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Amphithéâtre: Marois admet son erreur

La guerre parlementaire est remise à l'automne, mais le PQ perd un autre député

Antoine Robitaille   8 juin 2011  Québec
Pauline Marois avoue qu’elle a mal géré le dossier de l’amphithéâtre.
Photo : Clément Allard - Le Devoir
Pauline Marois avoue qu’elle a mal géré le dossier de l’amphithéâtre.
Québec — Jean Charest a mis un coup d'arrêt à la guerre de l'amphithéâtre, hier, en reportant à l'automne la décision sur la sécurisation de l'entente Labeaume-Quebecor. «On n'a pas l'intention de faire un bâillon là-dessus», a laissé tomber le premier ministre, dont le caucus aurait exprimé récemment beaucoup de réticences à l'égard de ce projet de loi.

La question a toutefois eu le temps de faire encore d'importants dommages collatéraux au Parti québécois puisque le député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant, a démissionné de manière fracassante, demandant même à Pauline Marois de céder sa place puisqu'elle ne pourra pas faire la souveraineté.

Tentant de rester stoïque, la chef péquiste, au terme de quelque quatre heures de discussion lors d'un caucus de crise avec ses 48 députés, a soutenu qu'elle avait effectivement mal géré le dossier de l'amphithéâtre. «J'admets que j'ai commis une erreur au départ», a-t-elle déclaré hier en sortant du caucus des députés, expliquant qu'elle aurait dû consulter son caucus avant d'autoriser sa députée Agnès Maltais à présenter un projet de loi privé pour protéger l'entente de principe Quebecor-Labeaume. «C'est la première fois que ça arrivait en quatre ans que nous n'avions pas de débat avant la présentation d'un projet de loi. Alors là, je ne croyais pas honnêtement que ça allait prendre l'ampleur que ça a pris. Faut que je sois bien franche», a-t-elle soutenu.

Mme Marois a raconté que son caucus avait auparavant accepté 25 lois du même type dans le passé. «Je ne pouvais pas imaginer que cette fois-ci on serait en désaccord», a-t-elle argué. L'ampleur prise par l'affaire est surprenante, mais s'explique à son sens par le fait que certains citoyens à travers le Québec sont opposés à la construction d'un amphithéâtre financé par des fonds publics alors que d'autres «sont contre Quebecor, il y a des gens qui n'aiment pas M. Labeaume, alors il y a toutes sortes de choses qui sont entrées en jeu».

Un vote libre?

Des députés, dont Claude Cousineau (Bertrand) et Sylvain Pagé (Labelle), ont répété hier qu'ils souhaitaient obtenir la liberté de ne pas voter pour toute loi qui sécuriserait l'entente Quebecor-Labeaume. Ils étaient prêts à accepter de s'abstenir ou encore être simplement absents au moment du vote. Au terme des discussions, en milieu d'après-midi, M. Cousineau a soutenu que Mme Marois avait évolué sur la question et soutenait avoir eu l'assurance qu'il ne serait pas contraint de voter pour le projet de loi. Mme Marois, elle, s'est bornée à dire que c'était «une hypothèse qui est envisagée, que nous regardons actuellement». Son entourage craint que près de la moitié du caucus s'absente lors d'un éventuel vote sur la question.

Du reste, les quatre élus de l'Action démocratique du Québec n'ont pas réussi non plus à s'entendre sur une position commune sur le projet de loi 204 hier, si bien qu'ils ont décidé, à l'issue de leur réunion du midi, que sur cette question, ils voteraient «selon leur conscience», si jamais c'était nécessaire.

Sortie de Drainville

À l'entrée du caucus péquiste, le député Bernard Drainville avait lui confié son «profond malaise» avec le projet de loi 204. Réagissant aux trois démissions de la veille, il a soutenu qu'il valait mieux «changer» le PQ «de l'intérieur», après quoi il a laissé entendre que la chef prenait trop de place et occultait son équipe. À ses yeux, le PQ a du mal à faire passer son message: ce qui perce dans l'espace public, ce sont souvent ses critiques et non ses propositions. Il a soutenu qu'il fallait repenser l'approche à l'égard de la souveraineté. Lorsqu'on lui a soumis ce commentaire, la chef péquiste a semblé exaspérée et a rappelé que le parti venait d'adopter son nouveau programme en avril. «Combien ça fait de temps, ça? Un mois, un mois et demi?» a-t-elle lancé. «Je vais présenter dans les jours qui viennent un plan de match [sur la souveraineté] pour que l'on se mette en marche», a-t-elle assuré.

Une attaque frontale

Malgré tout, Jean-Martin Aussant, en matinée, a soutenu que Mme Marois, «actuellement, dans la population au sens large, n'a pas assez de tirant auprès de la population pour qu'on puisse faire un référendum gagnant avec elle».

Contrairement à ses collègues Lapointe, Curzi et Beaudoin, qui ont quitté le caucus lundi, sa décision de s'en retirer n'est pas principalement motivée par le dossier de l'amphithéâtre. Il a tout de même souligné ne pas avoir aimé la manière dont son parti avait fait les choses dans ce dossier.

M. Aussant a expliqué être entré en politique en 2008 d'abord pour «convaincre ses concitoyens que le Québec a tout à gagner à devenir un pays souverain», et ensuite pour «faire au plus vite de la politique différemment». Après trois ans d'efforts, il a dit se «rendre à l'évidence qu'il est difficile d'y arriver quand les personnes qui sont aux commandes, tous partis confondus, ne partagent pas cette vision des choses».

Selon lui, l'entourage de Pauline Marois cherche à faire de la politique de la même manière que Jean Charest. Se trouvant souvent en délicatesse avec les décisions de son caucus et de la direction du parti, M. Aussant a dit choisir de claquer la porte plutôt que de devenir un éternel «élément perturbateur». Il a en a appelé à un renouveau de la politique au Québec, laquelle souffrirait du poids de la partisanerie à tout crin. Selon lui, le principal responsable du marasme politique actuel est le premier ministre Jean Charest. Il en a appelé à l'indignation des élus libéraux: «Levez-vous et décriez aussi ce qui ne fonctionne plus chez vous. C'est le système au complet qui doit être revu et votre parti est le plus encrassé de tous. Ôtez vos bâillons et sortez du rang!»

