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D'où vient notre désaffection à l'égard de la politique?

Comment s'est établie cette distance «entre les partis politiques du Québec et les citoyens», pour reprendre les mots de Pierre Curzi le jour de sa démission? Ce mal a sans doute plusieurs racines, dont trois que nous mettons ici en évidence.

Antoine Robitaille   11 juin 2011  Québec
<br />
Photo : Agence Reuters Luke MacGregor

Pierre Curzi, Louise Beaudoin, Lisette Lapointe, Jean-Martin Aussant n'ont pas seulement démissionné du Parti québécois cette semaine. Ils ont insisté sur le fait qu'ils souhaitaient délaisser une «certaine manière de faire de la politique». Un de leurs collègues, Sylvain Pagé (Labelle), a choisi, lui, de rester dans les rangs péquistes. Mais non sans lancer, dans nos pages, un cri du cœur intitulé «Appel à une nouvelle culture politique»: «Le désintérêt croissant de la population envers la politique menace notre démocratie et anéantit nos rêves collectifs», écrit-il. Selon lui, «la désillusion politique atteint de plus en plus de gens; même les rangs des plus farouches démocrates ne sont pas épargnés». À ses yeux, les causes de cette situation n'ont rien d'«énigmatique»: périodes de questions orageuses flirtant avec la politique-spectacle; ligne de parti sclérosante pour les élus du peuple; pouvoir impérial du premier ministre qui décide quand ont lieu les élections; gouverne déterminée par les sondages, etc. Et s'il y avait d'autres causes?

La politique peut-elle encore faire rêver?

Le dilemme des concierges qui doivent se faire «bâtisseurs»

Québec — La politique ne fait plus «rêver». Pas une semaine ne passe sans qu'on entende ce constat. «Qu'en est-il du rêve et de l'espoir? Qu'en est-il de cette croyance qu'une société peut développer des projets porteurs?» se désolait d'ailleurs le député Sylvain Pagé dans son «Appel à une nouvelle culture politique». La population souhaiterait de toute évidence que les politiciens les transportent avec de grands desseins, comme dans les années 1960 et 1970. Ils ont la nostalgie d'une époque où la politique donnait l'impression de pouvoir tout faire.

La firme Léger Marketing l'avait démontré en 2008 avec un sondage réalisé pour Le Devoir. À la question «Personnellement, diriez-vous que vous êtes intéressé[e] par les enjeux politiques?» près de quatre personnes sur dix (39 %) avaient répondu avoir moins d'intérêt qu'auparavant pour ces enjeux. Les répondants de 45 ans ou plus, parmi lesquels se trouve la cohorte des baby-boomers, témoignaient «d'un plus fort degré de désenchantement que la moyenne», avait soutenu l'analyste Mathieu Gagné, de Léger Marketing. Les baby-boomers, selon lui, «sont en désaffection par rapport à la politique» parce qu'ils ont le regret d'une période axée sur les grandes constructions et les grands projets: «Ceux qui ont connu les décennies 60 et 70 semblent nostalgiques de cette époque faste de la politique. Ils ont l'impression qu'aujourd'hui il ne se passe rien, qu'il n'y a plus rien d'intéressant», avait illustré l'analyste.

De grandes choses

Bref, on aimerait encore aujourd'hui se faire promettre de bâtir de grandes choses, voire de devenir «maîtres chez nous», d'échafauder une «société juste» (Trudeau) voire de «changer la vie» (Mitterrand). Les grands projets furent si exaltants. Qu'en reste-t-il aujourd'hui? Beaucoup de choses à entretenir, et même à reconstruire. L'échangeur Turcot, symbole de nos infrastructures en fin de vie, peut servir de métaphore ici pour nos systèmes d'éducation, de santé, et bien d'autres programmes universels. Le projet de construction était impressionnant. L'inauguration, émouvante. Quelque quarante années plus tard, tout craque. Il faut reconstruire, et parfois à partir du sol. Or, refaire est moins stimulant qu'inventer, que construire. On coupe des rubans devant une route ou une école neuve; moins souvent devant une route ou une école qu'on vient de réparer. Nos démocraties raffolent tant de tout ce qui est «nouveau». Sauf que nos politiciens sont confinés la plupart du temps de nos jours à un travail d'«entretien», parce qu'après tout, nous souhaitons vivement conserver ces constructions si utiles et auxquelles nous sommes attachés.

Le sondage de Léger Marketing cité plus haut démontrait d'ailleurs la tension entre les bâtisseurs et les concierges: les citoyens valorisent le maintien d'«infrastructures sociales». Ils souhaitent qu'on y investisse beaucoup. Davantage même que dans les «baisses d'impôt», dont ceux-ci profiteraient de manière plus individuelle. Nos gouvernements, disaient la moitié des personnes interrogées (51 %), doivent avoir comme priorité l'investissement sur le plan des services sociaux, de l'éducation et de la santé.

***

Les partis sont dans le marais du «réalignement»

Et si nous étions dans une de ces périodes que le politologue Vincent Lemieux a déjà qualifiée de «réalignement»? Ce long marais politique, transition souvent pénible où l'«offre» politique peine à se réorganiser. Selon la théorie de cet expert des formations politiques québécoises, dans une période de réalignement, un parti «générationnel» moribond est remplacé graduellement par un autre: le Parti conservateur du Québec par l'Union nationale. L'Union nationale par le Parti québécois. Le Parti québécois par... quoi? Vincent Lemieux se le demande depuis 1986!

En 2002 et en 2007, on a pu croire que l'Action démocratique allait confirmer la théorie de Lemieux. Déjà, à l'époque, il écrivait que les «conditions semblent remplies pour l'apparition d'une nouvelle génération», mais que cela ne se produirait pas avant le XXIe siècle. Selon l'approche «générationnelle», le parti de la génération future se définirait «contre la formule de gouverne de la génération précédente». Le prochain serait donc «non nationaliste et non interventionniste». À moins que, nuançait-il, «comme dans les années 1960, un des deux éléments de la formule soit récupéré, en l'occurrence le nationalisme, et que se forme une espèce de nouvelle Union nationale, combinant la foi nationaliste avec le parti pris pour le secteur privé».

Les périodes de réalignement peuvent toutefois s'étirer. En 1935 l'Union nationale vient tout près d'obtenir une majorité des sièges. Elle l'a en 1936, mais avec la guerre, en 1939, les libéraux reviennent en force. L'UN se trouve alors dans l'opposition et c'est finalement en 1944 que le réalignement se conclut. Quant au PQ, il naît en 1968, fait élire quelques députés en 1970 et en 1973. Le réalignement n'aboutit qu'en 1976.

