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Pauline Marois sous le choc

Marco Bélair-Cirino   7 juin 2011  Québec
À Montréal, hier, Pauline Marois a dit ne pas croire que d’autres élus imiteront les trois ténors du Parti québécois qui ont claqué la porte hier. <br />
Photo : Jacques Nadeau -Le Devoir
À Montréal, hier, Pauline Marois a dit ne pas croire que d’autres élus imiteront les trois ténors du Parti québécois qui ont claqué la porte hier.
Foudroyée par le départ de trois figures importantes de sa formation politique, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, n'entend toutefois pas modifier son style de direction.

«La description que j'entendais de mon leadership ce matin m'a carrément, honnêtement, renversée», a affirmé la chef de l'opposition officielle lors d'un point de presse mis sur pied à la hâte hier après-midi afin de lui permettre de commenter le départ fracassant des députés Louise Beaudoin, Lisette Lapointe et Pierre Curzi.

«Je suis plutôt du genre à écouter beaucoup, à échanger en profondeur avec mes collègues, à débattre, [mais] à un moment donné, je tire une ligne et je prends une décision. Je vais continuer à avoir ce type de leadership», a-t-elle expliqué.

Pauline Marois a souligné que son style de direction ne semblait pas agacer la vaste majorité des membres du Parti québécois (PQ). Quelque 93,08 % des 1700 participants du XVIe congrès de la formation politique lui ont renouvelé leur confiance il y a moins de deux mois, a-t-elle rappelé.

Le PQ a encaissé un coup dur, mais également le projet de souveraineté du Québec, a souligné la figure de proue du mouvement souverainiste. La décision de Mme Beaudoin, Mme Lapointe et M. Curzi «ne fait pas avancer d'un iota [...] la souveraineté du Québec». «Les seuls qui y gagnent quelque chose, c'est le Parti libéral, Jean Charest et les fédéralistes», a-t-elle dit avec exaspération.

«C'est un choc, je ne peux pas dire le contraire. [...] C'est une attaque à mon leadership très franchement. Il fallait entendre les commentaires d'une de mes collègues, entre autres», a poursuivi Mme Marois, derrière un lutrin disposé dans une salle de conférence du cabinet de la chef de l'opposition officielle à Montréal.

La chef du PQ «ne croit pas» que d'autres élus imiteront les trois ténors de la formation politique en claquant à leur tour la porte du caucus.

Projet de loi maudit

Pauline Marois a justifié sa décision de ne pas avoir consulté le caucus avant d'avoir autorisé la députée Agnès Maltais à voler au secours du maire de Québec, Régis Labeaume. Elle a notamment fait ressortir hier le caractère d'urgence du projet de loi privé voué à mettre à l'abri de toutes poursuites judiciaires l'entente sur l'amphithéâtre ficelée entre la Ville de Québec et Quebecor.

«Depuis quatre ans que je suis à la tête de ce parti, j'ai consulté les députés sur tout. [...] Cette fois-ci, je ne l'ai pas fait parce que, d'abord, il y avait une certaine urgence, [car] on était en fin de semaine et, d'autre part, ce qu'il faut que vous sachiez, c'est que des lois comme celles qui sont débattues actuellement sont des lois privées qui sont votées régulièrement à l'Assemblée nationale.»

La chef du PQ s'est aussi indignée du fait que ses trois anciens frères d'armes n'aient pas répondu à ses appels téléphoniques au cours de la fin de semaine, à la suite de la publication à la une de l'édition de samedi du Devoir du texte «Risque d'implosion au PQ». «J'ai tenté de les joindre en fin de semaine, mais ils ne m'ont jamais rappelée. Déjà, c'est quand même quelque chose!», s'est-elle exclamée.

Par ailleurs, elle a balayé du revers de la main les critiques virulentes formulées par les nouveaux députés indépendants à l'endroit de sa garde rapprochée. «C'est moi la chef. Je suis capable de prendre les décisions, moi-même», a-t-elle tranché.

Caucus spécial


Les députés péquistes se réuniront demain à l'occasion d'un «caucus spécial» afin de «faire le point» sur les travaux de la commission parlementaire sur le projet de loi.

