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Marois prévoit un «changement d'attitude» au PQ

Marco Bélair-Cirino   8 juin 2011  Québec
Grenville-sur-la-Rouge — La «crise» frappant le Parti québécois (PQ) commande un «changement d'attitude» de la part de la garde rapprochée de la chef, mais pas de sérieux coup de barre, a fait valoir hier soir Pauline Marois.

«Mon équipe demeure en place. [Mais], j'ai dit à mes députés qu'il y aurait certains changements d'attitude, sans doute», a-t-elle affirmé au Devoir, en marge du gala de Place aux jeunes en région où elle a fait une allocution.

La chef de l'opposition officielle, qui effectuera un remaniement de son cabinet fantôme «probablement à la fin de la semaine ou au début de la semaine prochaine» afin de partager les responsabilités des députés démissionnaires, a assuré que Nicole Léger exercera toujours les fonctions de whip en chef, alors que Stéphane Bédard celles de leader parlementaire de l'opposition.

Entente Québec-Quebecor

D'autre part, Pauline Marois réfute l'idée que le premier ministre, Jean Charest, ait jugulé la crise de confiance au PQ en reportant à l'automne l'adoption d'un projet de loi omnibus incluant un «papillon» sur l'entente Québec-Quebecor. «Non, l'hémorragie était stoppée bien avant ça» [lorsqu'elle a autorisé un vote libre], s'est-elle défendue.

Mais, si elle offrait à «tous» les députés de sa formation politique qui le réclamaient la possibilité de s'opposer au projet de loi, la chef du PQ s'était cependant assurée qu'il soit adopté sans problème. «Il fallait être plus nombreux à l'appuyer [et] j'avais une indication assez claire à cet égard-là», a-t-elle admis.

Pauline Marois estime que les caucus de lundi et hier ont permis de «resserrer les rangs», qu'elle garde un goût amer de la façon dont elle a été dépeinte. «J'ai un leadership de consensus et c'est faux, je ne suis pas une femme autoritaire ou une femme qui fait un ''trip de pouvoir''. [...] La tempête s'est calmée. Il y a peut-être encore des soubresauts ici et là, mais normalement ça devrait aller.»

Gageure

Ceux qui ont parié que la chef du PQ ferait faux bond, hier soir, au gala de Place aux jeunes en région ont perdu leur mise. Malgré la «tempête» qui souffle sur son leadership, Pauline Marois était en chair et en os à la fête de l'organisme voué à freiner l'exode des jeunes vers les grands centres qui se tenait à l'Hôtel du lac Carling, sis à pas moins de quatre heures de route de l'Assemblée nationale et où Le Devoir l'a croisée.

«Je sais que certains d'entre vous aujourd'hui faisaient des gageures [...] à savoir si j'étais là ce soir ou pas. Alors, j'y suis! Voilà!», a-t-elle lancé avant d'être chaleureusement applaudie. «Vous savez, dans la tempête il faut garder le cap. Alors, ça ne vous surprendra pas cependant que je vous dise à quel point ça me fait du bien de vous voir aujourd'hui», a-t-elle ajouté à l'auditoire de 200 personnes.

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NDLR: Une correction a été apporté à ce texte après la mise en ligne.
 
 
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  • Yves Claudé - Inscrit
    8 juin 2011 01 h 50
    Un changement de culture politique !
    Madame Marois ne semble pas avoir compris que ce n’est pas un «changement d'attitude» qui est requis pour sortir de la crise du PQ, et plus généralement de la crise du Politique …, mais bien un changement de culture politique !

    Les nouveaux citoyens du Québec, adhérant à une nouvelle culture politique, ne peuvent concevoir qu’un parti qui a été un grand parti populaire démocratique deviennent la propriété de quelques individus sous la tutelle d’une personne qui serait détentrice de la vérité ainsi que d’un pouvoir quasi-absolu, c’est à dire totalement obsolète s’il est question de démocratie et non de la servitude à un milieu politico-économique que Monsieur Charest a fort bien nommée comme «industrie de la corruption».

