on pourrait faire de la politique différemment. (2)
    C'est un peu dans ce sens, je présume, que parle Les Louise Beaudoin et Lise Payette de ce monde. Les hommes devraient prendre exemple sur l'approche de ces femmes exemplaires. Plutôt que e chercher à entrer dans des moules tout fait en se disant que c'est de même que ça se fait. Les gens au pouvoir ont moins besoin d'imposer leur pouvoir que d'idées sans avoir à forcer la note pour le conserver.

    Revenons à l'économie, nous vivons une époque de transition. Malheureusement, on dirait que les gens au pouvoir essaient de faire comme s'ils ne s'en rendaient pas compte. Ils essaient de suivre toujours les mêmes sentiers battus. C'est dans ce sens que je disais plus haut que les gens du milieu économique devraient avoir un peu plus un tempérament d'explorateur et prendre part à un certain beau risque au nom de la société.

    Je donne un exemple. Le documentaire "Chercher le courant" est plein de bonnes idées à explorer pour conquérir l'énergie différemment par rapport à la construction de barrages traditionnels. Plutôt que de faire le projet de La Romaine qui coûtera très cher au gouvernement parce qu'ils veulent rester dans les sentiers battus.
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  • Rironie - Inscrit
    11 juin 2011 10 h 34
    Pour mettre fin à la partisanerie...
    Il suffit de mettre fin aux partis politiques. La seule ambition d'un parti politique, c'est de prendre le pouvoir. Or pour qu'un parti s'empare du pouvoir, il faut que le peuple lui cède ce pouvoir.

    Mais si nous tenons tant à nos partis politiques, c'est qu'ils nous offrent un bon spectacle, lorsqu'ils s'entre-déchirent dans l'arène.

    Est-il normal que notre représentant soit au pouvoir ou dans l'opposition, selon le compté où nous habitons? Est-il normal qu'un député représente son parti, avant de représenter ses électeurs? Et si un tel système était si efficient pour administrer un État, pourquoi ne serait-il pas adopté par la grande entreprise? Imaginez, un conseil d'administration avec un parti d'opposition! Bien non, on préfère plutôt mettre à profit les idées de chacun des membres, et éviter qu'un sous groupe soit systématiquement étiqueté comme adversaire. Et c'est comme ça qu'on obtient la meilleure collégialité, de même que la meilleure efficience. Mais ça ne donne qu'un spectacle fort ennuyant.
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  • Hyperbolique - Inscrit
    11 juin 2011 11 h 23
    Max Weber
    Mais qu'est-ce que Weber vient faire dans cet article? Ça manque de cohérence. D'autant plus que le journaliste ne nous dit pas que Weber aurait plutôt cautionné la nécessité d'une tendance oligarchique au sein des partis politiques telle qu'elle s'affirme au PQ et au PLQ, comme c'était le cas au début du XXe siècle. En ce sens, l'éthique de la responsabilité ne s'inscrit pas du tout comme une volonté chez Weber d'une plus grande démocratisation du parlementarisme, mais tout au plus comme un devoir de réserve de la part du politicien dans le contexte d'une lutte démiurgique sans compromis entre les forces politiques (la guerre des dieux). Ainsi, la partisanerie, même aveugle, telle qu'elle est aujourd'hui, demeure au fondement de la politique moderne. Je pense que Weber aurait été tout à fait d'accord avec le point de vue de Pauline Marois, même si elle est bien loin, comme le disait Seymour, d'être une partisane de la vérité...
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  • Nimporte quoi - Inscrit
    11 juin 2011 11 h 55
    Démocratie
    Pour ma part, la politique « devrait » être la façon d'assurer la démocratie. Démocratie ensuite garante d'égalité, c'est tout. À quoi bon un état qui n'est pas garant de l'égalité entre les citoyens? Mais je n'ai pas fait l'université...

    Bien sûr quand votre parti, vos opinions et vos convictions sont au pouvoir, tout va bien! Mais...

    Alors on voit en 2011, des élues nous demander de voter pouvoir. D'autre nous vanter le tas d'argent disponible parce qu'on a voté du bon bord. D'autre ne pas donner notre part parce qu'on à pas voter du bon bord. Des élues battues qui ne transmettre pas leur dossier par pure vengeance. Des députés battu, mais nommé sénateur, des élues venir nous dire qu’il ne nous considère plus parce qu’on a voté pour l'autre. Des ministres qui votent des lois pour des entreprises qu'ils intègrent à la première occasion.... etc.

