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Le quatrième larron

Michel David   9 juin 2011  Québec
L'ancien président du PQ Jonathan Valois est un inconditionnel de Pauline Marois et, en bon scout, il est toujours prêt à rendre service. Il la sert cependant très mal en tentant de ramener la crise des dernières semaines à une soudaine inflammation de quelques ego surdimensionnés qui ont exprimé leur frustration en traitant Pauline Marois comme une «femme de ménage».

Je ne doute pas un seul instant que Pierre Curzi soit capable de faire une crise de vedette. Quel que soit le parti, les gros ego sont légion en politique et il en reste encore plusieurs autour de Mme Marois. Une grande estime de soi est d'ailleurs indispensable pour survivre en politique.

À entendre M. Valois mardi, sur les ondes du 98,5, tout baignait dans l'huile au PQ depuis l'arrivée de Mme Marois. Tout le monde il était beau, tout le monde il était gentil. Jusqu'à ce que ces divas piquent une crise, on voguait harmonieusement vers la souveraineté, comme en avait témoigné le congrès d'avril dernier.

C'était là une dangereuse illusion. Il est vrai qu'un vote de confiance de 93 % était impressionnant, mais on aurait tort d'y voir un chèque en blanc. Pour de nombreux délégués, il s'agissait surtout d'éviter une répétition du psychodrame de juin 2005, quand Bernard Landry avait jugé qu'un appui de 76,2 % ne lui permettait pas de demeurer chef. Les années de cauchemar qui ont suivi restent gravées dans les mémoires. En pleine campagne fédérale, une crise de leadership au PQ aurait également été très embarrassante pour Gilles Duceppe.

Depuis la présentation de la «proposition principale» en juin 2010, alors que les délégués au conseil national n'avaient pas eu la possibilité de lire le texte ou de poser la moindre question, le congrès d'avril a plutôt été un chef-d'oeuvre d'organisation. Ceux qui, comme Lisette Lapointe, auraient voulu que Mme Marois soit tenue de rendre compte de ses efforts pour promouvoir la souveraineté ont été habilement neutralisés.

***

Incapable de mettre Louise Beaudoin et Jean-Martin Aussant dans le même sac que Mme Lapointe et Pierre Curzi, M. Valois a bien dû admettre qu'un «malaise profond» subsiste. Celui-ci risque malheureusement d'aller en s'aggravant.

Pour les spin doctors péquistes, il était toujours possible de présenter les trois premiers démissionnaires comme des has been aigris, mais le quatrième larron ne peut pas entrer dans cette catégorie. M. Aussant était au contraire un brillant représentant de la relève. C'est pourquoi son départ est sans doute celui qui fait le plus mal à Mme Marois, même s'il a eu moins d'impact sur l'opinion publique.

Mardi, le député de Nicolet-Yamaska a simplement dit publiquement ce qu'il confiait privément depuis longtemps. Contrairement à d'autres de ses collègues, une limousine ministérielle ne présentait aucun intérêt pour lui s'il s'agissait de gouverner une province.

Dans son esprit, Mme Marois n'a tout simplement pas assez de «tirant» pour vendre la souveraineté à la population. Et le triste épisode de l'amphithéâtre n'est pas de nature à renforcer son autorité morale.

La chef péquiste a déclaré hier que les démissionnaires pourraient rentrer au bercail s'ils acceptent le programme adopté au congrès d'avril. Le problème est qu'ils ne croient pas plus au programme qu'à la chef. Et, contrairement à d'autres, ils ne veulent plus faire semblant.

***

De toute évidence, quelque chose échappe toujours à Mme Marois. Son seul regret semble être la façon dont elle a géré le dossier de l'amphithéâtre à l'interne. Sur le fond, elle semble toujours penser qu'elle avait raison de vouloir bétonner l'entente entre Quebecor et la Ville de Québec, dont l'éthique et la légalité sont également discutables. Elle en est même rendue à accuser le premier ministre Charest de «trahison» parce qu'il refuse d'imposer le bâillon pour forcer l'adoption du projet de loi du maire Labeaume. Trouvez l'erreur!

Le sondage CROP-Gesca dont les résultats ont été publiés hier donne un premier aperçu des dommages. Le PQ a perdu huit points dans les intentions de vote et se retrouve maintenant à égalité avec le PLQ. Un autre sondage, effectué par Angus Reid, indique pourtant que Jean Charest est actuellement le premier ministre le plus impopulaire au Canada. C'est dire!

Il serait très étonnant que les électeurs déçus du PQ se tournent en grand nombre vers les libéraux. Ces derniers ont admirablement joué les Ponce Pilate dans le dossier de l'amphithéâtre, mais ils pourront difficilement faire oublier leur turpitude des dernières années.

Amir Khadir est peut-être devenu l'ennemi public numéro 1 à Québec, mais la progression de cinq points de Québec solidaire indique bien de quel côté les péquistes de gauche désabusés pourraient se tourner.

Quant aux autres... Le nom de François Legault n'apparaissait pas dans le sondage, mais la perspective d'un nouveau parti hante aussi bien les péquistes que les libéraux. L'ancien ministre dit maintenant à qui veut l'entendre qu'il se prépare à des élections dès cet automne. Finalement, le drame pourrait se dénouer très vite.
 
