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Le retour éventuel des députés démissionnaires divise le caucus du PQ

La Presse canadienne   8 juin 2011 16h39  Québec
Québec — La vague de départs est non seulement terminée au Parti québécois mais certains démissionnaires regrettent déjà leur geste, a soutenu aujourd'hui le président du PQ, Raymond Archambault. «Il y a des gens qui songeraient, si c’était possible, à reculer l’horloge», a lancé M. Archambault, venu à Québec livrer un message «d’espoir» aux députés réunis en caucus.

L’hémorragie est jugulée et l’unité refaite, a déclaré le président du parti, affirmant du même souffle que certains parmi les quatre démissionnaires aimeraient revenir en arrière. «Il y en a certains qui regrettent mais je ne veux pas donner de nom, ils s’annonceront eux-mêmes», a-t-il dit lors d’un point de presse.

Les députés Pierre Curzi, Lisette Lapointe et Louise Beaudoin ont annoncé lundi qu’ils siégeront dorénavant comme indépendants. L’étoile montante Jean-Martin Aussant en a fait autant le lendemain.

Dernière d’une longue liste de griefs reprochés à la chef Pauline Marois, la gestion controversée du dossier de l’amphithéâtre de Québec par le PQ a été à l’origine de la saignée.

Il semble cependant que les quatre députés démissionnaires ne seront pas tous accueillis à bras ouverts s’ils décident de rentrer au bercail, en particulier Lisette Lapointe.

Mme Marois a indiqué aujourd'hui qu’elle était prête à passer l’éponge et à réintégrer les députés indépendants Pierre Curzi, Louise Beaudoin et Jean-Martin Aussant. Quant à Lisette Lapointe, elle ne serait «pas bienvenue», a laissé tomber la leader péquiste avant de se raviser lors d’une entrevue sur les ondes de la station radiophonique 98,5 FM, de Montréal.

Si l’épouse de Jacques Parizeau veut reprendre sa place au sein du caucus, elle devra se rallier et cesser de critiquer la stratégie du parti en matière d’accession à la souveraineté, a fait comprendre Mme Marois.

À l’entrée d’une réunion des députés à l’Assemblée nationale, les élus péquistes étaient manifestement divisés sur l’opportunité de tendre la main aux démissionnaires.

Pour la députée de Matapédia, Danielle Doyer, il est clair que Mme Lapointe n’a plus sa place à la table des députés du PQ. «Elle a dit que l’air était irrespirable au caucus, mais je pense qu’elle nous donnait aussi parfois du mal à respirer et à exprimer notre pensée. [...] Quand un alignement est pris, il y a deux mots: solidarité, loyauté», a relaté Mme Doyer.

La députée reproche à Mme Lapointe de n’avoir jamais accepté le rejet de sa proposition de mettre le pied sur l’accélérateur avec la création d’une commission permanente de préparation à la souveraineté.

La députée Doyer ne voit guère non plus d’un bon oeil un éventuel retour de Jean-Martin Aussant — qui a réclamé la démission de Mme Marois — et de Louise Beaudoin. «Je suis convaincue que les personnes voulaient partir. M. Aussant venait d’être élu et il voulait déjà partir et Mme Beaudoin a dit à maintes reprises qu’elle voulait partir», a souligné Mme Doyer.

La porte du Parti québécois est toujours ouverte, a de son côté fait valoir le député Nicolas Girard. Mais selon lui, «c’est un secret de Polichinelle que Mme Lapointe voulait contester le leadership de Mme Marois. Sa conférence de presse cette semaine était très claire. Mais le caucus est solidaire et appuie Mme Marois», a-t-il dit.

Le départ des Lapointe, Beaudoin et Curzi, tous des sexagénaires, est aussi un signe de changement de garde chez les souverainistes, pense le député de Gouin. «Il y a une nouvelle génération de souverainistes qui a été élue en 2008. Nous, on n’a jamais connu le Québec sans la Charte de la langue française, sans la Charte des droits, on est souverainistes pour des raisons peut-être différentes de nos parents. En 1995, le référendum, on l’a perdu pour diverses raisons. On ne refera pas l’histoire, il faut en prendre acte», a évoqué M. Girard.

