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«Il faut refaire le pari de la démocratie»

Génération d'idées veut remettre le sens du collectif au centre d'un Québec pragmatique et en mouvement

Fabien Deglise   9 juin 2011  Québec
Le président de Génération d'idées, Paul St-Pierre Plamondon.<br />
Photo : Archives Le Devoir
Le président de Génération d'idées, Paul St-Pierre Plamondon.
La crise interne qui a frappé en début de semaine le Parti québécois (PQ) repose sur des vérités «grosse comme un ballon de plage». C'est en tout cas ce qu'estime le président de Génération d'idées, Paul St-Pierre Plamondon, qui voit dans ce drame politique une autre «confirmation de la défaillance du service public». Défaillance à l'origine du désengagement des citoyens et contre laquelle le groupe, qui dévoilait hier un important mémoire, veut désormais opposer des solutions jeunes et fonctionnelles.

«Il faut refaire le pari de la démocratie», dit le cofondateur de ce mouvement citoyen qui a rassemblé près de 400 jeunes de 20 à 35 ans lors d'un sommet en novembre dernier. Les discussions qui s'y sont tenues ont fait émerger plus de 130 propositions pour remettre le Québec en marche, propositions que le groupe a rendues publiques dans un document d'une centaine de pages hier à Montréal.

«Le processus en vase clos qui caractérise la politique québécoise, tout comme le principe de la ligne de parti, sont responsables du désengagement du citoyen de la vie démocratique et contribuent aussi à l'effritement du service public. Or, ces problèmes institutionnels empêchent aussi aujourd'hui toute une génération qui a des choses à dire à prendre sa place dans la sphère publique, chose que Génération d'idées espère aujourd'hui enrayer en rêvant l'avenir du Québec en mode solution.»

Dans cette optique, Génération d'idées appelle d'ailleurs à une réforme urgente des institutions démocratiques du Québec afin de remettre le sens du collectif au coeur de la vie démocratique et surtout nettoyer la sphère publique dans laquelle la concurrence entre des intérêts privés prend, selon le groupe, trop de place.

Il estime également qu'une réforme du mode de scrutin est incontournable pour «revaloriser chaque vote», recommande une décentralisation du pouvoir politique et souhaite une réduction de la partisanerie dans les processus démocratiques en retirant entre autres au gouvernement «la prérogative du déclenchement des élections.»

Dans l'ensemble, ce mouvement qui souhaite faire sortir la parole à la génération Y pour l'amener sur la place publique dresse un constat peu complaisant du Québec contemporain. «Il y a un constat d'échec devant nos infrastructures sociales qui s'écroulent, a indiqué hier au Devoir M. St-Pierre Plamondon. Face à ça, nous pouvons décrocher et nous replier sur nous-mêmes ou, comme relève, prendre nos responsabilités aujourd'hui pour affronter des enjeux de société auxquels nous allons devoir forcément faire face plus vite qu'on le croit.»

Maîtriser sa destinée

Le destin pourrait être tracé par d'autres. Mais Génération d'idées propose plutôt de le prendre en main en dévoilant aujourd'hui ses pistes de réflexion dans une multitude de domaines, pour rêver aujourd'hui le Québec de demain. Un Québec ouvert sur sa diversité, véritablement inscrit dans une logique de développement durable, avec des institutions efficaces tournées vers le citoyen et capables de stimuler le sens perdu du collectif au lieu de l'éteindre, dit le président du mouvement.

Côté environnement, un thème important pour ce mouvement, Génération d'idées propose dans les grandes lignes l'établissement d'une taxe carbone pour diminuer les émissions de CO2, la réduction de l'emballage superflu ou encore de passer par l'éducation pour «faire du développement durable un mode de vie».

Ailleurs et en vrac, le groupe préconise l'amélioration du régime de redevances sur l'exploitation des ressources naturelles, dont l'eau et le gaz de schiste font partie, afin d'en tirer profit collectivement, tout en limitant leur épuisement, milite pour une réforme en profondeur du rôle des syndicats dans la fonction publique, en supprimant entre autres la sécurité d'emploi et en mettant «la compétence au coeur du système plutôt que le principe de l'ancienneté», et aspire à l'adoption de politiques d'achat responsable dans l'ensemble de l'appareil public et parapublic.

