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Démissions au Parti québécois - Les règles du jeu

Josée Boileau   8 juin 2011  Québec
«Faire de la politique autrement» était, jusqu'à hier midi, l'expression du mois au Québec. Depuis le balayage néodémocrate du 2 mai dernier, et encore plus avec les démissions péquistes cette semaine, c'est ce qui, dit-on, arrivera à contrer le cynisme des citoyens. Pourtant, hier après-midi, c'est la politique politicienne qui a repris ses droits, à Québec comme à Ottawa.

Loin des appels à agir autrement, on a vu hier le plat triomphe des règles du jeu parlementaire. À Ottawa, le gouvernement Harper a décidé de ne tenir ni débat ni vote sur le discours du Trône, comme le veut la tradition. Mais comme les règles n'obligent pas un tel débat, les conservateurs ont décidé de s'en passer. Après tout, ils sont majoritaires, pourquoi donc revenir sur leurs projets! L'opposition, toute nouvelle et rafraîchie soit-elle, n'a pu rien faire d'autre que s'en désoler. L'autre façon de faire de la politique se butait ainsi à plus finaud que soi.

À Québec, les deux derniers jours ont été plus échevelés. Pourtant, c'est aussi le jeu parlementaire qui a eu le dernier mot: le gouvernement libéral a renvoyé à l'automne l'étude du projet de loi sur le controversé amphithéâtre de Québec parce qu'Amir Khadir a lui-même opté pour la stratégie classique de l'opposition: l'obstruction. Pour y couper court, les libéraux devaient soit imposer le bâillon, soit reporter les discussions.

Le premier ministre Charest, qui est une phénoménale bête politicienne, a su mesurer les tiraillements au sein de son parti, les grognements de la population, et bien sûr les incroyables déchirements du Parti québécois. Ces éléments de conjoncture mis bout à bout, il ne lui restait plus qu'à se montrer au-dessus de la mêlée. Pas question de «bousculer le Parlement», on rediscutera de tout cela à tête reposée, en septembre.

Pauline Marois, qui a, elle, bousculé son parti dans cette saga, a-t-elle pris bonne note du message? Non, ce n'est pas son incapacité de faire de la politique différemment qui a entraîné le PQ dans une telle déroute mais un manque d'instinct, celui qui permet à un Jean Charest de survivre à tout.

Il fallait être vraiment déconnecté du Québec hors Québec-du-maire-Labeaume pour ne pas avoir réalisé à quel point le projet de loi spécial sur l'amphithéâtre déplaisait aux électeurs, qui n'avaient plus qu'Amir Khadir pour faire passer leur grogne. Des députés l'ont compris, mais pas madame Marois, députée de Charlevoix. Et c'est sa propre tentative de faire de la politique autrement qui aura le plus nui!

Car jusqu'ici, on disait de madame Marois qu'elle était femme d'écoute. Pas du genre à taper sur la table ni à imposer. Du genre aussi à laisser amplement d'espace à ses députés: ainsi de Pierre Curzi sur la langue ou de Louise Beaudoin sur la laïcité. Combien de chefs de parti peuvent en dire autant? Quand elle a subitement décidé de faire preuve d'autorité, ce fut la surprise: ses collègues ne comprenaient ni le changement de ton, ni le choix du dossier.

On ne pardonne pas aux femmes d'exercer le pouvoir, a commenté hier une députée. C'est à voir: un Michael Ignatieff, très à l'écoute, fut aussi très contesté et n'a pas su gagner les élections. Ce qui est plutôt en cause ici, ce sont les attributs de l'autorité: comment l'exercer quand on est entouré de personnalités fortes, dans un parti d'idées? Ce problème, il faut le dire, n'a rien de nouveau. Il est inhérent à la vie politique. Et comme ce fut le cas de bien d'autres avant elle, c'est à sa manière de remonter en selle que nous verrons si madame Marois a vraiment l'étoffe d'un chef.
 