Dans Les Partis générationnels au Québec (PUL, réédité en 2011), M. Lemieux souligne que «l'incapacité de l'ADQ à devenir un parti générationnel est significative». Ce parti, qu'il avait considéré avec d'autres observateurs comme successeur probable du PQ à titre de parti générationnel, «a exploité avec succès l'insatisfaction conjoncturelle envers le gouvernement péquiste au moment de l'élection de 2003 ainsi que celle envers le gouvernement libéral au moment de l'élection de 2007». Mais hissé au stade d'opposition officielle, le parti «n'a pas réussi à définir de façon cohérente et crédible les solutions de rechange qu'il proposait».

À l'automne 2002, alors que l'ADQ avait encore de bons sondages, Vincent Lemieux évoquait pourtant la possibilité de sa disparition ou de sa fusion avec la formation qui allait s'imposer comme nouveau parti générationnel. Rappelons-nous que le dernier parti dont le nom commençait par «Action», «l'Action libérale nationale» de Paul Gouin, a largement contribué au deuxième réalignement de l'histoire politique du Québec, dans les années 30, mais qu'il s'y est en quelque sorte perdu. En serait-il de même pour l'ADQ si elle fusionnait avec le futur parti de François Legault? Aujourd'hui du moins, un sondage Léger Marketing-Le Devoir placerait ce parti (encore très fictif, certes) à 41 % des intentions de vote.

***

Les citoyens, branchés sur Internet, ont la tête ailleurs

Dans son texte, Sylvain Pagé soutient que, «s'il existe une coupure entre la politique et les citoyens, c'est que la politique s'est détournée des citoyens». Et si c'était en grande partie l'inverse? Et si les citoyens s'étaient détournés de la politique québécoise? En raison des «nouveaux médias» qu'ils consultent de plus en plus?

Les «anciens» médias, de masse, demeurent, mais se voient concurrencer sérieusement. On le sait: l'écoute de la télé décline, comme la lecture des journaux, au profit d'Internet. Or les médias de masse produisaient en partie, et maintenaient, le sentiment «national». Le premier d'entre eux est évidemment le journal imprimé. Dans L'Imaginaire national (Imagined Communities, 1983), Benedict Anderson décortique le «capitalisme de l'imprimé» qui, selon lui, a jeté «les bases de la conscience nationale». Il qualifie de «cérémonie de masse» la lecture simultanée du même texte par les citoyens d'un même pays. Hegel (1770-1831), déjà, a soutenu que «la lecture du journal est pour l'homme moderne un substitut de la prière matinale». Pourtant, ajoute Andersen, «chaque communiant sait pertinemment que la cérémonie qu'il accomplit est répétée simultanément par des milliers [ou des millions] d'autres, dont il connaît parfaitement l'existence même s'il n'a pas la moindre idée de leur identité». D'où l'«imaginaire national».

Les «nouveaux médias» donnent lieu à une distribution de masse, mais font éclater le contenu et mondialisent les citoyens. L'interaction s'ajoute comme nouveauté radicale. Le média de masse était organisé selon une logique nationale. Les nouveaux médias sont tout de suite transnationaux. Le citoyen se transmute en internaute. Il a la tête ailleurs de plus en plus, dans une masse d'informations infinie. Et dans ses niches préférées, non plus dans un espace civique déterminé.

La politique québécoise devient elle-même une niche des passionnés de la politique. Les usages de l'interactivité peuvent être très politiques et immédiats, comme on l'a vu en Iran en 2009 et dans les révolutions arabes en 2011. Mais une question se pose tout de même: les Québécois informés sur Internet, autrement dit plus rapidement et de façon radicalement plus mondialisée qu'avant, sont-ils autant à même de se passionner pour la politique de leur coin de pays?
<br />
L’échangeur Turcot, à Montréal: symbole de nos infrastructures en fin de vie, métaphore pour nos systèmes d’éducation ou de santé.<br />
L’ADQ de Mario Dumont a aspiré au titre de nouveau parti générationnel.<br />
 
 
 
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  • Francois - Inscrit
    11 juin 2011 06 h 07
    Pour intéresser les gens faut-il encore être intéressant
    Ce n'est pas tout de faire parti d'une discipline. Il faut encore être en mesure d'émettre la passion de ce que l'on fait. Cependant dans la politique qui offre un statu de pouvoir considérable dont les prétendants en ont que pour le statu. Je crois que le désintérêt est plus accentué encore sous la gouvernance de Jean Charest qui disculpe tout les directions et choix que la population veut prendre et met en péril la démocratie.
    La population se sent privé de sa volonté. L'intérêt de la politique augmenterais si les politiciens s'engageaient à servir les citoyens et non à servir leur soif de pouvoir autocrate. Avec Jean Charest vous on a pas le choix d'aller dans sa direction propre à lui seul. Les rôles sont inversés delà vient le désintérêt en plus que les politiciens ne savent pas intéresser la population parce que trop intellectuellement ennuyant.
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  • Alain Dubois Alain Dubois - Inscrit
    11 juin 2011 06 h 42
    Et si c'était ça, le «Village global» de Marshall McLuhan
    Une intéressante analyse de la situation politique actuelle. Par ailleurs, ce désir de changer les choses n'est pas seulement présent au Québec. On l'a vue s'exprimer aux États-Unis, à travers l'élection d'Obama et aussi dans le monde arabo musulman à travers ce que l'on appelle le "Printemps Arabe".

    Les nouveaux médias comme l'a été l'invention de l'imprimerie, y jouent un rôle déterminant. Ils sont les catalyseurs et les vecteurs de ces changements. La population est mieux informée, ses préoccupations, ses désirs, sa culture politique se mondialisent. Le «Village global» de Marshall McLuhan est, finalement, peut être, en train de prendre forme...
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  • Caroline Moreno - Inscrit
    11 juin 2011 06 h 45
    DES PRÉTEXTES
    Dans le dictionnaire LE PETIT LAROUSSE on définit René Lévesque comme le fondateur et le chef du parti québécois, organisation préconisant l'indépendance politique du Québec.

    Le PQ préconise-t-il l'indépendance du Québec ?

    Peut-on préconiser indéfiniment ?
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  • Jean Lapointe - Abonné
    11 juin 2011 07 h 30
    Y a-t-il désaffection à l'égard de la politque?

    Je ne pense pas qu'au Québec il y ait désaffection à l'égard de la politique.

    Au contraire, je trouve que les gens s'intéressent comme jamais à la politique.

    Mais ils ne s'y intéressent pas toujours pour les bonnes raisons.