    Si nous ne sommes pas dans une situation où l’on meurt pour la liberté, comme celle de ces jeunes Palestiniens désarmés qui meurent sous les balles d’une entreprise génocidaire, il reste que le Refus global et la Résistance ne sont pas que des échos du 20e siècle, et qu’ils se recomposent dans la réalité actuelle, dans de puissantes aspirations au changement. Ceux et celles qui ont peur de ces forces nouvelles seront balayés par les vents de l’Histoire, il serait sans doute prudent pour eux de se mettre à l’écart !

    Yves Claudé - membre du PQ dans Rosemont-Montréal
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  • Henry Fleury - Inscrit
    8 juin 2011 04 h 37
    Garde rapprochée et tirs croisés
    Finalement on ne sait trop qui compose la garde rapprochée de Mme Marois, mais on voit bien que ce ne sont pas les gros chars. Amant des bourbiers, le parti Québécois est passé maître dans l'art de se mettre les 4 roues dans la boue et, en perdants ses meilleurs éléments cette semaine, Pauline Marois a démontré à nouveau comment elle est habile à l'enlisement. En reportant le vote à l'automne, Jean Charest lui a quand même rendu un grand service. Tout en étirant son supplice, le sourire en coin, il a quand même stoppé l'hémorragie de la crise d'hémorroides qui allait s'abattre encore une fois sur le PQ. Mais pauvre Pauline Marois... Aussant a raison, elle doit partir !
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  • Ginette Boily - Inscrit
    8 juin 2011 07 h 03
    SOYONS CONFIANTS.
    Faudrait quand même pas profiter de la crise au PQ pour ne s'en prendre qu'à Pauline Marois et oublier l'attitude de Jean Charest. Pendant toute la saga de la loi 204, on aurait cru que c'était le PQ qui était au pouvoir et non les libéraux qui se sont stratégiquement tassés pour mieux admirer l'enlisement du PQ.

    Quoi qu'il en soit, nous sommes dirigés par l'opportunisme et l'autoritarisme. Cela est aussi démodé qu'une paire de culottes en fortrel blanc à pattes d'éléphant et c'est pourquoi nous assistons présentement à un clivage de plus en plus net entre les valeurs d'honnêteté et de malhonnêteté qui s'allument ça et là dans tous les partis en pulvérisant toute partisanerie. Tous les espoirs sont permis car il n'y a rien de plus puissant qu'une idée rendue à maturité. .
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  • Brian Carey - Abonné
    8 juin 2011 07 h 40
    Mea culpa!
    Y a-t-il un HOMME POLITIQUE qui aurait admis publiquement une erreur aussi flagrante en 24 heures? Mme Marois a peut-être attrapé la balle au bond du changement de culture politique? On l'espère!
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  • Solomon Studenberg - Inscrit
    8 juin 2011 08 h 53
    changement d'attitude
    C'est drole comment on veut changer d'attitude, d'orientation, les intentions, etc. quand on se fait attraper avec les culottes a terre.
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  • Guy Massicotte - Inscrit
    8 juin 2011 09 h 34
    TROUVEZ L'ERREUR
    Mme Marois à la tête d'un Québec souverain approuverait que l'argent de certain leur permette de se mettre au dessus des lois et faire des ententes secrètres avec des élus. Non merci !
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  • François Dugal - Abonné
    8 juin 2011 10 h 20
    Adios
    En cherchant, par opportunisme électoraliste, à aller chercher une couche «populiste» d'électeurs, le PQ perd ceux qui lui ont été toujours fidèles: la classe moyenne francophone éduquée.
    Adios muchachos.
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  • Normand Chaput - Abonné
    8 juin 2011 10 h 20
    changement d'attitude
    La dernière fois c'était le fouet avant le baîllon. La prochaine fois ce sera le contraire.
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  • Malartic - Inscrit
    8 juin 2011 10 h 47
    Symptôme "CHUM"
    Je me souviens que la construction du Stade Olympique de Mtl fût retardée de plusieurs années (2 si ma mémoire est bonne) par une argumentation entre le maire Drapeau et Québec sur le site choisi.
    On a la même argumentation et plusse de délais avec le CHUM et une note qui grandit avec les délais. Il semblerait que l'amphithéâtre de la ville de Québec vas prendre une route similaire. Parle, parle, jase, jase, paye, paye... La dernière étape pour le contribuable.
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  • Frédéric Jeanbart - Inscrit
    8 juin 2011 11 h 41
    Comprends pas...
    Je ne comprends pas la fin de phrase qui suit:

