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Électrochoc au PQ - Appel à une nouvelle culture politique

Sylvain Pagé - Député péquiste de Labelle  8 juin 2011  Québec
Le désintérêt croissant envers la politique mène inévitablement à l’absence de projet de société. Plus le projet est imposant, plus il nécessite la participation et la confiance des citoyens.<br />
Photo : Agence Reuters Christinne Muschi
Le désintérêt croissant envers la politique mène inévitablement à l’absence de projet de société. Plus le projet est imposant, plus il nécessite la participation et la confiance des citoyens.
«Le pouvoir est désirable comme moyen de réaliser un idéal de justice et de vérité. Il est méprisable s'il faut pour le conquérir fouler aux pieds ses principes et ses convictions.» — Henri Bourassa

La démission de quatre collègues du caucus du Parti québécois est un réel électrochoc! Bien qu'à première vue la situation touche particulièrement le PQ, c'est une grande partie de notre culture politique qui est à dénoncer. Si les membres des autres partis se réjouissent des dissidences péquistes de cette semaine, ils n'ont qu'à bien se tenir, car la population est de plus en plus déçue de la politique québécoise et nul élu n'est intouchable face à la grogne populaire. Les dernières élections fédérales nous l'ont bien démontré.

Le désintérêt croissant de la population envers la politique menace notre démocratie et anéantit nos rêves collectifs. La désillusion politique atteint de plus en plus de gens; même les rangs des plus farouches démocrates ne sont pas épargnés. Les causes de cette situation ne sont pourtant pas énigmatiques.

Un pion législatif

La période de questions flirte constamment avec la «politique-spectacle» quand les députés applaudissent à outrance des questions et des réponses opportunistes, parfois méprisantes et quasiment toujours partisanes. La ligne de parti transforme le rôle du député: alors qu'il devrait réfléchir à chacun de ses votes en Chambre, le député donne plutôt l'impression de devenir un pion législatif une fois qu'il est élu. On craint d'aborder des questions fondamentales de peur de perdre des votes. On insulte la démocratie quand on laisse un seul homme envoyer six millions d'électeurs aux urnes parce qu'il flaire ses chances de se faire réélire. On dirige constamment par sondage... Malheureusement, les exemples sont nombreux, trop nombreux!

Hélas, je partage le constat de tous ces citoyens déçus de la politique. Qu'en est-il du rêve et de l'espoir? Qu'en est-il de cette croyance qu'une société peut développer des projets porteurs? Ne reste-t-il plus rien de l'aspiration d'un peuple à se prendre en main, à saisir les occasions, à faire preuve d'audace?

La beauté de la politique

Lorsqu'elle est pratiquée pour les bonnes raisons, la politique peut être une activité belle et noble. Le député italien Niki Vendola l'expose parfaitement: «Le but de la politique est la recherche de la beauté. La beauté de faire le bien. La beauté de faire ce qui est juste. La beauté de faire ce qui est vrai. La beauté de la pudeur et du respect. La beauté de reconnaître la particularité de chaque être humain. La beauté de combattre un système dont la cruauté se cache derrière des statistiques de richesse qui n'ont rien à voir avec le bien-être de ceux et celles qui sont mis à la marge. La beauté d'une vie qui ne se marchande pas.» Malheureusement, la politique qui s'exerce présentement est loin d'être représentée par la noblesse et la beauté. Elle est plutôt synonyme de déception et de désillusion.

Les projets de société

Le désintérêt croissant envers la politique mène inévitablement à l'absence de projet de société. Plus le projet est imposant, plus il nécessite la participation et la confiance des citoyens. Sans nouvelle culture politique, les grands projets de société demeureront des utopies: oubliez la grande décentralisation vers les régions, la nécessaire révolution de notre système de santé, l'élaboration d'une économie verte ou encore la souveraineté du Québec! Sans nouvelle culture politique, on multipliera les programmes électoraux, études et rapports, mais on n'osera qu'appliquer ce qui est le plus populaire afin de ne pas déplaire, afin de feindre le changement.