    Ils s'intéressent très souvent à la politique quand ils sont affectés dans leur vie personnelle mais, au lieu d'essayer de voir comment les choses pourraient être améliorées, ils ont tendance à plutôt défendre ce à quoi ils tiennent, un peu comme des consommateurs.

    Je pense qu'il est là le problème. Beaucoup trop de gens se définissent surtout comme des consommateurs y compris en politique.

    Nous avons donc une autre étape à franchir: s'intéresser à la politique en tant que citoyens qui se veulent responsables.

    Et cela c'est d'abord au sein de la famille et à l'école que ça doit d'abord s'apprendre.

    Et je ne suis pas sûr qu'on ne s'en préoccupe suffisamment.
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  • jean brunet - Inscrit
    11 juin 2011 07 h 30
    Opinion
    J'aime bien la métaphore "échangeur Turcot" comme base d'explication.
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  • Alias - Abonné
    11 juin 2011 07 h 37
    Comment être passionnés?
    Antoine Robitaille, termine avec la question : « Les Québécois informés sur Internet, autrement dit plus rapidement et de façon radicalement plus mondialisée qu'avant, sont-ils autant à même de se passionner pour la politique de leur coin de pays? »
    Je suis informé sur internet, et la mondialisation a transporté dans une autre arène les enjeux politiques, à Washington, New York, Davos ou aux Bilderberg. Il nous reste la soumission aux multinationales et les choix sociaux cosmétiques, après avoir payé les subventions aux entreprises et les transferts aux paradis fiscaux. Nos soldats font la guerre pour Washington, les campagnes de vaccination sont décidées à l'OMS, les rendements de la Caisse de dépôt à Wall Street, les ressources naturelles sont bradées ou saccagées pendant qu'on s'occupe de sport, l'éducation est dirigée par les syndicats, la santé par les pharmaceutiques les syndicats et les ordres professionnels. Et si des politiciens courageux supportés par une population motivée décidaient de changer notre société d'une manière qui divergeait du nouvel ordre mondial, la CIA interviendrait discrètement pour nous ramener à la raison.
    Comment être passionnés?
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    11 juin 2011 08 h 12
    «Think globally, act locally»
    Penser globalement, agir localement.

    Ce qui me chicotte justement dans les analyses des experts politiques autant au plan fédéral que provincial, c'est qu'ils font rarement référence à la situation mondiale pour expliquer ce qui se passe ici, pourtant les citoyens sont continuellement influencés par l'actualité mondiale et en tiennent compte, consciemment ou non, dans tous leurs gestes.

    Serge Grenier
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    11 juin 2011 08 h 19
    «Ce que je pense» vs «Ce que je veux»
    Souvent quand je parle de politique, les gens m'expliquent ce qu'ils pensent qu'il va arriver. Mais je m'en fout de ce qu'ils pensent qu'il va arriver. Ce que j'aimerais savoir, c'est ce qu'ils voudraient qu'il arrive. Ce qu'ils souhaiteraient qu'il arrive, ce qu'ils aimeraient qu'il arrive s'ils avaient le choix.

    Des «gérants d'estrade» et des «observateurs», on en a en masse, ce qui nous manque c'est des gens qui ont de la vision, de l'imagination, des idées...

    Serge Grenier
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  • Francis Lavigne - Inscrit
    11 juin 2011 08 h 58
    Les soixante huitards: Guy Debord
    La société du spectacle a certes évolué dans son ontogénèse, elle est devenue plus virtuelle, reste qu'elle reste encore un moyen dont se servent les oligarques pour nous appâter comme des sardines en boîte et privatiser puis instrumentaliser des secteurs toujours plus grands de l'espace publique contre la réelle démocratie citoyenne.
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  • Jean-Serge Baribeau - Abonné
    11 juin 2011 09 h 12
    Des politiciens discrédités, des citoyens «désenchantés»»
    Depuis l'historique élection du 2 mai 2011, je ne cesse de penser, de dire et de répéter que les électeurs québécois ont posé un geste de rebelles et d'insoumis. Ce geste éclatant et glorieux a ouvert la porte à un certain «ré-enchantement» face à la politique..

    Je suis de ceux qui pensent que le concept de «cynisme» n'est pas approprié pour qualifier une certaine réticence face à l'univers politique. Je pense plutôt, dans le sillage du grand sociologue allemand Max Weber, qu'un profond «désenchantement» a «contaminé» de nombreux citoyens. L'univers politique est de plus en plus apparu comme sale, sali et démoralisant.

    Je constate que de nombreux politiciens n'ont pas su tirer des leçons de cette élection si significative.

    Par exemple, comment peut-il se faire que Mme Agnès Maltais, le Parti québécois et le Parti libéral aient voulu limiter les droits juridiques des citoyens? Le maire Labeaume étant très populaire il ne faut surtout pas heurter sa susceptibilité, laquelle est toujours à fleur de peau.

    Par exemple, comment se fait-il que Luc Ferrandez, maire du Plateau Mont-Royal, se permette d'être si sourd face aux cris de nombreuses personnes qui saisissent mal sa manière de gérer la question de la circulation automobile dans son quartier?

    Et que penser de Harper qui, le soir de l'élection, a dit qu'il allait gouverner pour tous les Canadiens? Ce qui est certain, c'est que ses premiers gestes (je pense notamment au discours du trône) semblent indiquer qu'il veut gouverner malgré et contre les nombreux Canadiens (près de 60%) qui n'ont pas souhaité l'avoir comme premier ministre.

    Une lueur d'espoir et de «ré-enchantement» s'est allumée au Québec il y a quelques semaines. Nos politiciens vont-ils, presque tous, se découvrir une vocation d'éteignoirs résolus et déterminés?

    Je reste néanmoins enchanté mais est-ce que cela va durer?


    Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias
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  • Lorraine Dubé - Abonnée
    11 juin 2011 09 h 13
    François Legault perçu comme alternative?
    Par son absence d'alternative et rapport de force devant le statu quo, la question nationale en suspend, François Legault ne fait preuve que d'opportunisme Par conséquent, il joue le jeu néocolonialiste.

    Banaliser indécemment l'exclusion du Québec!
    De 22 conditions du rapport Allaire au cinq demandes minimales de Meech, on propose de tendre l'autre joue en courbant l'échine.

    François Legault a joué dans le dos de Bernard Landry à compter de 2004. Ses aspirations? À vous de juger qu'elle sont à géométrie variable, selon les sondages.