 
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  • Gilles Theriault - Abonné
    8 juin 2011 06 h 23
    TOUT À FAIT
    Vous concluez : «...c'est à sa manière de remonter en selle que nous verrons si madame Marois a vraiment l'étoffe d'un chef.» Vous ne sauriez mieux dire. - GiTh
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  • Hubert Larocque - Abonné
    8 juin 2011 07 h 01
    Au Pq, encore la cour du roi Pétaud!
    Un peu de culture nous est récemment revenu avec « la cour du roi Pétaud ». L'expression, qui est tirée du Tartuffe de Molière (Acte 1, sc. 1), sert à qualifier une anarchie où tous gouvernent sauf celui qui le devrait, -le roi. Mme Marois avait commencé à nettoyer les écuries, et les démissions d'aujourd'hui se situent dans cette continuité. On regrettera peu ceux qui quittent un navire déjà assez ballotté puisqu'ils manquaient de cet "esprit de suite" (Richelieu) si nécessaire à un parti politique, surtout s’il se propose un but aussi grave et difficile que l'indépendance du Québec.
    La victoire de M. Layton marque l’irruption d’un individualisme qui perturbe les règles du jeu politique. Cela se traduit par une dissociation entre les enjeux proprement politiques et les perceptions individuelles primaires. Désormais, le processus électoral cédera nettement le pas au sentiment de l’individu sur les décisions inspirées par la sagesse, le sens politique et l’intérêt national. Les démissionnaires, Beaudouin, Curzi et Lapointe, ont suivi cette voie en prétextant des scrupules moraux alors que leur défection affaiblit leur parti et leur cause. Nul doute que leur abandon ne soit interprété et exploité en ce sens par les adversaires d’un Québec indépendant.
    La morale privée et la morale politique sont deux choses distinctes. La politique commande parfois ce que l’on désapprouverait dans sa conduite intime. Un amphithéâtre demeure une chose secondaire et, si le thème en a été gonflé à ce point, c’est qu’il masque une querelle idéologique. Les Beaudouin, Curzi et Lapointe ont témoigné de la faiblesse de leur sens politique et de celle de leur sentiment national en plaçant au-dessus de leur cause des principes assez confus, et la morale d’Amir Khadir.
    Hubert Larocque, Gatineau.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    8 juin 2011 07 h 17
    "Faire de la politique autrement"

    Voilà une très belle formule mais qu'est-ce que ça voudrait dire que de faire de la politique autrement.

    J'aimerais bien qu'on me l'explique pour que ça ne reste pas une parole en l'air.

    Qu'est-ce qui est en cause ? Le système lui-même ou les acteurs ? Ou les deux ?

    Ne serait-ce pas là plutôt une échappatoire?
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  • jeanduc - Abonné
    8 juin 2011 07 h 41
    Le piège
    La qualité première d'un chef consiste à adopter le style de leadership adapté à la situation. En adoptant un style "laisser faire" dans le projet Labaume, Charest a créé un vide que Marois a voulu occuper avec un style autocratique: "arrêtons de niaiser" dit-elle. Elle est tombée dans le piège car, le style autocratique ne peut être utilisé que par un personnage charismatique tel que l'est le maire de Québec.
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  • Suzanne Bettez - Abonné
    8 juin 2011 07 h 55
    Chef de parti... chef de famille - résonnance
    Votre commentaire ce matin m'a fait penser à ceci : lorsqu'on essaie de s'imposer une façon d'être parce que en toute logique c'est la posture à adopter, c'est forcément maladroit, ça semble improvisé, ça manque de charisme. Ça me rappelle mes années avec mes enfants à la maison, en tant que chef de famille. Je me suis souvent "parlé" pour me convaincre que ça prenait plus de discipline et de fermeté dans cette famille en devenir, deux choses qui me font cruellement défaut. Quand j'y repense aujourd'hui, je comprends que mes quelques tentatives pour diriger différemment cette famille n'ont pas été heureuses parce que pas inhérentes à mon fondement. Je pense finalement que ce qui passe le mieux, c'est la cohésion entre nos actions extérieures et notre réflexion intérieure.

    Merci Mme Boileau pour votre lecture des événéments si intelligente et accessible, deux choses chez vous qui ne s'opposent pas.