 
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  • Henri Marineau - Inscrit
    9 juin 2011 03 h 40
    La descente aux enfers
    Le 16 avril 2011, lors du 16ième congrès du Parti québécois, Pauline Marois obtient un vote de confiance de 93,08% de la part des quelque 1700 participants.
    « Nous nous dirigeons vers une victoire, une victoire qui pourra avoir des conséquences absolument formidables pour le Québec, lance-t-elle, émue, sur la scène du congrès. Ma victoire, c’est votre victoire. C’est la victoire d’un parti uni, d’un parti solidaire, d’un parti qui a le goût de proposer au peuple du Québec que nous nous donnions un pays. »
    Moins de soixante jours plus tard, le parti « uni et solidaire » vit l’une des pires crises de son histoire. Trois de ses ténors, Louise Beaudoin, Lisette Lapointe et Pierre Curzi quittent le bercail le 6 juin, suivis du député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Haussant, le lendemain, ce dernier montant d’un cran sa critique envers son chef en lui suggérant de « penser à la souveraineté d’abord » et de démissionner, alléguant que « la souveraineté va se faire avec quelqu’un d’autre. »
    Bien sûr, la question fondamentale réside dans les raisons qui ont conduit à une telle descente aux enfers dans un laps de temps aussi court. En ce qui a trait aux événements qui ont entouré le projet de loi privé 204, tous conviennent, y compris les quatre démissionnaires, qu’ils ne peuvent représenter un dossier assez important pour causer un tel cataclysme. Ces événements auront contribué tout au plus de prétexte pour faire déborder le vase qui déjà avait atteint son niveau de tolérance maximum avant que la saga sur l’amphithéâtre n’occupe toute la scène politique québécoise...
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  • Henri Marineau - Inscrit
    9 juin 2011 03 h 44
    La descente aux enfers (suite)
    Si on se fie aux déclarations des députés démissionnaires, il semblerait que le nerf de la guerre se situe au niveau du style de leadership de Pauline Marois, jugé trop directif par certains députés du caucus péquiste. Reliée à cette attitude, ressort la ligne de parti, critiquée pour son caractère sclérosant, muselant les députés dans leurs opinions et leurs convictions jusque dans leurs votes à l’Assemblée nationale. À cette critique, Pauline Marois rétorque qu’elle écoute les membres de son caucus mais qu’en bout de ligne, quelqu’un doit prendre la décision, en l’occurrence, la chef du parti, conseillée par ses proches collaborateurs.
    À mon sens, le nœud du problème réside dans ce dilemme entre le processus de consultation et le processus de décision, une démarche qui demande du tact de la part du leader et de la maturité de la part de ceux qui doivent se rallier à une décision vis-à-vis de laquelle ils sont en désaccord. Toutefois, cette démarche de consultation demeure essentielle dans tout organisme qui respecte les principes de base de la démocratie. Quant à la sacro- sainte ligne de parti, elle ne devrait, en aucun temps, brimer la liberté de parole des députés, encore moins leur vote au moment de la présentation d’un projet de loi à l’ANQ...
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  • Henri Marineau - Inscrit
    9 juin 2011 03 h 46
    La descente aux enfers (fin)
    Je ne connais pas les qualités personnelles de Mme Marois pas plus que ses défauts. Toutefois, il me semble évident qu’elle possède une force de caractère remarquable et une détermination manifeste…une détermination qui pourrait être associée parfois à de l’entêtement. Néanmoins, pour avoir reçu un vote de confiance aussi élevé de la part des participants au congrès du 16 avril 2011, j’imagine qu’elle possède aussi le leadership nécessaire pour conduire ses troupes à la victoire lors des prochaines élections. Compte tenu de ces atouts indispensables à tout chef de parti politique, saura-t-elle rallier ses ouailles et surtout, pourra-t-elle conduire le peuple québécois à son indépendance ? En dernière heure, nous apprenons que Mme Marois fait amende honorable en s’excusant de ne pas avoir consulté son caucus sur le projet de loi privé 204…trop peu, trop tard? Des questions qui demeurent pour l’instant sans réponses!
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    9 juin 2011 04 h 08
    Le problème n'est pas Mme Marois
    Le problème vient du fait qu'il n'y a que 44 % de souverainistes dont 25 % sont solides "ils ont voté pour le Bloc à la dernière élection fédérale", les autres 19 à 20 % sont mous de la constitution séparatiste, prêts à essayer du nouveau, même fédéraliste, comme le fédéralisme asymétrique ou l'autonomie ou plus de pouvoirs provinciaux ou Sirois-Legault etc.

    En plus, Québec solidaire, suite aux divers déchirages de chemises de M. Khadir, contre les méchants riches, les intentions de votes à son parti, grugent directement dans celles du PQ, ce qui devrait finir par égaliser ces 2 partis qui vont se diviser le vote pour des résultats électoraux décevants sauf s'ils se divisent la province, avant la prochaine élection générale provinciale.

    Ce n’est pas un changement de chef au PQ qui va changer cette réalité là. « La souveraineté ne réussit pas parce qu’il manque de souverainistes pendant que presque la moitié d’entre eux, le sont du bout des dents à cause du confort et de l’indifférence.
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  • Normand Carrier - Abonné
    9 juin 2011 06 h 33
    Autre point de vue intéressant ....
    J'ai ré-écouté l'entrevue donné par Jonathan Valois et son autre point de vue était intéressant . Il expliqu'ait toutes les crises de vedettes que Curzi et Lapointe durant les deux années ou il fut président du PQ .... Ces deux-la menacaient de démissionner a chaque fois qu'ils n'obtenaient pas ce qu'ils voulaient et au diable la collégialité et le travail d'équipe ...... Tout un test de patience pour un chef .......

    Cette difficille épisode a permis a madame Marois de démontrer son courage face a l'adversité et on l'a vue sur toutes les tribunes donner son point de vue , s'excuser et faire plusieurs caucus .... En aucun moment , elle ne s'est défilée face aux journalistes .... Cela démontre une belle force de caractère .......

    La principale faiblesse de madame Marois est son manque de flair politique et cela lui a joué un vilain tour dans cette saga . Elle devra combler cette faiblesse en s'entourant de quelques conseillers avec ce flair qui lui a fait défaut ......Ce besoin comblé , elle sera équipée pour exercer tous les pouvoirs avec compétence et expérience ......
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    9 juin 2011 06 h 54
    Un malaise antérieur à la loi Labeaume.
    Hum! En lisant votre texte M. David j'ai retrouvé mon calme. Votre analyse de la situation actuelle reflète très bien les déboires du Parti Québécois et démontre, aussi bien, que ne sont pas les récents événements qui en sont la principale cause.

