dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 01h01
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Amphithéâtre: Pauline Marois reconnaît son erreur

La Presse canadienne   7 juin 2011 16h40  Québec
Son caucus amputé de quatre députés en deux jours, la chef péquiste Pauline Marois a reconnu son erreur, aujourd'hui, concernant un projet de loi spécial pour le projet d’amphithéâtre à Québec.

Mme Marois a rejeté les critiques de Jean-Martin Aussant, qui a soutenu que le Parti québécois ne parviendrait pas à faire la souveraineté avec elle.

M. Aussant a démissionné ce matin, imitant ainsi trois ténors du caucus péquiste qui avaient ouvert la marche lundi, Pierre Curzi, Lisette Lapointe et Louise Beaudoin.

Mme Marois a affirmé qu’elle n’avait pas soupçonné que le débat entourant le projet de loi 204, réclamé par le maire Régis Labeaume, prendrait une telle ampleur au sein de son caucus.

La chef péquiste, dont le leadership a été attaqué au cours des deux derniers jours, a reconnu qu’elle aurait pu gérer le dossier différemment.

Les députés démissionnaires ont déploré d’avoir été mis devant le fait accompli, lorsque leur parti a répondu à un appel à l’aide lancé par M. Labeaume, pour protéger une entente conclue avec le conglomérat Quebecor.

Mme Marois avait aussi imposé une discipline stricte à ses députés, les forçant à voter en faveur du projet de loi, ce qui a été jugé inacceptable par certains.

«Je ne pouvais pas imaginer que cette fois-ci on serait en désaccord, alors que toutes les autres fois avant on avait été d’accord, a-t-elle dit. C’est ce qui est toujours étonnant.»

Selon Mme Marois, le débat a pris de l’ampleur parce que d’autres enjeux étaient en cause.

«Il y a des gens qui sont contre Quebecor, il y a des gens qui n’aiment pas M. Labeaume, a-t-elle dit. Il y a toutes sortes de choses qui sont entrées en jeu.»

«Mais j’admets que j’ai commis une erreur au départ. En quatre ans, c’est la première fois que je ne les consulte pas. Il devait y avoir autre chose pour que les autres démissionnent.»

Mme Marois a soutenu que la crise qui a secoué son caucus était terminée. «On a fait le point ensemble et je pense que les gens sont rassurés à ce moment-ci, a-t-elle dit. Ils auraient souhaité qu’on puisse agir autrement. Et ils avaient toutes sortes de points de vue. Ils les ont exprimés.»

Après ses trois collègues lundi, M.Aussant a claqué la porte de son caucus, choisissant de siéger comme indépendant.

D’autres députés ne cachent plus leur rejet de ce projet de loi controversé.

À l’entrée de la réunion du caucus, le député péquiste Bernard Drainville a déclaré qu’il était mal à l’aise avec un projet de loi spécial sur l’amphithéâtre de Québec.

Pour Bernard Drainville, il ne fait aucun doute que le parti doit changer pour survivre.
«Si on veut sauver le Parti québécois, il va falloir changer le Parti québécois, a-t-il dit. Parce que ça reste un grand parti, le Parti québécois. J’ai fait le choix de travailler de l’intérieur pour le changer.»

M. Drainville a néanmoins constaté que le message des péquistes ne passe pas, bien qu’il reflète selon lui les valeurs québécoises.

«On propose de très belles choses mais les Québécois on dirait qu’on n’arrive pas à les toucher, a-t-il admis. On n’arrive pas à leur parler.»

M. Drainville a refusé de critiquer le leadership de Mme Marois. Mais selon lui son équipe de députés doit être mise de l’avant.

