Marois prévoit un «changement d'attitude» au PQ
Grenville-sur-la-Rouge — La «crise» frappant le Parti québécois (PQ) commande un «changement d'attitude» de la part de la garde rapprochée de la chef, mais pas de sérieux coup de barre, a fait valoir hier soir Pauline Marois.
«Mon équipe demeure en place. [Mais], j'ai dit à mes députés qu'il y aurait certains changements d'attitude, sans doute», a-t-elle affirmé au Devoir, en marge du gala de Place aux jeunes en région où elle a fait une allocution.
La chef de l'opposition officielle, qui effectuera un remaniement de son cabinet fantôme «probablement à la fin de la semaine ou au début de la semaine prochaine» afin de partager les responsabilités des députés démissionnaires, a assuré que Nicole Léger exercera toujours les fonctions de whip en chef, alors que Stéphane Bédard celles de leader parlementaire de l'opposition.
Entente Québec-Quebecor
D'autre part, Pauline Marois réfute l'idée que le premier ministre, Jean Charest, ait jugulé la crise de confiance au PQ en reportant à l'automne l'adoption d'un projet de loi omnibus incluant un «papillon» sur l'entente Québec-Quebecor. «Non, l'hémorragie était stoppée bien avant ça» [lorsqu'elle a autorisé un vote libre], s'est-elle défendue.
Mais, si elle offrait à «tous» les députés de sa formation politique qui le réclamaient la possibilité de s'opposer au projet de loi, la chef du PQ s'était cependant assurée qu'il soit adopté sans problème. «Il fallait être plus nombreux à l'appuyer [et] j'avais une indication assez claire à cet égard-là», a-t-elle admis.
Pauline Marois estime que les caucus de lundi et hier ont permis de «resserrer les rangs», qu'elle garde un goût amer de la façon dont elle a été dépeinte. «J'ai un leadership de consensus et c'est faux, je ne suis pas une femme autoritaire ou une femme qui fait un ''trip de pouvoir''. [...] La tempête s'est calmée. Il y a peut-être encore des soubresauts ici et là, mais normalement ça devrait aller.»
Gageure
Ceux qui ont parié que la chef du PQ ferait faux bond, hier soir, au gala de Place aux jeunes en région ont perdu leur mise. Malgré la «tempête» qui souffle sur son leadership, Pauline Marois était en chair et en os à la fête de l'organisme voué à freiner l'exode des jeunes vers les grands centres qui se tenait à l'Hôtel du lac Carling, sis à pas moins de quatre heures de route de l'Assemblée nationale et où Le Devoir l'a croisée.
«Je sais que certains d'entre vous aujourd'hui faisaient des gageures [...] à savoir si j'étais là ce soir ou pas. Alors, j'y suis! Voilà!», a-t-elle lancé avant d'être chaleureusement applaudie. «Vous savez, dans la tempête il faut garder le cap. Alors, ça ne vous surprendra pas cependant que je vous dise à quel point ça me fait du bien de vous voir aujourd'hui», a-t-elle ajouté à l'auditoire de 200 personnes.
**
NDLR: Une correction a été apporté à ce texte après la mise en ligne.
«Mon équipe demeure en place. [Mais], j'ai dit à mes députés qu'il y aurait certains changements d'attitude, sans doute», a-t-elle affirmé au Devoir, en marge du gala de Place aux jeunes en région où elle a fait une allocution.
La chef de l'opposition officielle, qui effectuera un remaniement de son cabinet fantôme «probablement à la fin de la semaine ou au début de la semaine prochaine» afin de partager les responsabilités des députés démissionnaires, a assuré que Nicole Léger exercera toujours les fonctions de whip en chef, alors que Stéphane Bédard celles de leader parlementaire de l'opposition.
Entente Québec-Quebecor
D'autre part, Pauline Marois réfute l'idée que le premier ministre, Jean Charest, ait jugulé la crise de confiance au PQ en reportant à l'automne l'adoption d'un projet de loi omnibus incluant un «papillon» sur l'entente Québec-Quebecor. «Non, l'hémorragie était stoppée bien avant ça» [lorsqu'elle a autorisé un vote libre], s'est-elle défendue.
Mais, si elle offrait à «tous» les députés de sa formation politique qui le réclamaient la possibilité de s'opposer au projet de loi, la chef du PQ s'était cependant assurée qu'il soit adopté sans problème. «Il fallait être plus nombreux à l'appuyer [et] j'avais une indication assez claire à cet égard-là», a-t-elle admis.
Pauline Marois estime que les caucus de lundi et hier ont permis de «resserrer les rangs», qu'elle garde un goût amer de la façon dont elle a été dépeinte. «J'ai un leadership de consensus et c'est faux, je ne suis pas une femme autoritaire ou une femme qui fait un ''trip de pouvoir''. [...] La tempête s'est calmée. Il y a peut-être encore des soubresauts ici et là, mais normalement ça devrait aller.»
Gageure
Ceux qui ont parié que la chef du PQ ferait faux bond, hier soir, au gala de Place aux jeunes en région ont perdu leur mise. Malgré la «tempête» qui souffle sur son leadership, Pauline Marois était en chair et en os à la fête de l'organisme voué à freiner l'exode des jeunes vers les grands centres qui se tenait à l'Hôtel du lac Carling, sis à pas moins de quatre heures de route de l'Assemblée nationale et où Le Devoir l'a croisée.
«Je sais que certains d'entre vous aujourd'hui faisaient des gageures [...] à savoir si j'étais là ce soir ou pas. Alors, j'y suis! Voilà!», a-t-elle lancé avant d'être chaleureusement applaudie. «Vous savez, dans la tempête il faut garder le cap. Alors, ça ne vous surprendra pas cependant que je vous dise à quel point ça me fait du bien de vous voir aujourd'hui», a-t-elle ajouté à l'auditoire de 200 personnes.
**
NDLR: Une correction a été apporté à ce texte après la mise en ligne.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