Gros ego

Les trois démissions péquistes de la veille ont continué hier de susciter moult commentaires. Ancien président du PQ jusqu'en avril (et ancien député de Joliette), Jonathan Valois s'est attaqué durement aux démissionnaires sur les ondes du 98.5. «On est dans ce qui ressemble à un putsch déguisé de certains députés qui eux, pour leur nom, pour leur carrière, au nom de leur réflexion, ont décidé d'abandonner le groupe», a pesté ce partisan inconditionnel de Mme Marois. Pour certains péquistes, s'indigne-t-il, Mme Marois n'a été qu'une «femme de ménage»: «Merci d'être venue, d'avoir replacé les choses, mais pour la suite, vous ne semblez pas être la personne de la situation!» Pour lui, Pierre Curzi et Lisette Lapointe étaient trop imbus d'eux-mêmes pour faire de la politique: «J'ai eu à composer dans tout le dossier de la langue avec monsieur Curzi et c'était pas simple tous les jours. [...] Tous les jours, j'avais une lettre de démission prête [...] si on n'était pas aussi passionné que lui sur les questions de la langue.» Même chose avec Lisette Lapointe, a-t-il soutenu, ajoutant que Mme Marois avait été «plus que conciliante» avec ces «gros ego».

***

Avec la collaboration d'Isabelle Porter
Pauline Marois avoue qu&rsquo;elle a mal g&eacute;r&eacute; le dossier de l&rsquo;amphith&eacute;&acirc;tre. Pauline Marois avoue qu&rsquo;elle a mal g&eacute;r&eacute; le dossier de l&rsquo;amphith&eacute;&acirc;tre. Jean-Martin Aussant d&eacute;missionne et demande &agrave; Pauline Marois de c&eacute;der sa place. Jean Charest remet &agrave; plus tard la bataille parlementaire sur l&rsquo;amphith&eacute;&acirc;tre.<br />
 
 
 
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  • Guillaume L'altermontréaliste
    Inscrit
    mercredi 8 juin 2011 01h07
    le système au complet doit être revu
    Cet épisode aura au moins permis à Marois de savoir qui est assez malléable pour être ministrable...

    Je seconde l'appel à un renouveau de la politique au Québec, laquelle souffre flagrament du poids de la partisanerie à tout crin.

    En théorie, les députés représentent les citoyens de leur circonscription : bouillie pour les chats! Si c'eut été le cas, les députés prendraient leurs responsabilités et nous informeraient des projets de lois, voire nous les feraient voter directement pour relayer le résultat en assemblée.

    En réalité, avec la ligne de parti enforcée par un whip, nos députés ne nous représentent plus et sont assujettis aux intérêts des donateurs du parti : quand les collecteurs de fonds agissent ainsi, tel des pimps, on ne peut plus se qualifier de démocratique. Oligarchie : système politique dominé par les intérêts des économiquement puissants.

    J'aurais souhaité plus de courage concernant le renouvellement des wagons de métro ; je leur demande du courage pour refuser le projet de loi 205 qui vise à créer un échapatoire fiscal pour les Bronfman.

    Guillaume Blouin-Beaudoin

  • Yves Côté
    Abonné
    mercredi 8 juin 2011 05h28
    Mme Marois ne comprend sans doute pas...
    De toute évidence, Madame Marois ne comprend pas qu'un nombre majoritaire de Québécois croit au sens premier du mot "démocratie".
    Ce qu'ils viennent de dire n'est-il pas "Pas de petits ou de grands arrangements entre élus, cela est une exigence" ?
    Faire de la politique n'est pas comme faire des affaires.
    Etre élu veut dire représenter, en partie ou en entièreté, le peuple et travailler pour l'ensemble des citoyens du territoire représenté. Faire des affaires, c'est ne représenter personne d'autre que soi, ne travailler que pour soi et les siens.
    L'idée d'une équipe professionnelle de hockey à Québec n'est sans doute mauvaise qu'aux idéalistes et aux jaloux. Pourquoi les gens de Québec ne pourraient-ils pas vouloir s'identifier sportivement à une équipe et vibrer aux exploits de leurs joueurs ? Le problème n'est pas là selon moi.
    L'opposition d'une majorité de citoyens du Québec au projet est que d'habiles commerçants de finances se servent de l'empressement et de l'intensité du désir de la population de la Capitale, légitimes, pour triturer les droits démocratiques. légitimes aussi, de tous les Québécois.
    A l'exemple exact de ce qui se fait pour leur langue, leur culture et leur identité nationales si particulières en Amérique du Nord.
    Et de tout cela, nous ne voulons à aucun prix. Parce que l'éventuel pays dont nous rêvons tous, il sera libre ou ne sera pas. Libre et donnant véritablement à ses citoyens le contrôle de leur territoire commun et de leur devenir.
    Choses mal comprises par nombre de politiques lorsque, malgré leur bonne foi, ils sont ou ils deviennent auto-centrés sur leurs ambitions personnelles. Et qui peut parfois paraître aux électeurs comme la défense, chez ces élus, d'intérêts exclusivement personnels. Comme en affaires...
    Réalité ou illusion, mon propos n'est pas ici de décréter ce qu'il en est, qui reflète toutefois clairement la grande perte de confiance actuelle du peuple en Madame Marois e

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    mercredi 8 juin 2011 06h26
    @ monsieur Guillaume Blouin-Beaudoin
    En accord avec vous pour refuser le projet de loi échappatoire pour la succession Bronfman.

    Et, pour assurer une démocratie digne de ce nom, le vote proportionnel.

    Il y assurément matière à amélioration comme vous le mentionnez, mais, lorsque vous parlez de collecteurs de fonds, je pense que le PLQ est passé maître en matière de corruption. Le PQ, malgré les failles dans le financement des partis politiques, a eu au moins le mérite de prendre des actions concrètes en ce sens dans le but de contrer les lacunes. Ce qui est loin d'être encore adéquat. Les magouilleurs sont de fins renards.

    Jean-Martin Aussant en a appelé à l'indignation des élus libéraux: «Levez-vous et décriez aussi ce qui ne fonctionne plus chez vous. C'est le système au complet qui doit être revu et votre parti est le plus encrassé de tous. Ôtez vos bâillons et sortez du rang!»

    Le PLQ va en effet plus loin avec la loi de l'omerta. Ligne de parti oblige: Rappel-
    Il en a appelé à l'indignation des élus libéraux: «Levez-vous et décriez aussi ce qui ne fonctionne plus chez vous. C'est le système au complet qui doit être revu et votre parti est le plus encrassé de tous. Ôtez vos bâillons et sortez du rang!»

    Le PLQ a atteint un sommet dans le non-débat au conseil général de novembre 2010, à Lévis, quand aucun délégué n'a voulu appuyer la proposition d'un militant de Groulx, Martin Drapeau, qui voulait simplement discuter de l'à-propos d'une enquête publique sur la corruption dans l'industrie de la construction, que tout le monde au Québec réclamait.
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/320926/ge

    Les drôles de priorités du PLQ...
    Les membres du Parti libéral du Québec ont un gros problème de priorités. Pendant qu’on réclame aux quatre coins du Québec une commission d’enquête sur les liens entre l’industrie de la construction et le monde de la mafia, le parti au pouvoir préfère débattre des salaires des députés —

  • Denis Miron
    Inscrit
    mercredi 8 juin 2011 06h44
    Erreur de gageure?