    Voilà la défection de Legault du PQ!
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  • BROMONTOIS - Inscrit
    11 juin 2011 09 h 23
    ON N'A PAS DE VUE D'ENSEMBLE .
    De plus en plus de gens réclament 40 voir 30 kilomètres à l'heure dans leur zone résidentiel , mais ne tentez pas de maintenir la vitesse légale sur l'autoroute ou les routes secondaires car on vous klaxonnera et vous dépassera en vous faisant des signes et des coupures de route . On dit que les baby-boomers ont amené le gouvernement dans des déficits et devraient les rembourser , mais on réclame des garderies , des congés parentaux , de rendre moins restrictif les normes de compensation du chômage , des baisses d'impôts etc...
    Complètement d'accord Mr. Jean Lapointe .
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  • Pierre-Luc Langlois - Inscrit
    11 juin 2011 09 h 33
    Bémol
    Il aurait été intéressant d'aborder la question de la place qu'occupe les intérêts économiques dans les décisions politiques des dirigeants; ces intérêts, me semble-t-il, ont remplacés ceux beaucoup plus essentiels et plus représentatif de ce que devrait être la politique dans un monde démocratique, c'est-à-dire la construction et l'édification d'une société plus juste qui tente de protéger les véritables intérêts de la population (et si l'intérêt de la population n'y est plus, de tenter, du moins, de ramener ces grandes idées qui ont servis et devraient encore servir de socle à la politique passée et actuelle) et non les intérêts économiques actuels des dirigeants politiques qui sont au service d'une vision d'un Québec au service et à la merci d'un système économique sclérosant.
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  • Raymon Lutz - Inscrit
    11 juin 2011 09 h 55
    Vote uninominal à un tour
    Peut-être sommes-nous écoeurés du système "First past the post" produisant des gouvernements qui ne nous représentent pas? Aux dernières élections: 23 électeurs inscrits; 6 ont appuyé Harper; 8 ont choisi un parti adverse; ceux qui ont décidé de ne pas voter (c'est un choix), 9 millions! Il y a plus de gens qui n'ont pas voté que de gens qui ont voté pour le CPC! Nul part chez vous les media je n'ai lu ni entendu ces chiffres révoltants (justement?)

    Je sais, c'est mon 2e commentaire à ce sujet.
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  •  
  • Naljac - Inscrit
    11 juin 2011 10 h 08
    Du ménage!
    Nous n'avons pas été gâté en politique ces dernières années! Tant au fédéral qu'au provincial, le peuple se fait mentir à tour de bras. Ministres et premiers ministre ont trop de pouvoir vis à vis le peuple électeur.

    - Trop de magouilles
    - Trop de politiciens en quête d'argent
    - Les politiciens ne sont pas assez surveillés
    - Les politiciens ne font pas le travail, ils ne remplissent pas les
    promesses électorales qui les ont fait élire.
    - Pour les partis prenant le pouvoir, la ligne du parti est de loin
    plus importante que le bien de la population.
    - Depuis des décennies, les électeurs sont floués.
    - Un gouvernemenrt devrfait fonctionner comme une compagnie, pas
    comme un organisme au gouffre sans fin.

    Un parti politique désirant prendre le pouvoir devrait devoir présenter son programme avec un calendrier de réalisations de ses promesses.

    On devrait instituer un comité de surveillance apolitique qui aurait le pouvoir de destituer un parti au pouvoir ne respectant pas ses promesse.

    Après tout c'est l'argent du peuple, ces gens élus par nous, sont nos EMPLOYÉS, ils nous sont redevables en tous temps.

    S'il ne font pas le travail qu'il ont promis de faire lors de la campagne électorale, nous n'avons pas à attendre que ces gens là DÉCIDENT de la prochaine élection, le comité de surveillance les fout dehors!

    La politique est un sujet trop sérieux pour être laissée entre les mains de politiciens!!!!
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  • Lorraine Dubé - Abonnée
    11 juin 2011 10 h 21
    Les enjeux / Nos aspirations / Notre représentation
    @ monsieur Jean Lapointe-
    Bon point monsieur

    "S'intéresser à la politique en tant que citoyens qui se veulent responsables..."

    Au delà de notre petit nombril et de nos besoins personnels de consommateur. Ne pas se limiter au pain et beurre, comme le souhaiteraient certains politiciens

    En terminant, question de démocratie, la nécessité d'une représentation plus juste de la volonté de l'électorat par un mode de scrutin à deux tours.
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  • lepsydescoccinelles - Inscrit
    11 juin 2011 10 h 37
    citations
    La politique est la science de la liberté. Prudhon.

    Les peuples démocratiques haissent souvent les dépositaires du pouvoir central,mais il aiment toujours ce pouvoir lui
    meme. Alexis de Tocqueville
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  • Turbine - Abonné
    11 juin 2011 10 h 55
    Démocratie participative
    Québec solidaire parle de démocratie participative. Sur le site internet, ils invitent les gens à créer le parti et la question sur l'identité nationale. Il serait intéressant M. Robitaille de faire une étude sur le sujet, l'historique ou des exemples de ce type de politique.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    11 juin 2011 11 h 04
    Tout le contraire de Naljac
    À peu près personne n'est prêt à passer sa vie à se faire surveiller, à ce qu'on débusque les plus petits pépins pour dire que le ministre est un incompétent, à ce qu'on analyse chacune des phrases qu'un politicien dit, sans le moindre espace pour l'incertitude ou l'erreur. Et les médias traditionnels sont les plus coupables, ceux qui aiment débusquer les mini-scandales. Aucun directeur de société privée n'est soumis à une telle surveillance. Conclusion : seuls les plus drabes peuvent survivre.

    Et, non, un gouvernement n'est pas une compagnie privée : il doit suivre d'autres règles pour poursuivre d'autres fins.
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  • Lorraine Dubé - Abonnée
    11 juin 2011 11 h 18
    @ Turbine
    Comme il serait intéressant de consulter également le site du PI et de l'envisager comme une alternative pour ceux qui ne se reconnaissent pas en QS.
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  • Kurugari Sensei - Inscrit
    11 juin 2011 12 h 38
    @Naljac
    Vous avez tout à fait raison. Ne dit-on pas que la route qui mène à l'enfer est pavée de bonnes intentions? Je ne doute pas que certaines personnes font le saut en politique pour des raisons tout à fait admirables et nobles avec la ferme intention de changer les choses pour le mieux.
    C'est une fois le pied dans l'engrenage qu'ils s'apperçoivent que tout n'est pas paradisiaque en politique et qu'ils doivent parfois vendre leur âme pour faire avancer leur parti. Ils se rendent compte aussi que ce n'est pas la politique qui mène le bal, mais bien d'autres intérêts particuliers.
    De plus, plusieurs chefs de partis se disent certainement, comme le disait Milton: Il est mieux de régner en enfer que de servir au paradis. Et cela, même si ce ne sont pas eux qui prennent les décisions, mais bien les instances de leurs partis qui, elles, ne font que penser à leurs amis et à la prochaine élection plutôt que de penser à la prochaine génération.

    suite dans la 2eme partie
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  • Turbine - Abonné
    11 juin 2011 12 h 40
    PI
    @ Lorraine Dubé

    Merci, mais trop à droite. Mon identité n'est pas dans mes veines, mais dans mes valeurs.