Mme Marois a refusé de confirmer si les élus de l'opposition officielle pourraient quitter le Salon bleu au moment où l'Assemblée nationale devra décider du sort du projet de loi 204. Cette possibilité de ne pas se plier à la ligne de parti a été offerte, hier matin, à Louise Beaudoin, Lisette Lapointe et Pierre Curzi.

«Il faut une solidarité en politique, mais je suis quelqu'un qui a toujours fait preuve d'ouverture et de flexibilité. Il fallait donc trouver un équilibre et, en fin de semaine, j'estime avoir trouvé cet équilibre dont j'ai fait part aux députés ce matin. Malheureusement, on sentait qu'il y avait autre chose dans leur décision», a-t-elle fait remarquer.

«Comme disait Félix Leclerc: on va se cracher dans les mains et on va se remettre à l'ouvrage», a conclu la chef du PQ. «Il faut revenir sur terre, voir les vrais défis du Québec. On a besoin de changements, de vrais changements. Si on veut du changement, il faut prendre le pouvoir.»
 
 
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  • Robert Libersan - Abonné
    6 juin 2011 19 h 50
    Bien dit Mme Marois
    C'est élémentaire qu'en politique, il faut une solidarité. En tant que membre du Parti québécois, je soutiens votre leadership.

    Mesdames Beaudoin et Lapointe et Monsieur Curzi, vos intérets personnels étouffent vos convictions de pays.
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  • I. Belanger - Inscrit
    6 juin 2011 20 h 02
    Marois, Harper, du pareil au même
    Je suis une indépendantiste convaincue, mais jamais je ne voterai pour Madame Marois. Son comportement envers Boisclair lors de leur course à la direction et envers Duceppe lorsqu'il s'est présenté lors de la course suivante m'ont franchement dégoûtés de cette femme. Sa façon autoritaire de diriger le Parti Québécois en tant qu'opposition officielle fait craindre le pire si elle devait diriger le Québec. Cette femme n'est pas là pour servir le Québec, elle est là pour le pouvoir. Je rêve de voir Duceppe diriger ce parti ! En attendant, je voterai pour Québec Solidaire, même si je trouve ce parti trop socialiste. Au moins, Monsieur Khadir se bat pour le Québec.
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  • Christian Montmarquette - Inscrit
    6 juin 2011 20 h 25
    Après les langues de bois, les faces de bois.
    .

    «Pauline Marois a souligné que son style de direction ne semblait pas agacer la vaste majorité des membres du Parti québécois (PQ).»

    Je vous ferai remarquer que Michel David vient tout juste de dire à l'émission «24 heures en 60 minutes» que «le style de direction» de Pauline Marois avait radicalement changé, entre le moment ou elle cherchait à assurer son vote de confiance au PQ, et son attitude actuelle.

    Là encore, les citoyens sont fatigués de ces visages à deux faces qui cachent sans cesse leurs véritables attitudes pour gagner des appuis et des votes.

    Après les langues de bois...

    Nous voici maintenant devant les faces de bois.

    De quoi donner rudement envie pour gouverner des gens comme :

    Amir, Curzi, Beaudoin, Lapointe et Cie.


    ____________________

    Christian Montmarquette

    QS-Montréal

    .
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  • Louka Paradis - Inscrit
    6 juin 2011 20 h 47
    BRAVO MME MAROIS POUR VOTRE COURAGE !
    «L'être humain se découvre quand il se mesure à l'obstacle», disait Saint-Exupéry. Mme Marois nous prouve aujour'hui qu'elle a vraiment l'étoffe d'un chef et qu'elle peut transcender même les gestes qui manquent de loyauté. Ce psychodrame aurait pu être évité, car il y aura un caucus des députés du PQ demain. Il fallait entendre les gérants d'estrade qui allaient jusqu'à essayer de réécrire l'histoire en prétendant que le vote de confiance accordé à Mme Marois par ses militants à une hauteur de 93 % n'était qu'un écran de fumée (LCN) : plus malhonnête et plus mesquin que ça, tu meurs... Comme les a déjà nommés M. André Pratte, éditorialiste à La Presse, les «oiseaux de malheur» croassaient fort et sans répit au petit écran et sur les blogues aujourd'hui... Continuez votre excellent travail, Mme Marois, les Québécois finiront par réaliser que vous travaillez pour leur donner un pays fier et prospère où ils auront la garantie de vivre en français.
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  • Alain Carré - Inscrit
    6 juin 2011 20 h 51
    Mme marois n'est pas ma chef préféré....
    Très bon article et on s'aperçoit que ce n'est pas cette loi qui a fait que ces députés ont démissionnés mais bien des députés pressés d'avoir la souveraineté à tort ou à raison le plus rapidement possible.