    Erreur de gageure. C’est évident qu’en jouant à pile ou face, il y a 50% des chances que ça tombe pile, si non , que ça te revienne dans la face, et si ça te revient dans la face il s’agit alors de jouer le tout pour le tout afin ne pas perdre la face, sinon ton chien est mort. Y a des erreurs qui ne pardonnent pas, surtout celles qui mettent les principes de côté.
    Peut-on en arriver à réaliser un projet aussi noble que l’indépendance en faisant le trottoir pour séduire une petite partie de l’électorat. et suite au tollé publique enclenché par cette façon de faire de la politique, qualifier ce geste d’erreur?
    En ce parlement où la confiance envers la classe politique est si fortement ébranlée, un homme s’est tenu debout et en a entraîné à sa suite d’autre pour questionner cette façon de faire de la politique. L’édifice de la démocratie est effectivement à reconstruire au plan de la confiance. « C'est de l'ignorance de nos droits, que l'arbitraire tire sa plus grande force. »denis langlois écrivain francais. Bravo à M. D.Debelleval(eur).
    Bravo aux dissidents du PQ. Votre geste nous permet de croire qu’il existe encore quelques gens de principe dans la classe politique. «C'est vraiment dommage que 90% des politiciens donnent une mauvaise réputation aux 10% qui restent.» Citations de Henry Alfred Kissinger.
    Et ce 10% a nettement diminué depuis. À moins que l’omerta fausse la donne. Les principes font nécessairement appel au courage et à l’honnêteté.
    Personnellement, je suis contre le 200 million$ pris à même les fonds publiques pour l’amphithéâtre et la coupure de 145 millions aux CÉGEP et Commissions Scolaires.

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 8 juin 2011 06h52
    J'ai pensé un moment
    J'ai pensé un mpment que Madame Marois allait s'excuser d'avoir entraîné son parti dans une magouille politique à la libérale. Mais non, elle s'excuse de ne pas avoir consulté les députés péquistes avant de se prêter à cette magouille.
    Roland Berger

  • Sanzalure
    Inscrit
    mercredi 8 juin 2011 07h08
    Comme ailleurs dans le monde
    On ne peut pas comprendre ce qui se passe ici sans tenir compte de ce qui se passe partout ailleurs sur la planète. Il y a une rapide évolution de la conscience politique des populations partout en même temps. Ici comme ailleurs. À chaque endroit, les circonstances sont différentes. Mais partout, les gens en ont assez de se faire manipuler, exploiter, enfirouaper, appelez ça comme vous voudrez.

    C'est une tendance lourde, qui ne fait que commencer et qui va tout balayer sur son passage dans la prochaine décennie.

    Serge Grenier

  • François Ricard
    Abonné
    mercredi 8 juin 2011 07h09
    Une nouvelle façon de faire
    Les démissionnaires ont, à plusieurs reprises, fait référence aux maux qui affligent notre démocratie. Ils ont raison.
    D’aucuns invoquent l’approche disciplinée, le respect de la ligne de parti. Et l’on cite en exemple le PLQ où tous les discours n’ont qu’une seule voix: Charest. Les autres ne font que répéter ses propos. Mais c’est là une attitude hautement antidémocratique.
    Un élément essentiel de la démocratie est le débat. Autrement, c’est de la dictature. D’ailleurs avec le parlementarisme à la britannique, c’est exactement ce que nous avons, une dictature. Pendant 5 ans, le premier ministre, à cause de la ligne de parti, est roi et maître du gouvernement.
    Nous nous devons de bonifier notre système démocratique. Si nous croyons véritablement en la démocratie, nous n’avons pas le choix. C’est devenu une nécessité.
    Donnons-nous une constitution qui établit une nette distinction des pouvoirs : législatif, exécutif et judiciaire.
    Élisons notre président, ou chef de l’état, au suffrage universel.
    Permettons à nos députés de voter selon leur conscience et selon les besoins de leurs commettants.
    Revoyons le financement des partis politiques afin qu’ils demeurent la propriété de la population et non des machines au service des riches.
    Donnons-nous un système électoral (à deux tours, ou une proportionnelle, ou une combinaison des deux) qui permettra d’avoir une députation vraiment représentative de toute la population.
    Il y a bien longtemps, le PQ voulait faire toutes ces choses. Aujourd’hui……

  • Nunu
    Inscrit
    mercredi 8 juin 2011 07h14
    Bravo Mme Marois.
    Bravo Mme Marois pour avoir admis avoir fait une erreur,Je n'ai jamais entendu un autre politicien faire une telle affirmation.C'est exactement ce que la population désire de leurs politiciens et que l'on ne retrouve en aucun d'eux.Bravo Mme continuée.

  • jeanduc
    Abonné
    mercredi 8 juin 2011 07h26
    PLQ - PQ - CAQ - QS
    Les électeurs devraient réaliser jusqu'à quel point Charest est à la tête d'une bande de moutons. D'un autre coté, au PQ, en se tenant un pied sur le tapis et un pied sur le plancher, ils sont en voie de se le faire dérober par la CAQ à Legault qui est en train de l'agripper solidement alors que Khadir ajoute une couche de cire sur un plancher déjà trop glissant. Le décors de la prochaine élection est en train de se planter irrémédiablement!

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    mercredi 8 juin 2011 07h34
    Correction du premier envoi-@ Guillaume Blouin-Beaudoin
    En accord avec vous pour refuser le projet de loi échappatoire pour la succession Bronfman.

    Et, pour assurer une démocratie digne de ce nom, le vote proportionnel.

    Il y assurément matière à amélioration comme vous le mentionnez, mais, lorsque vous parlez de collecteurs de fonds, je pense que le PLQ est passé maître en matière de corruption. Le PQ, malgré les failles dans le financement des partis politiques, a eu au moins le mérite de prendre des actions concrètes en ce sens dans le but de contrer les lacunes. Ce qui est loin d'être encore adéquat. Les magouilleurs sont de fins renards.

    Jean-Martin Aussant en a appelé à l'indignation des élus libéraux: «Levez-vous et décriez aussi ce qui ne fonctionne plus chez vous. C'est le système au complet qui doit être revu et votre parti est le plus encrassé de tous. Ôtez vos bâillons et sortez du rang!»

    Le PLQ va en effet plus loin avec la loi de l'omerta. Ligne de parti oblige: Rappel-
    Le PLQ a atteint un sommet dans le non-débat au conseil général de novembre 2010, à Lévis, quand aucun délégué n'a voulu appuyer la proposition d'un militant de Groulx, Martin Drapeau, qui voulait simplement discuter de l'à-propos d'une enquête publique sur la corruption dans l'industrie de la construction, que tout le monde au Québec réclamait.
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/320926/ge

    Les drôles de priorités du PLQ...
    Les membres du Parti libéral du Québec ont un gros problème de priorités. Pendant qu’on réclame aux quatre coins du Québec une commission d’enquête sur les liens entre l’industrie de la construction et le monde de la mafia, le parti au pouvoir préfère débattre des salaires des députés — il faut les hausser, vous aurez compris!
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/310958/co

    Martin Drapeau en entrevue à Maisonneuve- Radio-Canada
    http://www.radio-canada.ca/audio-video

  • J. Maurice Arbour
    Abonné
    mercredi 8 juin 2011 07h38
    L'urgence du maire
    On sait maintenant que c'était une grosse farce écrite par un maire qui a su hypnotiser à peu près tout le monde.