    Un vote de confiance à 93% ce n'est vraiment pas réaliste, ça ressemble plus à un vote d'une dictature ou à un vote d'assemblée manipulée. Il est vrai qu'au P.Q. les égos sont très développés. J'ai toujours trouvé ridicule que M. Landry démissionne à la suite d'un vote de confiance de 76,2%; cela me semblait beaucoup plus réaliste et plus sain démocratiquement.

    Hier tout était centré sur le fait que le reste du Québec s'opposait à ce que la ville de Québec ait son amphithéâtre et son équipe de LNH. On passait sous silence une loi comme vous le dites si bien: "dont l'éthique et la légalité sont également discutable". Ce qui est la cause des récents événements et qui a déclenché le ras le bol qui existait dans le Parti.

    Maintenant avec l'analyse que vous avez faite, il est ne sert rien de se créer des leurres il est temps, au Parti Québécois, de parler des vrais choses. Tant qu'à M. Legault je n'y crois pas, c'est de l'ADQuiste déguisé, ça ne mène nulle part; par contre M. Khadir est plus prometteur en tant que société démocratique et même en tant que souveraineté, c'est un homme plus près du tissu social.

    n.b. Votre texte se lit très bien, j'aimerais écrire comme vous. Il est vrai qu'un texte qui rencontre nos idées et points de vue se lit toujours mieux mais tout de même, vos textes se lisent très bien.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    9 juin 2011 06 h 58
    "Le PQ a perdu son âme" Bock-Coté
    Bock-coté disait hier que le PQ a perdu son âme. Ce parti n'a plus rien à voir avec celui de sa fondation. Un parti jeune, celui de la génération des boomers, qui voulaient changer le Québec.
    C'est devenu un parti de vieux radoteux, de vieux chicaniers, qui ne croient plus à la souveraineté, qui n'ont plus le feu sacré, le gout de faire enfin la job!
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  • alen - Inscrit
    9 juin 2011 07 h 11
    Politique consumériste
    Gilles Bousquet dit que 20 % des électeurs sont mous, à la recherche de nouveauté, et sont prèts à ESSAYER l'AdQ, le <bon Jack>, ou Legault. C'est la base même du marketing cela, que les gens cherchent constamment du nouveau.

    La souveraineté ne pouvant être consommée immédiatement et les fédéralistes s'emploient bien à le montrer, elle n'a plus d'attrait pour les consommateurs invétérés. Ce n'est guère en gardant l'idée sous la table que ça va changer non plus.

    Au contraire, Legault s'emploie à rejoindre les gens, un par un, jour après jour, ou quasiment. On est à l'ère du <consumerism> ou on ne l'est pas. Par surcroît, on est en pleine crise (d'éthique), creuset du changement en général.
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  • jean brunet - Inscrit
    9 juin 2011 07 h 27
    Opinion
    Et on se dit de gauche et démocrate avec... les spin doctors péquistes.
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  • Nimporte quoi - Inscrit
    9 juin 2011 07 h 29
    @Henri Marineau
    « ...une démarche qui demande du tact de la part du leader et de la maturité de la part de ceux qui doivent se rallier ».

    Je suis bien d'accord avec vous et comme le disait M Charbonneau, une ligne de parti n'a de sens que si elle est libre et donc inspirée et non imposée par la chef.

    Pour ma part, je pense que le 93,08% du vote de confiance et dû à la maturité des participants! Alors que le leadership n'a pas été solidaire de cette popularité, ni du simple principe de la démocratie d'ailleurs!

    En passant, je trouve scandaleux de traiter le caucus et les députées de sexisme! Un discourt à double tranchant dangereux qui donne une certaine immunité dans la circonstance.

    Enfin, @Gilles Bousquet, je suis bien d'accord, vous résumé bien à vous deux la situation. L'indépendance manque incontestablement d'indépendantistes! Si nous n'avons pas de pays, nous sommes les seules à blâmer. Ce n'est pas à cause des immigrants, ni à cause de l'argent, et encore moins à cause des Anglais! Et loin de s'améliorer, cette situation empire de jour en jour. De là l'importance d'agir tout de suite, car les circonstances favorables ne viendront jamais. Pire, on semble davantage capable de foutre le trouble tout seul...
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  • France Marcotte - Abonnée
    9 juin 2011 07 h 51
    Le chien renifleur
    M.David ne rate jamais une occasion d'enfoncer le clou au sujet du leadership de P.Marois.
    Les autres chefs, tous partis confondus, ont-ils jamais eu droit à ce genre de pistage qu'on pourrait qualifier d'acharné?
    Il ne faudrait tout de même pas trop forcer la dose.
    On sait maintenant qu'il y a d'autres façons de comprendre les événements récents.
    Le chien renifleur, il ne faut pas l'oublier, a les yeux rivés au sol.
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  • Nunu - Inscrite
    9 juin 2011 07 h 52
    Mr David
    N'a jamais aimé Mme marois,alors que vaux ses écrit la concernant?Il devrait nous dire tout de suite pour qui voter la prochaine fois entre Khadir ou Legault,de toute façon lui son idées est déjà faite il ne lui reste plus qu'à convaincre les sans idées,je crois que nous devrions le lire très bientôt.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    9 juin 2011 07 h 52
    C'est désolant

    Il est désolant de voir que tant de gens sont dépourvus d'idéal.

    Je suis souverainiste et je pense bien le rester jusqu'à ma mort mais je me désole à constater que tant de gens ne se rendent pas compte qu'ils sont privés de liberté, de la liberté pour les peuples de disposer d'eux-mêmes comme ils l'entendent.

    On dirait que les Québécois et les Québécoises se complaisent dans leur prison dorée.

    Mais que faudrait-il donc pour les sortir de leur torpeur.

    Il en faut du courage et de la détermination chez madame Marois pour maintenir le cap. Ce ne sera pas facile . Mais j'aimerais bien quand même qu'on ne lui complique pas la tâche encore davantage.

    Je serais curieux de savoir combien de Québécois et de Québécoises se sont sérieusement posé la question de savoir si ce ne serait pas mieux que leur pays devienne indépendant. Combien parmi eux ont acheté au moins un livre sur le sujet?