    Au moins, elle démontre du courage car peu importe si on l'aime ou pas, ce n'est pas évident pour elle. Ce n'est pas pour rien que c'est difficile de gérer le PQ. J'ai tendance à croire ce qu'elle dit la vérité quand elle mentionne qu'elle a tentée de rejoindre les députés en fin de semaine et qu'ils n'ont pas répondu car aucun chef(peu importe le parti) ne laisserait aller des députés de sa formation politique quitter le bateau sans essayer de les retenir.

    Il faudra bien refaire l'unanimité chez les souverainistes si on veut avoir notre pays un de ces jours car le PQ a de la difficulté présentement et Amir Khadir n'est pas aimé dans la région de Québec et avoisinante. On appelle même son parti, le Montréal Solidaire. Et les gens aimeraient mieux voter pour John james Charest que Khadir. Si on ne veut pas que le PQ puisse faire le plein, il faudra créer un autre parti de centre gauche qui regroupera tout le monde.
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  • l poisson - Inscrit
    6 juin 2011 20 h 55
    La ligne de parti et l'ALENA
    Permettre aux députés péquistes de voter librement ne changerait rien
    au sort du projet de loi 204. Mais pas pour le PQ...

    Et ce ne serait pas un aveu de faiblesse de Mme Marois, bien au contraire.
    La ''strappe'' de la ligne de parti pour un ''bill'' privé, est-ce du jamais vu ?


    Est-ce que la ''mise en concurence restreinte'' ( euphémisme pour dire que l'appel d'offres n'était pas public)) respecte le chapitre 11 de l'Accord de libre-échange nord-américian (ALENA) ?

    Par exemple, George Gillett pourrait-il se sentir lé$é car il n'a pas pu soumissionner bien qu'ayant l'expertise ? Il a déjà gagné
    beaucoup, juste en contestant ses taxes municipales à Montréal.

    M. Charest pourrait étirer la sauce en suspendant l'adoption de ce projet de loi jusqu'à la fin aoüt... Mais il va encaisser tout de suite son gain inespéré.
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  • Maxime C. - Inscrit
    6 juin 2011 21 h 12
    Le navire est percé!
    Il faudra maintenant tenter de colmater les fissures avec un nouveau chef ou le laisser sombrer. J'ai l'impression que l'orgueil de Madame Marois est si grand qu'elle préfèrerait que le bateau sombre au lieu d'accepter de rendre la barre à un homme comme Gilles Duceppe comme l'a mentionné @I Bélanger.

    Surtout que ce même Gilles Duceppe, à l'heure que vous lisez ce message, est peut-être en train de tondre son gazon, faire du sarclage, peinturer sa clôture, faire de la cuisine ...
    Potentiel gaspillé vous en conviendrez pour un homme de cette trempe.
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    6 juin 2011 21 h 29
    Le choc
    Le visage de Mme Marois dit tout.
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  • Georges Paquet - Abonné
    6 juin 2011 21 h 47
    À ne pas "niaiser" on risque de se frapper le nez sur l'obstacle que l'on n'a pas vu. Ou qu'on n'a pas voulu voir.
    Si quelqu'un posait de vraies questions sur le projet d'entente Labeaume-Quebecor est-ce qu'on ne se rendrait pas compte que tout cet exercice est une immense prestidigitation.

    Si je comprends bien, le maire de Québec aurait demandé à Bell et à Québecor de lui présenter un plan d'Affaire pour gérer l'éventuel Amphithéâtre. Ce que les deux ont fait. Or Québécor, informé du projet de Bell, aurait fait une seconde proposition, qui améliorait sa première, et qui le plaçait en bonne position pour remporter la mise. Ce qui fut fait.