    Rappelons-nous que les patriotes étaient autant anglais que français à demander un gouvernement responsable. Outre la monarchie constitutionnelle, quel voie emprunter pour former un pays dans lequel tous sans exception ont leur place et tous suivent les règles démocratiques? Non pas élire un représentant qui peine à rendre des comptes à ceux qui ont voté pour eux. Aller chercher la participation de tous dans les débats me semble bien opportun pour favoriser une réelle démocratie. Y a-t-il des exemples d'un type de gouvernance semblable dans le monde?
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  • Kurugari Sensei - Inscrit
    11 juin 2011 12 h 48
    2eme partie
    Une des raisons qui fait en sorte que la population se désintéresse de la politique vient aussi du fait qu'il y a toujours des groupuscules revendicateurs qui font en sorte de toujours être contre tout et de stopper tout ce qui ne fait pas leur affaire (je ne parle pas ici des groupes citoyens, par exemple, contre les gaz de shale qui, eux, ont des questionnements importants). Ces groupuscules sont organisés et font en sorte de se faire voir le plus possible et on se dit alors: Qu'est-ce que ça donne, ce sont toujours les autres qui ont gain de cause, ceux qui crient le plus fort.
    Nous, le reste de la population, somme probablement trop nombreux pour s'organiser et faire face à ces petits groupes. Nous sommes probablement trop occupés à essayer de se démerder avec nos problèmes, à travailler, à élever nos familles, etc. C'est à nous, la majorité, de se mobiliser pour faire changer les choses, mais, au Québec, nous sommes plutôt des chialeux de cuisine.
    Vous avez raison de dire que, les BOSS, c'est nous et que les politiciens font ce qu'ils veulent avec NOTRE argent. Ces personnes qui forment les gouvernements semblent l'avoir oublié ou tout simplement ils s'en foutent. C'est cette perception, je crois, qui fait en sorte que nous nous désintéressons de la politique.
    Comme je l'ai toujours dit: Occupons-nous de la politique parce que c'est elle qui va s'occuper de nous.
    Bonne fin de semaine.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    11 juin 2011 13 h 06
    La désaffection ne concerne pas tout le monde.

    Les 40% de souverainistes s'intéressent toujours à la politique. Il n'y a pas de désaffection chez eux.

    Il n' y a pas de désaffection non plus je pense chez les angloquébécois et les immigrés qui se sont ralliés à eux.(20% environ de la population.)

    La désaffection elle est plutôt chez les 40% qui restent.

    Ceux-là ils ne savent pas où se jeter pour la plupart d'entre eux. iLs ne veulent pas entendre parler de politique. Ça les achale.

    Et parmi eux il y aussi les anti- souverainistes acharnés pour qui la souveraineté apparaît quasiement comme un crime contre l'humanité à la façon de Stéphane Dion.

    En fait je suis d'avis que ce sont ceux-là qui bloquent tout depuis le référendum de 1995.

    Et ce sont eux qui créent une mauvaise atmosphère parce qu'ils n' arrêtent pas de s'en prendre à la masse de la population qu'ils accusent de tous les maux. Ça va de la paresse à l'intolérance. Et il y a de gens qui finissent par les croire.

    Et à part ça il y a la plupart des médias qui emboîtent le pas et qui, au lieu d'informer et d'instruire, encouragent le chiâlage et les critiques négatives parce que ça fait vendre leur marchandise.

    Vous parlez de désaffection mais je pense que c'est faux. Vous voulez à tout prix qu'il y ait désaffection pour pouvoir en faire le reproche aux souverainistes et en particulier au Parti québécois, le responsaable de tous les maux d'après eux.

    S'il y de la désaffection dans une certaine couche de la population c'est parce qu'elle est voulue par une certaine élite que l'on rertouve en particulier dans le Parti libéral.
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  • victoriavilleman - Inscrit
    11 juin 2011 13 h 39
    Pour comprendre il faut un court cours sur la psychologie et stratégie politique 101
    C'est exactement dans la faiblesse de l'engagement citoyenne et dans le désintéressement du peuple que le pouvoir politique se renforce. Malgré que ce soit difficile à croire c'est exactement de cette façon que des partis se porte au pouvoir, et indirectement pousse leur agenda politique. Tout gourvernement sais cela. Tout conseiller politique sais cela. Tout citoyen informé sais cela!

    Quel beau cadeau que de porter quelqu'un au pouvoir, et de se désintéressé de la politique en tant que peuple. De devenir narcissique, désolutionné envers le politique.

    Et comme le peuple devient négatif , il ne se mobilise pas. Ne challenge pas l'autorité en place, et ne s'intéresse pas aux politiques qui viennent directement les affecter. Durant ce temps, un gouvernement peut faire ce que bon lui semble. Personne ne conteste quoi que ce soit en se disant "Quosse ça donne!" Sauf les quelques personne ici et là qui croient encore à améliorer leur société. Et il n'y en a pas des centaines de milliers.

    Tout ce qu'un gouvernement a à faire c'est de s'assurer de financer le plus de festivals possibles. En amusant le peuple, le peuple ne pense pas au politique, les problèmes de gestions publiques, de dépenses insensés du gouvernement etc. Et le peuple oublient les problèmes qui les affectent politiquement. César et Rome avait tout compris, sauf que Rome a bel et bien tombé éventuellement!
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  • Marie-Eve L - Inscrite
    11 juin 2011 14 h 00
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  • Du Caurroy - Abonné
    11 juin 2011 14 h 28
    L'enchantement de Monsieur Baribeau
    Monsieur Baribeau, dont je lis toujours les textes avec plaisir et attention, se dit, malgré tout ce qui se passe, encore «enchanté».
    Il est bien chanceux et j'aimerais pouvoir en dire autant!

