dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 01h01
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Charest ferme la porte à des élections automnales

Pauline Marois se dit prête à un scrutin

La Presse canadienne   10 juin 2011 17h09  Québec
Le premier ministre québécois Jean Charest a mis un terme aux rumeurs d’élections hâtives qui circulent depuis le début de la semaine.
Photo : La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot
Le premier ministre québécois Jean Charest a mis un terme aux rumeurs d’élections hâtives qui circulent depuis le début de la semaine.
Québec — Les Québécois ne seront pas appelés aux urnes cet automne, assure le premier ministre Jean Charest, et ce, même si sa rivale péquiste, Pauline Marois, s’est montrée fin prête à en découdre avec lui.

Au cours d’une conférence de presse-bilan de la dernière session parlementaire, aujourd’hui, M. Charest a voulu mettre un terme aux rumeurs d’élections hâtives qui circulent depuis le début de la semaine.

Certains médias ont en effet avancé que le chef du gouvernement pourrait précipiter la tenue d’élections générales, afin de profiter des dissensions au sein du Parti québécois, qui a perdu quatre députés en début de semaine, tout en prenant de vitesse le groupe de François Legault, qui veut créer un parti politique.

M. Charest a donc voulu tuer dans l’œuf toutes les spéculations: il est hors de question de déclencher un nouveau scrutin à l’automne, a insisté le leader libéral, réélu pour un troisième mandat en 2008.

«Je peux vous dire qu’il n’a jamais été question d’une élection à l’automne. Nous sommes à la mi-mandat du gouvernement. J’ai été le premier et peut-être le plus surpris d’apprendre que Mme Marois pensait que l’on préparait des élections à l’automne», a-t-il affirmé.

Cet automne, en décembre, le gouvernement Charest aura complété la troisième année de son mandat. Sourire en coin, M. Charest a dit que la leader souverainiste avait utilisé un «vieux truc du Parti québécois», en faisant miroiter des élections précipitées pour s’assurer que ses troupes se rallieraient derrière elle.

«Mais rassurez-vous si vous croyez qu’il y a une crédibilité là-dedans. Nous sommes à deux ans et demi dans notre mandat et nous irions en élections? Je pense que cela en dit plus long sur la situation de Mme Marois que de la mienne», a lancé M. Charest.

Marois est d’attaque

Chose certaine, qu’importe la crise au sein de son parti, Pauline Marois se dit prête pour des élections générales dès cet automne, et se montre toujours confiante de former le prochain gouvernement.

Après une semaine difficile, la chef péquiste s’est montrée d’attaque, aujourd’hui en point de presse, déterminée à prendre les rênes du gouvernement, si jamais le premier ministre Jean Charest décidait de déclencher prématurément des élections dès l’automne.

«Si M. Charest veut des élections, nous sommes prêts à y aller», a dit Mme Marois, en conférence de presse, pour tracer son propre bilan de la session parlementaire, qui a pris fin aujourd’hui. Selon elle, le gouvernement Charest a fait la preuve de son incompétence, est usé à la corde et doit être remplacé au plus tôt.

Pour afficher une image d’unité, Mme Marois s’est présentée dans le hall du parlement entourée de la majeure partie de ses députés. Le Québec a besoin d’un vrai changement, a dit la chef du PQ, qui considère son parti fin prêt pour des élections dès l’automne.

«Notre équipe a tout ce qu’il faut pour rentrer à l’automne et avoir une élection, s’il y a lieu, a soutenu Mme Marois. Nous serons, avec notre programme, préparés à répondre aux attentes et à proposer des projets pour un futur gouvernement du Parti québécois.»

Un vote en 2012, croit Deltell

De son côté, le chef de l’Action démocratique du Québec, Gérard Deltell, s’attend à un scrutin à l’automne 2012. Néanmoins, il garde ses troupes «en état d’attente» advenant un brusque changement de la conjoncture politique.

«Nous, on garde le cap sur l’automne 2012, je dis ça depuis que je suis chef. Il faut bâtir en fonction de ça et c’est l’objectif que l’on garde, mais quand arrive la troisième année [d’un mandat] on se retrouve en état d’attente “accélérée”», a-t-il dit.