«Il va falloir mettre l’équipe de l’avant et il va falloir que les Québécois comprennent que c’est l’équipe Marois», a-t-il dit.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Jeannot Duchesne - Abonné
    7 juin 2011 16 h 46
    Drainville! Drainville! Drainville!
    Il y a quelqu'un à la porte. Non, madame Marois. Je ne te le demande pas, va ouvrir.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Louka Paradis - Inscrit
    7 juin 2011 17 h 01
    DU SANG-FROID ET LE COEUR À LA BONNE PLACE
    Voilà deux qualités essentielles témoignant d'un vrai leadership. Une autre qualité, c'est de pouvoir reconnaître ses erreurs. Mme Marois possèdent ces trois qualités. Elle fait ainsi la preuve, une fois de plus, qu'elle n'est pas hautaine et qu'elle accepte de se remettre en question, ce qui est très rare chez les chefs. On ne peut pas en dire autant de ceux qui ont démissionné et qui ont profité de la crise pour dénigrer leur chef et leur équipe, au détriment des milliers de militants du Parti. Dommage pour les démissionnaires qui n'ont pas su prendre leur mal en patience, car finalement, le projet est reporté à l'automne. Il faut croire que c'était un moment opportun pour eux de quitter le parti. Mme Lapointe a raté son putsch pour la 2e fois : bon débarras ! La chef du Parti Québécois a démontré de long en large que la souveraineté était au coeur de sa démarche et de son engagement. Elle a aussi fait amplement la preuve qu'elle travaille en équipe et sait écouter les militants. C'est elle qui dirige et elle a le droit d'avoir sa vision et sa stratégie. Ceux qui la remettent constamment en question ont peut-être une autre vision, ou bien ils n'acceptent pas son style de leadership différent ou le fait qu'il émane d'une femme. Notre société est encore beaucoup plus machiste qu'on l'imagine... Continuez ! Mme Marois, nous sommes nombreux à vous appuyer. Le psychodrame est terminé, du moins je l'espère.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Roland Berger - Abonné
    7 juin 2011 17 h 10
    Où loge l'intégrité ?
    « Mme Marois a affirmé qu’elle n’avait pas soupçonné que le débat entourant le projet de loi 204, réclamé par le maire Régis Labeaume, prendrait une telle ampleur au sein de son caucus. » En d'autres mots, si elle avait soupçonnée l'ampleur du débat, elle n'aurait pas appuyée la lubie d'Agnès Maltais. Pour les principes, on repassera.
    Roland BERGER
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Alain Carré - Inscrit
    7 juin 2011 17 h 28
    Jonathan Valois se vide le coeur
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Potvin - Abonné
    7 juin 2011 17 h 35
    constatation de M.Drainville

    ''
    ''on propose de très belles choses mais les Québecois on dirait qu'on
    arrive pas a les toucher ''
    Ok Allo,Allo
    '' La terre appelle la lune
    ''la terre appelle la lune répondez s.v.p
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Louka Paradis - Inscrit
    7 juin 2011 17 h 53
    À ÉCOUTER ABSOLUMENT
    Merci Alain Carré. Ce témoigange remet les pendules à l'heure. Les putschistes sont démasqués. Chapeau à Mme Marois, une vraie leader !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Nelson - Inscrit
    7 juin 2011 18 h 04
    DOSSIER FORT COMPLEXE DANS LEQUEL DES CONSIDÉRATIONS D'ORDRE ÉTHIQUE ONT RENTRÉ EN CONTRADICTION AVEC UN EXCELLENT PROJET POUR AVOIR UN DEUXIÈME ÉQUIPE DANS LA LNH POUR LE QUÉBEC.
    Ça explique les confusions politiques et les démarches déchirantes de certains.

    Pourtant il y pas de mal à prioriser les intérêts des entreprises de chez nous comme Québecor, que appartient à 40% à la Caisse de Dépôt du Québec, d'ailleurs.

    Mais, il est vrai aussi que des contrats sans appel d'offre qu'impliquent des argents publiques...ça fatigue.