    Mais il me fait aussi réfléchir et je me dis aujourd'hui que ça ne me donnerait rien de vouer le Parti québécois aux gémonies, comme beaucoup de monde l'a fait cette semaine.
    Le PQ, avec qui nous semblons vivre une classique histoire d'amour-haîne doit se maintenir debout et continuer son combat. Il est indispensable pour l'avenir du Québec et les souverainistes devraient faire corps derrière lui.
    Pour ma part, je viens aujourd'hui même d'envoyer une modeste contribution au Parti.
    (Signe des temps: les contributions par Internet passent maintenant par les bureaux du DGE).
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  • Claude Deschenes - Inscrit
    11 juin 2011 14 h 44
    Désafection oui bien sûr!
    Pourquoi la désaffection vis à vis la politique? Tant de raisons! Parce que les politiciens ne nous dises pas toujours la vérité, parce qu'ils dépenses sans compter, accumulant les déficits de façon incroyable , parce qu'il y a des outrages à la chambre, parce que l'on ment à la chambre... et aux citoyens,parce que certains députés ont une honnêteté qui ne fait pas l'unanimité. Je dis cela de cette façon pour rester poli!, Nous n'avons qu'à regarder les nouvelles du soir, il y a toujours un scandale quelconque relié à nos élus. Ceux qui nous gouvernent font des lois, adoptent des politiques de gestion contractuelle et des codes de déontologie, pour, à la première occasion les mettre de côté parce qu'il y a des votes en jeux :) capital politique oblige! Parce qu'il y a des contrats donnés sans appel d'offres, à des amis du parti. Hélas je pourrais continuer comme ça jusqu'à demain.

    Milles et une raisons, tant de gestes, de paroles de nos politiciens restées sans suite ou dites de façon presque absurde en certaines occasion.

    Nous sommes un peu à blâmer, c'est nous qui les élisons! Vous voyez on met de côté ce pourquoi nos pères et grand-pères se sont battus, la liberté entre autres d'ester en justice, la liberté de parler à l'assemblée législative par l'entremise de notre député, sans toujours avoir en tête que notre gouvernement pourrait nous mettre le bâillon.

    Voilà c'est ça! J'arrête, je suis tanné!
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    11 juin 2011 15 h 04
    Les politiciens manquent d'imagination.
    M. Robitaille, vous citez M. Pagé (Labelle): «Le désintérêt croissant de la population envers la politique menace notre démocratie et anéantit nos rêves collectifs», écrit-il. Selon lui, «la désillusion politique atteint de plus en plus de gens; même les rangs des plus farouches démocrates ne sont pas épargnés». Le danger, c'est que le politique devienne tout simplement de la politique spectacle, semblable à ce qui se passe aux États-Unis.

    Face à l'avenir, les politiciens manquent beaucoup d'imagination. Je dirais même qu'ils sont surtout fort sur le copier/coller quand ils prennent des décisions sous bien des rapports. C'est aussi ennuyant que quelqu'un qui écouterait toujours la même émission télé, lirait toujours le même livre, etc. En bref, les politiciens manquent d'imagination. Ce qui ne les aide pas, c'est le fait que l'économique est souvent la vieille locomotive qui leur permet d'avancer alors qu'elle devrait être l'un des wagons tout simplement relatif à l'avancement de notre qualité de vie.
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  • Jean-Serge Baribeau - Abonné
    11 juin 2011 15 h 51
    Raymon Lutz a raison en ce qui concerne le mode de scrutin
    J'endosse et entérine le commentaire de Raymon Lutz. Depuis quelques décennies la donne politique et sociologique a tellement changé que je ne comprends pas (ou je comprends trop) pourquoi «on» n'a pas décidé de changer le mode de scrutin basé sur le système uninominal à un tour. Sauf erreur tous les politiciens de tous les partis ont, à un moment ou à un autre, parlé d'une forme de scrutin proportionnel. Mais on n'a jamais rien fait, ce qui est révélateur et ce qui accentue le désenchantement de nombreux citoyens qui ne comprennent pas comment il peut se faire qu'un parti puisse gouverner sans avoir 50% 1 des votes. L'essentiel, c'est avoir plus de députés que les autres.

    Ce système électoral est totalement déconnecté des réalités profondes de nos sociétés contemporaines. Et cela est particulièrement vrai au Québec, société peut-être plus rebelle que bien d'autres.

    La lâcheté des politiciens leur permet de prendre parfois le pouvoir mais elle désenchante les citoyens!

    Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias
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  • Claude Letarte - Inscrit
    11 juin 2011 16 h 16
    Nostalgique!!
    Cher monsieur Robitaille,

    Je suis de ces "baby-boomers" un peu desaffectés. Nostalgique, certes, mais pas seulement des rêves de construire. Il fut un temps où on avait aussi des "leaders", les Lesage, Lévesque et Trudeau ici, mais un peu partout autour du monde. C'était l'époque des "Trente Glorieuses, n'oublions pas, qui a brusquement cessé au milieu des années '70.

    Le marasme actuel, qui n'est pas que Québécois, est l'échec des générations antérieures à transmettre l'essentiel de ses valeurs, et je ne parle pas que de morale. On a tout balancé et tout remplacé par la cupidité et la vanité, sur le mode surconsommation.

    On se plaint d'être gouverné par sondages. On l'a bien cherché; on a les gouvernants qu'on mérite. Je n'ai même plus envie d'être démocrate, je crois que Platon avait raison....il y a belle lurette.

    Je vous citerai de Tocqueville, en terminant :

    "Une nation ne peut rester longtemps forte quand chaque homme est individuellement faible, et on n'a pas encore trouvé de formes sociales ni de combinaisons politiques qui puissent faire un peuple énergique en le composant de citoyens pusillanimes."

    Ça s'applique à l'Amérique en entier!