À en écouter certains, on a l'impression que les Québécois se sont détournés de la politique, qu'ils ne sont plus ouverts aux grands projets de société, qu'ils sont trop individualistes. Pourtant, rien n'est plus faux! S'il existe une coupure entre la politique et les citoyens, c'est que la politique s'est détournée des citoyens. Lorsque Gérald Godin a gagné son élection contre Robert Bourassa en 1976, le poète affirmait que lorsqu'on «parle des choses vraies, les gens lâchent Yogi l'Ours. Et s'ils ont tellement écouté longtemps Yogi l'Ours, Serge Bélair et Tallibert, c'est qu'on ne leur parlait de rien dans ce maudit pays-là!» Le temps n'est-il pas venu de parler de ce qui mine vraiment notre démocratie?

Et maintenant?

Acquérir une nouvelle culture politique ne se fera pas sans rompre avec la manière dont nous la pratiquons actuellement. Porter un foulard blanc ne suffira pas, réclamer une enquête publique ne suffira pas, donner plus de pouvoir au DGE ou au Vérificateur général ne suffira pas non plus. La crise de confiance sera la même si le décor change, mais que le spectacle sonne encore faux. De nouvelles règles sont évidemment nécessaires, mais avant tout, nous devons changer notre comportement en tant qu'élus.

Pour redonner à notre démocratie ses lettres de noblesse, nous devons cesser notre attitude partisane à l'Assemblée nationale, adopter les réformes nécessaires à la revitalisation de notre système, faire confiance à la population et la faire participer davantage dans les décisions qui construisent notre avenir.

Il est impératif que la classe politique se remette en question, car les Québécois en ont assez de la partisanerie. La crise politique actuelle n'est pas créée par la démission des quatre députés péquistes, mais par la manière dont nous, politiciens, traitons les affaires publiques.

J'en appelle à tous les Québécois, citoyens comme députés de toutes allégeances, à réfléchir et à débattre sur ce que nous désirons de la politique. N'ayons plus peur des réformes nécessaires de nos règles et de nos comportements. Une nouvelle culture politique s'impose afin d'offrir à notre société le nouveau souffle dont elle a tant besoin. Courage, honnêteté, confiance et enthousiasme, voilà les mots clés pour revitaliser notre démocratie, pour assumer nos rêves et notre destinée.

***

Sylvain Pagé - Député péquiste de Labelle
 
 
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  • Yves Claudé - Inscrit
    8 juin 2011 01 h 20
    Rassemblement pour l'indépendance nationale !
    Monsieur Sylvain Pagé nous livre une réflexion sincère à propos des enjeux démocratiques et sociétaux actuels. Mais il reste que la confiance perdue ne se regagne pas si facilement... Ainsi, tandis que je salue le geste de Madame Beaudoin face à la dérive du PQ, je m’interroge encore sur sa propre attitude en tant que députée inaccessible aux membres du parti, si je me fie à ma propre expérience. Par ailleurs, ceux qui croient trouver le salut du côté de Québec solidaire doivent se préparer à vivre d’amères désillusions.

    Alors que certains dissimulent à peine leur pathétique jouissance devant la crise qui affecte le PQ, il serait plus intéressant de relever le défi de renouveler radicalement et efficacement ce projet politique exemplaire qui s’est amorcé avec le Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN) il y a un demi-siècle !