    Nous sommes encore un peuple sous-développé . Nous n'accordons pas assez d'importance à l'éducation. Nous nous comportons encore comme de grands enfants irresponsables.

    Est-ce que ça va changer ? Je l'espère.
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  • Luc Boyer - Abonné
    9 juin 2011 07 h 55
    Tout dépend
    Tout dépend des convictions et de la conjoncture politique, celle-ci se résumant à l'opinion des votants à l’égard de deux ou trois problématiques. Selon les sondages, 85% des sondés disent qu’il faut mettre la souveraineté en veilleuse. L’autre problématique est la popularité des chefs. François Legault devance Pauline Marois de plusieurs coudés. Tout dépendra donc aussi de l’équipe qui sera présentée. La gauche d’Amir Khadir n’aura pas assez de tirant pour employer l’expression de Martin Aussant, bien que la gauche a de ces convaincus pour qui l’immidiateté de la situation politique s’évalue à l’aune de la consolidation plutôt qu’à l’urgence de se débarrasser des libéraux. À voir. Alors tout se présente très bien pour Jean Charest. Car là est une autre problématique. Il est assez clair que la majorité des québécois ne veulent plus des libéraux. Les thèmes de la prochaine campagne? Le renouveau que promeut la CAQ de François Legault sera des plus séduisant. Le seul cheval de bataille du PQ restera l’enquête publique sur les malversations contractuelles. Une division du votre qui profitera à Jean Charest? Ça se présente mal. Mais cette occurrence peut-être assez évidente comme le nez au milieu du visage pour ne pas passer inaperçu aux yeux de l’électorat. Dès lors, ce qu’il risque de se produire, c’est que le travail du PQ sur la malversation sera profitable à François Legault, lui qui jusqu’ici, si je ne me trompe, n’en a pas glissé un traître mot.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    9 juin 2011 07 h 59
    @ Nimporte quoi
    Si nous ne pouvons pas protéger notre langue française avec la souveraineté parce qu'il manque de souverainistes convaincus, faut avoir un plan B qui est d'élire un parti qui accepte de renforcer la loi 101 et nous doter dune constitution québécoise avec reprise du fédéral de nos compétences, ce que le PQ désire faire.
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  • Erwan Basque - Inscrit
    9 juin 2011 08 h 11
    L'occasion fait toujours le larron !
    Bonjour,
    Et bien oui, cette vieille maxime est appropriée face à cette situation loufoque où les quatre récalcitrants ont tiré leurs révérences alors qu'ils se sont servis de cette sortie de secours pour prendre la clef des champs.
    En effet, le Parti Québécois doit une fière chandelle au Parti Libéral et à Monsieur Jean Charest qui ont protégé les péquistes contre eux mêmes car le Parti Québécois risquait d'imploser sur le champ en mille miettes. En reportant à l'automne l'étude de cette saga sulfureuse, le Parti libéral a sauvé le Parti Québécois des affres de la désintégration dans l'Agora bien avant la fin de l'été.
    Finalement, en bons stratèges, le Parti Libéral et Monsieur Jean Charest ont compris qu'ils ont besoin d'un parti de péquistes pas trop amoché afin que le Parti Québécois puisse garder des forces jusqu'au prochain scrutin afin de glaner le plus de votes possibles à la Coalition de Monsieur François Legault qui risque de tout rafler le vote des nationalistes québécois. En conclusion, les libéraux ont vite compris que le Parti Québécois se doit de ne pas imploser tout de suite afin de rafler une partie du vote nationaliste à la Coalition qui lui souffle malicieusement dans le cou afin d'être reporté au pouvoir. Présentement, les plus grands alliés des péquistes sont les libéraux qui sont des amis qui leur veulent du bien en attendant bien évidemment...... Merci beaucoup, Erwan Basque.
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    9 juin 2011 08 h 12
    Le problème ce n'est pas Mme Marois, c'est le P.Q.
    M. Bousquet, qui ne pense que par sondages, a bien raison. Le problème ce n'est pas madame Marois et ce n'est pas un changement de chef au P.Q. qui va changer quelque chose.

    Quand on classifie les souverainistes en souverainistes solides et en souverainistes mous, comme nous avons malheureusement trop souvent entendu, on risque d’en perdre. On ne naît pas souverainiste on le devient en acceptant un projet honnête et prometteur, ce que le P.Q. ne peut plus offrir et vendre au simple citoyen parce que trop éloigné du tissu social.

    Le Parti Québécois est le problème. Tant et aussi longtemps qu'on ne réformera pas ce parti en profondeur et qu'on ne retrouvera pas le but de son existence, rien n'y fera; il est condamné à courir après sa queue. On ne recherchera qu'à reprendre le pouvoir en faisant du populisme local comme nous en avons été témoins dernièrement.

    Il n'y a pas de problème à ce que des souverainistes comme moi préfèrent joindre Québec Solidaire; car, qu'il advienne un autre référendum, les souverainistes, peu importe leur appartenance politique, voteront en faveur de l'indépendance à condition qu'il n'y ait pas d'entourloupette, d'étapisme, de souveraineté association, de dernière chance ... en fin de compte de tout ce qui floue le rêve.

    Ce qui est arrivé au Bloc Québécois ce n’est pas un hasard, une boutade de l’électorat ou même l’abandon de la souveraineté; ça ne menait nulle part et le Bloc qui faisait marcher rondement ce fédéralisme dépassé. On a traité cette défaite comme un désaveu de la cause souverainiste et on en a fait des défaites personnelles. Je crois que c’est un problème récurrent en politique que de faire passer l’égo avant la cause; pourtant servir la cause avant l’égo protègerait l’intégrité de la personne.

    Quoiqu’il en soit, l’avenir n’a jamais été aussi prometteur pour l’indépendance, saisirons-nous l’opportunité de construire des bases solides p
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  •  
  • Christian Montmarquette - Inscrit
    9 juin 2011 08 h 17
    « Le mirage du retour des mousquetaires»
    .
    .