    Claude Letarte,
    Québec
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  • Rayon bleu - Inscrit
    11 juin 2011 16 h 58
    Des gouvernants impuissants
    En plus de celles évoquées dans l'article pour expliquer la désaffection du politique (au sens traditionnel), on peut idendifier d'autres causes. Parmi celles-ci, trois me viennent spontanémant à l'esprit qui contribuent à rendre les élus et, en bout de ligne l'État, impuissants. On remarquera qu'à chaque fois, ce sont les gouvernements eux-mêmes qui ont instauré ces carcans qui les condamnent à l'impuissance.
    Premièrement, les ententes de libre échange et autres traités qui régularisent les pratiques économiques dans et entre les États et retirent une grande part de la capacité à mener des politiques de développement par les gouvernants.
    Deuxièmement, les diverses chartes qui placent les tribunaux au-dessus des gouvernements ont le même effet au plan du développement social.
    Troisièmement, progressivement, depuis plus de 20 ans, on a instauré de nouvelles régles de gouvernance qui ont beaucoup augmenté le pouvoir des technocrates (notamment dans les agences régionales, commission scolaires, etc.) et qui réduisent d'autant la capacité des élus à "actualiser" sur le terrain les politiques ou orientations qu'ils décident.
    ... et tout cela en réduisant les impôts avec comme principal effet l'absence totale de marge de manoeuvre, voire l'obligation de gérer la décroissance.
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  • Roland Berger - Abonné
    11 juin 2011 17 h 03
    Le fils « désaffecté »
    Le Québec ressemble à ce fils aîné qui rêve d'autonomie, mais qui n'ose pas se libérer d'un père qui ne reconnaît pas sa valeur propre. Peut-être quittera-t-il le foyer paternel, mais non sans implorer de son père qu'il demeure en association avec lui (le MSA de René Lévesque). Reste à voir si ce fils aîné se remettra de l'éclat de rire de son père face à sa requête.
    Roland Berger
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  • Sand 700 - Inscrite
    11 juin 2011 17 h 22
    PAS DE DÉSAFFECTATION MAIS UN DÉSIR DE MEILLEURES INFORMATIONS
    Les journaux commencent à peine à chercher des VÉRITÉS face aux décisions prises par les politiciens dès qu'is sont élus. Le côté opaque, obscur des lobbystes, qui défendent des intérêts différents de ceux touchant toute la population, des tractations tout aussi obscures pour dépenser les fonds publics, les règles du jeu ne sont pas claires pour la populatio et c'est de cela que les gens ont soif, ce besoin de savoir ce qui se passe vraiment dans les officines des Parlements.

    Malheureusement, nous en sommes encore à «la grande noiceur» de l'époque de Duplessis, nous n'apprenons que des bribes, quand il y a des fuites ou des enquêtes et c'est désolant et ça confirme que les politiciens répondent à des intérêts autres que le bien de la population même si c'est elle, la population, qui paie taxes et impôts pour faire fonctionner ce système de fausse démocratie car ses intérêts sont mal représentés.

    Une population bien informée pourra exiger que les politiciens rendent des comptes, pas juste en fin d'année mais de façon régulière, hebdomadaire ou mensuelle. Les moyens technologiques le permettent maintenant. Nous n'avons plus à laisser faire et à aller juste voter aux 4 ans. De la vigilance basée sur de l'information réelle et une surveillance accrue par tous. Nous en sommes loin, bien évidemment... Les politiciens en profitent, la ligne de parti et les tromperies découragent la population qui veut que ses intérêts soient pris en compte.

    J'ai bon espoir que ça peut changer. Si tous les électeurs gardaient contact avec leurs élus en les questionnant via leur courriel, ou en leur écrivant pour des compte-rendus de leurs travaux. Ça peut changer...
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  • Poirier Sylvie - Inscrite
    11 juin 2011 21 h 25
    Le peuple québécois est souverain!!!
    Je voulais écrire à Pauline Marois, mais je ne psnse pas qu'elle serait capable d'aller jusqu'au bout.

    Comme le Québec n'a pas signé le rapatriment de la constitution de 1981, le Québec, de facto ne fait plus partie du Canada. En allant au tribunal de La Haye, nous pourrions faire valoir notre indépendance. Comme vous le savez le Québec est un pays conquit par la couronne britanique. Cette même couronne a renié la souveraineté du Canada en lui remettant sa constitution. Vu que le Québec n'a pas signé la nouvelle constitution, donc, le Québec est soit toujours un Dominion de l'empire britanique ou un pays libre puisqu'en ne signant pas ladite constitution, le Québec réafirme son indépendance légale.

    Qui est prêt à se rendre au tribunal de La Haye avec moi ? Harper nous là bien dit : Je reconnais le Québec comme étant une N A T I O N... lui il le sait que nous pouvons nous libérez de nos chaînes fédérales.
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  • Poirier Sylvie - Inscrite
    11 juin 2011 21 h 27
    La politique peut encore nous faire rêver...
    Il faut en tant que Nation se donner un défi... et je viens de vous l'envoyer sans que l'on passe par des politiciens.

    Merci à tous... espérons et rêvont... c'est encore gratuit.
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  • Claude Pichette - Inscrit
    12 juin 2011 07 h 45
    Le plus grand projet de société devenu le plus grand tabou du Québec
    Comment peut-on affirmer le plus sérieusement du monde que le projet de faire la souveraineté du Québec n'est pas en soi le plus grand projet que la société québécoise puisse réaliser?

    Comment se fait-il que les politiciens porteurs de l'idée de souveraineté ne sont pas vus comme porteurs d'un grand rêve?

    Comment se fait-il que malgré que l'idée de la souveraineté soit partagée par 40% de la population, qu'elle soit en même temps pratiquement évacuée de l'espace médiatique?

    Dans une société qui se dit démocratique et ouverte, ne devrait-il pas y avoir une diversité de média représentative de ses courants idéologiques?

    La mainmise sur les médias par les pouvoirs économiques traditionnellement réfractaires aux changements politiques, et par les forces fédéralistes entraine une concentration des médias. Les médias sont ainsi assujettis aux intérêts de leur maître et toute contestation du système économique et politique en place devient dangereuse, à la limite taboue.

    J'ai donc énormément d'admiration pour les politiciens qui portent toujours le projet de souveraineté et je souhaite de tout coeur que ce projet resurgisse dans les rêves de la jeunesse québécoise.
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  • Jean-Serge Baribeau - Abonné
    12 juin 2011 10 h 28
    Du Caurroy et l'enchantement
    Merci de vos commentaires positifs, cher Du Caurroy.

    En fait, je reste «enchanté». Mais très fragile et profondément précaire est mon enchantement. J'ai peur que de nombreux politiciens continuent à tout faire pour faciliter et stimuler le triste et tragique désenchantement qui nous menace.

    Au plaisir d'échanger encore avec vous. Mes meilleures salutations!

    Jean-Serge Baribeau
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  • Olivier Carrier - Inscrit
    12 juin 2011 10 h 39
    du comfort
    et de l'inertie qui s'en suit.
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  • Nelson - Inscrit
    12 juin 2011 13 h 13
    Notre désaffection à l'égard de la politique vient du fait que celle-ci ne serve à rien, et j'irais même à dire qu'elle n'existe même pas.
    Comme dit un jeune que je connais que ne vote pas dans les élections, ''dans un pays riche comme le notre, voter ou pas voter ne fait aucune différence¨.

    En effet, les gouvernements changent mais rien ne change.

    Parce que la politique n'existe plus.

    CE QU'EXISTE EST L'ÉCONOMIE, et tout ce que roule autour de notre survie matériel de chaque jour, partout dans la planète.

    La politique est un instrument, un outil de l'économie....et les ''politiques'' sont toujours déterminés par des réalismes et pragmatismes ''économiques'.