Génération d'idée souhaite que les projets de construction au Québec tiennent compte de «critères esthétiques plus rigoureux», et ce, afin revaloriser les bords de mer, les montagnes escarpées, les environnements urbains et lutter contre la prolifération «de centres commerciaux entourés de déserts de stationnement».

«Nous n'avons pas réinventé la roue, dit M. St-Pierre Plamondon. Dans nos propositions, il y a des idées neuves, du contenu qui existait déjà, mais dont la mise en place manque de rigueur, comme le développement durable et des projets qui n'ont jamais abouti. On accepte aussi que des pans de ce mémoire ne soient pas adéquats, mais nous espérons surtout que les partis politiques vont lire ce mémoire, que les médias vont le considérer et que finalement on en débatte collectivement», peu importe sa génération d'appartenance.

C'est que Génération d'idées, tout en se qualifiant de groupe de rêveurs pragmatiques un peu aventurier, reconnaît que le transfert de pouvoir inéluctable au Québec ne va pouvoir se faire sans la collaboration entre les générations, la jeunesse d'aujourd'hui n'ayant pas le poids démographique qu'avait celle qui a posé les bases de la Révolution tranquille.

«Mais en même temps, on s'attaque aussi un peu aux rêves déchus de cette révolution, poursuit-il. Nous avons le potentiel de reprendre le flambeau des rêves qui ont animé cette époque.»

Le dévoilement de ce premier mémoire de Génération d'idée doit poser les bases d'un nouveau sommet qui va se tenir cet automne et où l'ensemble des propositions pour construire le Québec de demain va être à nouveau débattu. Avec en trame de fond, l'envie de lutter contre l'inertie ambiante, mais aussi «devenir une source d'engagement dans la sphère publique pour un groupe d'âge» que l'on a souvent taxé d'individualisme et d'apathie et «qui est peut-être en train de changer d'idée sur la démocratie et l'importance de la construire ensemble», conclut-il. 
 
 
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  • François Ricard - Abonné
    9 juin 2011 05 h 49
    Le parlementarisme à la britannique est caduc
    Il n’est pas facile d’expliquer à un profane les ramifications extrêmement complexes du fonctionnement du parlementarisme d’inspiration britannique…Le Premier Ministre lance quelques opinions et regarde autour de lui, dans l’expectative. C’est le signal envoyé au béni-oui-oui , le ministre concerné, pour qu’il dise oui. Il est suivi, dans l’ordre de préséance, par le béni-oui-oui senior- ou Vice-Premier Ministre, comme on le nomme parfois- et du béni-oui-oui junior-le ministre délégué. Suivent les autres béni-oui-oui qui donnent leur accord en se levant à demi de leur banquette parlementaire. La démocratie en action….
    Nous nous devons de bonifier notre système démocratique. Si nous croyons véritablement en la démocratie, nous n’avons pas le choix. C’est devenu une nécessité.
    Donnons-nous une constitution qui établit une nette distinction des pouvoirs : législatif, exécutif et judiciaire.
    Élisons notre président, ou chef de l’état, au suffrage universel.
    Permettons à nos députés de voter selon leur conscience et selon les besoins de leurs commettants.
    Revoyons le financement des partis politiques afin qu’ils demeurent la propriété de la population et non des machines au service des riches.
    Donnons-nous un système électoral (à deux tours, ou une proportionnelle, ou une combinaison des deux) qui permettra d’avoir une députation vraiment représentative de toute la population.
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  • MAMIELT - Inscrite
    9 juin 2011 06 h 50
    Que c'est rassurant !
    Quel bonheur de lire que des jeunes enfin se mobilisent pour exprimer leur vision d'un Québec renouvelé... J'aurai bientôt 70 ans et j'ai milité pour le PQ depuis le début, car je croyais au renouveau... je militerais avec plaisir pour GÉNÉRATION D'IDÉES, car j'ai toujours été pour la suprématie du bien collectif sur le privé, seule avenue respectable pour une société juste et équitable pour tous ses citoyens. Il faut établir collectivement ce que nous sommes, ce que nous voulons et le faire connaître au monde entier afin que ceux qui veulent vivre ici sachent les valeurs et les règles qui nous caractérisent. Oui, le SYSTÈME POLITIQUE a besoin d'être redémocratisé et cela passe par un nouveau mode d'élection et un virage majeur de la vie politique au Québec. MERCI À CES JEUNES QUI REDONNENT ESPOIR.Mamielt.
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  • Roland Berger - Abonné
    9 juin 2011 07 h 02
    Un cadeau empoisonné
    « Le parlementarisme à la britannique est caduc », titre frankric. Oui, c'est l'extraordinaire cadeau que nous a légué la Conquête, affirment les historiens de l'école de Québec, un cadeau sans lequel les descendants des colons français auraient sombré dans la totale barbarie. Nous y sommes pourtant. Il faut en sortir. Des jeunes arriveront à déplacer les professionnels de la politique ?
    Roland Berger
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  • Louis-Gerard Fregeau - Inscrit
    9 juin 2011 07 h 45
    Beaucoup de bonnes idées mais attention
    Les jeunes ont beaucoup de bonnes idées, j'en conviens. Cependant, il faudrait leur apprendre que le positivisme même souvent dans des impasses que personnes n'avaient vu venir.