La variable Legault

Qu’il survienne en 2011, en 2012 ou en 2013, le prochain scrutin pourrait être marqué par la présence d’un nouveau joueur: François Legault. Cependant, le premier ministre a fait mine de ne pas s’en formaliser outre mesure. Mais à l’instar de son ministre des Affaires intergouvernementales, Pierre Moreau, M. Charest croit que M. Legault doit régulariser sa situation le plus tôt possible.

«Comme M. Moreau, je m’interroge sur les façons d’opérer. M. Legault ne peut pas dire: “je forme un parti” et agir à l’extérieur des règles que nous devons, nous, respecter sur le financement et la transparence. S’il veut aller en élection rapidement et former son parti, qu’il le fasse!», a-t-il affirmé.

Sur le même sujet, Gérard Deltell a paru irrité lorsqu’un reporter a soulevé à nouveau l’hypothèse d’une fusion entre l’ADQ et la Coalition pour l’avenir du Québec de François Legault.

«Ça fait neuf mois que les histoires de M. Legault sont en gestation. Après neuf mois, si j’étais resté en “stand-by” je n’aurais pas accouché de grand-chose. Je suis dans l’action, le mouvement, la concrétisation», a insisté le leader adéquiste.

Le porte-parole de Québec solidaire et député de Mercier, Amir Khadir, croit lui aussi que M. Legault devrait sauter dans la mêlée le plus tôt possible, même s’il n’a à offrir que du «réchauffé».

«Vivement M. Legault! Vivement quatre autres partis», a lancé M. Khadir, qui souhaite un choix plus vaste pour les électeurs.

Si M. Legault forme effectivement un parti politique à temps pour les prochaines élections, M. Khadir est d’avis qu’un des deux «vieux partis» (PQ ou PLQ) «va laisser sa place».
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Roland Berger - Abonné
    10 juin 2011 17 h 39
    L'intérêt de QS
    L'intérêt de Québec solidaire est évident. L'apparition d'un autre parti (que j'appellerais L'autruche besogneuse) de droite devrait normalement servir à bien circonscrire pour les Québécois ce qu'offre la gauche, au détriment à la fois du CAQ, du PQ, de l'ADQ et du PLQ. « “Enoueille” , François. Atterris. »
    Roland Berger
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • tohi1938 - Inscrit
    10 juin 2011 17 h 39
    Quand donc comprendrez-vous Mme Marois?
    Vous vous faites un tort immense en disant n'importe quoi, et en vous appuyant sur des rumeurs sans rime ni raison, et sur des balivernes de journalistes!
    De grâce, si vous voulez un jour prendre le pouvoir, ayez donc le sérieux qui convient, et soyez prudente dans vos déclarations!
    Vous ne gagnerez rien à tenter sans succès de dénigrer votre adversaire.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • NL - Inscrit
    10 juin 2011 18 h 15
    Quand les yeux sont rivés sur la date des prochaines élections...
    ... ça en dit long sur l'état d'esprit de l'Opposition. Comment penser à l'intérêt public, alors que se fait grandissante, la hâte d'assouvir sa soif de pouvoir?

    C'est le PQ lui-même et ses partisans qui ont suscité les rumeurs et la crainte d'élections précipitées dans ce contexte de déchirement. La paranoïa collective au sein des troupes a fait son ravage. Ironiquement, l'automne dernier, on a voulu faire tomber le gouvernement en voulant forcer le déclenchement d'un nouveau scrutin, et ce, sans aucun programme politique à jour. Évidemment, dans tous les cas, il serait inapproprié pour Madame Marois d'affirmer qu'elle n'est point prête pour d'éventuelles élections, et ce, peu importe les circonstances.

    En fait, la question n'est pas de savoir si le parti Québécois est prêt à d'éventuelles élections, mais plutôt de connaître l'heure juste. La question est si facile et se pose d'elle-même à Madame Marois : avez-vous un agenda caché concernant la tenue d'un éventuel référendum sur la souveraineté du Québec? Si vous n'êtes pas capable de simplement répondre « Oui » ou « Non » sans vous lancer dans la grandiloquence de vos discours... il y a anguille sous roche.

    L'éthique et la transparence passe par le respect des Québécois et donc, par la divulgation de tous les renseignements nécessaires à un choix libre et éclairé lors d'un prochain scrutin.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
3 réactions
1 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012