Le retour éventuel des députés démissionnaires divise le caucus du PQ
Québec — La vague de départs est non seulement terminée au Parti québécois mais certains démissionnaires regrettent déjà leur geste, a soutenu aujourd'hui le président du PQ, Raymond Archambault. «Il y a des gens qui songeraient, si c’était possible, à reculer l’horloge», a lancé M. Archambault, venu à Québec livrer un message «d’espoir» aux députés réunis en caucus.
L’hémorragie est jugulée et l’unité refaite, a déclaré le président du parti, affirmant du même souffle que certains parmi les quatre démissionnaires aimeraient revenir en arrière. «Il y en a certains qui regrettent mais je ne veux pas donner de nom, ils s’annonceront eux-mêmes», a-t-il dit lors d’un point de presse.
Les députés Pierre Curzi, Lisette Lapointe et Louise Beaudoin ont annoncé lundi qu’ils siégeront dorénavant comme indépendants. L’étoile montante Jean-Martin Aussant en a fait autant le lendemain.
Dernière d’une longue liste de griefs reprochés à la chef Pauline Marois, la gestion controversée du dossier de l’amphithéâtre de Québec par le PQ a été à l’origine de la saignée.
Il semble cependant que les quatre députés démissionnaires ne seront pas tous accueillis à bras ouverts s’ils décident de rentrer au bercail, en particulier Lisette Lapointe.
Mme Marois a indiqué aujourd'hui qu’elle était prête à passer l’éponge et à réintégrer les députés indépendants Pierre Curzi, Louise Beaudoin et Jean-Martin Aussant. Quant à Lisette Lapointe, elle ne serait «pas bienvenue», a laissé tomber la leader péquiste avant de se raviser lors d’une entrevue sur les ondes de la station radiophonique 98,5 FM, de Montréal.
Si l’épouse de Jacques Parizeau veut reprendre sa place au sein du caucus, elle devra se rallier et cesser de critiquer la stratégie du parti en matière d’accession à la souveraineté, a fait comprendre Mme Marois.
À l’entrée d’une réunion des députés à l’Assemblée nationale, les élus péquistes étaient manifestement divisés sur l’opportunité de tendre la main aux démissionnaires.
Pour la députée de Matapédia, Danielle Doyer, il est clair que Mme Lapointe n’a plus sa place à la table des députés du PQ. «Elle a dit que l’air était irrespirable au caucus, mais je pense qu’elle nous donnait aussi parfois du mal à respirer et à exprimer notre pensée. [...] Quand un alignement est pris, il y a deux mots: solidarité, loyauté», a relaté Mme Doyer.
La députée reproche à Mme Lapointe de n’avoir jamais accepté le rejet de sa proposition de mettre le pied sur l’accélérateur avec la création d’une commission permanente de préparation à la souveraineté.
La députée Doyer ne voit guère non plus d’un bon oeil un éventuel retour de Jean-Martin Aussant — qui a réclamé la démission de Mme Marois — et de Louise Beaudoin. «Je suis convaincue que les personnes voulaient partir. M. Aussant venait d’être élu et il voulait déjà partir et Mme Beaudoin a dit à maintes reprises qu’elle voulait partir», a souligné Mme Doyer.
La porte du Parti québécois est toujours ouverte, a de son côté fait valoir le député Nicolas Girard. Mais selon lui, «c’est un secret de Polichinelle que Mme Lapointe voulait contester le leadership de Mme Marois. Sa conférence de presse cette semaine était très claire. Mais le caucus est solidaire et appuie Mme Marois», a-t-il dit.
Le départ des Lapointe, Beaudoin et Curzi, tous des sexagénaires, est aussi un signe de changement de garde chez les souverainistes, pense le député de Gouin. «Il y a une nouvelle génération de souverainistes qui a été élue en 2008. Nous, on n’a jamais connu le Québec sans la Charte de la langue française, sans la Charte des droits, on est souverainistes pour des raisons peut-être différentes de nos parents. En 1995, le référendum, on l’a perdu pour diverses raisons. On ne refera pas l’histoire, il faut en prendre acte», a évoqué M. Girard.