    Exemples, la notion de développement durable. Intéressante, cependant en anglais l'on parle plutôt de développement soutenable. Ce n'est pas parce que le développement de l'énergie éolienne apparait être une solution idéale pour l'avenir qu'il est possible de la mettre en œuvre immédiatement et aveuglément . Il faut tenir compte des infrastructures. Nous n'avons même pas fini de combattre les pluies acides que déjà il faudrait éliminer les émissions de co2. La réalité qui se dégage est que le remplacement des équipements produisant du co2 comme les centrales thermiques qu'elles soient destinées à la production d'électricité, la production de vapeur pour usage industriel ou pour chauffage institutionnel par des équipements utilisant de l'électricité est trop couteux à court terme. Il serait bon que des groupes comme génération d'idée acceptent cette réalité et se mettent à travailler aussi avec des plus de 35 ans. Nous ne sommes pas tous hermétiquement contre le changement. Cependant, nous avons développé des techniques d'analyses que nous ne demandons pas mieux que de faire connaître à ceux qui veulent bien s'y intéresser.
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  • François Dugal - Abonné
    9 juin 2011 08 h 08
    Le système «en place»
    Le système en place a trop d'inertie pour bouger; vouloir changer les choses relève de l'utopie.
    La démocratie est morte et enterrée: RIP.
    Vive la ploutocratie.
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  • André Michaud - Inscrit
    9 juin 2011 08 h 41
    Parti toujours divisé
    Le PQ est un parti qui vit toujours dans la division.

    C'est un parti de chicanes. Chicanes internes, chicanes contre les canadiens etc..

    Un parti tellement contaminé par l'idéologie que son fondateur M.Lévesque a été mis à la porte ( complot du clan Parizeau) car considéré pas assez pur et dur!! Le PQ c'est l'éternelle guerre des clans!

    Comment peut-on penser sérieusement fonder un pays avec un tel parti?
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  • Kris13104 - Inscrit
    9 juin 2011 09 h 03
    un espoir....
    C'est réconfortant que de voir des jeunes s'impliquer dans «la chose publique» avec autant de bon sens. La protection de l'avenir ne coute pas aussi cher que les tenants du rapports financiers à court terme le clame, car de toutes façons, c'est la seule solution, donc....
    Quand au système parlementaire «à l'anglaise», il faisait déjà pouffer de rire Jean-Jacques Rousseau qui affirmait que ce n'était qu'un esclavage que l'on s'était choisi.
    Les leçons du scrutin fédéral sont encore à tirer, puisque, au Québec, bon nombre de vaincus des urnes se complaisent à invoquer un effet de mode, ce qui les exonère de responsabilités et surtout de remise en question.
    Quand aux derniers soubresauts parlementaires. comment peut-on croire que l'avenir politique de la province réside dans la distorsion de lois pour permettre les caprices des uns et des autres. Comment peut-on croire que la démocratie consiste en la suppression des droits des citoyens à contester des décisions illégales?
    La travail est considérable, mais les jeunes qui se veulent responsables de leur avenir ont du temps et de l'énergie pour eux...
    Pourvu qu'ils ne se laissent pas digérer par le système...
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  • J.M. Rodrigue - Inscrit
    9 juin 2011 09 h 22
    C’est effectivement rassurant de voir des jeunes s’impliquer dans la politique
    Trop de politiciens ont «oubliés» qu’ils servent, d’abord et avant tout, leurs concitoyens. Et c’est sans compter les «forces» économiques, informelles, scientifiques (je pense ici aux lobbies pharmaceutiques), médiatiques (pensons à Gesca) dissimulées derrière les rideaux de l’Assemblée Nationale, excitant «leur parlementaire» à agir selon leurs besoins.