    Si celà est vrai, je crains que tout le projet, même bétonné par l'Assemblée nationale, ne fasse l'objet d'une contestation qui ressemblerait à ce qui est arrivé au projet de nouveaux wagons pour le métro de Montréal. Même si c'est l'Assemblée nationale qui décide, comme ce fut le cas pour Bombardier, si les règles de la concurrence ne sont pas respectées, la contestation est possible et a même des chances de gagner, comme Alstom l'a démontré.

    Or l'Opposition péquiste qui n'a pas vu les dimensions politique et juridique de ce problème, n'a certainment pas fait son travail.
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  • Alain Carré - Inscrit
    6 juin 2011 22 h 05
    Elle n'est pas ma chef préférée mais...
    Elle a marquée des points dans la région de Québec. Oui, vous allez me dire qu'elle a perdu plusieurs appuis dans la région de Montréal mais expérons que le deux ans qui reste avant l'élection puisse faire prendre conscience qu'il est important aux souverainistes de se regrouper. Dans ce qu'elle dit, elle ma paraît très humaine et ne l'oublions pas, c'est un être humain et elle doit avoir énormément de chagrin à ce qui arrive pour son parti et elle doit avoir énormément de pression en ce moment.

    Comme je le disais ci-haut, on est entrain de se faire mal et de laisser aller le pouvoir qui était à notre porté. QS n'est pas aimé du tout dans les régions du Québec. En discutant depuis quelques jours avec plusisurs personnes, il ne s'est pas fait beaucoup d'amis. C'est un parti à gauche tandis qu'il y des souverainstes de tous les horizons. Finalement, on se retrouve avec deux partis qui ne font pas l'unanimité.

    Un petit mot d'encouragement pour Mme Marois, courage. Même si vous n'êtes pas un Jacques Parizeau et le chef que je souhaiterais, vous avez ma confiance car le PQ regroupe des milliers de membres et il va toujours avoir des chialeux qui ne seront jamais content. Moi, je vote pour les idées du parti et du groupe de députés qui me représentent et non pour la chef.

    En passant, si Mme Marois décidait de démissionner, enlever toute suite le nom de Curzi qui n'est pas très aimé dans la région de Québec.
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  • Nasboum - Abonné
    6 juin 2011 22 h 31
    implosion
    Je crois que l'on y arrive à cette implosion souvent annoncée. Tout ça pour une stupide aréna de hockey. Il faut quand même mettre les choses en perspective: après la déconvenue du Bloc, arrive celle du PQ. Je pense que c'est la même dynamique qui se joue pour ces deux formations. Qui va en bénéficier? QS possiblement.
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  • jocelync - Inscrit
    6 juin 2011 22 h 40
    Analyse insensée !
    Selon Mme Marois, ce que l'on devrait retenir avant tout des dissensions et des ruptures à l'intérieur du PQ, c'est le simple fait que : «Les seuls qui y gagnent quelque chose, c’est le Parti libéral, Jean Charest et les fédéralistes»
    Les Beaudoin, Lapointe et Curzi ne peuvent évidemment pas avoir de raisons suffisamment valables pour provoquer une véritable remise en question de son leadership. On va donc déplorer les gains politiques au profit des adversaires pour permettre de tourner la page au plus vite mais pas question de prendre au sérieux les motivations des 3 mutins.
    Si son leadership la rapprochait un tant soit peu du pouvoir politique, je pourrais considérer comme option qu'elle puisset peut-être avoir raison mais dans les circonstances actuelles, faire l'autruche est bien éloigné de la sagesse.
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  • Francis Robillard - Inscrit
    6 juin 2011 22 h 43
    La fin du parti libéral de Mme Marois?
    On voit vraiment un clivage démocratique entre la perception républicaine québécoise et les tenant de la monarchie constitutionnelle canadian.

    Pour les tenants députés khadir, Lapointe, Curzi et Beaudoin, leur premier devoir en est un de représentation et protection des droits peuple alors que pour nos canadien-français assimilés à la monarchie constitutionnelle canadian ce sont les chefs de partis politiques qui s'arrogent la souveraineté pour des enjeux bassement partisant.

