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Projet de loi 204 - Indigne du PQ

Alain Gamelin - Ex-conseiller municipal et ex-membre du Parti québécois  7 juin 2011  Québec
Mme Pauline Marois,
Je souhaiterais par la présente vous signifier mon indignation face au comportement de ma formation politique dans le dossier de l'amphithéâtre de Québec. Depuis des mois, le Parti québécois réclame sur toutes les tribunes une commission d'enquête sur les multiples fraudes dans l'attribution de contrats entre des politiciens peu scrupuleux et des hommes d'affaires ingénieux. Le Parti libéral a adopté, contre son gré, une série de mesures et a modifié quelques lois pour mieux baliser cette jungle de complices. Voilà que votre parti cautionne un maire et un projet d'entente qui sent la magouille à plein nez.




Il est, de plus, assez désolant de constater comment l'Assemblée nationale, avec votre complicité, peut, à la demande, cautionner les frasques de notre nouvelle génération de roitelets municipaux.

Déjà que le gouvernement libéral et le ministère des Affaires municipales se refusent à contrôler les maires, s'il faut maintenant que les partis de l'opposition fassent de même, il ne faudra pas s'étonner que le cynisme politique des Québécois augmente encore d'un cran.

La complicité du PQ

Les maires des grandes villes, comme Montréal, Québec, Saguenay, Laval et Trois-Rivières, font souvent n'importe quoi, n'importe comment. Imbus de leurs nouveaux statuts, ils ont maintenant l'audace et l'ambition, comme dernier recours contre les citoyens, de faire légaliser a posteriori leurs façons de faire par l'Assemblée nationale.

Le plus outrageant dans ce dossier de l'amphithéâtre de Québec, c'est de constater que le Parti québécois, via la députée Agnès Maltais, s'est fait complice de tels comportements en faisant preuve d'un opportunisme déconcertant.

Vous entendre, avec Mme Maltais, dans le rôle de meneuses de claques pour le maire Labaume, invoquer la crédibilité de M. Yvon Charest, p.-d.g. de l'Industrielle Alliance ou les résultats extraordinaires des sondages de popularité du maire ou du projet d'amphithéâtre comme arguments pour justifier vos interventions reste navrant, indigne du Parti québécois et une offense à l'intelligence des Québécois.

République de bananes

Une brillante spécialiste des PPP de l'Université Laval, Julie McCann, a clairement démontré devant la commission parlementaire qu'adopter le projet de loi 204 ou permettre de légaliser le projet d'entente serait autoriser MM. Labaume et Péladeau à compléter le projet d'entente en toute impunité sans devoir respecter les lois du Québec. Une vraie république de bananes.

Il faut espérer que le député de Québec solidaire, Amir Khadir, ou les députés indépendants de l'Assemblée nationale sauront se tenir debout et refuser à M. Labeaume et à M. Péladeau la caution morale et légale qu'ils demandent pour faire de bonnes affaires.

Le Parti québécois a fait une grave erreur en s'associant aussi directement aux élucubrations du maire de Québec. Son opportunisme viendra le hanter lors des prochaines élections alors que plusieurs, comme moi, n'hésiteront pas à faire confiance à un parti politique qui possède et affiche encore des principes de saine gestion, de respect de lois et de transparence. Voilà sans doute une raison de plus pour M. Legault de créer son nouveau parti politique.