    Pendant longtemps la politique incarnait un idéal (modèle parfait) avant d’être une doctrine (manière d’y arriver). Il va falloir tout un coup de barre pour réorienter la «polis» (l’organisation de la cité) non seulement sur un idéal à refaire mais sur les moyens pour y arriver. À l’heure des nouvelles technologies, les jeunes sont bien placés pour repenser le système étatique.

    Bravo encore… mon seul souci cependant est le décrochage scolaire des jeunes. Un peuple ignare est un peuple qui vote tout de travers, qui se laisse facilement flatter par les démagogues. Le but de l’éducation est d’abord d’instruire et ensuite de former des individus socialement aptes à émettre des jugements. Pas l’inverse…
    Jeanne Mance Rodrigue
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  • Yvon Bureau - Abonné
    9 juin 2011 09 h 49
    GI, BRAVO et MERCI
    Honneur et reconnaissance à GI. Je vous salue très bas !

    Invitez-nous davantage, nous les vieux, à vous soutenir dans vos projets.

    Vivant sereinement notre vieillesse, soutenir nos jeunes est un PLAISIR profond.

    Osez, membres du GI, nous demander davantage notre soutient. Vous allez ainsi nous faire tellement de bien.

    AVEC.
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  • Bouletrouge - Inscrit
    9 juin 2011 10 h 09
    @ Paul St-Pierre Plamondon
    Belle cravate...

    Désolé mais le début de l'article montre que nous sommes souvent notre pire ennemi. «Il faut refaire le pari de la démocratie». Ah oui? Le gouvenement conservateur, avec harper à sa tête, a clairement montré son mépris pour la démocratie. Il a été élu avec la majorité. Quand j'entend dire «tant mieux, comme ça on va voir son vrai visage», je trouve ça drôle. Primo, ces gens se servent de la démocratie pour dire ce qu'ils veulent et prendre le pouvoir. Une fois qu'ils ont ce pouvoir, ils font fermer la gueule aux autres, d'une façon ou d'une autre. Secundo, j'ai bien peur que ça montre le vrai visage de bien des canadiens...
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  • Monique Thibault - Inscrite
    9 juin 2011 10 h 44
    Bravo, les jeunes!
    Enfin, quelqu'un va développer le concept de «faire de la politique autrement» que madame Beaudoin invoque pour expliquer sa démission.

    C'est très encourageant que ce groupe se manifeste en ce moment. Une relève très appréciée!

    On en était venus à croire que tout le monde s'en fichait de l'électoralisme, des votes «stratégiques» et du pouvoir de lobbies des minières.

    Bravo et continuez!
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    9 juin 2011 11 h 19
    @Louis-Gérard Fregeau
    On s'en fout combien ça va coûter, ce qu'on veut c'est que ça change!

    Ce qu'on veut c'est que les vieux qui s'accrochent au pouvoir (privé ou public) décrochent, prennent leur retraite et nous foutent la paix avec leur idées désuètes.

    Serge Grenier
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  • Lanaudoise - Inscrit
    9 juin 2011 12 h 41
    Un partage...
    Je partage avec Mamielt cet espoir que les plus jeunes pourront faire une politique différente. Ce ne sera pas aisée bien sur mais il FAUT que ça change. Il est tard mais peut-être pas trop.

    Moi, je leur fais confiance. Ce sera un immense défi de sortir les vieux croulants de leur fauteuil mais il faudra le faire et rapidement.
    J'aime aussi la précision avec laquelle Mme Rodrique pointe la nécessité que les politiciens soient au service de leurs électeurs qui les ont amené au pouvoir.
    La consultation auprès des électeurs est absolument nécessaire et plus importante encore qu'une entente de caucus.

    À quoi sert la démocratie alors?
    Pauline Marois s'est excusée. C'est correct mais ça n'explique pas quel était l'empressement à se mettre du coté des Charest, Labeaume, Péladeau.
    Pour une politicienne chevronnée c'est impardonnable!

    Les quatre députés qui ont fait défection on mon admiration.
    Ce n'est pas facile, mais comme ils sont convaincus du bien-fondé de leur décision, je serais terriblement déçue s'ils retournaient en arrière.
    Les changements profonds commencent à se faire et c'est normal qu'il y ait une période difficile à vivre.