    Le mieux est respirer par le nez, et se donner le temps pour faire les choses de façon que tout le monde soit satisfait.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Boileau - Abonné
    7 juin 2011 18 h 34
    La cécité de Mme Marois
    Mme Marois n'a pas vu en Labeaume l'autocrate qui semble prêt à enfreindre toute règle établie pour en arriver à ses fins. Elle aurait mieux fait d'écouter les mises en garde de M. de Belleval qui a travaillé avec lui.
    Mme Marois ne voit pas clairement que le problème provient de la loi 204 de M.Labeaume qui musèle tout le monde contre sa manière de conclure ses ententes et non contre les ententes elles-mêmes.
    Mme Marois croit, à tort, que les députés péquistes démissionnaires en ont contre M. Péladeau et contre le contrat lui-même. Non, Madame, ils en ont contre votre décision unilatérale sans consultation, contre votre ligne de partie qui les force à voter pour un contrat dont ils en ignorent le contenu et contre la manière qu'il fut conclu.
    Mme Marois n'a pas vu que ce cher M.Labeaume qui se vante de ne pas avoir de magouille au niveau des contrats à Québec, alors qu'il en fait lui-même. Quel Autocrate!
    Mme Marois ne voit pas que le petit Labeaume déclare que l'on conteste son amphithéâtre et son club de hochey alors que nous contestons sa manière de signer une entente unilatéralement.
    Mme Marois a aveuglément embarqué dans cette crise d'égo au point d'en autoriser Mme Maltaie à la "marrainer" alors qu'elle aurait dû vertement s'y opposer par respect de la démocratie.
    Mme Marois ignore sûrement que le Canada est un des plus vieux pays au monde à avoir adopté la démocratie (En 1791 Madame). La loi 204 est anti-démocrate car elle musèle la population.
    Mme Marois, gonflée des 93% d'appui (sans opposition) croit erronnément que "la crise est finie". Elle ne voit pas les dissidants dans ses troupes.
    Mme Marois ne voit pas que son message ne passe pas dans la population. Pourtant M. Drainville, lui, le voit.
    Mme Beaudoin, elle, voit clairement qu'il faut changer la façon de faire de la politique. Leurrer la population, c'est fini.
    La pauvre n'a rien appris de la chute du Bloc. La mêm
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • jocelync - Inscrit
    7 juin 2011 19 h 53
    L'art de tout minimiser
    Selon l'analyse de la situation des 3 mutins par Mme Marois, celle-ci pourrait se résumer de cette façon: «Il y a des gens qui sont contre Quebecor, il y a des gens qui n’aiment pas M. Labeaume, a-t-elle dit. Il y a toutes sortes de choses qui sont entrées en jeu.»
    Quelle manie de toujours minimiser ses problèmes jusqu'au ridicule.
    Elle va réussir ainsi par s'isoler totalement et définitivement.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean-François Trottier - Abonné
    7 juin 2011 21 h 23
    @Roland Berger
    "En d'autres mots, si elle avait soupçonnée l'ampleur du débat, elle n'aurait pas appuyée la lubie d'Agnès Maltais. Pour les principes, on repassera."

    Mais de quel principe parlez-vous donc? Ne pas admettre son erreur? Et si elle se serait entêtée? Pas plus de principe parce qu'elle ignore son caucus?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • - Abonné
    7 juin 2011 21 h 40
    Reconnaître son erreur ne suffit pas
    À écouter les propos qu'elle tient, et que personne ne lui dicte, il est évident que Pauline Marois n'est pas à la hauteur du poste qu'elle ambitionne d'occuper. Encore moins de la mission qu'elle prétend remplir.

    Elle n'a pas vu que cette loi qui a pour objet d'empêcher quiconque de recourir à la Loi, est tout simplement odieuse et profondément anti-démocratique.

    Devant le sursaut de trois de ses députés, elle n'a imaginé que quelque chose de louche «là-dessous».

    Pour elle, il n'est pas possible qu'un député ait des principes. La seule raison de ce sursaut, c'est qu'«ils n'aiment pas Labeaume. Ils n'aiment pas Québécor».

    Croit-elle vraiment qu'on peut réaliser de grandes choses comme la souveraineté d'un pays, quand on est incapable de s'élever quelque peu, je n'ose pas dire à la hauteur de l'Histoire. Juste au-dessus des minables bisbilles personnelles.

    Elle s'est excusée? La belle affaire! Qu'elle prenne conscience de ses insuffisances. Et qu'elle en tire les conclusions!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Normand Chaput - Abonné
    7 juin 2011 22 h 23
    les mercenaires du web
    Les spin doctors ont de la job ce soir..
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
12 réactions
4 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012