Quant à lui, le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, a dit caresser toujours l’espoir que les dissidents reviennent au bercail. «J’espère qu’ils vont revenir. Ils n’ont pas renoncé à la souveraineté, ils aiment encore le Parti québécois, ce sont des péquistes dans l’âme et pour ma part j’aurai toujours espoir qu’ils reviennent. D’ailleurs, j’ai tout fait pour éviter qu’ils partent», a-t-il soulevé.

 
 
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  • Johanne St-Amour - Inscrite
    8 juin 2011 17 h 40
    Les sexagénaires n'ont pas leur place???
    Ai-je bien compris les propos de M. Girard? Les sexagénaires n'ont pas leur place au parti québécois? Les jeunes (et de quel âge SVP?) sont-ils seuls porteurs de changement??? Ras-le-bol des expressions comme les vieux partis, les vieux député.e.s n'ont plus leur place... Bonne chance pour les "jeunes" qui désirent faire la souveraineté sans les "vieux".
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  • Christian Montmarquette - Inscrit
    8 juin 2011 17 h 44
    Mais qu'était donc cette grande critique ?
    .

    Si les démissionnaires rentrent au bercail, qu'était donc alors que cette grande critique de l'éthique du PQ qui appuie sans vergogne un projet de loi antidémocratique ? - Ça ne les dérangerait plus aujourd’hui de faire partie d'un PQ prêt à bafouer les droits fondamentaux des citoyens ?