    J'ai déjà cru au PQ, j'y ai travaillé, mais aujourd'hui c'est terminé. J'examinerai d' autres choix qui s'offriront à moi pour une prochaine élection et je donnerai mon vote à çà ceux et celles qui seront encore capables de se tenir debout en toute honnêteté envers leurs électeurs et qui auront des projets à la mesure de nos moyens et l'argent placé là où les besoins sont les plus criants.
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  • Malartic - Inscrit
    9 juin 2011 13 h 10
    Les chemins de l'enfer sont pavés de bonnes intentions
    Je me méfie des pays qui se nomme "République Démocratique de..." Quand on a une gouverne démocratique, on n'a pas besoin de le dire... ça se voit, ça se sent! Notre forme de gouvernement a sans doute besoins de certaines améliorations et il appartient aux élus de se mettre d'accord sur les changements "désirables". Pour cela il faudrait qu'ils en comprennent les "rouages de bases", pas juste savoirs les règles. Trop de nos politiciens sont comme des conducteurs automobliles qui savent se servir du volant, l'accélérateur et les freins mais n'ont aucune notion de la traction, l'énergie kinétique, la force centrifuge et les différentes lois de la physique qui influent sur la bonne conduite d'une auto.
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  • Alain M. Bergeron - Inscrit
    9 juin 2011 14 h 39
    Place aux jeunes !!!!
    C'est avec regret que je n'ai assisté à votre lancement d'hier.

    Vous êtes assurément la relève d'un Québec dans lequel je n'arrive plus à me reconnaître aujourd'hui. Soyez assuré que je prendrai le temps de lire en profondeur votre mémoire et que me permettrez de le commenter..

    Je perçois dans votre action un message clair à la veille garde de tous les partis actuels québécois. Il est grand temps et j'oserais dire urgent pour vous de céder votre place!

    Soyez sans crainte, bien sûr que le Québec a toujours besoin de vous, mais ce n'est qu'à titre de mentor que nous souhaiterions requérir vos services au projet de société que nous nous donnerons collectivement.

    Votre apport à la société québécoise sera reconnu sur ce simple geste d'humilité et de sagesse de votre part. Laissez donc vos estrades aux jeunes qui plus que jamais ont besoin de s'exprimer, de s'affirmer pour ainsi, enfin, mieux se réaliser. Il est urgent de leurs laisser porter le flambeau!

    Si vous avez le moindre respect pour nos générations futures, avec tout le respect que le Québec reconnaîtra pour ce que vous avez accompli, je vous en prie, laisser donc votre siège.

    N'ayez plus de crainte, le Québec saura faire sans vous... Nous saurons prendre le temps nécessaire afin établir un plan d'action précis qui assurera la pérennité de la vie pour nos générations futures. À cet égard, je partage entièrement la vision de " La marche pour un moratoire d'une génération" !

    J'aimerais que tous et chacun d’entre vous, d'ici le 24 juin, preniez le temps d'entendre et réentendre cette chanson de Mes Aïeux… http://www.youtube.com/watch?v=Z1eUMVjwuAE

    Et revenez nous après les vacances avec de bonnes nouvelles….
    J’organiserai le 3 septembre 2011 une grande fête en l’honneur du travail incroyable que http://www.generationdidees.ca/ ont réalisé pour le Québec… J’espère de tout cœur que vous trouverez des sous dans vos tiroirs pour colla
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  • Roland Berger - Abonné
    9 juin 2011 20 h 38
    Oser espérer ?
    Artisan de la Révolution tranquille, je n'ose même plus espérer que les jeunes puissent changer quelque chose à la politique des magouilles dont la loi 204 a été une triste illustration.
    Roland Berger
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  • Nelson - Inscrit
    9 juin 2011 23 h 55
    IL FAUT LA DÉMOCRACIE AU QUÉBEC, AU CANADA ET DANS LE MONDE ENTIER...LA SURVIE DE L'HUMANITÉ EN DÉPEND.
    Votre réflexion est la mienne et celle de bien d'autres, comment faire que les sociétés humaines soient vraiment démocratiques.

    La vrai démocratie n'ai jamais existé, à cause que les groupes d'intérêts s'arrangent avec leurs pouvoirs et privilèges pour l'empêcher de fonctionner.