    Fortement étonné hier d'un possible retour au bercail des quatre démissionnaires du PQ, je crois que cette soi-disant possibilité de réintégration, n'était qu'un ballon médiatique pour tenter contenir cette crise au PQ.

    Ce mirage du retour des mousquetaires, étayé sur les énigmatiques déclarations du président du PQ Raymond Archambault, n'a sans doute pas beaucoup de fondement avec les contestataires eux-mêmes, mais beaucoup plus avec le contrôle de l'image du parti et de Pauline Marois».

    Il serait fort étonnant que ces députés libre de parole depuis hier, acceptent aujourd'hui de marchander leur intégrité et de piler sur leur principes pour sauver le leadership de Pauline Marois.


    _____________________

    Christian Montmarquette

    Montréal

    .
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  •  
  • bourgeoisgentilhomme - Inscrit
    9 juin 2011 08 h 18
    bon article
    mais j'ai une question pour monsieur David. Qui votent pour établir qui est le meilleur PM au Canada et le pire? Chacun vote pour le PM dans sa province ou vote pour un en particulier parmi les 10. Moi, j'ai de la difficulté à voir comment cela est fait. Comment puis-je voter pour un PM de l'ouest alors que je ne sais peut-être même pas son nom et ce qu'il a réalisé. A partir de cet argument, il m'est plus facile d'évaluer le travail du PM de ma province. On pourrait croire à ce moment là que la plupart des québécois juge que Jean Charest est le pire premier ministre. Mais dans d'autres sondages, il n'en est rien. Charest arrive au même niveau que Marois. Comment expliquer cela? Mystère, hein!
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  •  
  • Roland Berger - Abonné
    9 juin 2011 08 h 25
    Vive la magouille !
    « Sur le fond, elle [Madama Marois] semble toujours penser qu'elle avait raison de vouloir bétonner l'entente entre Quebecor et la Ville de Québec, dont l'éthique et la légalité sont également discutables », écrit Michel David. Bien oui, Madame Marois n'a pas changé d'idée. Elle pense encore qu'elle a eu raison de soutenir Agnès Maltais dans sa magouille électoraliste. Dommage ! Beaucoup de Québécois ont vu dans cette affaire, une question d'intégrité. À l'instar d'Amir Khadir.
    Roland Berger
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    9 juin 2011 09 h 01
    @ M. Berger
    Selon vous, PKP et M. Labeaume seraient des magouilleurs ? Une perception seulement ? Pourquoi s.v.p. ? Parce que M. Khadir l'a dit et que tous les sceptiques suivent ? Tous les bills privés seraient des magouilles en puissance ?

    Vous ajoutez : « l'éthique et la légalité sont également discutables », écrit Michel David »

    Discutables synonyme de condamnables ?
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    9 juin 2011 09 h 07
    @ M. Montmarquette
    Enfin, la lumière au bout du tunnel pour Québec solidaire, grâce à M. Khadir, perçu comme le monsieur net de la députation.

    Vous écrivez : «Il serait fort étonnant que ces députés libres de parole »

    Est-ce qu'il est prévu, à Québec solidaire, que s'ils font élire plus qu'un député, qu'ils seraient tous libres de paroles, contrairement aux vieux partis ou s'ils devraient suivre le berger, eux-autres itou ?
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  • propusto - Inscrit
    9 juin 2011 09 h 31
    Plus il est détesté, plus il est redoutable.
    Je parle évidemment de Jean Charest qui vient, encore une fois, de rouler le Parti Québécois dans la farine. C'est de la politique, ancienne façon, toujours efficace semble-t-il. Le bon peuple n'y voit que du feu.

    Michel Gagnon
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  • André Loiseau - Abonné
    9 juin 2011 09 h 48
    Haut les coeurs!

    Je n'en reviens pas de constater toutes les déductions et pirouettes que l'on fait, amis ou ennemis de la cause, pour juger ce qui vient de se produire au PQ et qui fut une question d'éthique d'abord. Je suis surpris du haut le coeur devant l'électoralisme à la Duplessis accepté (et il l'est encore) par les dirigeants de ce parti en même temps qu'il poussait de hauts cris pour dénoncer la tenue d'une Commission d'enquête à tous les bouts de champ.
    Comment pouvait-il appuyer une telle cause tordue qui ne plaisait qu'aux québécois de Québec. Quand on a une chef qui n'en démord pas de refuser la libre concurrence, qui est prête à vendre son âme pour une poignée de votes de plus allouée aux amis et qui persiste, quand on a de l'honneur et surtout du bon sens, on quitte le navire en train de sombrer dans le ridicule. Le PQ ne s'est pas tiré dans le pied mais dans le coeur. Et les libéraux qui le voyait couler et qui ne croyait pas, étant déjà instruits de la chose, en l'urgence de PKP a admiré le naufrage aux premières loges. Il se doutait bien (et c'était de bonne guerre) que les "idéalistes", que les vrais sortiraient de l'enclos que l'irréductible Mme Marois leur souhaitait.
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  • Claude Kamps - Inscrit
    9 juin 2011 10 h 18
    La vieillesse des idées politiques
    mine les deux gros partis, et la gauche, gauche de Kamir ne pourra prendre qu'une franche de l'électorat...

    Renouveler un parti avec des chefs issus de la vieille garde et en plus sans direction sauf celle de gagner les prochaines élections est pour les deux partis une condamnation à mort dés l'arrivée d'un parti nouveau qui met des idées «presque nouvelles» sur la table, mais avec un autre style....

    Le NPD représente cette force et sans doute Legault aussi, malgré aussi bien des défauts comme toute nouveauté...

    En fait dans les deux partis, cette course aux électeurs autour de l'aréna de la ville de Québec a démontré l'impuissance du renouvellement par les idées de la direction des deux partis qui sont nécrosés...

    Notre vie politique est morte, avec un taux de participation au vote si bas que ce sont les absents et ceux qui «vote pour voter sans conviction» qui sont les plus représentatifs...