    Je crois que les idées et les énergies sont présentes, bien que dispersées. Il s’agit de contribuer à imaginer ce nouveau pays sur la planète, avec une démocratie réinventée, avec de nouveaux rapports sociaux, et avec une présence et des interventions internationales se démarquant de la déplorable politique canadienne. Il s’agit aussi de faire valoir que la richesse collective que nous créons peut être distribuée autrement, que notre jeune nation peut avoir de légitimes ambitions si elles s’accordent avec les vertus du bien commun, de la justice et de liberté. Notre potentiel créateur s’est manifesté d’une manière exemplaire, même si les artistes ne peuvent oublier qu’un des premier geste du PQ arrivant au pouvoir en 1976 a été de les trahir au profit des “industriels de la culture”. D’autres trahisons ont suivi, c’est pourquoi il apparaît indispensable de reconstruire le vaisseau de l’espoir pour nous et nos enfants, au grand air du large, et avec le Monde pour horizon.

    Yves Claudé - membre du PQ dans Rosemont-Montréal
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  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit
    8 juin 2011 01 h 28
    vers une nouvelle culture démocratique
    "avant tout, nous devons changer notre comportement en tant qu'élus."

    Je suis d'accord avec ce constat ; cela dit, je suis curieux de savoir quelles sont vos propositions concrètes, quels changements vous allez opérer. Car vous pouvez déposer un projet de loi qui responsabiliserait (voire forcerait) le député à nous représenter directement ; vous pouvez, même sans l'adoption d'une loi, surtout dans l'opposition, cesser de n'être qu'un pion, et commencer à agir comme animateur de la vie politique de votre circonscription, comme un réel représentant de vos patrons citoyens.

    Vous pouvez, avec les moyens de communications actuels, nous informer des projets de loi, et nous les faire voter directement (un peu comme en Suisse). Ce ne serait pas un constat de faiblesse personnelle ; ce serait une démonstration de valeurs démocratiques qui ferait paraitre faible les députés qui ne seraient pas directement démocratiques. Ce serait le moyen que je propose afin de développer une culture de participation démocratique.

    Guillaume Blouin-Beaudoin
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  • Nathalie Chaput - Abonné
    8 juin 2011 08 h 01
    une illustratiin de faire autrement de la politique
    Allez faire un tour dans le Plateau Mont-Roayal, suivez le travail des élus de cet arrondissement de Montréal, assistez à une séance du conseil d'arrondissement et vous verrez comment il est possible de faire de la politique autrement. Des comités consultatif composés d'élus et de citoyens engagés qui discuten d'enjeux spécifiques recherchant des pistes de solutions sur la propreté, le bruit, l'apaisement de la circulation, le logement, etc. en dehors de toute partisannerie; des votes pris au conseil où malgré que Projet Montréal ait 7 élus sur 7, la dissension sur les projets se manifeste lors de vote libre; des forums consultatif où tous les citoyens sont invités portant autant sur les politiques de stationnement que sur le budget de l'arrondissement. Voila comment, ici, on réinvente la politique! Qui plus est, toutes les activités publiques sont webdiffusées en direct et en différé et accessible sur WEBTV.COOP. Jetez-y un coup d'oeil pour voir comment le maire Luc Ferrandez, n'a pas la langue de bois qu'on entend trop souvent. Voila un modèle qui donne de l'espoir.
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  • Duchêne Denys Mehdi - Inscrit
    8 juin 2011 08 h 09
    De la belle théorie....
    M. Pagé vos souhaits sont louables. Mais on ne voit pas l'ombre du début de l'ombre du bout de la queue d'un chien d'un appui à une réforme du mode de scrutin pour nous libérer de ce vieux modèle du 19ième siècle uninominal à un tour.