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    mercredi 8 juin 2011 07h40
    Partie1-@ Guillaume Blouin-Beaudoin
    En accord avec vous pour refuser le projet de loi échappatoire pour la succession Bronfman.

    Et, pour assurer une démocratie digne de ce nom, le vote proportionnel.

    Il y assurément matière à amélioration comme vous le mentionnez, mais, lorsque vous parlez de collecteurs de fonds, je pense que le PLQ est passé maître en matière de corruption. Le PQ, malgré les failles dans le financement des partis politiques, a eu au moins le mérite de prendre des actions concrètes en ce sens dans le but de contrer les lacunes. Ce qui est loin d'être encore adéquat. Les magouilleurs sont de fins renards.

    Le PLQ va en effet plus loin avec la loi de l'omerta. Ligne de parti oblige: Rappel-
    Jean-Martin Aussant en a appelé à l'indignation des élus libéraux: «Levez-vous et décriez aussi ce qui ne fonctionne plus chez vous. C'est le système au complet qui doit être revu et votre parti est le plus encrassé de tous. Ôtez vos bâillons et sortez du rang!»

    Le PLQ a atteint un sommet dans le non-débat au conseil général de novembre 2010, à Lévis, quand aucun délégué n'a voulu appuyer la proposition d'un militant de Groulx, Martin Drapeau, qui voulait simplement discuter de l'à-propos d'une enquête publique sur la corruption dans l'industrie de la construction, que tout le monde au Québec réclamait.
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/320926/ge

    Suite...

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    mercredi 8 juin 2011 07h41
    Suite-
    Les drôles de priorités du PLQ...
    Les membres du Parti libéral du Québec ont un gros problème de priorités. Pendant qu’on réclame aux quatre coins du Québec une commission d’enquête sur les liens entre l’industrie de la construction et le monde de la mafia, le parti au pouvoir préfère débattre des salaires des députés — il faut les hausser, vous aurez compris!
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/310958/co

    Martin Drapeau en entrevue à Maisonneuve- Radio-Canada
    http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#u

    Conseil général du PLQ: tout débat sur une commission d'enquête est écarté
    Lévis — Le chef libéral Jean Charest a reçu, aujourd'hui, une preuve éloquente de l’emprise qu’il exerce sur son parti. Les militants libéraux, réunis en Conseil général, ont refusé net de débattre de la tenue d’une commission d’enquête sur l’industrie de la construction.

    http://blogues.cyberpresse.ca/voixdelest/2010/11/1

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/201

    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada

  • Jean Lapointe
    Abonné
    mercredi 8 juin 2011 07h43
    Madame Marois devrait-elle démissionner?
    Si elle en a le courage et la détermination, moi je serais favorable à ce qu'elle demeure à la tête du Parti québécois.

    Il faut lui donner sa chance. Elle semble en avoir les capacités.

    De toute façon, je ne vois pas très bien qui d'autre pourrait la remplacer.

    Il en faut sûrement du courage et de la détermination pour accepter de diriger ce parti politique. Ce n'est sûrement pas une mince tâche.

    Il y a malheureusement beaucoup de grandes gueules, au sein même de son parti, qui la critiquent à tort et à travers, mais se sont-ils demandé ces gens-là ce qu'ils feraient à sa place?

    Je suis souverainiste depuis le début des années 60. Je veux toujours la souveraineté pour le Québec parce que je suis pour que les peuples qui le peuvent puissent se prendre en main et déterminer eux-mêmes ce qu'ils veulent faire de leur pays.

    Mais ce qu'il faut c'est qu'il y ait encore plus de Québécois qui le veuillent aussi.

    Il ne suffit pas de le souhaiter. Il ne suffit pas d' en rêver. Il faut le vouloir et prendre les moyens pour y arriver tout en évitant de mettre des bâtons dans les roues de ceux et de celles qui y travaillent.

    Quand on est souverainiste, il me semble qu'il faut l' être 24 heures par jour et non pas seulement lors des élections ou des référendums.

    On y arrivera peut-être mais ce n'est pas sûr. Les défis sont énormes. Mais il ne faut pas démissionner. Ce serait suicidaire.

    Ce n'est même pas pour nous que nous menons le combat, c'est pour les générations qui vont suivre.

  • Rodrigue Tremblay
    Inscrit
    mercredi 8 juin 2011 08h00
    Incoyable
    Le Colisée de Québec aura mené à la défaite de Josée Werner et des conservateurs à Québec et à la scission du PQ! Le PQ qui risque de perdre la prochaine élection et enterré pour toujours la souveraineté.

    Les Québécois ont deux sports nationaux: le hockey et la politique. Lorsque les deux se mélangent, ils deviennent fous!

  • BROMONTOIS
    Inscrit
    mercredi 8 juin 2011 08h04
    QUI EST GAGNANT ET QUI SONT LES PERDANTS .
    Bravo aux stratèges de John James qui ont su lui vendre l'idée qu'il pouvait être le seul gagnant dans cette cocasse aventure en retardant le projet .
    Haro sur M. Labeaume pour n'avoir pas fait part de retenu et n'avoir pas su se taire et ainsi contribuer à la grogne .
    Haro sur P.K.P. qui n'a pas compris qu'en se mettant ses employés et une partie des québécois à dos , il mettait en danger ses projets futurs .
    Mais surtout la palme revient à Mme Marois qui aveuglément et sans se soucier de l'opinion de ses membres et du public a endossé ce projet de loi qui semble aller à l'encontre de tout ce que son parti déplore de la part du gouvernement en place .

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mercredi 8 juin 2011 08h32
    À frankric
    Le Devoir a très bien fait de mettre votre texte en exergue. Votre propos est très intéressant de ce que devrait être les fondements de notre démocratie. Bravo! Ça n'enlève rien au texte judicieux d'Antoine Robitaille sur les événements.

    Mme Marois, avouant ses torts, fait preuve de sagesse dans les circonstances. La consultation, en effet, mieux vaut tâter le pouls des gens concernés, dans le but de prendre les bonnes décisions. Ajoutons à cela la bonne foi de tout le monde.

  • Pierre-R. Desrosiers
    Inscrit
    mercredi 8 juin 2011 08h41
    Une connerie
    Imposer la ligne de parti pour un projet de loi privé était une connerie monumentale. Mme Marois devra faire le ménage chez ses conseillers.