    Il est temps que ou le PQ se saborde pour former une parti rien que souverainiste qui comme le BLOC n'aura jamais le pouvoir, ou qu'il se dirige avec quelqu'un qui a pas des châteaux comme chef et vers une gauche intéressante en ces temps de disette, en mettant a des temps meilleur pour la chose, la souveraineté de coté....
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  • Rodrigue Guimont - Abonné
    9 juin 2011 10 h 19
    M. Charest a absolument besoin de l’impopularité de Madame Marois
    Pour se faire réélire (un 4ième mandat!!!) d’ici un an, J. Charest a besoin de l’impopularité de Madame Marois. Vous n’entendrez plus jamais de commentaires désobligeants venant des libéraux sur le leadership de la chef. Sur le PQ oui, sur la chef non.

    D’autre part M. Charest sait très bien qu’il n’est pas aimé des Québécois depuis que ceux ci se sont aperçus qu’il les avait trompé, deux fois plutôt qu’une, deux mois avant les élections du 8 déc. 2008 sur la Caisse de dépôt et de placements du Québec. M. Charest sait que confiance perdue ne reviendra plus.

    Sa seule bouée de sauvetage pour l’instant, c’est de miser sur la faiblesse de l’adversaire, l’affaiblissant encore plus sans pourtant le tuer. En modifiant d’abord la carte électorale, chose qui vraisemblablement sera réalisée cette semaine, en ajoutant trois circonscriptions libérales dans la grande région de Montréal tout en enlevant trois circonscriptions régionales à l’opposition, et en sauvegardant Madame Marois comme chef de l’opposition, tout en répétant ad nauseam que le PQ est un parti à problèmes.

    Nul doute que la venue des Legault-Sirois va modifier considérablement l’échiquier politique. Ne restera de partisans à M. Charest que ses habitués anglophones génétiquement libéraux, les allophones de la grande région de Montréal ne parlant pas français et une génération d’ainés francophones de plus en plus âgés n’ayant jamais voté autrement que PLQ.

    PQ, PLQ, CAQ : un tiers chacun (et des brindilles pour l’ADQ et QS) et à la grâce d’un dieu…
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  • Christian Montmarquette - Inscrit
    9 juin 2011 10 h 35
    @ Gilles Bousquet : Le droit à la dissidence
    .

    Le droit à la dissidence a toujours fait partie des valeurs de la gauche politique québécoise depuis ses aubes. Ce droit à la dissidence, est même intégré et libellé clairement et légalement dans les statuts et règlements de Québec Solidaire.

    - CM

    .
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  • Jean Lapointe - Abonné
    9 juin 2011 10 h 36
    Il y a différentes façons d'être souverainistes.

    Il y a des gens qui n'acceptent pas de faire partie d'un peuple qui se considère comme une nation d'être subordonné à un autre peuple, à une autre nation, d'être soumis , d'être tenu en laisse , en tutelle.

    Ils veulent en découdre le plus possible avec eux. Et le plus vite ça se fera le mieux ce sera.

    En fait on peut se demander si ces gens-là ne recourreraient pas aux armes si nous avions une armée québécoise au lieu d'avoir des Québécois dans l'armée canadienne. Ils ne tolèrent pas la dépendance.

    Il y en a d'autres pour qui c'est un rêve mais un rêve irréalisable probablement. A moins d'un évènement complètement inattendu. Ils vivent avec leur rêve mais ils ne font rien pour favoriser le développement de l'idée de la souveraineté.

    Il y en d'autres qui considèrent la souveraineté comme un projet à réaliser avec la majorité du peuple autant que possible. C'est qu'ils considèrent que les peuples qui le peuvent doivent déterminer eux-mêmes leur propre avenir comme ils l'entendent. En même tempos ça règlerait le problème qui existe depuis 1760. Mais ce n'est pas tellement pour ça qu'ils sont souverainiste. Il n' y pas dutout de sentiment de régler des comptes avec le conquérant là-dedans.

    Personnelllement je me situe dans le troisième groupe parce que je crois que c'est le plus sage, le plus moderne, le plus approprié à notre cas parce que c'est celui qui a le plus de chance de se réaliser pacifiquement.

    Mais il y a sûrement d'autres façons d'être souverainiste. Je n'en vois pas d'autre pour le moment.
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  •  
  • Normand Carrier - Abonné
    9 juin 2011 10 h 39
    La fameuse ligne de parti .....
    Selon monsieur Montmarquette , les députés libres de paroles ne peuvent revenir dans le parti .... Je ne gagerais pas un sous la-dessus a votre place et on s'en reparlera .... La liberté de parole s'excerce dans les partis de plus d'un députés dans les caucus ou ils peuvent s'exprimer mais lorsque la majorité s'est prononcée , tous doivent si conformer , C'est cela la démocratie et la ligne de parti .

    Je comprend qu'idéalement , tous devraient s'exprimer en public mais j'estime monsieur Montmarquette assez intelligent pour accepter que dans un parti de plus d'un député , il doit y avoir une ligne et une position exprimée pour ne pas confondre les électeurs et s'en aller dans toutes les directions ... Même l'ADQ avec ses 4 députés a sa ligne de parti et ne peut laisser 4 opinions s'exprimer ......

    On a appris récemment qu'Amir Khadir , le porte parole de QS , était conseillé par un comité de douze personnes et qu'il exprimait le fruit de leur réflexion .... Monsieur Monmarquette peut-il m'affirmer sans rire qu'il y a consensus a chaque fois qu'ils prennent position ..... Si un jour QS fait élire plus d'un député , verra-t-on tous ces députés s'exprimer différemment devant les jounalistes ou ils auront une ligne de parti ?

    J'espère que mes propos modérés ne susciteront pas une réaction peu démocratique de la part de monsieur Montmarquette et ne me ferai pas <cambronner> ...... Les signes d'autocratie ne sont jamais loin .......
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  •  
  • Guy E. Trepanier - Inscrit
    9 juin 2011 10 h 39
    Tricherie et magouille
    La politique, c'est l'exercice du pouvoir avant toute chose.
    Charest le sait: il l'exerce. Marois et Legault le savent: ils veulent l'exercer.

