Projet de loi 204 - Indigne du PQ
Mme Pauline Marois,
Je souhaiterais par la présente vous signifier mon indignation face au comportement de ma formation politique dans le dossier de l'amphithéâtre de Québec. Depuis des mois, le Parti québécois réclame sur toutes les tribunes une commission d'enquête sur les multiples fraudes dans l'attribution de contrats entre des politiciens peu scrupuleux et des hommes d'affaires ingénieux. Le Parti libéral a adopté, contre son gré, une série de mesures et a modifié quelques lois pour mieux baliser cette jungle de complices. Voilà que votre parti cautionne un maire et un projet d'entente qui sent la magouille à plein nez.
Il est, de plus, assez désolant de constater comment l'Assemblée nationale, avec votre complicité, peut, à la demande, cautionner les frasques de notre nouvelle génération de roitelets municipaux.
Déjà que le gouvernement libéral et le ministère des Affaires municipales se refusent à contrôler les maires, s'il faut maintenant que les partis de l'opposition fassent de même, il ne faudra pas s'étonner que le cynisme politique des Québécois augmente encore d'un cran.
La complicité du PQ
Les maires des grandes villes, comme Montréal, Québec, Saguenay, Laval et Trois-Rivières, font souvent n'importe quoi, n'importe comment. Imbus de leurs nouveaux statuts, ils ont maintenant l'audace et l'ambition, comme dernier recours contre les citoyens, de faire légaliser a posteriori leurs façons de faire par l'Assemblée nationale.
Le plus outrageant dans ce dossier de l'amphithéâtre de Québec, c'est de constater que le Parti québécois, via la députée Agnès Maltais, s'est fait complice de tels comportements en faisant preuve d'un opportunisme déconcertant.
Vous entendre, avec Mme Maltais, dans le rôle de meneuses de claques pour le maire Labaume, invoquer la crédibilité de M. Yvon Charest, p.-d.g. de l'Industrielle Alliance ou les résultats extraordinaires des sondages de popularité du maire ou du projet d'amphithéâtre comme arguments pour justifier vos interventions reste navrant, indigne du Parti québécois et une offense à l'intelligence des Québécois.
République de bananes
Une brillante spécialiste des PPP de l'Université Laval, Julie McCann, a clairement démontré devant la commission parlementaire qu'adopter le projet de loi 204 ou permettre de légaliser le projet d'entente serait autoriser MM. Labaume et Péladeau à compléter le projet d'entente en toute impunité sans devoir respecter les lois du Québec. Une vraie république de bananes.
Il faut espérer que le député de Québec solidaire, Amir Khadir, ou les députés indépendants de l'Assemblée nationale sauront se tenir debout et refuser à M. Labeaume et à M. Péladeau la caution morale et légale qu'ils demandent pour faire de bonnes affaires.
Le Parti québécois a fait une grave erreur en s'associant aussi directement aux élucubrations du maire de Québec. Son opportunisme viendra le hanter lors des prochaines élections alors que plusieurs, comme moi, n'hésiteront pas à faire confiance à un parti politique qui possède et affiche encore des principes de saine gestion, de respect de lois et de transparence. Voilà sans doute une raison de plus pour M. Legault de créer son nouveau parti politique.
***
Alain Gamelin - Ex-conseiller municipal et ex-membre du Parti québécois
Je souhaiterais par la présente vous signifier mon indignation face au comportement de ma formation politique dans le dossier de l'amphithéâtre de Québec. Depuis des mois, le Parti québécois réclame sur toutes les tribunes une commission d'enquête sur les multiples fraudes dans l'attribution de contrats entre des politiciens peu scrupuleux et des hommes d'affaires ingénieux. Le Parti libéral a adopté, contre son gré, une série de mesures et a modifié quelques lois pour mieux baliser cette jungle de complices. Voilà que votre parti cautionne un maire et un projet d'entente qui sent la magouille à plein nez.
Il est, de plus, assez désolant de constater comment l'Assemblée nationale, avec votre complicité, peut, à la demande, cautionner les frasques de notre nouvelle génération de roitelets municipaux.
Déjà que le gouvernement libéral et le ministère des Affaires municipales se refusent à contrôler les maires, s'il faut maintenant que les partis de l'opposition fassent de même, il ne faudra pas s'étonner que le cynisme politique des Québécois augmente encore d'un cran.
La complicité du PQ
Les maires des grandes villes, comme Montréal, Québec, Saguenay, Laval et Trois-Rivières, font souvent n'importe quoi, n'importe comment. Imbus de leurs nouveaux statuts, ils ont maintenant l'audace et l'ambition, comme dernier recours contre les citoyens, de faire légaliser a posteriori leurs façons de faire par l'Assemblée nationale.
Le plus outrageant dans ce dossier de l'amphithéâtre de Québec, c'est de constater que le Parti québécois, via la députée Agnès Maltais, s'est fait complice de tels comportements en faisant preuve d'un opportunisme déconcertant.
Vous entendre, avec Mme Maltais, dans le rôle de meneuses de claques pour le maire Labaume, invoquer la crédibilité de M. Yvon Charest, p.-d.g. de l'Industrielle Alliance ou les résultats extraordinaires des sondages de popularité du maire ou du projet d'amphithéâtre comme arguments pour justifier vos interventions reste navrant, indigne du Parti québécois et une offense à l'intelligence des Québécois.
République de bananes
Une brillante spécialiste des PPP de l'Université Laval, Julie McCann, a clairement démontré devant la commission parlementaire qu'adopter le projet de loi 204 ou permettre de légaliser le projet d'entente serait autoriser MM. Labaume et Péladeau à compléter le projet d'entente en toute impunité sans devoir respecter les lois du Québec. Une vraie république de bananes.
Il faut espérer que le député de Québec solidaire, Amir Khadir, ou les députés indépendants de l'Assemblée nationale sauront se tenir debout et refuser à M. Labeaume et à M. Péladeau la caution morale et légale qu'ils demandent pour faire de bonnes affaires.
Le Parti québécois a fait une grave erreur en s'associant aussi directement aux élucubrations du maire de Québec. Son opportunisme viendra le hanter lors des prochaines élections alors que plusieurs, comme moi, n'hésiteront pas à faire confiance à un parti politique qui possède et affiche encore des principes de saine gestion, de respect de lois et de transparence. Voilà sans doute une raison de plus pour M. Legault de créer son nouveau parti politique.
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Alain Gamelin - Ex-conseiller municipal et ex-membre du Parti québécois
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