    Karl Mark nous apprend dans son ouvrage ''Le Capital'' (jamais invalidé sur le plan scientifique) que l'histoire de l'humanité est celle de la lutte des classes.

    Il ont toujours existé des dominants et des dominés, Rois et serviteurs, propriétaires des moyens de production et travailleurs, etc.

    Les dominants se sont appropriées depuis toujours d'une partie important de ce qu'est produit et appartient aux dominés.

    Ils possèdent aussi les moyens ''spirituels'' dominants, avec lesquelles ils dominent aussi la partie ''spirituel'' des dominés...la production des idées, l'éducation, les religions, les moyens d'information, etc.

    Ceci-dit, excellent idée celle d'essayer vivre en démocratie.

    Quoi de mieux que la répartition équitable des richesse produites par la société, le développement durable, le respect des gens et la nature, nos ressources naturels au service de nous tous, etc.
    Quoi de mieux que finir avec la corruption, le trafique d'influences, les magouilles public-privé, la faim et la guerre dans le monde.
    Quoi de mieux qu'actualiser les aspirations de Ives Michaud, Leopold Lauzon, Noam Chomsky, Mélanie Klein, Jean Ziegler, et de tous les humanistes, écologistes, verts, et progressistes de la Planète.

    Si nous ne réussissons pas a vivre en démocratie, nous détruirons et la Terre et nous mêmes.

    Tout un défi, mais nous n'avons pas de choix.
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  • Malartic - Inscrit
    10 juin 2011 11 h 32
    Lois naturelle: pour un leadeur ça prend des suiveux
    Très admirable la suggestion de Nelson, mais les beau discours de Karl Mark, se sont avérés, être aussi utopiques.
    Les bandes de loups ont un leadeur, sur les fermes laitiières, le fermier peut discerner un ordre social dans le troupeau de vache. Dans le monde humain, nous avons des "leadeurs naturel" et ils ont besoins de "suiveux". Le système de gouvernement démocratique, par élection, nous permet de choisir qui sera le chef de tous ces leadeurs naturels, et aux "criticeux naturels" de cririquer à loisir, ou presque. L'alternative est les dictateurs, les rois, les présidents à vie, etc... Le partage des richesses est aussi moins concentrés dans nos démocraties que dans les régimes dictatorials.
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  • NL - Inscrit
    10 juin 2011 12 h 45
    Les vrais leaders parlent peu.
    Les vrais leaders ne réclament ni le pouvoir ni la confiance ni quoi que ce soit, ils l'obtiennent de leur propre fait.

    Les vrais leaders ne se posent guère en victime de quoi que ce soit, ils prennent l'initiative de leurs idées et croient indéfectiblement en leurs capacités; ils abordent les épreuves avec enthousiasme et de façon inconditionnelle.

    Un jeune de la génération Y.
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  • Mimi37 - Inscrit
    12 juin 2011 08 h 19
    Les vieux chiâlaient
    Y a pas si longtemps, plusieurs "vieux" (négativistes ie.: souverainistes etc.) chiâlaient parce qu'ils trouvaient que les jeunes ne s'impliquaient pas suffisamment en politique.

    Mais voilâ qu'aujourd'hui, des jeunes se rénissent pour discuter de l'avenir et "bang" encore une fois, nos sempiternels négativistes professionnels, dépressifs etc. chiâlent encore parce que ces jeunes cherchent des solutions pour tenter d'éviter cette façcon qu'ont nos politiciens d'aujourd'hui, de toujours vouloir faire de la politique partisanne.

    Alors ma question à cette bande de vieux "frustrés" est celle-ci: en dehors du sempiternel chiâlage (négativisme) quotidien, VOUS faites quoi exactement pour NOTRE SOCIÉTÉ ?

    Je fais partie "des vieux" mais j'applaudis fièrement ces jeunes et leur désir à vouloir améliorer la démocratie.

    Chiâler et vivre quotidiennement au passé est facile; porter des gestes, je dirai "positifs", pour l'avenir est beaucoup plus difficile...

    Comme dit si bien NL "Les vrais leaders ne se posent guère en victime de quoi que ce soit..."

    Malheureusement ici au Qc, surtout chez les francophones, nos "leaders" (hic...) ne font que bâtir l'avenir QUE sur l'idée que les Québécois francophones (canadiens-français) NE SONT QUE des victimes de leur passé (histoire) ???? RIEN de plus FAUX!
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