    A l'usure, l'usurpation des droits et la souveraineté du peuple est sans cesse remise en question. Contestations de l'implantation sauvage de puits de gaz de chistes; poursuites (slaps) des citoyens qui dénonce la spoliation et des génocides de compagnies qui tuent et volent d'autres nations en notre nom; c,est à une véritable klondikisation de toutes nos ressources, de tout nos leviers de justices qui sont en train de prendre le bord.

    Bravo aux quelques députés qui ont encore un esprit libre, indépendants et responsables et qui ne sont pas dupes de la manoeuvre qui utilise un dossier émotionnel d'amphithéatre et équipe de hockey à Québec pour imposer à tout les québécois le baillon sur tout les aspects de leurs avenir... quelque soit souverainiste ou unioniste fédérastre.
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  • alina - Inscrit
    7 juin 2011 03 h 34
    TROIS JOUEURS QUITTENT
    Quelle mauvaise période! Ces mises en échec ont vraiment secoué Pauline Marois. Honnête joueuse, respectant la ligne du Parti, elle a toutefois une lacune: son manque d'intensité. Ce feu dans le regard, cette volonté de vaincre, cette soif de boire dans la Coupe de la Souveraineté; non vraiment, je n'ai jamais senti rien de tout cela. Mais j'ai quand même voté pour... elle...le Parti...enfin l'idée, et présentement son jeu me plaît. Ramener Les Nordiques à Québec! Je l'avoue: mon coeur est un igloo. Fan fini. Gros investissements financiers. Beaucoup de temps. Et beaucoup de plaisir! Oui, du plaisir. Mais comment évaluer financièrement le plaisir? Oups... je me croyais dans la section des sports...
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  • ClarkeCity - Inscrit
    7 juin 2011 06 h 21
    C'est le temps de se réveiller.
    Mme Marois est bien loin de René Lévesque .... et tout aussi loin des gens du peuple.

    Elle semble désirer apporter la richesse chez les gens riches. PKP n'est qu'un exemple. L'exemple le plus choquant est celui des redevances pour les mines. Le Québec est une province riche en ressources naturelles.

    Sa position est le Québec ne devrait pas augmenter les redevances dont le Québec regorge comme le fer. Un exemple cité comme commentaire dans un article http://www.ledevoir.com/economie/actualites-econom . Une compagnie minière du minerai de fer réalise des profits faramineux et prévoit des profits qui pourraient être dans les environs de 2 milliards pour l’an prochain. Malheureusement, le gouvernement actuel semble se satisfaire en exigeant de toutes les compagnies minières des redevances d’environ 300 millions seulement.

    Nous sommes bien loin de René Lévesque. Le Québec est le sixième peuple le plus endetté au monde et donnons pour des sommes dérisoires nos ressources naturelles. Arrêtons la dilapidation des nos ressources. C’est le temps d’une version québécoise et pacifique d’un printemps arable.

    Serge Marchand
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  • Sarcelle33 - Inscrite
    7 juin 2011 06 h 23
    Il ne faut pas juger trop vite.
    Madame Marois a eu beaucoup de mérite de dénoncer les magouilles du Parti
    Libéral et d'insister pour qu'une commission d'enquête publique sur la construction et le financement des partis soit faite. Malheureusement, Jean Charest et son parti sont demeurés sourds à sa demande et à celle de la majorité de la population du Québec.
    Il est regrettable cependant, que Madame Marois n'ait pas consulté davantage
    son caucus au sujet de cette loi 'odieuse' qu'est la loi 204. Ce fut une erreur
    de sa part qui risque de lui coûter cher ainsi qu'au Parti Québécois. Il faut dans les circonstances que les citoyens du Québec prennent bien note que cette loi
    'odieuse' sera approuvée (à date) par tous les députés Libéraux et de leur chef Jean Charest, ce qui est loin de redorer leur blason déjà passablement terni par tous les scandales qui ont jalonné leur administration.
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  • Clothaire - Inscrit
    7 juin 2011 07 h 57
    ELLE VA FAIRE FUIR TOUT LE MONDE
    Après Legault et bien d'autres, voilà maintenant trois piliers qui quittent le PQ.