    Au niveau international, les pays riches et dominants peuvent jour le jeu des ''élections démocratiques'', et les pays colonisés, périphériques, pauvres, dépendants et soumis sur le plan économique, politique et militaire aux pays riches...fonctionnent en mode dictature (imposés par les pays riches), ou en mode 'démocraties arrangés et en tutelle'' des pays riches.

    Des besoins économiques de survie expliquent les guerres, la faim dans le monde, la destruction rapide de l'environnement, l'épuisement rapide du pétrole, la pollution de la mer et de l'air et de tout...et la prolifération d'armes atomiques.
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  • Bernard La Riviere - Abonné
    12 juin 2011 13 h 16
    Mode de scrutin proportionnel
    Quelques uns ont ont suggéré ici qu'un mode de scrutin proportionnel revaloriserait l'action politique et le vote : c'est vrai. Avec la proportionnelle on trouverait plus de députés QS à l'Assemblée nationale et donc plus de vraie politique.
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  • Jean Rousseau - Inscrit
    12 juin 2011 13 h 42
    LE RAPPORT DE FORCE : MOTEUR DU CHANGEMENT

    Lorsqu'on cherche les causes d'un phénomène, il ne faut surtout pas hésiter à questionner ce qui constitue notre espérance.

    Je veux en venir à l'indépendance. Des grévistes vous diront qu'en absence d'un rapport de force, le projet phare du PQ ne tient qu'à des vœux pieux.

    Une façon de s'en sortir serait d'abord de prendre conscience que le présent problème ne se résoudra pas seulement par la pensée analytique. Qu’il faudra aussi faire preuve de celle holistique laquelle suppose la remise en question de nos conceptions de monde d’où on retire tant d’estime.

    Les indiens Pueblos croyaient quant à eux que leurs danses assureraient les levés du soleil. Cela leur a donné certes un sens à leur vie, mais les a réduit aussi à quelque chose de folklorique situé près de l'extinction.

    On devrait pouvoir choisir les leaders en fonction de leur ouverture d'esprit car seulement la crème des gens intelligents pourra parvenir à se remettre en question. La plupart vont s’identifier aveuglément à un personnage au lieu de douter tel que ça se passe présentement à l’égard des récents meurtres policiers.

    « Le courage est la connaissance de ce qu’il faut redouter » (PLATON).

    N.B. Puisqu’il faut absolument crever l’excès, j’inviterai la députée Louise Beaudoin (1) à venir répondre sur le sujet et aux autres de contribuer afin de venir à bout de ce qui nous freine depuis des lustres.

    (1) « Il faut changer de culture... »

    Jean Rousseau, B. Ps
    Conseiller
    Courriel : jeanrousseau1956@live.ca
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  • Micheline Carrier - Inscrite
    12 juin 2011 14 h 31
    Et si les citoyens en avaient assez qu'on leur mente
    Les citoyens et citoyennes désenchantés de la politique pourraient aussi en avoir assez qu'on les trompe, qu'on leur mente, peu importe le parti concerné. Depuis une dizaine d'années, on nous en fait accroire dans tous les domaines, on brade les ressources naturelles en nous faisant croire que c'est l'affaire du siècle. On camoufle les illégalités et les conflits d'intérêts, on veut passer des lois spéciales pour étouffer la parole citoyenne (comme c'est le cas avec le projet de loi 204). Les politicien-nes se font élire sur un programme et, une fois élue, font autre chose. Les citoyens ont tout simplement l'impression d'être écartés des décisions importantes, des débats de société, les politicien-nes leur demandent de leur faire confiance alors qu'il n'y a aucune raison de leur accorder cette confiance. Quand on se sent mis de côté, on s'efface. Un exemple récent qui démontre à quel point les politiciens et politiciennes lisent mal l'opinion et les attentes des citoyen-nes quand ils et elles sont obnubilés par la partisanerie. Le PQ a perdu 4 députés à cause du projet de loi 204, les libéraux étaient eux-mêmes divisés, deux citoyens contestent l'entente Québec-Québécor devant les tribunaux, et les critiques s'élèvent de partout demandant plus de transparence. Que projettent M. Charest et Mme Marois? De voter le projet de loi tel quel à l'automne (probablement le gouvernement en fera-t-il son propre projet de loi, ce qui le dispensera d'obtenir l'unanimité pour le déposer à nouveau, comme c'est le cas pour un projet de loi privé). Ou bien ils n'ont pas compris la grogne de la population, ou bien ils l'ont comprise et passent outre pour tenter, comme un "gambler", de gagner des appuis dans la seule région de Québec. Dans ce cas (et il y en a tellement d'autres, le gaz de chiste, par exemple), les politicien-nes se f.... de la population. Alors, pourquoi la population leur ferait-elle confiance et s'intéresserait-elle à l
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  •  
  • Jean Rousseau - Inscrit
    12 juin 2011 16 h 38
    LE SENS CRITIQUE : MOTEUR DE L’ÉVOLUTION

    Lorsqu'on cherche les causes d'un phénomène, il ne faut surtout pas hésiter à questionner notre sens de la réalité (1).

    Je veux en venir à l'indépendance. Des grévistes vous diront qu'en absence d'un rapport de force, le projet phare du PQ ne tient qu'à des vœux pieux.

    Afin de pouvoir prendre conscience de son caractère illusoire, il faudrait réussir à remettre en question ce qui nous procure tant d’estime ou de réconfort.

    Les indiens Pueblos croyaient quant à eux que leurs danses assuraient les levés du soleil. Cela leur a procuré certes un sens à leur vie, mais les a réduit aussi à une entité folklorique.

    On devrait pouvoir choisir les leaders en fonction de leur ouverture d'esprit car c’est seulement la crème des gens intelligents qui pourra parvenir à se remettre en question. Les autres s’identifieront plus ou moins aveuglément à des personnages (au lieu de douter) tel que ça se passe présentement à l’égard des policiers impliqués dans les meurtres.

    « Le courage est la connaissance de ce qu’il faut redouter » (PLATON).

    (1) « L’espérance n’est qu’un charlatan qui nous trompe sans cesse ; et, pour moi, le bonheur n’a commencé que lorsque je l’ai perdue » (CHAMFORT).

    Jean Rousseau, B. Ps
    Conseiller en mieux-être
    Courriel : jeanrousseau1956@live.ca
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  • Lorraine Dubé - Abonnée
    13 juin 2011 02 h 08
    @ Turbine
    "Québec solidaire parle de démocratie participative. Sur le site internet, ils invitent les gens à créer le parti et la question sur l'identité nationale."

    Débattre et échanger...
    Les militants d'autre parti font de même. Rien de neuf.
    QS trop à gauche. Désolée
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