    Suzanne Bettez
    Abonnée
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  • martin dubois - Abonné
    8 juin 2011 08 h 10
    Remonter en selle
    Madame Marois sort étrangement grandie de cet épisode, même si ce n'est pas ce qui ressort a priori dans les médias et les sondages bidons réalisés ou manipulés à la sauvette sur le Web. La gestion de cette affaire par madame Marois a été sans nul doute parsemée d'erreurs. Mais elle a eu la grandeur de le reconnaître, ce que jamais vous n'entendrez de la bouche de Jean Charest, et probablement pas non plus de tout autre chef, ministre, ou même de simples députés. C'est déjà quelque chose, et cet aveu peut se révéler salutaire si Pauline décide de prendre au mot et à sa manière, tous les reproches qui lui ont été faits. Car le malaise vient beaucoup de la façon de communiquer le message péquiste à la population. Les gens ne veulent plus remplacer un gouvernement par un autre. Ils veulent suivre des gens qui proposent une reconstruction positive et intègre du Québec. Ils ne veulent plus de guerre contre Charest, ils veulent savoir qu'est-ce que ça leur apportera pour eux, dans leur vie quotidienne, de voter pour un parti comme le PQ ou un autre. Même chose pour la souveraineté. Lâchez ce mot, et parlez plutôt de ce que les québécois aimeraient voir changer concrètement dans leur vie quotidienne (sans égards aux limites imposées du fédéralisme). Parlez-leur de ces changements précis et spécifiques au lieu de toujours ramener un mot passe-partout comme souveraineté, qui a force d'être verbalisé au lieu d'être réalisé, perd chaque jour de sa puissance.
    Si vous accrochez cette balle au bond, madame Marois, même Legault ne sera plus une menace pour le PQ. Quant à madame Beaudoin, Lapointe et M. Curzi, rien à dire sinon que leur départ permettra aux jeunes du PQ d'avoir plus de glace...
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  • Bernard Gervais - Abonné
    8 juin 2011 08 h 17
    Bonne conclusion
    Bonne conclusion de votre part en effet : « c'est à sa manière de remonter en selle que nous verrons si madame Marois a vraiment l'étoffe d'un chef ». On peut dire mieux.

    En tout cas, à l'instar de ses prédécesseurs, la chef du Parti québécois aura pu se rendre compte plus que jamais cette semaine qu'il est loin d'être toujours facile de diriger les députés de cette formation !
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  • Andre Vallee - Abonné
    8 juin 2011 08 h 36
    John James vs Pauline
    Le parti libéral “obéit ou meurt“ n'est pas le parti québécois, “crois ou meurt”. Mme Marois a voulu jouer sur la patinoire de John James, la politique politicienne avec des promesses écrites sur du papier de toilette, et elle s'est fait rouler dans la farine.
    Pourtant, elle est, et de loin, la plus expérimentée de tous dans l'administration de la chose publique. Elle a oublié que, en chambre, ça se joue selon les règlements de la LNH et non du hockey olympique, quand le parti libéral est au pouvoir; et c'est bien dommage.
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  • Jean Pellerin - Abonné
    8 juin 2011 10 h 18
    Permettez-moi de rêver
    Vous savez, lorsque ça va mal, il n'y a rien de mieux que de se regrouper pour passé à travers.

    Depuis le dernier référendum, nous assistons à schisme après schisme à l'intérieur du camp souverainiste. L'ADQ est devenu autonomiste, Québec Solidaire a mis en priorité la solidarité, François Legault a mis l'option de coté, des députés démissionnent du PQ, et bien d'autres.

    Pendant ce temps, le moi de chacun s'enfle, chacun y va pour soi, la population se démobilise, le cynisme bat des records, la corruption, le banditisme, le laissé faire. Cela ne présage pas un bel avenir.

    Comment s'en sortir? Pourquoi ne pas regrouper toutes les forces politiques de tous ceux qui croient, qui ont crus, qui pourraient croire à l'indépendance du Québec. Le travail est énorme, mais la récompense serait très bonne aussi.

    On commence par des rencontres de remue-méninge qui auraient comme canevas, ce que cela prendrait pour que l'ADQ, Legault, Québec Solidaire, le PQ, le Bloc, les dissidents pour remettre l'indépendance à l'ordre du jour.

    Le résultat serait la confection d'un plan quinquennal pour arriver à l'indépendance du Québec, la création d'un nouveau parti uni (mais temporaire) pour les prochaines élections et réaliser le plan. Tous pour l'indépendance dans 5 ans. Ouf, quel beau projet de société. Une bouffée d'air frais dans cette atmosphère nauséabonde de politicaillerie.

    Tout le monde au travail, on bâtit un pays pour nos enfants, nos petits enfants. On imite Bourgault en 68 et Pariseau en 95, on laisse notre égo au vestiaire.

    Au travail Legault, David, Marois, Pariseau, Duceppe, Deltel, Dumont, jeunes du Québec, vieux du Québec, toi, moi, tout le monde qui a déjà cru à l'indépendance, on a un plan quinquennal et une indépendance à réaliser. Vous avez l’été devant vous, profitez-en.