    ________________________

    Christian Montmarquette
    Montréal

    .
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    8 juin 2011 17 h 48
    Un putsch raté
    Ce qui transparaît, c'est que c'est moins le principe d'une loi mal faite qu'une conséquence du congrès, particulièrement du vote sur l'affichage unilingue qui avait, dans un premier temps, été remporté par les purs et durs. Pauline Marois avait fait refaire le vote pour leur infliger une défaite en bonne et due forme et ils ne l'ont pas digéré. Comme elle avait 93% d'appui, ils se sont faits tout sourire, attendant leur heure.
    L'autorité de Marois fait mal à cette faction plus radicale qui perd sa mainmise sur le parti. Pauline Marois, dépeinte avant cette crise comme une personnalité conciliante, est sûrement plus intransigeante avec eux, mais avec eux seuls. Admettons qu'après 4 chefs qui se font éjecter par le même groupe, c'est plus facile de bien identifier ses ennemis!
    En matant ce groupe difficile, elle aura accompli ce qu'aucun autre chef n'a pu faire jusque-là. Si elle y parvient, elle aura prouvé qu'elle a les qualités requises pour manœuvrer dans les situations les plus délicates. Autrement dit, elle aura prouvé qu'elle a les qualités voulues pour diriger un pays.
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    8 juin 2011 18 h 05
    Deux PQ
    Il y a deux Partis indépendentistes, le premier est le PQ et le second devrait s'appeler le Parti socialiste-souverainiste du Québec. Aussi longtemps qu'ils essaieront de vivre ensemble, ce sera la bisbille.
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  • Nunu - Inscrite
    8 juin 2011 18 h 37
    Une grande Dame.
    Moi je trouve que Mme Marois est une grande dame d'avoir reconnue avoir fait une erreure en ne consultant pas d'abord ses députés.C'est jamais arrivé qu'un politicien avoue une erreure.Bravo Mme Marois et lâchez pas.
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  • f.georges - Inscrit
    8 juin 2011 19 h 06
    Il ne rejette pas les sexagénaires
    Mme.St-Amour je crois que Mons.Girard constate simplement qu'ils sont sur le point de quitter et Mme Marois dans la soixantaine aussi s'en tire très bien. En admettant ses fautes de jugement, elle a fait preuve d'un courage remarquable .Chapeau! on en n'a pas connu plusieurs ,capable d'une telle humilité.C'était la Situation parfaite pour faire oublier les innombrables scandales de toute sortes dont J.Charest est le parfait champion toute catégories.Mais fort heureusement ça n'a réussit qu'à moitié.Les membres du parti ont sauvé la mise ,mais attention les vautours sont aux aguets prêts à ne faire qu'une bouchée du parti ,comme pour le Bloc.Ils fonctionnent par sondages ,publicités négatives et l'aide de quelques journalistes à leur service.Ne nous laissons pas berner.
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  • Erwan Basque - Inscrit
    8 juin 2011 19 h 13
    Un ami qui vous veut du bien.
    Bonjour,
    Actuellement, les plus grands amis des députés du Parti Québécois sont Monsieur Jean Charest et le Parti Libéral. En reportant toute cette loufoque saga à l'automne, le Parti libéral a sauvé le Parti Québécois qui aurait eu tout l'été pour s'entre déchirer entre eux dans l'Agora. Les libéraux ont besoin du Parti Québécois et de Madame Pauline Marois comme cheffe pour espérer gagner les prochaines élections provinciales en 2013 et non pas d'un groupe de péquistes qui feraient imploser ce qui reste du parti. Bravo aux libéraux car nous avons besoin de péquistes en forme afin que pas trop de nationalistes aillent se réfugier dans les bras de Monsieur François Legault et de sa Coalition sur l'Avenir du Québec. Les péquistes doivent une fière chandelle à Monsieur Jean Charest....... Merci beaucoup, Erwan Basque.
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  • Curley - Inscrite
    8 juin 2011 19 h 28
    Quel gâchis!
    Vivement la fin de la session parlementaire et qu'on profite de la vie différemment. Quelle honte ce parti politique. Hier! il réclamait des commissions d'enquêtes sur tout et rien, madame Marois était hargneuse et affichait un ton '' De tassez-vous, c'est moi qui parle et passe, on est mieux que tout le monde etc....'' et j'en passe et aujourd'hui, c'est le monde à l'envers. Que madame Maltais ait pris ce dossier sous son aile et l'impose comme une question de vie et de mort avec tout ce qui s'en suit, franchement c'est de la petite politique. On dit que la nuit porte conseil, mon seul souhait est que la période estivale porte conseil et qu'en septembre Madame Marois laissera sa place, je ne crois pas, l'attrait du pouvoir est toujours présent chez elle. Elle ira jusqu'au bout quitte à frapper un mur. L'autre solution est que ce parti élimine l'indépendance, la séparation ou n'importe quel autre nom de son programme électoral. Et........ François Legault est pas tellement loin. Et........Monsieur Charest pourrait déclencher des élections. Et......Monsieur Duceppe pourrait revenir.......

    Vivrons-nous une situation semblable au 2 mai 2011. Décidément l'année 2011 est sans contredit l'année des revirements politiques, plein de rebondissements, de tempêtes et plein de surprises.
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  • Denis Miron - Inscrit
    8 juin 2011 19 h 40
    @Paul lAFRANCE
    C’est rare que je suis d’accord avec M.Lafrance mais cette fois-ci, je dois admettre admettre avec lui qu’il y a 2 vision inconciliable en ce qui concerne l’accession du Québec à la souveraineté. Sans le respect de l’égalité de droit envers tout citoyen, aucune souveraineté possible. La souveraineté n’est pas une marchandise qui peut s’acquérir avec l’épaisseur d’un portefeuille, ou si vous préférez, en fonction du pouvoir d’achat. La souveraineté d’un peuple dépend de la solidarité entre les individus qui le composent., sinon oubliez cela, y compris moi-même.
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  • Duchêne Denys Mehdi - Inscrit
    8 juin 2011 19 h 51
    Celui qui ne veut pas voir la réalité.
    @P. Lafrance