    Tant qu'il n'y aura pas de système proportionnel instauré au Québec afin que tous les votes aient le même poids, la démocratie représentative s'en trouvera faussée. Le premier véritable geste de votre formation politique serait d'appuyer un mode de scrutin proportionnel mixte à l'allemande par exemple afin de prouver à l'ensemble de l'électorat que vous prétendez servir que vous êtes entré dans le club des formations politiques modernes. Tant que cela ne sera pas décidé par vos instances, nous aurons raison de croire que votre formation ne souhaite pas adhérer à une démocratie représentative moderne comme l'ensemble des pays européens l'ont fait depuis déjà un certain temps.
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  • Dominic Comtois - Abonné
    8 juin 2011 09 h 56
    Merci M. Pagé
    Merci pour votre intervention. Vous donnez de très bons exemples de ce qui cloche avec la politique québécoise d'aujourd'hui. Vous n'êtes pas le premier à le faire; vous semblez vous inscrire dans une mouvance qui, souhaitons-le, prendra de l'ampleur. Qui sait, peut-être que d'ici quelques années, nous pourrons regarder la période de question sans être pris de nausées!!
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  • Michel Page - Inscrit
    8 juin 2011 10 h 47
    Une réconciliation utile et exemplaiire: voilà qui serait donner exemple au peuple " cynique"
    Députés démissionnaires, ou réformistes.

    Bien. Mais maintenant par pragmatisme et parce que s’impose la mise en oeuvre de politiques essentielles qui gravitent autour de la cause nationaliste (renforcement et respect intégral de la Loi 101, première année du cégep en français, Commission d’enquête publique sur le crime organisé et les ramifications politiques à l’industrie de la construction…), il faudrait bien faire preuve de réconciliation positive. L'ensemble de la population veut plus de cohésion, et il n'est pas exclue que tout de cet entre-déchirement navrant qu'un sens pragmatique aurait pu faire éviter ( la mauvaise loi privée 204 allait être rejetée de toute façon ... voyez le sens politique pragmatique de Charest...) puisse être fructueux si….

    …l’épreuve navrante et déconstructrice était canalisée vers une situation constructive gagnante par une réconciliation sur la base d’un compromis et de nouvelles manières de faire la politique. Et puis il faudrait bien que le PQ gagne en pragmatisme et en cohésion ( voir sur le thème de la cohésion, http://www.vigile.net/Sur-le-theme-de-la-cohesion ). Les péquistes passent trop de temps à s’entredéchirer sur tout et sur rien, ce qui alimente le doute et le cynisme de la population autant que les manigances et les magouilles que l’on associe au parti libéral…

    Il appartient maintenant aux démissionnaires de recoller utilement les pièces du vase brisé, car tout cela n’aura qu’ajouté à plus de cynisme de la population et à un croc-en-jambe mortel à l’objectif que vous dites vouloir réaliser si cela ne débouche pas sur une réconciliation fructueuse et constructive et à des changements pragmatiques réels… Sachez faire d’une prise de position théorique une action politique et poétique utile pour tous… Tel à la maternelle on enseigne aux enfants : réconciliez-vous, les petits amis!
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  • Geoffroi - Abonné
    8 juin 2011 10 h 56
    Il faut changer les règles du jeu.
    Monsieur, c'est le parlementarisme britannique canadien ou d'ailleurs le problème. Il ne faut pas une "nouvelle culture", mais plutôt changer complètement les règles du jeu parlementaire actuel. Il faut se doter d'un système parlementaire républicain.
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  • Ianik Marcil - Abonné
    8 juin 2011 11 h 23
    Un texte essentiel
    Le citoyen et le démocrate que je suis a été rejoint droit au cœur par ce texte - au-delà de toute allégeance politique puisque je ne suis pas un partisan du P.Q. Par les temps qui courent, une telle prise de position de la part d'un de nos élus est réconfortante à lire. Je me désole comme M. Pagé et nombre de nos concitoyens de la désaffection politique de notre époque. Puisse ce texte déclencher un vent de changement radical.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    8 juin 2011 13 h 26
    Bipartisme et proportionnalité
    La concertation: nécessaire et inévitable

    Comprendra-t-on une fois pour toutes que le bi-partisme au gouvernement, c’est FINI? L’ère des deux partis gouvernement-opposition est révolue parce qu’anti-démocratique.


    Apprenons à vivre avec la concertation et la coalition plutôt qu’avec le parti unique qui ne représente que 36% de la population. Alors, la solution est la coalition et la concertation entre les divers partis pour gouverner dans les intétêts de l’ensemble des citoyens et non pas dans l’intérêt d’un seul parti.