    La loi 204 ne reviendra pas en septembre. Je soupçonne Charest d'avoir finalement appris qu'elle est, sous sa forme actuelle, inconstitutionnelle ou, tout au moins, contestable au plan constitutionnel.

    «Nous pensions que tout cela était simple», disait Labeaume en commission parlementaire. Comme quoi il ne faut pas confondre la réalité avec son propre niveau intellectuel.

    Pierre Desrosiers
    Val David

  • André Michaud
    Inscrit
    mercredi 8 juin 2011 08h51
    prolonger la zizanie ?? et les québécois eux?
    En passant la loi en se servant du baillon, la zizanie aurait pu se terminer au PQ. , mais en reportant le tout à l'automne M.Charest espère que le PQ continuera de perdre des députés..et deviendra encore plus ingouvernable qu'il a toujours été..

    Dommage que trop de gens se servent du dossier de l'amphithéâtre, et mettent le dossier en péril, pour faire de la petite politique et jouer les kid kodack....tous sachant très bien que nous à Québec on appuie notre maire.

    La volonté populaire des citoyens de Québec , trop de politiciens semblent l'oublier...avec leur gros égo! Ils jouent avec la jalousie de certains montréalais frustrés par leur maire "moumoune"...et tentent de se faire une image de pur (sic)!!!

  • Johanne St-Amour
    Inscrite
    mercredi 8 juin 2011 08h52
    La franchise
    En tous les cas ce n'est pas Jean Charest qui se serait excusé d'avoir fait une erreur!!! Quand Jean Charest avait traité Elsie Lefebvre de chienne (à ce qu'il paraît), il avait dit : SI j'ai offensé quelqu'un je m'en excuse: SI J'AI OFFENSÉ... La franchise de madame Marois est tout à son honneur.

    Et ce n'est pas au parti libéral qu'on aurait vu des députés confronter leur chef: la ligne de parti coûte que coûte... les petits moutons...

  • Louka Paradis
    Inscrit
    mercredi 8 juin 2011 08h56
    DU SANG-FROID ET DU COEUR
    DU SANG-FROID ET LE COEUR À LA BONNE PLACE
    Voilà deux qualités essentielles témoignant d'un vrai leadership. Une autre qualité, c'est de pouvoir reconnaître ses erreurs. Mme Marois possèdent ces trois qualités. Elle fait ainsi la preuve, une fois de plus, qu'elle n'est pas hautaine et qu'elle accepte de se remettre en question, ce qui est très rare chez les chefs. On ne peut pas en dire autant de ceux qui ont démissionné et qui ont profité de la crise pour dénigrer leur chef et leur équipe, au détriment des milliers de militants du Parti. Dommage pour les démissionnaires qui n'ont pas su prendre leur mal en patience, car finalement, le projet est reporté à l'automne. Il faut croire que c'était un moment opportun pour eux de quitter le parti. Mme Lapointe a raté son putsch pour la 2e fois : bon débarras ! La chef du Parti Québécois a démontré de long en large que la souveraineté était au coeur de sa démarche et de son engagement. Elle a aussi fait amplement la preuve qu'elle travaille en équipe et sait écouter les militants. C'est elle qui dirige et elle a le droit d'avoir sa vision et sa stratégie. Ceux qui la remettent constamment en question ont peut-être une autre vision, ou bien ils n'acceptent pas son style de leadership différent ou le fait qu'il émane d'une femme. Notre société est encore beaucoup plus machiste qu'on l'imagine... Continuez ! Mme Marois, nous sommes nombreux à vous appuyer. Le psychodrame est terminé, du moins je l'espère.

  • parlerpour
    Abonné
    mercredi 8 juin 2011 08h59
    UN VIEUX PARTI...
    La chef comme bouc émissaire...facile...c'est surtout que le PQ a perdu son âme, sa capacité d'indignation au nom de l'électoralisme...il doit retrouver l'esprit de René Lévesque...occasion ratée avec le financement des partis (complice du statu quo au lieu de préconiser le retour à la table à dessin)) et la réforme de la carte électorale...il aurait pu s'avancer sur une proportionnelle partielle pour compenser régions et tiers partis...la souveraineté doit être présentée comme une exigence, une responsabilité aux turbulences inévitables mais moins coûteuses que la dépendance quémandeuse d'assistance sociale fédéraliste. S'empêche-t-on d'acheter une maison parce qu'il y a une hypothèque?

  • Jean-Serge Baribeau
    Abonné
    mercredi 8 juin 2011 09h02
    Un parti moribond? La fin d'une époque?
    La dégringolade imprévue du Bloc québécois, le 2 mai, pouvait être interprétée de 2 manières. Ou bien c'était, pour les souverainistes, un triste et pénible accident de parcours. Ou bien il y avait, dans le geste d'un électorat québécois, insoumis, récalcitrant et rebelle, l'annonce d'une fronde majeure face à la «vieille» idée de la souveraineté du Québec.

    Au début,de nombreuses personnes se disaient que cette «taloche baveuse» allait redonner des ailes au PQ, lequel deviendrait, alors plus déterminé que jamais face au vieux combat pour la souveraineté du Québec.

    Il s'avère que quelques semaines après la déconfiture du Bloc, c'est le PQ qui se disloque. Les démissionnaires, dit-on, sont des «purs et durs» en ce qui concerne la lutte pour la souveraineté.

    Alors, ma bien modeste analyse est la suivante: le PQ n'a pratiquement aucun choix, hormis celui de devenir un parti qui se situe plus ou moins «à gauche» sur le plan social, culturel et politique. Le PQ est devenu un parti qui veut gouverner tout en criant assez régulièrement, de manière chafouine, que son objectif ultime est la sécession du Québec.

    Je pense donc que le mouvement souverainiste ne va pas disparaître. Mais il va, de plus en plus, devenir un mouvement marginalisé à moins que des gaffes majeures en provenance du ROC ne rallument la flamme de l'indépendance.

    J'ai, quant à moi, été séparatiste, indépendantiste et souverainiste. Mais en ce début de millénaire il y a mille questions qui occupent de plus en plus d'espace dans le champ de mes humbles préoccupations.

    Alors, la démission de Pauline Marois obligerait le PQ à se trouver un nouveau leader. Quelle serait la «durée de vie politique» de ce leader? À moins d'imprévus majeurs il devrait, lui aussi, démissionner après quelques mois ou années.

    C'est la fin d'une époque. Prenons-en acte!


    Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias
    Montréal

  • Rara
    Inscrit
    mercredi 8 juin 2011 09h14
    Tactiques vs principes
    D'accord pour les excuses pour les erreurs tactiques, à quand les excuses pour les erreurs de principes?
    On n'est pas sorti du bois avec nos élites politiques sans exigences morales!

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mercredi 8 juin 2011 09h14
    Charest, le grand sage !
    Même si son bilan comme premier ministre depuis avril 2003 et loin d'être reluisant, Jean Charest nous a montré semaine combien il pouvait être parfois rusé.