    Pour faire la souveraineté, il faudra prendre le pouvoir.
    Pour faire la souveraineté, il faudra faire comme les fédéralistes.
    Pour faire la souveraineté, il faudra savoir tricher et magouiller.

    Après, il faudra prendre le temps d'une génération pour ramener... un peu d'intégrité.

    Bonjour chez-vous! Have a nice day!
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  •  
  • Michel Laurence - Inscrit
    9 juin 2011 10 h 53
    La crise ? Quelle crise ?
    Ce n'est surtout pas une guerre Montréal-Québec comme plusieurs aimeraient nous le faire croire. Tout le monde serait heureux de la reprise de la rivalité entre les Nordiques et le CH.

    L'erreur se situe dans la façon, la manière et dans les agendas secrets de tous et chacun (De Belleval, etc.) que personne n'avoue. C'est une guerre de pouvoir locale dans laquelle Montréal n'a rien à voir.

    Quand au PQ, le véritable problème c'est le Plan de "gouvernance souverainiste" que Mme Marois et son entourage ont forcé dans la gorge des péquistes (dont je ne suis pas) lors du dernier congrès du PQ. Ce plan est en fait de l'étapisme pur à la Claude Morin resservi à la sauce 2011 avec des mots de 2011. Un genre de sépulcre blanchi.

    Aussant a raison. C'est celui des quatre qui a été le plus clair et le plus honnête : Marois (et son plan) ne permettront jamais de faire du Québec un pays. On aurait aimé que les trois autres soient aussi clairs, que, pour une fois, ils fassent ce qu'ils prêchent, de la politique "autrement".
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  •  
  • Christian Montmarquette - Inscrit
    9 juin 2011 12 h 57
    À Normand Carrier : Ligne de parti ou valeurs fondamentales ?
    .

    Monsieur Carrier,

    Je perçois surtout notre ligne de parti, non pas comme quelque chose de rigide et d'autoritaire, mais comme étant les valeurs et orientations fondamentales qui nous rassemblent autour de Québec Solidaire.

    Chez nous, contrairement au PQ, où tout semble constamment tourner en rond autour de la valeur monolithique de la «souveraineté», je dirais qu'il s'agit plus d'une véritable «culture politique» ; ce qui simplifie d'autant les libres interventions, tant qu'elles vont dans le sens des dites valeurs et qu'elles s'insèrent dans nos débats de société.

    Nous défendons par exemple les droits des citoyens et le bien commun,
    par opposition à défendre les privilèges des entreprises et des élites économiques.

    Toute intervention qui combat une loi antidémocratique telle que l'est la loi 204, ou des avantages donnés à un milliardaire sur le dos de l'État, vont en ce sens, et ne contreviennent en rien à ligne notre de conduite .

    Ce n'est pas tant «la lettre» qui semble nous guider, mais «l'esprit» et la compréhension générale du mandat social que nous nous sommes donnés.

    Merci de votre intérêt,

    ____________________

    Christian Montmarquette

    Québec Solidaire

    Montréal


    ‎.
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  •  
  • Normand Carrier - Abonné
    9 juin 2011 14 h 44
    A Christian Montmarquette : Droit a la dissidence ....
    Merci pour votre réponse sur le ton civilisé que j'attendais ... Tous partagent en théorie les valeurs fondamentales dont vous parler ....Mon questionnement portait aussi la facon que les douze en arrivent a donner leur avis aux porte-parole Amir Khadir ! Procèdent-ils par majorité ou par consensus ? Doivent-ils suivrent la ligne décisionnelles et ne pas parler aux journalistes de leur dissidence ?

    Jusqu'ou le droit a la dissidence peut aller ? Un dissident a chaque décision peut-il paralyser le parti QS ? Pourtant , nous avons vu a votre dernier congrès vos deux porte-paroles Amir et Francoise intervenir pour faire rejeter plusieurs propositions , non acceptables parce trop a gauche , par les autorités de QS !

    Monsieur Monmarquette , votre parti a pris plusieurs années a intégrer la souveraineté dans le programme et ce fut accepté au prix du refoulement de plusieurs membres communistes qui étaient des fédéralistes anglophone et allophones ....

    On a vu dans les pays du système communiste que cette égalité pour tous a mené a la paralysie du système et a une dictature encore plus grande .... Votre sincérité n'est pas mise en doute mais dans la pratique de tous les jours , cela risque de causer une multitude de problèmes ......
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  •  
  • Christian Montmarquette - Inscrit
    9 juin 2011 16 h 44
    À Normand Carrier
    .

    Je réponds de manière civilisée à qui s'adresse à moi de manière civilisée.

    Et je n'ai que faire de vos petites remontrances moralisatrices.

    - Si vous voulez avoir tous les détails de fonctionnement du parti, je vous recommande de prendre votre carte de membre et de tenter de vous informer aux instances concernées, si toutefois elles acceptent que vous mettiez votre nez dans ses affaires internes. Je ne suis pas votre secrétaire.

    En conclusion, je vous demande de cesser votre diffusion d'erreurs tendancieuses. La gauche politique que nous sommes, a toujours été indépendantiste dès la fondation, que ce soit au RAP, au PDS, à l'UFP ou à Québec Solidaire.

    Que les lecteurs soient bien avisés.

    Ceci sera me dernière réplique.

    - CM

    .
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  •  
  • Nimporte quoi - Inscrit
    9 juin 2011 19 h 38
    Ligne de parti
    Au risque de me répéter, et parce que tout ce débat tourne au fond autour de cette stratégie à la base de la politique, à savoir « créer le consensus ».

    La ligne de parti raisonnablement admise à la suite d'un leader est à mon avis le signe d'un bon leadership. Contrairement à celle imposée pour atteindre un but, comme si tous les moyens étaient bons pour arriver à ses fins...

    À mon humble avis, celui d'un simple citoyen voyeur, les libéraux comme le CAQ et l'ADQ ont un seul but, l'équilibre fiscal et la création de la richesse pour arriver à cet équilibre. Même le PQ a cette tendance depuis Lucien Bouchard. Un gouvernement responsable économiquement. On ne manque pas de leader à ce niveau.