Quant à lui, le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, a dit caresser toujours l’espoir que les dissidents reviennent au bercail. «J’espère qu’ils vont revenir. Ils n’ont pas renoncé à la souveraineté, ils aiment encore le Parti québécois, ce sont des péquistes dans l’âme et pour ma part j’aurai toujours espoir qu’ils reviennent. D’ailleurs, j’ai tout fait pour éviter qu’ils partent», a-t-il soulevé.
L’hémorragie est jugulée et l’unité refaite, a déclaré le président du parti, affirmant du même souffle que certains parmi les quatre démissionnaires aimeraient revenir en arrière. «Il y en a certains qui regrettent mais je ne veux pas donner de nom, ils s’annonceront eux-mêmes», a-t-il dit lors d’un point de presse.
Les députés Pierre Curzi, Lisette Lapointe et Louise Beaudoin ont annoncé lundi qu’ils siégeront dorénavant comme indépendants. L’étoile montante Jean-Martin Aussant en a fait autant le lendemain.
Dernière d’une longue liste de griefs reprochés à la chef Pauline Marois, la gestion controversée du dossier de l’amphithéâtre de Québec par le PQ a été à l’origine de la saignée.
Il semble cependant que les quatre députés démissionnaires ne seront pas tous accueillis à bras ouverts s’ils décident de rentrer au bercail, en particulier Lisette Lapointe.
Mme Marois a indiqué aujourd'hui qu’elle était prête à passer l’éponge et à réintégrer les députés indépendants Pierre Curzi, Louise Beaudoin et Jean-Martin Aussant. Quant à Lisette Lapointe, elle ne serait «pas bienvenue», a laissé tomber la leader péquiste avant de se raviser lors d’une entrevue sur les ondes de la station radiophonique 98,5 FM, de Montréal.
Si l’épouse de Jacques Parizeau veut reprendre sa place au sein du caucus, elle devra se rallier et cesser de critiquer la stratégie du parti en matière d’accession à la souveraineté, a fait comprendre Mme Marois.
À l’entrée d’une réunion des députés à l’Assemblée nationale, les élus péquistes étaient manifestement divisés sur l’opportunité de tendre la main aux démissionnaires.
Pour la députée de Matapédia, Danielle Doyer, il est clair que Mme Lapointe n’a plus sa place à la table des députés du PQ. «Elle a dit que l’air était irrespirable au caucus, mais je pense qu’elle nous donnait aussi parfois du mal à respirer et à exprimer notre pensée. [...] Quand un alignement est pris, il y a deux mots: solidarité, loyauté», a relaté Mme Doyer.
La députée reproche à Mme Lapointe de n’avoir jamais accepté le rejet de sa proposition de mettre le pied sur l’accélérateur avec la création d’une commission permanente de préparation à la souveraineté.
La députée Doyer ne voit guère non plus d’un bon oeil un éventuel retour de Jean-Martin Aussant — qui a réclamé la démission de Mme Marois — et de Louise Beaudoin. «Je suis convaincue que les personnes voulaient partir. M. Aussant venait d’être élu et il voulait déjà partir et Mme Beaudoin a dit à maintes reprises qu’elle voulait partir», a souligné Mme Doyer.
La porte du Parti québécois est toujours ouverte, a de son côté fait valoir le député Nicolas Girard. Mais selon lui, «c’est un secret de Polichinelle que Mme Lapointe voulait contester le leadership de Mme Marois. Sa conférence de presse cette semaine était très claire. Mais le caucus est solidaire et appuie Mme Marois», a-t-il dit.
Le départ des Lapointe, Beaudoin et Curzi, tous des sexagénaires, est aussi un signe de changement de garde chez les souverainistes, pense le député de Gouin. «Il y a une nouvelle génération de souverainistes qui a été élue en 2008. Nous, on n’a jamais connu le Québec sans la Charte de la langue française, sans la Charte des droits, on est souverainistes pour des raisons peut-être différentes de nos parents. En 1995, le référendum, on l’a perdu pour diverses raisons. On ne refera pas l’histoire, il faut en prendre acte», a évoqué M. Girard.
Quant à lui, le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, a dit caresser toujours l’espoir que les dissidents reviennent au bercail. «J’espère qu’ils vont revenir. Ils n’ont pas renoncé à la souveraineté, ils aiment encore le Parti québécois, ce sont des péquistes dans l’âme et pour ma part j’aurai toujours espoir qu’ils reviennent. D’ailleurs, j’ai tout fait pour éviter qu’ils partent», a-t-il soulevé.
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