    Ainsi, il a laissé le PQ se déchirer au sujet du projet de loi 204 durant quelques jours, puis, comme un grand sage au-dessus de la mêlée, il a décidé de reporter le tout à l'automne, en évitant ainsi que certains de ses propres députés, aussi opposés à un tel projet - car il y en a sûrement ! -, décident de se faire entendre à leur tour.

    Au conseil aux membres de l'opposition officielle : si cette même loi 204, si controversée, revient au menu législatif de l'Assemblée nationale à l'automne (mais je doute que cela se produise), qu'ils laissent donc les libéraux se débrouiller avec le problème. Après tout, c'est Charest qui a ouvert le bal en acceptant de verser 200 millions $ pour l'amphithéâtre que veut M. Labeaume !

  • Frédéric Jeanbart
    Inscrit
    mercredi 8 juin 2011 09h14
    Bon, la table est-elle mise pour monsieur Duceppe?
    Ici la dissidence est "dans le bon droit", selon nos propres aspirations démocratiques. Dommage, les libéraux n'en prennent pas de la graine! Quand j'entendais à l'émission d'Arcan le fait que Marois ne serait pas à la hauteur sous prétexte qu'elle ne puisse pas garder ses troupes "en laisse", autant ne pas espérer pour ces libéraux alors qu'ils n'y verraient qu'une question de pouvoir! À les entendre on croirait qu'un "bon" chef devrait être une graine de dictateur et agir comme un monarque d'il y a 200 ans : que notre démocratie soit directement attaquée et que la dissidence dénote l'intégrité de certains, ça ils s'en fichent royalement, c'est ce qu'il ressortait de leurs interventions.

    Quant au PQ, la table est mise pour un changement de régime. Dans notre contexte politique, on sait ce que vaut le vote de confiance au chef de parti : une joute de couloirs et des instructions données aux membres voteurs, c'est autant vrai du côté PQ que PLC. La forte majorité récemment obtenue par Marois n'est à mes yeux qu'un vote de stabilité, pas un vote de confiance ou de raison au sens démocratique et sous l'exercice du libre-arbitre.

    La planification pour construire un nouveau pays, madame Marois ne s'y est jamais attelé semble-t-il : on ne fait que pondre des intentions à la carte, de manière populiste, et selon un contexte qui n'existera pas quand il s'agira de véritablement bâtir un pays, tandis que l'on ne décrie pas suffisamment les magouilles politiques et structurelles du corps politique. C'est ça le problème de crédibilité du PQ sous madame Marois.

    Maintenant que les plus excellents et compétents membres du cocus Péquiste font dissidence (au diable les anecdotes de bureau style "caméra-café"), et que Duceppe est de retour au Québec, peut-on rêver à un nouveau et vrai parti qui puisse mener à BIEN la CONSTRUCTION d'un nouveau pays, sous le sceau de valeurs dénotant une démocratie ouverte?

  • Marthe Pouliot Duval
    Abonné
    mercredi 8 juin 2011 09h15
    Mère Courage
    Je ne comprends pas qu'on en veuille tant à cette «mère courage»...
    Les démissionnaires, l'air courroucé et si tourmenté...n'ont pas tout dit.
    Si l'atmosphère est empoisonnée entre les quatre murs du Saint des saints, si c'est un problème d'EGO... pourquoi venir régler ça sur la place publique? C'est un coup bas qui me déçoit, surtout venant de Pierre Curzi...
    Quant à madame Beaudoin, c'est peut-être la fatigue, la lassitude, après tant d'années d'engagement, qui motivent son retrait, mais allez donc dire ça «devant le monde»...même si ses attitudes la trahissent.
    Quant à MADAME...

    Pauline Marois doit rester en poste malgré les menaces et les sondages supposément en sa défaveur. Elle n'a pas à s'excuser de quoique ce soit.
    A-t-on déjà vu UN premier ministre du Québec se flageller de la sorte???
    Allez Pauline, foncez, nous sommes avec vous.


  • Abonné
    mercredi 8 juin 2011 09h18
    Une question de carrure
    Je lis ceci dans la P. C.:«La chef du Parti québécois... soutient que le dossier de l'amphithéâtre de Québec a uniquement servi de prétexte aux quatre députés démissionnaires qui ont quitté son parti.
    En entrevue, ... elle a aussi mentionné qu'elle était prête à accepter le retour des députés indépendants Pierre Curzi, Louise Beaudoin et Jean-Martin Aussant.
    Pour ce qui est de Lisette Lapointe, qui a qualifié l'air «d'irrespirable» au sein du caucus péquiste tout en dépeignant durement le leadersphip assumé par la direction, Pauline Marois estime qu'elle ne serait «pas bienvenue» dans les rangs.
    La chef a répété qu'elle n'a jamais souhaité voir quitter ses députés, pas même Mme Lapointe...
    Selon Pauline Marois, Mme Lapointe n'a toujours pas digéré la rebuffade subie lors du dernier congrès...».
    Comment ne pas en conclure que :
    1- Madame Marois est incapable de comprendre que le parrainage d'un projet de loi ayant pour but de priver les citoyens de recourir à la LOI est indigne, parce qu'il déroule le tapis pour les tyranneaux. (le dossier de l'amphithéâtre de Québec a uniquement servi de prétexte...)
    2- Qu'elle est incapable d'écouter les arguments de ses vis-à-vis pour ne voir que des intentions voilées derrière ce qu'ils disent. (même citation que ci-dessus).
    3- Qu'elle est incapable de s'élever au dessus des bisbilles personnelles, et qu'elle va jusqu'à faire des projections en prêtant aux autres ce travers personnel.
    Manifestement, elle ne donne n'a pas la carrure qu'il faut pour le destin qu'elle prétend vouloir assumer.

    Byblos

  • Guy Massicotte
    Inscrit
    mercredi 8 juin 2011 09h21
    TROUVEZ L'ERREUR
    L'erreur est plutôt de démontrer qu'il sera acceptable pour Mme Marois que dans un Québec souverain l'argent de certain leur permettra de se mettre au dessus des lois et de faire des ententes secrètes avec des élus. Non merci !

