Lettres - Un billet haineux
Je suis scandalisé par le billet de Denise Bombardier publié dans Le Devoir des 4 et 5 juin, intitulé «Le couple à la mode», et surtout par le fait que le journal diffuse un tel pamphlet haineux, diffamatoire et transpirant un racisme ordinaire. Le ton allusif, et qui procède par insinuations, relatif à M. Khadir: ses origines iraniennes, bourgeoises de surcroît, son machisme présumé (pour connaître Françoise David, je ne pense pas que ce soit le genre de femme à se laisser mener par un macho!), la burka, le maoïsme, bref, les insultes à l'égard d'un représentant démocratiquement élu, relèvent d'une démagogie populiste. Je ne vote pas Québec solidaire, mais cette détestation arrogante me révolte. La diffamation est une perversion de la liberté d'expression.
Il est intéressant que l'auteure s'en prenne à deux hommes, deux jeunes et d'origine étrangère — tout à l'opposé des caractéristiques de la pamphlétaire. Cela sonne à mes oreilles comme un cri de haine d'une petite bourgeoisie en déclin à l'égard d'un Québec nouveau qui émerge grâce à l'apport de jeunes générations de toutes origines et d'immigrants cultivés, bien intégrés socialement et politiquement, qui posent les bonnes questions parce qu'ils refusent de se laisser imposer un avenir national par des «lucides» pathétiques, aveuglés par des intérêts à courte vue, fatigués, autoritaires et courroucés par leur impuissance face aux règles démocratiques.
***
Frédéric Lesemann, Montréal (pas sur le Plateau!), le 4 juin 2011
Il est intéressant que l'auteure s'en prenne à deux hommes, deux jeunes et d'origine étrangère — tout à l'opposé des caractéristiques de la pamphlétaire. Cela sonne à mes oreilles comme un cri de haine d'une petite bourgeoisie en déclin à l'égard d'un Québec nouveau qui émerge grâce à l'apport de jeunes générations de toutes origines et d'immigrants cultivés, bien intégrés socialement et politiquement, qui posent les bonnes questions parce qu'ils refusent de se laisser imposer un avenir national par des «lucides» pathétiques, aveuglés par des intérêts à courte vue, fatigués, autoritaires et courroucés par leur impuissance face aux règles démocratiques.
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Frédéric Lesemann, Montréal (pas sur le Plateau!), le 4 juin 2011
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