Pauline Marois sous le choc
Photo : Jacques Nadeau -Le Devoir
À Montréal, hier, Pauline Marois a dit ne pas croire que d’autres élus imiteront les trois ténors du Parti québécois qui ont claqué la porte hier.
Foudroyée par le départ de trois figures importantes de sa formation politique, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, n'entend toutefois pas modifier son style de direction.
«La description que j'entendais de mon leadership ce matin m'a carrément, honnêtement, renversée», a affirmé la chef de l'opposition officielle lors d'un point de presse mis sur pied à la hâte hier après-midi afin de lui permettre de commenter le départ fracassant des députés Louise Beaudoin, Lisette Lapointe et Pierre Curzi.
«Je suis plutôt du genre à écouter beaucoup, à échanger en profondeur avec mes collègues, à débattre, [mais] à un moment donné, je tire une ligne et je prends une décision. Je vais continuer à avoir ce type de leadership», a-t-elle expliqué.
Pauline Marois a souligné que son style de direction ne semblait pas agacer la vaste majorité des membres du Parti québécois (PQ). Quelque 93,08 % des 1700 participants du XVIe congrès de la formation politique lui ont renouvelé leur confiance il y a moins de deux mois, a-t-elle rappelé.
Le PQ a encaissé un coup dur, mais également le projet de souveraineté du Québec, a souligné la figure de proue du mouvement souverainiste. La décision de Mme Beaudoin, Mme Lapointe et M. Curzi «ne fait pas avancer d'un iota [...] la souveraineté du Québec». «Les seuls qui y gagnent quelque chose, c'est le Parti libéral, Jean Charest et les fédéralistes», a-t-elle dit avec exaspération.
«C'est un choc, je ne peux pas dire le contraire. [...] C'est une attaque à mon leadership très franchement. Il fallait entendre les commentaires d'une de mes collègues, entre autres», a poursuivi Mme Marois, derrière un lutrin disposé dans une salle de conférence du cabinet de la chef de l'opposition officielle à Montréal.
La chef du PQ «ne croit pas» que d'autres élus imiteront les trois ténors de la formation politique en claquant à leur tour la porte du caucus.
Projet de loi maudit
Pauline Marois a justifié sa décision de ne pas avoir consulté le caucus avant d'avoir autorisé la députée Agnès Maltais à voler au secours du maire de Québec, Régis Labeaume. Elle a notamment fait ressortir hier le caractère d'urgence du projet de loi privé voué à mettre à l'abri de toutes poursuites judiciaires l'entente sur l'amphithéâtre ficelée entre la Ville de Québec et Quebecor.
«Depuis quatre ans que je suis à la tête de ce parti, j'ai consulté les députés sur tout. [...] Cette fois-ci, je ne l'ai pas fait parce que, d'abord, il y avait une certaine urgence, [car] on était en fin de semaine et, d'autre part, ce qu'il faut que vous sachiez, c'est que des lois comme celles qui sont débattues actuellement sont des lois privées qui sont votées régulièrement à l'Assemblée nationale.»
La chef du PQ s'est aussi indignée du fait que ses trois anciens frères d'armes n'aient pas répondu à ses appels téléphoniques au cours de la fin de semaine, à la suite de la publication à la une de l'édition de samedi du Devoir du texte «Risque d'implosion au PQ». «J'ai tenté de les joindre en fin de semaine, mais ils ne m'ont jamais rappelée. Déjà, c'est quand même quelque chose!», s'est-elle exclamée.
Par ailleurs, elle a balayé du revers de la main les critiques virulentes formulées par les nouveaux députés indépendants à l'endroit de sa garde rapprochée. «C'est moi la chef. Je suis capable de prendre les décisions, moi-même», a-t-elle tranché.
Caucus spécial
Les députés péquistes se réuniront demain à l'occasion d'un «caucus spécial» afin de «faire le point» sur les travaux de la commission parlementaire sur le projet de loi.
Mme Marois a refusé de confirmer si les élus de l'opposition officielle pourraient quitter le Salon bleu au moment où l'Assemblée nationale devra décider du sort du projet de loi 204. Cette possibilité de ne pas se plier à la ligne de parti a été offerte, hier matin, à Louise Beaudoin, Lisette Lapointe et Pierre Curzi.
«Il faut une solidarité en politique, mais je suis quelqu'un qui a toujours fait preuve d'ouverture et de flexibilité. Il fallait donc trouver un équilibre et, en fin de semaine, j'estime avoir trouvé cet équilibre dont j'ai fait part aux députés ce matin. Malheureusement, on sentait qu'il y avait autre chose dans leur décision», a-t-elle fait remarquer.