    Le système gouvernemental bi-partiste canadien et québécois est un héritage dépassé de la domination britannique au Canada et au Québec. Le bipartisme est une des manifestations du dogme bi-polaire du bien et du mal si cher à la droite ultra-conservatrice dans l’Ouest canadien et au sud de la frontière. Le système bipartiste uninominal à un tour qui perdure ne correspond plus à ce qu’est la démocratie, parce que justement il empêche l’expression de la démocratie en limitant la représentativité de ceux qui sont élus dans ce système.


    On devrait avoir une représentation avec une touche de proportionnalité.
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  • Chantale Paquette - Inscrit
    8 juin 2011 13 h 50
    Mario Charron Président PQ Groulx
    Je ne peux qu'applaudir un député de mon parti qui parle de franchise, d'honnêteté et de fierté. Je crois que le PQ doit redevenir ce qu'il était tout en suivant le cours de l'évolution, et ce, à paritr de la direction. En tant que député, ils se doivent d'être à l'écoute de chaque citoyen. Le député ne doit jamais oublié qu'il a été élu et qu'il se doit de nous représenter.Tout député péquiste a le devoir d'être plus blanc que blanc et ce, sans jeu de mots, et poré très haut l'image du vrai Québec.
    Merci Sylvain
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  • Marc Richer - Inscrit
    8 juin 2011 15 h 40
    Prendre la parole à l'ère du discernement !
    Merci Sylvain de cette courageuse prise de parole.
    Nos députés sont, non seulement nos représentants, mais surtout porteurs du peuple que nous sommes.
    Monsieur Pagé a nommé rapidement et fort justement, l'esprit, la vérité et les principes avec lesquels il nous faut intervenir, agir et travailler, chacun où nous vivons et oeuvrons au Québec.
    J'ose proposer à tous les députés du Québec de s'inspirer de cette réflexion fondamentale du député de Labelle. Note Fête Nationale approche ! Qu'aurez-vous à livrer comme message le 24 juin prochain?
    "Courage, honnêteté, confiance et enthousiasme !"
    Conservez et relisez cet "appel" de notre député Sylvain Pagé dans quinze jours.
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  • Robert Côté - Abonné
    8 juin 2011 15 h 46
    Un texte essentiel
    L'énormité de l'affaire du projet de loi 204 aura eu l'avantage d'une réflexion profonde que nous invite à faire monsieur Pagé.
    Ses propos sont à la base même de la culture politique à réinventer.
    Un gros merci à Sylvain Pagé.
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  • Michel Legault - Abonné
    8 juin 2011 17 h 32
    Et pourtant c'est bien et seulement pour le chef que le Québec a voté orange.
    Votre réflexion possède une vision dès plus pertinente M. Pagé. Ce texte est certainement là une base pour amorcer une réflexion sur les changements qui devront se faire très bientôt. On sent bien que le temps est arrivé. Le modèle parlementaire britannique est issu du système monarchique. Cette institution s'organise et se gère selon le modèle militaire. La hiérarchie dans les niveaux de décisions et le devoir d'obéissance sont au coeur du fonctionnement de cet appareil d'état. Ce qui ressort aujourd'hui au Québec est bien ce sentiment que l'institution est dépassée par la vie, l'éducation et les communications. C'est ce qui ressort en premier à la réflexion. Mais le 2 mai, le Québec n'a pas voté pour élire son représentant du peuple. Mais pour un chef, un prince "charmant" et médiatique seulement. La classe politique doit s'actualiser on en convient, mais la population a un effort d'éducation à faire aussi. Il y aura à mettre en marche une saison des idées cet automne pour penser autrement afin d'agir différemment.
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  • electrochoc - Inscrit
    8 juin 2011 21 h 35
    Regagner le respect de l'électeur.
    Bravo M. Pagé pour dire ce que plusieur électeur pense,je crois que pour regagner le respect de l'électorat et leur confiance tout passe par le respect, entre députés tous confondus, de la chambre de l'assemblée national et de ces règles et lois voter par vous.
    Il serait interessant de voir de la part des députés élus un comportemnt plus digne,plus respectueux des lois voter et non des lignes des partis.
    Tout commence part ce point crucial, alors la confiance de l'électeurs reviendras peu a peu et les grands et beaux projets trouverons un plus grandes écoute de l'électeur.
    Merci pour ce premier pas.
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  • bourgeoisgentilhomme - Inscrit
    9 juin 2011 12 h 18
    L'auteur de ce propos
    n'a pas dit ce qu'il avait l'intention de faire. Ses ex-collègues, eux, pensent qu'il est préférable de démisionner que de suivre la ligne de partie sur le vote pour le projet de loi 204. Il semble trouver cela louable mais qu'espère-t-il en restant dans ce parti?
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    9 juin 2011 12 h 43
    Démocratie participative
    La démocratie représentative a fait son temps, l'avenir appartient à la démocratie participative. La différence entre les deux : au lieu de voter pour que quelqu'un d'autre nous gouverne, chaque personne se gouverne elle-même.