  • chico
    Inscrit
    mercredi 8 juin 2011 09h37
    CONDITIONS GAGNANTES
    Mde MAROIS toute a votre HONNEUR d'avoir admis votre erreurs! sans le savoir vous êtes a rassembler les conditions gagnantes.Une erreur en sois n'est pas si grave sauf que vous la faite sur un BILL PRIVÉ qui a pour conséquences DÉMISSION de GENS DE QUALITÉS ceci dans le but d'obtenir le POUVOIR c'est ce qui est inquiétant de la part d'UN CHEF POLITIQUE QUI ASPIRE A CRÉÉ UN PAYS!!! par chance la DÉMOCRATIE a jouer son ROLE par le BIAIS DES DISSIDENTS,les Khadir,CAIRE,DeBELLEVAL,MIVILLE DesCHESNES,LAPOINTE,BEAUDOIN,CURZY et les ANONYMES du PARTIT LIBÉRAL!!!! Les québecois aussi ont jouer un ROLE important dernièrement soit de ramener au QUEBEC un bon nombre de gens du BLOC qui au prochaines ÉLECTIONS SERONT TRES UTILES!!! IL NE VOUS RESTE QU'A VOUS A CEDER VOTRE PLACE A GILLES DUCEPTE ET NOS CHANCES AUGMENTENT DE BEAUCOUP si VOTRE BUT ULTIME est VRAIMENT DE CRÉER CE PAYS????
    ET PAR LE FAIT MÊME VOUS RETOURNEZ A JEAN CHAREST LE PROBLEME LUI QUI VOULAIT VOUS FAIRE MARINER TOUT L'ÉTÉ!!!
    JACQUES DUMONT

  • Jacques Patenaude
    Abonné
    mercredi 8 juin 2011 10h38
    une suggestion de plan pour la souveraineté
    «Je vais présenter dans les jours qui viennent un plan de match [sur la souveraineté] pour que l'on se mette en marche»
    P.Marois

    Je me premet de lui faire mes suggestions:
    1- Convaincre les citoyens que son projet est une vision d'un pays où tous vivrons mieux
    2- Convaincre les citoyens que son projet est une vision d'un pays où tous vivrons mieux
    3- Convaincre les citoyens que son projet est une vision d'un pays où tous vivrons mieux

    4- Convaincre ses députés, ses instances et ses militants que c'est ça dont il faut parler, ligne de parti ou pas.

    J'ai assisté récemment à la pièce de théâtre où on reproduit intégralement un discours célèbre qu'Obama a prononcé au moment où il était attaqué suite à des révélations sur son amitié avec un pasteur de gauche radical. On le disait en grave difficulté. Le discours présentait une lecture de la réalité de son pays et une vision pour l'avenir tellement inspirante que sa campagne ne fut plus jamais menacée. Ses militants s'appuyant pour la suite sur cette vision.Voilà ce qu'il faut: Aller au delà des opportunismes électoralistes.

    Certains souverainistes semblent croire que la solution tien dans le chef, mais aucun chef ne peut réussir si ses disciples ne portent pas un message qui inspire le peuple dans tous les éléments de sa vie. Je crois que présentement c'est le plus gros problème du PQ. Peu importe le chef, il ne pourra rien faire si un message inspirant n'est pas porté par ses militants.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mercredi 8 juin 2011 11h19
    Le PQ toujours en position de gagner
    Selon un sondage CROP des derniers jours, réalisé pour La Presse, les intentions de vote sont :

    27 % PLQ

    26% PQ

    17% Québec solidaire

    15% L’Action démocratique

    Si nous additionnons les intentions des votes souverainistes, PQ plus Québec solidaire, nous arrivons à 44 %, ce qui représente fidèlement le pourcentage des souverainistes québécois, les mous et les durs, ensemble.

    En plus, les Québécois souhaitent que le PQ mette de côté son option souverainiste pour plutôt offrir un « bon gouvernement » aux contribuables. Ce verdict domine clairement dans la population en général (82%), mais aussi chez les électeurs péquistes (71%) et chez les souverainistes (68%).

    Une autre preuve que la façon Marois de présenter la souveraineté est plus appropriée que celle des pressés et que M. Khadir, co-chef de Québec solidaire, comme il était attendu, à cause de son tirant, divise le vote des souverainistes suffisamment pour assurer l’opposition aux souverainistes.

    S'il y avait une élection demain, basée sur ces résultats, le PQ prendrait quand même le pouvoir, à cause de l'unité des votes anglophones au PLQ.

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    mercredi 8 juin 2011 12h02
    L'erreur ou maqnque de jugement comme J. Valois d'ailleurs
    Je regrette mais Madame Marois n'a jamais performer en tant que chef du PQ. Malheureusement elle est brûlée et ce même si certain souffrent de déni. Je suis convaincu que lors de l'élection avec Boisclair avec la vague de ADQ le résultat avec Marois aurait été le même que pour le Bloc. Le PQ a perdu bien des gens plutôt de droite alors que la population partout dans le monde on observe la remontée que cela nous plaise ou non.
    Cette formation politique doit représenter toutes les tendances et se concentrée sur son article premier et rétablir le contacte avec la population ce qui a perdu le Bloc. Cesser les magouilles avec les groupes de pression tant de droite que de gauche et retournons au peuple la seule façon démocratique et oublions Duceppe pour qui les gens ont un peu pitié mais ça passera vite et cherchons du sang neuf car il est clair que Madame Marois doit démossionner au plus vite ça presse.

  • Gilles Rheaume
    Inscrit
    mercredi 8 juin 2011 12h33
    Qui s'en souvient ?
    Je me souviens qu'en 1975, Claude CHarron et ben d'autres réclamaient la démission du Vieux (rené Lévesque). Et il y eût quand me^me le 15 novembre 1976.

    Quand les indépendantistes cesseront de faire le jeu d'Ottawa, on fera le pays. En attendant, on se divise.

    gr

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mercredi 8 juin 2011 13h32
    Coalition vs division
    Il est grand temps que les francophones du Québec ( et les anglos et allos-anglicisés honnêtes) se concertent pour chasser M. Charest du pouvoir. Ce dernier n'a été élu que grâce à l'appui quasi unanime des anglophones et allophones anglicisés combiné à la division des francophones. M. Charest ne représente pas la majorité des Québécois.

    Il est suicidaire pour les francophones et pour les souverainistes de diviser leurs votes.

    La présence de plusieurs groupements indépendantistes, souverainistes, et autonomistes exprimant plusieurs tendances est une très bonne chose pour l'affirmation des aspirations du Québec. Cependant, quand il s'agit d'élections, il est essentiel que toutes ces tendances agissent dans le même sens dans un seul parti. Cela demande une COALITION des groupements ou partis indépendantistes, souverainistes, et autonomistes.

    Sinon la division des francophones mènera inéluctablement à leur minorisation, comme on l'a vu lors de récentes élections, où même JEAN CHAREST AURAIT ÉTÉ DÉFAIT DANS SON COMTÉ n'eussent été les votes que Québec Solidaire a détournés du Parti Québécois.

    M. Charest est fort de l'appui quasi unanime des anglophones et des allophones anglicisés, mais il profite surtout de la division des francophones pour se glisser au pouvoir. Il gagne pour ainsi dire par défaut.