***

Alain Gamelin - Ex-conseiller municipal et ex-membre du Parti québécois
 
 
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  • Henri Marineau - Inscrit
    7 juin 2011 05 h 58
    L'avant et l'après des démissions des trois députés péquistes
    Examinons d’abord la version « officielle » qui, aux yeux du commun des mortels, auraient conduit aux démissions fracassantes des trois députés péquistes le 6 juin 2011, avant qu’ils ne fassent leur déclaration.
    Le projet de loi privé 204, déposé par la députée Agnès Maltais, appuyée par Pauline Marois, a suivi la voie d’une commission parlementaire tant souhaitée par les tenants d’une consultation populaire sur les détails de l’entente et ce, sans qu’aucune anomalie ne soit ressortie sur les détails de l’entente. Toutefois, comme le député de Québec solidaire, Amir Khadir, a déjà annoncé qu’il votera contre le projet de loi qui doit recevoir l’unanimité des voix, il devra prendre le chemin d’une loi omnibus pour être accepté à la majorité simple des membres présents. Par ailleurs, la Cour supérieure du Québec ne s’est pas encore prononcée sur la requête en nullité déposée par Denis de Belleval concernant l’entente intervenue entre la Ville de Québec et Quebecor sur la gestion du nouvel amphithéâtre de la Capitale nationale.
    Toujours selon la version « officielle », dans ce branle-bas de combat , la grogne s’installe dans les officines du PQ. Puis, coup de théâtre! Trois ténors de la députation péquiste démissionnent. Les scénarios les plus noirs évoquent même une menace d’implosion au sein du PQ. Imaginez…un parti solidement implanté au Québec risque de s’effondrer, de se désagréger pour des motifs qui ne sont encore que des allégations! Trois politiciens chevronnés claquent la porte pour des raisons de principes démocratiques après qu’une commission parlementaire leur ait permis de s’exprimer au sujet d’un projet de loi accepté par la majorité des députés de leur parti…au grand plaisir des amis d’en face, tous partis confondus. En un mot, la baraque menace de sauter pour un projet d’amphithéâtre. Voilà pour l’avant.
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  • Henri Marineau - Inscrit
    7 juin 2011 06 h 00
    ...et l'après
    Puis, subitement, le chat sort du sac à la lumière des déclarations des trois députés péquistes démissionnaires! Le projet de loi privé 204 n’est que « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », selon les dires de Lisette Lapointe. Le style de leadership de Pauline Marois est remis en question. Bref, il y a du linge sale à laver et « l’atmosphère est devenue irrespirable », toujours selon Mme Lapointe! Et pourtant, malgré cette « implosion appréhendée », et Louise Beaudoin et Lisette Lapointe ont toutes les deux confirmé le choix de certains de leurs collègues, en ces termes, dans une entrevue accordée sur RDI le 6 juin :
    « Certains de mes collègues vont mener le combat vers l’intérieur…je choisis de le faire de l’extérieur. » (Louise Beaudoin)
    « Les collègues qui sont restés à l’intérieur vont brasser la cage. » (Lisette Lapointe)
    Alors, pourquoi déserter la maison au lieu d’y rester pour faire le lavage en famille? Le salut dans la fuite n’a jamais profité à personne. À mon sens, pendant que le torchon brûle, une question essentielle doit faire partie des réflexions des trois démissionnaires, et ils doivent rapidement lui apporter une réponse: l’enjeu en vaut-il la chandelle? Voilà pour l’après.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    7 juin 2011 07 h 31
    Et le projet de loi 205?
    Pendant qu'on en a que pour Labaume, personne ne voit ce que Charest va donner aux Bronfman.
    Le projet de loi 205 permet aux Bronfman d'éviter de payer de l'impot pour une troisième génération de suite!
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  • propusto - Inscrit
    7 juin 2011 10 h 39
    D'accord avec Rodrigue Tremblay.
    Pourrait-on démontrer un peu plus d'indignation devant le projet de loi 205.
    Le brouhaha actuel fait bien l'affaire du gouvernement libéral et de la famille Bronfman.

    Michel Gagnon
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  • Martin Bilodeau - Abonné
    7 juin 2011 20 h 47
    Un texte indigne?
    Non mais d'entrée de jeu il faut le faire : comparer les odeurs de collusions/corruption à l'entente (non encore scellée soit dit en passant) entre la Ville de Québec et Quebecor. Il y a un pas qu'il ne faut pas franchir et l'auteur le franchit sans vergogne, aucune nonchalance, avec beaucoup de malice et de frustration qui l'irritent certes au plus haut point, mais l'exaspèrent (quand les émotions l'emportent; pour la raison, on repassera). Et après on parle de cynisme? Oui aux critiques de bonne foi et bien soupesées, mais non à l'aveuglement qui mène à l'acharnement thérapeutique de voir son parti sembler s'enfoncer depuis les deux derniers jours...

    Pour les défections des trois pointures du PQ, plus celle de M. Aussant, pour le courage -- du culot -- oui il y est bien présent, mais la lâcheté et le manque de solidarité envers leur parti s'affichent très visiblement. Et il y en a qui osent avancer de ne pas exclure un retour au sein de ce parti? Pincez-moi quelqu'un. Prenez-nous pas pour des valises svp...
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