    Serge Grenier
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  • Gilem - Inscrit
    9 juin 2011 15 h 35
    L'auteur de ce propos
    Entierement d'accord avec vous ! Qu'espere m.Page en restant dans ce vieux parti tout comme Bernard Drainville d'ailleurs ???Les Quebecois en ont ras le bol de la ligne de parti ils veulent la representation participative
    et non des gens qui s'absentent ou qui vont aux toilettes lors des votes sur des lois a l'assemblee nationale comme suggere par Mme Marois.!!! A quoi cela nous sert de voter pour le PQ ou le PLQ si nos deputes n'ont pas de courage pour defendre l'interet des electeurs et non la ligne du PARTI!!!
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  • aron de vauvert - Inscrit
    14 juin 2011 13 h 05
    aron de vauvert
    il est en effet désolant de voir ce qui se passe à l'Assemblée Nationale lors de la période de questions, mais attention - faudrait pas que ce constat aille jusqu'à dire que la démocratie dopit céder la place au consensus. Dire ceci c'est ignorer la leçon de l'histoire. De la solidarité comme valeur nationale à la concert'ation et ensuite à la limitation des activités politiques 'antisociales', il n'y a que deux pas que plusieurs québécois semblent vouloir faire. Ce sont eux (ou leurs parents) qui croyaient jadis que le modàle idéal pour le Québec serait Cuba! On n'engencd plus parler de Cuba, mais le désir d'une société dirigiste semble perdurer, comme une sortie de maladie chronique dans notre système politique. Dans ce genre de pays, on impose toujours des limites à la parole et la presse.

    Échanger le système fédéral canadien pour une quasi-dictature à la Chavez, serait-ce une bonne affaire ?

    Il faut plusieurs partis pour faire fonctionner une démocratie et le PQ ne joue pas son rôle actuellement. Il risque de se faire voler ltous ses appuis par le parti de François Legault d'une part, et par Québec solidaire à la gauche.

    Que la raison et la maturité politique des Québecois puisse l'emporter encore sur les idées immatures et extrémistes.
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  • D. Couture - Inscrit
    9 septembre 2011 09 h 45
    La lumière au bout du tunnel?
    Le déficit démocratique que nous témoignons aujourd'hui fait obstacle au grand chantier social d'un Québec idéal. Bravo M. Pagé, c'est clair qu'il faudra réinventer la roue! On est encore rendu là. Mais la source du mal se trouve au sein de ces usurpateurs qui profitent de l'indifférence des soumis. Faut-il retourner en 1789-93, en France, pour finalement découvrir ce que c'est qu'une véritable révolution politique?

    Daniel Couture
    www.eqqc.org
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