    Un tas d’imposteurs qu'il faut remettre à leur place. Comme dit le Mouvement Démocratie Nouvelle, il faut mieux séparer le pouvoir législatif du pouvoir exécutif et ça presse, il ne restera plus que la lune à exploiter!

    Enfin comme si les partis étaient au pouvoir alors que le gouvernement devrait être celui de tous les citoyens. Voilà ce que nous enseignons à nos enfants, voilà l'image de la démocratie d'aujourd'hui semé à tout vent. Sans parler de cette sacro manie de vanter les abris fiscaux. Tous les moyens sont bons pour ne pas payer d'impôt et au diable les services publics.

    Faut pas se surprendre du résultat des sondages... À mon avis, dans 10 ans la démocratie sera au plus mal tout comme nos institutions. Alors imaginez l'environnement...
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  • Gerald Durocher - Inscrit
    11 juin 2011 14 h 34
    DE MILITANT...À DÉPUTÉ. DE DÉPUTÉ À INDÉPENDANT... MAIS TOUJOURS DÉPUTÉ!
    Depuis 50 ans,ce n'est pas la première fois qu'un député devient <indépendant>.
    Le summum, c'est Cursi qui à Dumont nous recommande de voter péquiste,
    si des élections avaient lieu demain!!! J'aimerais cela qu'un journaliste fasse
    le relevé des députés devenus indépendants depuis les derniers 50 ans.
    René Lévesque a eu du succès en créant un autre parti... mais qui sont les
    autres et surtout combien ne se sont pas présentés à l'élection suivante... et
    pour ceux qui se sont représentés combien furent réélus comme indépendant
    et combien l'on été avec une autre étiquette!Souvent on opine qu'une démission devrait passer par une réélection sous une autre étiquette... Cela
    freinerait-il les départs!Bref, on se fait connaître en se faisant élire sous une
    étiquette et on joue au <prima donna> en devenant indépendant. Il faudrait
    qu'à chaque Conseil général, les députés s'engagent à défendre le consensus
    adopté à ce Conseil général jusqu'au prochain Conseil général, sinon le
    parti nommerait une autre personne à partir d'une liste comme dans les pays
    qui ont une proportionnelle. Qui a une autre idée! G.D. Lanaudière
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  • NL - Inscrit
    11 juin 2011 16 h 03
    À la question en titre je réponds OUI.
    Le problème, toutefois, est que les politiciens qui prétendent être plus blanc que blanc font eux-mêmes de la politique tel qu'il la dénonce. C'est un non-sens.

    La réponse du député Marceau dénote en elle-même sa partisanerie et celles de ses collègues péquistes. Ce mode de l'accusation est vieux comme le monde. Il tire son prestige dans le fait qu'il éprouve l'éthique de ses utilisateurs. Car ceux-ci sont à la merci des ouï-dires et peuvent facilement se confondre en des bases partiales et subjectives.
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  •  
  • Raymon Lutz - Inscrit
    12 juin 2011 11 h 52
    Références livresques ostentatoires
    C'est ce que j'ai trouvé comme traduction pour <em> "name dropping", </em> @Sanzalure...

    Pour rester dans le sujet: partisanerie = dogmatisme = entêtement de l'imbécile ou fourberie du puissant. Bref, à éviter.
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  •  
  • Marie-France Legault - Inscrit
    2 juillet 2011 11 h 07
    Faire de la politique autrement
    c'est certain qu'on PEUT faire de la politique autrement.
    Cependant c'est un IDÉAL difficilement accessible par les
    politiciens habitués depuis des années à la "politicaillerie".

    L'Opposition devrait reviser sa stratégie. Celle-ci est obligatoire
    dans une DÉMOCRATIE. C'est la façon de l'exercer qui est discutable.

    En ce qui me concerne les attaques personnelles devraient être bannies, les insultes, injures, bêtises interdites.

    Il faut critiquer les projets de loi, les anlayser en voir les failles, les faiblesses, proposer d'autres solutions.

    Les bêtises ne font qu'augmenter la haine, le mépris et
    le cynisme d'une population déjà "écoeurée" blasée, fatiguée
    de toutes ces pertes de temps en chicanes stériles.
    Nous les payons pour gouverner et non faire la guerre de mots.
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