    Ce projet de loi porte sur une mauvaise en entente qui favorise surtout Péladeau. Tout ça est parti d'un mauvais projet conçu par un maire démagogue et supporté par des députés de la région de Québec qui ont pris le train par électoralisme. Harper a refusé de le financer parce que c'était mauvais au plan des affaires. Charest y met 200 M$ pour se faire réélire. Et le PQ ne joue pas son rôle d'opposition officielle en venant à la rescousse de tout ce monde qui dilapide les fonds publics. Qui va parler en notre nom, nous les payeurs de taxes ? Les indépendants peut-être...
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  •  
  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    7 juin 2011 09 h 53
    Perdre la guerre
    Pauline Marois a mis de côté les principes de base du PQ. Elle a opté pour le populisme de Québec. Du André Arthur bien camouflé. Le pragmatisme l'a envahi mais Amir Khadir lui a enlevé sa crédibilité en la foi du peuple Québécois. Je penche du côté des vrais élus de principe comme les 3 champions qui on retiré leur appui à celle qui voudrait devenir Premier-ministre. Dommage pour elle car son cas a été entendu avec le projet de loi 204. Pauline aime Labeaume, cet entrepreneur sans respect des lois qui font du Québec une société de droits. Elle n'aura fait que passer.
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  •  
  • Marc O. Rainville - Inscrit
    7 juin 2011 13 h 58
    Souvenirs de jeunesse
    Madame Marois a toujours su s'entourer, je dirais même se blinder. Lorsqu'elle était la Ministre qui signait mon chèque d'aide sociale en '84, j'ai eu l'occasion de négocier avec elle et madame Jean, la sous-ministre. Le Regroupement autonome des Jeunes dont j'étais membre demandait au gouvernement de hausser la prestation des bénéficiaires de moins de trente ans qui était à $150.00. (Les adultes recevaient $450.) Elle m'est apparue comme un être froid et disons-le, intransigeant. Son détachement apparent faisait peur et je le lui avais dit.
    Qui sème le malheur récolte...
    Marc O. Rainville , B. S.
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  • Pierre Gadoury - Inscrit
    7 juin 2011 14 h 12
    REFLET D'UNE GRANDE TENDANCE
    Bien au-delà d'une apparente crise de leadership et d'ego se dessine une réalité de plus en plus évidente : nos institutions sont malades, notre système démocratique chancelant, non leader presque tous agonisants au sens figuré.

    Les gens en ont marre de se faire "administrer" par de soi-disant partis politiques qui n'ont même pas reçu 40% de l'approbation ou le soutien de l'électorat. Que ce soit au Canada ou au Québec. Partout dans le monde le pouvoir exercé de façon verticale vacille : les pays arabes en sont la meilleure illustration.

    Oui, les échanges et la coopération horizontale fonctionnent : à preuve les réseau sociaux. À quand une réelle concertation afin de multiplier les énergies au lieu des les diviser ?

    Les ligne de parti, les dictas du chef, les système théocratiques, toutes ces structures dépassées; on y croit plus.

    Au PQ, chaque député doit son siège à son électorat. Pas à Madame Marois.
    Ils ont tous la capacité de consulter leurs commettant et de voter en conséquence.

    C'est simple, c'est efficace, c'est respectueux.

    En attendant que l'on instaure une vraie démocratie où chacun pourrait s'exprimer sur tous les sujets d'importance à un jour d'avis via Internet
    pourquoi le pas faire un premier pas en ce sens ?
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    8 juin 2011 09 h 31
    Et surtout qu'on
    ne s'avise pas d'aller chercher Gilles Duceppe pour la remplacer. Ce serait une bêtise monumentale. Celui-ci a été battu dans son propre comté par une parfaite inconnue...

    Le règne de Monsieur Duceppe est terminé.
    Il était bon dans les discours (comme P. Bourgault)
    mais il n'a rien fait de concret pendant 20 ans qu'il a siégé à Ottawa.

    Il faut arrêter ce gribouillage, ces lamentations, ces allures de victimes et prendre NOTRE place DANS le CANADA.
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