    (En passant suggérer cette solution à votre entourage)
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  • Geoffroi - Abonné
    8 juin 2011 10 h 37
    Pour la "bande des quatre"
    « Le propre du chef ? Penser qu'il ne dépend pas de ses subordonnés.»

    François Proust
    Extrait de Maximes à l'usage des dirigés et de leurs dirigeants
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    8 juin 2011 10 h 56
    La loi déplaisait aux électeurs?
    Pas à Québec où 80% des gens sont toujours pour.
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  • Georges Paquet - Abonné
    8 juin 2011 11 h 45
    Quelles sont les vraies règles ju jeu?
    Quelqu'un devrait se pencher sérieusement sur le projet d'entente entre la ville de Québec et Québecor, et nous donner les composantes qui seraient contestables et qui nécessitent une approbation de l'Assemblée nationle. Est-ce le processus d'appel d'offres? Est-ce le contenu du projet d'accord? Est-ce la nécessité de rendre inattaquables tous les sous-contrats qui seraient accordés en vertu du contrat principal? Est-ce les contrats de constructions eux-mêmes?

    Tous comprendront qu'il ne s'agit pas que les citoyens désirent, même très ardemment et en très grande majorité, que leur ville se dote d'un amphithéâtre pour que toutes les méthodes pour y arriver soient acceptables. Examinons un des aspects soulevés plus haut. Le processus d'appel d'offres.

    Il semble que le maire de Québec ait demandé à Bell et à Québecor de lui présenter un plan d’Affaire pour gérer l’éventuel Amphithéâtre. Ce que les deux ont fait. Or Québécor, informé semble-t-il du projet de Bell, aurait fait une seconde proposition, améliorée, qui le placait en bonne position pour remporter la mise. Ce qui fut fait. Si celà est vrai, je crains que tout le projet, même bétonné par l’Assemblée nationale, ne fasse l’objet d’une contestation qui ressemblerait à ce qui est arrivé au projet des nouveaux wagons pour le métro de Montréal. Même si c’était l’Assemblée nationale qui décidait de "bétonner" l'entente, comme ce fut le cas pour Bombardier, si les règles de la concurrence ne sont pas respectées, la contestation est toujours possible et elle a même des chances de gagner, comme Alstom l’a démontré, en forçant le gouvernement du québec à procéder à un nouvel appel d'offres, afin qu'Alstom puisse être considéré dans les mêmes conditions que Bombardier.

    Or des journalistes, des chroniqueurs et bien d'autres citoyens "éclairés" ne veulent pas considérer cet aspect des règles du jeu, on peut difficilement leur pardonner; mais
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  • Andre Vallee - Abonné
    8 juin 2011 11 h 55
    Jean Pellerin
    C'est l'unique solution. Nos ennemis, (ceux que notre existence dérange pour différentes raisons, pas toutes jolies), rythment leurs éclats de rire à leurs tapes sur les cuisses et le cliquetis de leurs toasts, à nous voir nous éparpiller et nous tirailler.

    Alors, ce n'est que solidairement que nous pouvons progresser.
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  • Pascal Laflamme - Inscrit
    8 juin 2011 12 h 58
    Un projet de loi inacceptable...pour Québec ou ailleurs !
    Que ce soit pour Québec, ou ailleurs dans la province, ce projet de loi est inacceptable point à la ligne et je suis désolé pour les gens de Québec qui je crois somme toute, ou du moins je l'espère, ne sont pas près à mettre de côté leur droit de regard légal sur des projets de cet acabit pour servir des intérêts populistes. Après tout, on ne parle que de hockey au fond des choses ! Péladeau ou autre, qu'ils allongent le cash pour ramasser le cash. La famille Molson l'a fait non pour le Canadien ? Madame Marois a reconnu son erreur et c'est le temps maintenant de se cracher dans les mains et de repartir du bon pied. Monsieur Charest espère peut-être qu'en reportant le tout en automne, l'hémorragie va continuer. Possible. Mais madame Marois n'est pas sotte et avec tout le talent qu'elle a, je suis persuadé qu'elle saura remettre le PQ sur les rails avec, je l'espère, une ouverture toute particulière à prendre le pouls du ras-le-bol actuel face aux vieilles façons de faire la politique. De toute manière, si elle ne le fait pas, la porte lui sera présentée rapidement, malgré tout l'appui qu'elle a pu obtenir récemment. Suggestion : À quand une présentation concrète chiffrée de l'impact sur le portefeuille de tous et chacun de la formation d'un pays. Pas un programme électoral avec des colonnes de chiffres et des budgets et des intentions. Une synthèse crédible si possible. Des mesures réalisables et l'échéancier de mise en place. En vulgarisant tout cela, et en étant près des gens, avec des données crédibles, la souveraineté passerait-elle mieux...ou pas. Cela reste à voir.
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  • Georges Paquet - Abonné
    8 juin 2011 15 h 35
    Quelles sont les vraies règles du jeu (suite)
    ...Il semble que le maire de Québec ait demandé à Bell et à Québecor de lui présenter un plan d’Affaire pour gérer l’éventuel Amphithéâtre. Ce que les deux ont fait. Or Québécor, informé semble-t-il du projet de Bell, aurait fait une seconde proposition, améliorée, qui le placait en bonne position pour remporter la mise. Ce qui fut fait.