    Aux prochaines élections, il suffira d'un peu de cohésion chez les francophones pour envoyer M. Charest aux oubliettes. Qu'il retourne à Ottawa, c'est son pays.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mercredi 8 juin 2011 13h34
    Aux souverainistes sceptiques
    Votez pour le PQ et le reste vous sera donné en surcroît…à la place de forcer tant, ce parti va s’en occuper, il est là pour ça.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mercredi 8 juin 2011 13h35
    Le ménage
    Je félicite sincèrement Mme Marois d'avoir admis ses erreurs dans cette affaires. Elle va regagner du respect dans la population. Il lui reste à faire le ménage dans son entourage de mauvais conseil.

  • Émile Essent
    Inscrit
    mercredi 8 juin 2011 14h17
    Des gros égos, ça en prend !
    ... mais de préférence sur de bonnes têtes avec un bon jugement. Tout le contraire de Pauline Marois qui accepté de soutenir un projet de loi équivalent, sur le plan économique, à des "mesures de guerre"...

  • NL
    Inscrit
    mercredi 8 juin 2011 15h24
    Double discours
    Pour reprendre un commentaire, cet épisode aura au moins permis à Madame Marois de savoir qui est assez malléable (ou têteux de la chef) pour continuer d'espérer avoir un poste de ministre.

    Ils se disent plein d'éthique... c'est à s'y rouler par terre.

    Le PQ se dit un parti d'idées, alors que les péquistes sont incapables d'accepter les divergences d'opinions. Ils se disent ouverts à la critique et la dissidence, alors que l'arsenal militaire est toujours déployé à la moindre opposition (toué tais toué). Ce n'est pas de la démocratie... il y a des régimes totalitaires qui ressemblent étrangement à ce modus operandi.

  • Monique Thibault
    Inscrite
    mercredi 8 juin 2011 15h28
    Division du vote
    Moi, je suis bien tannée de «voter stratégique». Ça suffit, ça aussi. J'ai envie de voter «selon ma conscience», tout simplement. C'est une des raisons qui font que les gens ont quitté le PQ. De la stratégie, toujours de la stratégie! Et l'indépendance n'est pas survenue non plus!

    Moi, l'argument de la division des votes, je ne suis plus capable de l'entendre.

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 8 juin 2011 16h47
    À Yves Côté
    Vous avez raison. Si les crottés québécois de la finance avaient pensé un moment qu'un Québec politiquement souverain leur eut été bénéfique, il y a longtemps qu'il le serait. De ce Québec-là, une majorité de Québécois n'en veulent pas. C'est pourquoi la quête de la liberté doit continuer.
    Roland Berger

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 8 juin 2011 16h50
    À Monique Thibault
    Vous n'êtes pas obligée d'aller plus loin dans votre témoignage, mais je souhaite que votre conscience vous donne le courage de joindre les rangs de Québec solidaire. Péladeau et cie sont contre ce parti politique. C'est très bon signe.
    Roland Berger

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 8 juin 2011 16h54
    À Gilles Rhéaume
    Je comptais parmi les « ben d'autres ». Ii n'a fallu que quelques années pour que René, un homme extraordinaire par ailleurs, ne nous donne raison.
    Roland Berger

  • Denis Miron
    Inscrit
    mercredi 8 juin 2011 18h49
    M. Roland Berger...
    ...je vote pour vous

  • dsoleil
    Abonné
    mercredi 8 juin 2011 20h07
    Désolée
    Il y a certains propos extrémistes ici je trouve. Genre, pour ne citer que celui là: ''mesures de guerre'' en parlant du projet de loi 204. Ça m'étonne toujours et j'avoue me frustre de penser que des gens vont être influencés par des opinions qui ne sont pas fondées sur une bonne étude de la situation. Je comprends bien que toutes personnes a le droit de s'exprimer, mais serait-il utopique d'espérer pouvoir avoir un débat d'idées basé sur un minimum de compréhension du problème. Ceci dit, il y en a plusieurs que j'aime beaucoup lire, parce que justement ils stimulent la réflexion.
    merci à ceux-là.
    O. Lessard

  • ROGERBONTEMPS
    Inscrit
    mercredi 8 juin 2011 20h42
    M. Harper avait peut-être raison.......
    Je n'ai jamais aimé et endosser les idées et idéologies conservatrice....mais lorsque M. Harper à dit que c'était une affaire du privé et non du gouvernement......pour une rare fois....il avait raison.....la preuve ?.....regardez ce qui se passe....si cela c'était fait comme à Montréal........on ne parlerait pas de cela aujourd'hui.....les gens comme Charest et Marois ne pensent qu'au pouvoir.......la preuve est évidente.....Après tout cela, les politiciens se demande pourquoi les gens ne s'intéressent pas à la politique et ne vont pas voter. Salut

  • Denis Miron
    Inscrit
    mercredi 8 juin 2011 20h57
    J'aime beaucoup cette expression...
    ...les crottés de la finance. Puis-je vous l'emprunté à l'occasion tout en soulignant qu'elle vient de vous? Est bonne.. est bonne, comme dirait Claude Meuinier.

  • Cado
    Inscrit
    mercredi 8 juin 2011 22h24
    Quand le privé s'emballe ?....
    En tout cas, la population de Québec ne pourra pas ne pas reconnaître ''l'effort péquiste''....... dans cette histoire d'amphithéâtre....

  • Lise Moga
    Inscrit
    jeudi 9 juin 2011 07h05
    Et l'éthique se situe où?
    Mme Marois pousse l'odieux en accusant M. Charest pour le report d'un projet amené par Mme Agnès Maltais et mutiné par Mme Lapointe, Mme Beaudoin, M. Curzi et M. Aussant... et par le solitaire Amir Kadir.
    Qu'est-ce qu'elle aurait déchiré si le bâillon avait été exigé?

  • dsoleil
    Abonné
    jeudi 9 juin 2011 07h38
    Le problème du PQ
    J'ai écouté hier le club des ex, et pour une fois, quand elle parle de politique québécoise, j'étais d'accord avec Lisa Frula. Elle disait que le problème du PQ était qu'ils sont tous sous un même parapluie et animés par un même but, la souveraineté, mais que chacun pouvait être plutôt à droite ou plutôt à gauche et que leur façon de faire de la politique pouvait différer grandement. Enfin, j'espère avoir bien traduit la pensée de Mme Frula. Je trouve que ça peut expliquer en partie les frictions récurrentes dans ce parti.
    O. Lessard

  • Marie-France Legault
    Inscrit
    vendredi 8 juillet 2011 14h32
    En attendant on se divise...
    @ Gilles Rhéaume...

    Une partie de votre affirmation est vraie..."on se divise"
    eh! bien oui, les péquistes se chicanent, se couillonnent, se divisent...

    L'autre partie est FAUSSE...

    "Quand les indépendantistes cesseront de faire le jeu d'Ottawa
    on fera le pays."

    Faux. Ottawa n'a rien à voir dans les chicanes péquistes. Ceux-ci n'ont pas besoin de personne pour se chicaner, se couillonner, se détruire. Ils le font si bien.

    Encore la théorie du "complot" très chère aux péquistes...

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