    "(...) qui se tenait à l'Hôtel du lac Carling, sis à pas moins de quatre de route de l'Assemblée nationale et où Le Devoir l'a croisée."

    Un peu d'éclaircissement svp, car malheureusement je ne parle ni ne comprends ce dialecte local ("pas moins de quatre de route", ça veut dire "à côté"? Pourquoi quatre et pas trois ou cinq "de route"? on considère la largeur d'une route ou sa longueur? On calcul maintenant comme les mayas le faisaient avec des noeuds pour se faire l'idée d'une quantité ou d'une longueur?... ???)... ;-)

    Pour revenir au sujet, j'ai été très déçu par madame Marois, une politicienne que je croyais profondément démocrate. Ses "fans" ne cessent de dire qu'elle est courageuse, droite, capable d'admettre ses erreurs (MAIS elle n'admet pâs l'erreur qu'on lui repproche, celle de vouloir agir de manière anti-démocratique en voulant donner à UN individu et son entreprise des privilèges via une loi digne des royautés d'il y a 200-300 ans), et tout le tintouin devant ce qui se passe... Oui ok, elle est belle et forte et douce et s'habille bien, mais encore? Car n'empêche : je ne voterai pas pour les beaux yeux ou la "force de pouvoir" d'un politicien, mais d'avantage pour les idées et surtout les mentalités dont il/elle est porteur (car c'est ce qui définit le "comment" et la finalité, demandez-le aux Allemands ils savent ce qu'il en retourne - une image excessive mais qui donne l'idée de ce que je veux dire). Avoir quelqu'un de "fort" mais pour mener des philosophies de pouvoir qui vont à l'encontre de mes valeurs, c'est encore plus dangereux non? Notre pays et à faire, et si on veut bien le faire, je ne crois pas en cet adage qui dit "la fin justifie les moyens", sinon ce ne serait absolument pas légitime.

    Moi aussi je suis capable d'admettre m'être trompé, tout comme l'ont fait les 4-5 dissidents qui tiennent à leur intégrité.
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  • Roland Berger - Abonné
    8 juin 2011 16 h 39
    Édifiant
    «Il fallait être plus nombreux à l'appuyer [et] j'avais une indication assez claire à cet égard-là», déclare Madame Marois. En d'autres termes, la majorité des députés péquistes vont appuyer la magouille à Labeaume-Péladeau. Édifiant !
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  •  
  • Roland Berger - Abonné
    8 juin 2011 16 h 41
    À Guy Massicotte
    Vous avez tourné le fer dans la plaie en soulignant le sens profond de cette erreur monumentale de jugement.
    Roland Berger
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  •  
  • Donald Bordeleau - Inscrit
    8 juin 2011 21 h 01
    Éthique
    Dans un futur pays, l'éthique et la tranparance sera un condition pour bien gouverner.

    Il semble que le PQ se raproche de la cohérance de gérer un état.

    Bravo pour ce changement de paradigne.
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  •  
  • Marie-France Legault - Inscrit
    21 août 2011 11 h 42
    Éthique, transparence
    pour former un ÉTAT...
    mais aussi UNITÉ, coopération, collaboration
    ce qui ne semble pas être les préoccupations du P.Q.

    pour eux transparence=laver son linge sale en public.
    éthique= combattre la corruption tout en y participant,
    lorsqu'ils étaient au pouvoir ils n'ont pas fait de Commission d'enquête
    sur la construction...
    Le Parti Libéral l'a fait: CECO....etc...
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