Amphithéâtre: Pauline Marois reconnaît son erreur
Son caucus amputé de quatre députés en deux jours, la chef péquiste Pauline Marois a reconnu son erreur, aujourd'hui, concernant un projet de loi spécial pour le projet d’amphithéâtre à Québec.
Mme Marois a rejeté les critiques de Jean-Martin Aussant, qui a soutenu que le Parti québécois ne parviendrait pas à faire la souveraineté avec elle.
M. Aussant a démissionné ce matin, imitant ainsi trois ténors du caucus péquiste qui avaient ouvert la marche lundi, Pierre Curzi, Lisette Lapointe et Louise Beaudoin.
Mme Marois a affirmé qu’elle n’avait pas soupçonné que le débat entourant le projet de loi 204, réclamé par le maire Régis Labeaume, prendrait une telle ampleur au sein de son caucus.
La chef péquiste, dont le leadership a été attaqué au cours des deux derniers jours, a reconnu qu’elle aurait pu gérer le dossier différemment.
Les députés démissionnaires ont déploré d’avoir été mis devant le fait accompli, lorsque leur parti a répondu à un appel à l’aide lancé par M. Labeaume, pour protéger une entente conclue avec le conglomérat Quebecor.
Mme Marois avait aussi imposé une discipline stricte à ses députés, les forçant à voter en faveur du projet de loi, ce qui a été jugé inacceptable par certains.
«Je ne pouvais pas imaginer que cette fois-ci on serait en désaccord, alors que toutes les autres fois avant on avait été d’accord, a-t-elle dit. C’est ce qui est toujours étonnant.»
Selon Mme Marois, le débat a pris de l’ampleur parce que d’autres enjeux étaient en cause.
«Il y a des gens qui sont contre Quebecor, il y a des gens qui n’aiment pas M. Labeaume, a-t-elle dit. Il y a toutes sortes de choses qui sont entrées en jeu.»
«Mais j’admets que j’ai commis une erreur au départ. En quatre ans, c’est la première fois que je ne les consulte pas. Il devait y avoir autre chose pour que les autres démissionnent.»
Mme Marois a soutenu que la crise qui a secoué son caucus était terminée. «On a fait le point ensemble et je pense que les gens sont rassurés à ce moment-ci, a-t-elle dit. Ils auraient souhaité qu’on puisse agir autrement. Et ils avaient toutes sortes de points de vue. Ils les ont exprimés.»
Après ses trois collègues lundi, M.Aussant a claqué la porte de son caucus, choisissant de siéger comme indépendant.
D’autres députés ne cachent plus leur rejet de ce projet de loi controversé.
À l’entrée de la réunion du caucus, le député péquiste Bernard Drainville a déclaré qu’il était mal à l’aise avec un projet de loi spécial sur l’amphithéâtre de Québec.
Pour Bernard Drainville, il ne fait aucun doute que le parti doit changer pour survivre.
«Si on veut sauver le Parti québécois, il va falloir changer le Parti québécois, a-t-il dit. Parce que ça reste un grand parti, le Parti québécois. J’ai fait le choix de travailler de l’intérieur pour le changer.»
M. Drainville a néanmoins constaté que le message des péquistes ne passe pas, bien qu’il reflète selon lui les valeurs québécoises.
«On propose de très belles choses mais les Québécois on dirait qu’on n’arrive pas à les toucher, a-t-il admis. On n’arrive pas à leur parler.»
M. Drainville a refusé de critiquer le leadership de Mme Marois. Mais selon lui son équipe de députés doit être mise de l’avant.
«Il va falloir mettre l’équipe de l’avant et il va falloir que les Québécois comprennent que c’est l’équipe Marois», a-t-il dit.
Mme Marois a rejeté les critiques de Jean-Martin Aussant, qui a soutenu que le Parti québécois ne parviendrait pas à faire la souveraineté avec elle.
M. Aussant a démissionné ce matin, imitant ainsi trois ténors du caucus péquiste qui avaient ouvert la marche lundi, Pierre Curzi, Lisette Lapointe et Louise Beaudoin.
Mme Marois a affirmé qu’elle n’avait pas soupçonné que le débat entourant le projet de loi 204, réclamé par le maire Régis Labeaume, prendrait une telle ampleur au sein de son caucus.
La chef péquiste, dont le leadership a été attaqué au cours des deux derniers jours, a reconnu qu’elle aurait pu gérer le dossier différemment.
Les députés démissionnaires ont déploré d’avoir été mis devant le fait accompli, lorsque leur parti a répondu à un appel à l’aide lancé par M. Labeaume, pour protéger une entente conclue avec le conglomérat Quebecor.
Mme Marois avait aussi imposé une discipline stricte à ses députés, les forçant à voter en faveur du projet de loi, ce qui a été jugé inacceptable par certains.
«Je ne pouvais pas imaginer que cette fois-ci on serait en désaccord, alors que toutes les autres fois avant on avait été d’accord, a-t-elle dit. C’est ce qui est toujours étonnant.»
Selon Mme Marois, le débat a pris de l’ampleur parce que d’autres enjeux étaient en cause.
«Il y a des gens qui sont contre Quebecor, il y a des gens qui n’aiment pas M. Labeaume, a-t-elle dit. Il y a toutes sortes de choses qui sont entrées en jeu.»
«Mais j’admets que j’ai commis une erreur au départ. En quatre ans, c’est la première fois que je ne les consulte pas. Il devait y avoir autre chose pour que les autres démissionnent.»
Mme Marois a soutenu que la crise qui a secoué son caucus était terminée. «On a fait le point ensemble et je pense que les gens sont rassurés à ce moment-ci, a-t-elle dit. Ils auraient souhaité qu’on puisse agir autrement. Et ils avaient toutes sortes de points de vue. Ils les ont exprimés.»
Après ses trois collègues lundi, M.Aussant a claqué la porte de son caucus, choisissant de siéger comme indépendant.
D’autres députés ne cachent plus leur rejet de ce projet de loi controversé.
À l’entrée de la réunion du caucus, le député péquiste Bernard Drainville a déclaré qu’il était mal à l’aise avec un projet de loi spécial sur l’amphithéâtre de Québec.
Pour Bernard Drainville, il ne fait aucun doute que le parti doit changer pour survivre.
«Si on veut sauver le Parti québécois, il va falloir changer le Parti québécois, a-t-il dit. Parce que ça reste un grand parti, le Parti québécois. J’ai fait le choix de travailler de l’intérieur pour le changer.»
M. Drainville a néanmoins constaté que le message des péquistes ne passe pas, bien qu’il reflète selon lui les valeurs québécoises.
«On propose de très belles choses mais les Québécois on dirait qu’on n’arrive pas à les toucher, a-t-il admis. On n’arrive pas à leur parler.»
M. Drainville a refusé de critiquer le leadership de Mme Marois. Mais selon lui son équipe de députés doit être mise de l’avant.
«Il va falloir mettre l’équipe de l’avant et il va falloir que les Québécois comprennent que c’est l’équipe Marois», a-t-il dit.
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