    Votre «parti socialiste-souverainiste du Québec», n'est pas composante du P.Q. Il existe déjà et il s,appelle Québec solidaire. Il y a autant de socialistes dans le P.Q que de fervents capitalistes chez Québec solidaire. On a l'impression que votre affirmation s'adresse à un journal paru le 12 février 1974.
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  •  
  • Y Gody - Inscrit
    8 juin 2011 20 h 09
    Jamais avec Marois
    La souverainetée ne ce feras jamais avec Pauline Marois oublier ca elle n`est pas crédible et ne le seras jamais .Elle n`a aucun charisme .Elle dois ce retirer avant de détruire ce qui reste de ce parti.
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  • NL - Inscrit
    8 juin 2011 20 h 12
    Rancune
    Tant et aussi longtemps que des députés tels que les Mesdames Doyer et Marois garderont rancune envers leurs collègues et ne cesseront des les « bitcher » en les accusant des tous les vices... et bien, le parti restera toujours divisé.
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  •  
  • Claude Gélinas - Abonné
    8 juin 2011 21 h 54
    Quel beau gâchis ! En matière de stratégie politique,Le PM est le grand gagant
    Le PM du Québec est le grand gagnant de ce beau gâchis du PQ qui tout au long de cette affaire a agit dans l'improvisation et la précipitation allant jusqu'à mettre de côté le droit de tout citoyen de contester la légalité de ce projet d'entente mal ficelé. Seul le PQ a cru Agnès Maltais, le maire Labeaume et PKP de l'urgence d'agir.L'électrochoc qu'a subit le PQ par la démission de 4 députés devrait lui être salutaire. Quant à ces derniers, quel intérêt auraient-ils de retourner au PQ alors qu'ils ont démissionné pour des raisons de principe. Il ne faut pas être grand clerc pour présumer que le caucus des députés ne leur feraient pas la vie facile.
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  •  
  • Trobadorem - Inscrit
    8 juin 2011 23 h 22
    Du n'importe quoi !
    Alors que Mme Marois se la coulait douce dans le sud pendant que Duceppe mangeait une volée durant les élections...,

    Alors que Mme. Marois a un mari qui fraye avec Desmarais (à travers Sirois) et qui est vulnérable aux influences de l'establishment...,

    Alors que Mme. Marois est percu par la population comme faisant parti de la vieille garde à qui la chance de faire la différence lui a été donnée...,

    Alors que Mme. Marois perd un temps précieux à essayer de consolider son leadership pendant que Charest est en train de vendre nos ressources à rabais à des voleurs à cravate...,

    Le temps est venu pour d'autres députés de QS, PQ, ADQ et libéraux de créer un parti arc-en-ciel et lancer le processus de création d'une Assemblée constituante, composée de députés fédéraux et provinciaux et de citoyens.
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  •  
  • Christian Montmarquette - Inscrit
    9 juin 2011 08 h 15
    Le mirage du retour des mousquetaires
    .

    Fortement étonné hier d'un possible retour au bercail des quatre démissionnaires du PQ, je crois que cette soi-disant possibilité de réintégration, n'était qu'un ballon médiatique pour tenter contenir cette crise au PQ.

    Ce mirage du retour des mousquetaires, étayé sur les énigmatiques déclarations du président du PQ Raymond Archambault, n'a sans doute pas beaucoup de fondement avec les contestataires eux-mêmes, et beaucoup plus avec le contrôle de l'image du parti et de Pauline Marois».

    Il serait fort étonnant que ces députés libre de parole depuis hier, acceptent aujourd'hui de marchander leur intégrité et de piler sur leur principes pour sauver le leadership de Pauline Marois.


    _____________________

    Christian Montmarquette

    Montréal

    .
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    9 juin 2011 13 h 59
    @Christian Montmarquette
    Par contre, ils n'ont pas démenti, ce qui contredit un peu la thèse du ballon médiatique puisqu'ils y contribuent par leur silence et leur "réflexion".
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