    Le PQ et QS ont pour leur part un dessein différent, celui de « l'indépendance ». Et bien le PQ semble vouloir l'obtenir à tout prix alors que QS garde à l'esprit l'idéale de la démocratie. Voilà ce que me dise leur leader, et même les militants à voir le déchirement de la gauche un peu partout.

    Ceci dit, je n'ai que faire d'un plan B, les enfants de mes enfants probablement aussi! Alors je trouve l'argument de Jeannot Duchesne très intéressant. Peu importe le parti, je voterais oui à l'indépendance. D'ici là, je suis démocrate à la vie à la mort, faites le calcul... Il ne reste que 1 et quelques dissidents ;-)
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  •  
  • Louka Paradis - Inscrit
    9 juin 2011 21 h 56
    PILE OU FACE ?
    Comme une pièce de monnaie, Québec solidaire a deux faces : l'une fédéraliste, qui appelle les militants à voter pour le NPD, un parti centralisateur anti-loi 101, et ambigu sur la loi de la clarté; l'aute souverainiste lorsque les élections provinciales sont à l'ordre du jour et que le parti veut gruger des votes chez les souverainistes. Quand j'étais adolescente, on appelait ça avoir un visage à deux faces.
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  •  
  • Louka Paradis - Inscrit
    9 juin 2011 22 h 41
    PILE OU FACE
    Comme une pièce de monnaie, Québec Solidaire a deux faces. L'une pour les élections fédérales, où le chef appelle à voter pour un parti fédéraliste centralisateur anti loi-101 et ambigu concernant la loi sur la clarté référendaire; l'autre pour les élections provinciales québécoises où le parti s'affiche comme souverainiste pour tenter de gruger des votes au Parti Québécois. Pour ma part, j'aime la transparence et la loyauté. Je me méfie des gesn qui affirment à la fois une chose et son contraire. Un Tartuffe n'aura jamais mon vote.
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  •  
  • Lise Moga - Inscrite
    10 juin 2011 09 h 39
    La propreté repensée... pour les besoins de la cause
    Michel Gagnon a écrit: "Plus il est détesté, plus il est redoutable. Je parle évidemment de Jean Charest qui vient, encore une fois, de rouler le Parti Québécois dans la farine."

    Depuis quand le PQ a besoin de quelqu'un d'autre pour se rouler dans la farine... il sait très bien le faire seul. Pour ce qui concerne la "haine" entretenue envers J. Charest, les stratèges péquistes, avec l'aide des médias, se sont efforcés d'entretenir en boucle, cette "idée de parti", sur bien des tribunes. Dès l'assermentation, en 2003, il aurait été décrété déjà le pire premier ministre de l'histoire, car, ce qui n'est pas dit ouvertement, il avait été du comité du non, au dernier référendum. Quand on observe ce qui s'est vécu depuis, à l'Assemblée Nationale, est-ce que toutes les guerres, toutes les insultes, toutes les suspicions ont eu d'autres motivations? Pas surprenant que le PQ déplore, 8 ans plus tard, que le rôle d'opposition soit ingrat. Qui les a obligés à carburer à la haine, à la condamnation de tout ce qui n'est pas d'eux, à la vertu outrancière plutôt qu'à la coopération, à la considération humaine élémentaire envers tous les élus, au respect de la démocratie? Stéphan Dion a subit les foudres des mêmes, en exigeant une question claire pour un référendum valide.

    Alors, la seule façon de ne pas se faire enfariner à notre tour, ( j'ai connu 1982 et 1995 ) c'est de se tenir à l'écart de tous ces faiseurs d'opinion qui sont prêts à tout pour obtenir l'assentiment du peuple qui, soit dit en passant, est le seul à être souverain. Le piège à homard, ce n'est pas ma trouvaille, mais il augure mal pour qui aspire à plus de liberté, de respect et de reconnaissance.
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  •  
  • Christian Montmarquette - Inscrit
    10 juin 2011 10 h 48
    @Louka Paradis : Le vrai visage des deux «farces»
    .

    - Ne pensez-vous pas que de se prétendre être un parti souverainiste et que se présenter aux élections fédérales, n'est pas ce qui est réellement avoir un visage à deux faces ?

    - Ne pensez-vous pas qu'être un parti souverainiste et que de se présenter aux élections provinciales avec un «programme de gouvernance souverainiste», n'est pas aussi ce qui s'appelle avoir un visage à deux faces?

    Nombre de fédéralistes votaient pour le Bloc en sachant très bien qu'il ne ferait jamais l'indépendance à Ottawa.

    Et nombre de souverainistes se sont lassés de cette absurdité du Bloc à Ottawa et ont décidé de voter pour le NPD.

    En méprisant de la sorte tout ce qui est NPD, vous méprisez un paquet de vos propres joueurs qui considéraient que l'aliénation du Bloc avait assez durée.

    Il y d'autres enjeux que la langue et la culture dans la question nationale.

    Des menus détails comme : La nationalisation de nos richesses naturelles ou la souveraineté économique du Québec...

    Mais ça...

    On en entend pas beaucoup parler au Bloc et au PQ.

    Certains souverainistes ne semblent éprouver aucun scrupule à ce que le Québec se fasse arnaquer par des multinationales étrangères, qu'elles soient minières, gazières, pétrolières, pharmaceutiques, ou même, par Pierre-Karl Péladeau, mais en autant que ce soit en français et sous un autre drapeau.

    Par chance, ceux et celles qui désapprouvent ce style de souverainisme de république de bananes et qui savent ce que que devrait être une «réelle indépendance» pourront désormais voter pour Québec Solidaire.

    En ce qui concerne la crédibilité du PQ sur la question nationale...

    On constate que ça ne se bouscule pas au portillon pour revenir dans les rangs du PQ.

    Les véritable «visages à deux faces» viennent peut-être d"être découverts..


    _____________________

    Christian Montmarquette
    Québec Solidaire - Montréal

    Référence :

    Qui dit « Nationalisme » dit « Nationalisations
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