    Si celà est vrai, je crains que tout le projet, même bétonné par l’Assemblée nationale, ne fasse l’objet d’une contestation qui ressemblerait à ce qui est arrivé au projet des nouveaux wagons pour le métro de Montréal. Même si c’était l’Assemblée nationale qui décidait de "bétonner" l'entente, comme ce fut le cas pour Bombardier, si les règles de la concurrence ne sont pas respectées, la contestation est toujours possible et elle a même des chances de gagner, comme Alstom l’a démontré, en forçant le gouvernement du québec à procéder à un nouvel appel d'offres, afin qu'Alstom puisse être considéré dans les mêmes conditions que Bombardier.

    Or des journalistes, des chroniqueurs et bien d'autres citoyens "éclairés" ne veulent pas considérer cet aspect des règles du jeu, on peut difficilement leur pardonner; mais une Opposition officielle qui ne voit pas la dimension de ce problème, ne fait certainment pas son travail.
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  • France Marcotte - Abonnée
    8 juin 2011 17 h 29
    La mine du chef
    "...c'est à sa manière de remonter en selle que nous verrons si madame Marois a vraiment l'étoffe d'un chef."
    Je ne sais pas si c'est ce qu'on peut appeler "remonter en selle" mais je suis toujours étonnée de voir sur les photos Pauline Marois fraîche comme une rose (ou presque) même au lendemain des pires situations.
    Pour l'étoffe, dur à dire, mais ses vêtements sont toujours de grande qualité.
    Par contre c'est difficile de faire mentir une mine de lendemain de veille.
    On a souvent vu de grands chefs avec des mines épouvantables.
    Pas Pauline Marois.
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  • François Beaulé - Abonné
    8 juin 2011 18 h 16
    L'illégitimité de lois qui bloquent la concurrence
    En entrevue à la radio, Mme Marois répète qu'elle n'a pas vu venir la crise qui secoue son parti. Elle rapelle qu'elle prévoyait pour la loi en question la même acceptabilité que la loi votée à l'unanimité l'automne dernier, loi qui coulait dans le béton le contrat accordé au consortium Bombardier-Alstom pour la construction de voitures de métro. Rappelons que le blocage de la concurrence va coûter très cher aux contribuables du Québec et de la ville de Montréal. Les voitures de métro de Montréal coûteront beaucoup plus cher que celles que Bombardier fabriquent actuellement pour Toronto.

    Autre comparaison révélatrice: l'amphithéâtre de Winnipeg financé à 70% par des capitaux privés. Chose qui paraît impossible dans la ville de Québec. Pourquoi Montréal n'a-t-elle pas obtenu un aussi bon prix pour les voitures de métro que Toronto? Pourquoi les entreprises privées du Québec ne sont pas capables de financer l'amphithéâtre de Québec? Est-ce cela le caractère distinct du Québec?
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  • Nunu - Inscrite
    8 juin 2011 19 h 02
    @Mme Marcotte
    Vous n'avez pas Pauline lundi matin elle a pris ça dure pas mal,mais mardi tout rentrait dans l'odre.C'est une femme forte et elle en a vue d'autres.Elle est en politique de puis le tout début du parti Québécois.Il n'y a aucun politicien aussi expérimenté qu'elle.Il faut lui faire confiance et arrêter de toujours la démolir,elle ne peut surement pas faire pire que Jean Charest.L'avez vous déjà vu CHarest admettre qu'il avait fait une erreurs même s'il en a fait plusieurs,non c'est toujours la faute des autres et surtout du P.QElle a admis avoir fait une erreure.
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  • France Marcotte - Abonnée
    8 juin 2011 20 h 50
    Nunu
    Je crois que vous n'avez pas bien compris le sens de ce que j'ai dit.
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