«Comme disait Félix Leclerc: on va se cracher dans les mains et on va se remettre à l'ouvrage», a conclu la chef du PQ. «Il faut revenir sur terre, voir les vrais défis du Québec. On a besoin de changements, de vrais changements. Si on veut du changement, il faut prendre le pouvoir.»
«La description que j'entendais de mon leadership ce matin m'a carrément, honnêtement, renversée», a affirmé la chef de l'opposition officielle lors d'un point de presse mis sur pied à la hâte hier après-midi afin de lui permettre de commenter le départ fracassant des députés Louise Beaudoin, Lisette Lapointe et Pierre Curzi.
«Je suis plutôt du genre à écouter beaucoup, à échanger en profondeur avec mes collègues, à débattre, [mais] à un moment donné, je tire une ligne et je prends une décision. Je vais continuer à avoir ce type de leadership», a-t-elle expliqué.
Pauline Marois a souligné que son style de direction ne semblait pas agacer la vaste majorité des membres du Parti québécois (PQ). Quelque 93,08 % des 1700 participants du XVIe congrès de la formation politique lui ont renouvelé leur confiance il y a moins de deux mois, a-t-elle rappelé.
Le PQ a encaissé un coup dur, mais également le projet de souveraineté du Québec, a souligné la figure de proue du mouvement souverainiste. La décision de Mme Beaudoin, Mme Lapointe et M. Curzi «ne fait pas avancer d'un iota [...] la souveraineté du Québec». «Les seuls qui y gagnent quelque chose, c'est le Parti libéral, Jean Charest et les fédéralistes», a-t-elle dit avec exaspération.
«C'est un choc, je ne peux pas dire le contraire. [...] C'est une attaque à mon leadership très franchement. Il fallait entendre les commentaires d'une de mes collègues, entre autres», a poursuivi Mme Marois, derrière un lutrin disposé dans une salle de conférence du cabinet de la chef de l'opposition officielle à Montréal.
La chef du PQ «ne croit pas» que d'autres élus imiteront les trois ténors de la formation politique en claquant à leur tour la porte du caucus.
Projet de loi maudit
Pauline Marois a justifié sa décision de ne pas avoir consulté le caucus avant d'avoir autorisé la députée Agnès Maltais à voler au secours du maire de Québec, Régis Labeaume. Elle a notamment fait ressortir hier le caractère d'urgence du projet de loi privé voué à mettre à l'abri de toutes poursuites judiciaires l'entente sur l'amphithéâtre ficelée entre la Ville de Québec et Quebecor.
«Depuis quatre ans que je suis à la tête de ce parti, j'ai consulté les députés sur tout. [...] Cette fois-ci, je ne l'ai pas fait parce que, d'abord, il y avait une certaine urgence, [car] on était en fin de semaine et, d'autre part, ce qu'il faut que vous sachiez, c'est que des lois comme celles qui sont débattues actuellement sont des lois privées qui sont votées régulièrement à l'Assemblée nationale.»
La chef du PQ s'est aussi indignée du fait que ses trois anciens frères d'armes n'aient pas répondu à ses appels téléphoniques au cours de la fin de semaine, à la suite de la publication à la une de l'édition de samedi du Devoir du texte «Risque d'implosion au PQ». «J'ai tenté de les joindre en fin de semaine, mais ils ne m'ont jamais rappelée. Déjà, c'est quand même quelque chose!», s'est-elle exclamée.
Par ailleurs, elle a balayé du revers de la main les critiques virulentes formulées par les nouveaux députés indépendants à l'endroit de sa garde rapprochée. «C'est moi la chef. Je suis capable de prendre les décisions, moi-même», a-t-elle tranché.
Caucus spécial
Les députés péquistes se réuniront demain à l'occasion d'un «caucus spécial» afin de «faire le point» sur les travaux de la commission parlementaire sur le projet de loi.
Mme Marois a refusé de confirmer si les élus de l'opposition officielle pourraient quitter le Salon bleu au moment où l'Assemblée nationale devra décider du sort du projet de loi 204. Cette possibilité de ne pas se plier à la ligne de parti a été offerte, hier matin, à Louise Beaudoin, Lisette Lapointe et Pierre Curzi.
«Il faut une solidarité en politique, mais je suis quelqu'un qui a toujours fait preuve d'ouverture et de flexibilité. Il fallait donc trouver un équilibre et, en fin de semaine, j'estime avoir trouvé cet équilibre dont j'ai fait part aux députés ce matin. Malheureusement, on sentait qu'il y avait autre chose dans leur décision», a-t-elle fait remarquer.
«Comme disait Félix Leclerc: on va se cracher dans les mains et on va se remettre à l'ouvrage», a conclu la chef du PQ. «Il faut revenir sur terre, voir les vrais défis du Québec. On a besoin de changements, de vrais changements. Si on veut du changement, il faut prendre le pouvoir.»
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